ABUL
ACAC
samedi fut instituée dans les premiers siècles pour honorer la mort et la sépulture de Jésus- Christ.
ABSTINENTS, hérét. qui parurent dans les Gaules et en Espagne sur la fin du ni« siècle. Comme les gnostiques et les manicliéens, ils décriaient le mariage , condamnaient l'usage des viandes, et mettaient le Saint-Esprit au rang des créatures.
ABUCARA ( Théodore ) , évêque de Haran , disciple de saint Jean Damascène, écrivit vers l'an 770 contre les juifs, les maliométans et les sectes dissidentes du christianisme. Le P. Gretser a publié en gi-ec et en latin. Ingolstadt, 1036, in-4°, ses nombreux ouvrages, qui ont été réimprimés en latin dans la Bihliotneca Pofri/m.
ABUDAGNUS (Joseph), savant jésuite orientaliste, né au Caire, enseigna l'arabe , vers le counnencement du xvii« siècle, à Oxford, à Louvain et à Vienne. On a de lui, outre un aljrégé de gi-ammaire arabe : i" Historin Jocohiliiritm xeu Captoruni in Mgypio, Lybia, etc.; Oxford, 1675, in-4» ; Lubeck, 1733, et Leyde par Havercamp, avec des notes de Nicolaï; — 2" Sppcii/iini Hphi'fïkmn : Louvain , 1615. ABUDRAHAM. To»/. Avidraham.
ABU-ISAAC-BEN-ASSALUS, Égyptien de nation, de la ville d'Alexandrie et de la secte des monophysites, florissait dans le xiii'* siècle, suivant Fauste Naironi , qui lui attribue , ainsi qu'Abraham Echellensis , plusieurs ouvrages , entre autres une collection de canons, et les constitutions de l'Église d'Alexandrie. Cette collection se trouve dans un manuscrit très-ancien de la biblioth. du collège des Maronites à Rome. On lui attribue encore des Questions ecclésiastiques. Enfin Echellensis rapporte de lui une longue explication en arabe et en latin de ces paroles de Jésus-Christ : Quodcumque liaaveris super terrain , etc. Voy. Naironi, Euoplia fidet catholicœ romanœ, etc.
A6ULA, AVILA, ville épisc. d'Espagne.
ABULBARAC AT, moine jacobite du xiv« siècle, a écrit en arabe VHistoire des patriarches d'Alexandrie, depuis saint Marc jusqu'à l'an 1363; et c'est en partie de cet historien que le P. Vahsleb, dominicain , a tiré son Histoire des Patriarches d'Alexandrie. Voy. Journal des Savants , 1678 et 1709.
ABULENSE CŒNOBIUM, monastère d'Avila.
ABULENSIS est le surnom donné au savant Tostat, qui fut évêque d'.\vila.
ABULBARCAT-BEN-CABARI, prêtre égyptien. On a de lui, parmi les manuscr. arab. du Vatican , apportés de l'Orient par Assémani : 1" Traité des Fondements de la foi ; — 2» la Lampe des te'nèbi^es et la Déclaration des Offices. On peut dire que ces deux ouvrages forment un cours complet de théologie.
ABUL-FARAGE ou ABOUL-FARADJE (Grégoire), appelé aussi Har - Hehrœus ou fils d'un Hébreu, parce que son père, chrétien jacobite, était d'extraction juive . naquit en 1226 à Malatia, et mourut primat des jacobites en 1286. On trouve dans Assémani ( Hihlioth. orient. , tom. II ) lé catalogue de 34 ouvrages d'Abul-Farage ; le plus savant et le plus utile est la Chronique des primats, patriarches et maphrians d'Orient. La seconde et la troisième partie fournissent d'excellents éclaircissements sur l'histoire ecclésiastique des Syriens, nestoriens et jacobites entièrement inconnue aux Grecs et aux Latins! ABULFEDA (Ismaël), prince d'Hamah , en syrie, histor. et géogr., naquit à Damas, 1273, et mourut en 1331. Outre sa Géographie, intitulée Vraie Situation des pays, Abulféda a com-
posé VHistoire abrégée du Genre humain, qui traite de l'histoire des Hébreux, des quatre dynasties des anciens rois de Perse, des rois de la Grèce, des empereurs romains, des rois d'Arabie , de l'histoire de Mahomet et de son empire jusqu'en 1328. .
ABUMA ou ARUMA, ville de Juda , patrie de la mère du roi Joakim. Voy. Joseph, Antiq., 1. X, ch. 6.
ABUNDIUS , évêque de Côme, en Italie , mort en 469, fut envoyé comme légat au concile de Constantinople par saint Léon, et fit adopter par les Pères de cette assemble la Lettre à Flavien.
I. ABUS, terme de droit qu'on applique à tous les cas où il y a vexation de la part de l'autorité , soit temporelle, soit spirituelle , mais plus particulièrement à toute contravention commise par les supérieurs ecclésiastiques en matière de droit canon. Ainsi l'on entend par abus tout usage illicite de la juridiction. En France, les magistrats prétendent qu'il y a abus quand une bulle ou toute autre constitution papale est publiée sans l'agrément du gouvernement. Mais ne pourrait-il pas arriver qu'il fût nécessaire, selon les lois canoniques et le droit divin lui-même, de promul^ier une bulle que le gouvernement rejetterait injustement et sans cause , surtout s'il s'agissait d'une bulle qui eût une connexion nécessaire avec le dogme et qui condamnât quelque erreur? Le droit canon fournit des remèdes contre les abus. Voy. Appel.
IL ABUS def paroles de V Écriture sainte. Le concile de Trente, dans sa IV Session, recommande aux évéques de punir sévèrement, comme profanateurs et corrupteurs de la parole de Dieu, toutes les personnes qui par un abus insolent et téméraire emploient et tournent à toutes sortes d'usages profanes les paroles et les passages de l'Ecriture sainte; les faisant servir à des railleries , à des applications vaines et fabuleuses, à des llatteries. des médisances et jusqu'à des superstitions, aes charmes impies et diaboliques, des divinations, des sortilèges et des libelles dilfamatoires.
ABUSCIAGHÉRUS ou ABUSCIOCRUS (Pierre), cophte, diacre de l'église de Sainte-Marie-de- Moalka, dans le vieux Caire. On a de lui et écrit de sa propre main, l'an 1382 de Jésus- Christ, un livre intitulé Démonstration . divisé en 50 chapitres. C'est en effet une démonstration des vérités fondamentales de la religion. Ce manuscrit a été déposé dans la biblioth. du Vatican parmi ceux d'Assémani.
ABYDE, ABYDOS. Voy. Avenet.
ABYLA. T'oî/. ABÉLA,n"n.
ABYLÈNE. Voy. Abilène.
ABYSSINIE. Foî/., Abissinie.
ABYSSINS. Voy. Éthiopiens et Falashas,
A. G., abréviation de Auditor camerœ , c'està-dire auditeur de la chambre apostolique
ACABARES ou CABARES, CHABARES , ville ou château que Joseph fortifia pendant la guerre des Juifs contre les Romains. Voy. FI. Joseph de Bello, 1. II, c. xxv. '
I. AGAGE ou AGHATE (saint), évêque d'Antioche, en Asie , surnommé Agathange. c'est-àdire bon ange, confessa si généreusement la foi dans le iii« siècle et se fit tellement admirer par sa fermeté et sa sagesse, que l'empereur Dece lui rendit la liberté et lui permit l'exercice de son culte. Les Grecs, les Égyptiens et tous les Orientaux l'honorent le 31 mars. Ses actes ont tous les caractères d'authenticité Voy. Bollandus, Ruinart. Tillemont.