‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 271 sur 1220 · LIENS · texte numérisé non relu

LIENS

BASILIC (basiliscus. régulas), mot par lequel la Vulgate a rendu tantôt l'hébreu péten , tantôt tséfah, tsifhoni. C'est un reptile uont le mâle porte sur la tète une sorte de capuchon ou de couronne ; ce qui lui a fait donner le nom de basilic, c'est-à-dire royal. Voy. Ps. xc, 13. Prov., XXIII, 32, etc. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, jp. 84, 3« édit.

BASILiCAIRE, nom qu'on donnait dans le moyen âge à l'officier qui assistait le Pape ou l'évêque disant la messe. Voy. Y Encyclopédie catholique.

BASILICA PETRI. Voy. Bascapé, n» I.

1. BASILIDE (saint), officier des gardes d'Aquila, préfet d'Egypte, vivait au m<= siècle, fut

chargé de conduire au supplice sainte Potamienne. Les égards qu'il eut pour cette sainte lui méritèrent à lui-même la couronne des martyrs. Pendant au'il était en prison, des chrétiens d'Alexandrie le visitèrent et le baptisèrent. Il eut la tête tranchée. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 30 juin, et ceux qui portent le nom de saint Jérôme la marquent au 2^ du même mois avec sainte Potamienne et quelques autres martyrs. Voy. Eusèbe ,1. VI , c. m et v. Adon. Usuard. Richard et Giraud.

II. BASILIDE (saint), vivait au iv^ siècle. Il est l'un des quatre soldats ou officiers de l'armée de Maxence qui rendirent témoignage à la foi de .Jésus -Christ en présence du magistrat de la ville, nommé Aurèle. L'empereur les fit paraître devant lui , et tâcha de vaincre leur résistance ; mais tout fut inutile , et ils eurent la tête tranchée. Leur fête est placée au 12 juin, et leur culte était déjà public au vi« et au vii« siècle. Voy. Act.. ex lect. off. div. Adon. Usuard. Richard et Giraud.

III. BASILIDE, hérésiarque, né à Alexandrie, mort vers l'an 130. Curieux de savoir l'origine du mal, soit physique, soit moral, qu'on voit dans le monde, il se forma un système composé des principes de Pvthagore, de Platon, de Simon le Magicien, des dogmes des chrétiens et de la croyance des juifs. Selon ce système, le monde était l'ouvrage des intelligences que l'Être suprême avait produites. Le mal naissait de l'imperfection de ces intelligences subalternes. La première de ces intelligences était Jésus ou le Christ , que l'Être suprême avait envoyé pour délivrer les hommes de la tyrannie où ils gémissaient sous l'empire des anges créateurs et causes du mal. Ce Sauveur n'avait que l'apparence d'un homme , et Simon le Cyrénéen avait été crucifié à sa place. Basilide concluait de là qu'on ne devait point souffrir le martyre, parce que Simon, et non Jésus -Christ, étant mort pour les hommes, c'était pour ce Simon et non pour Jésus -Christ qu'on s'exposait à la mort. Pour expliquer les combats de la raison et des passions, Basilide prétendait que chaque homme avait deux âmes, et il admettait la métempsycose, comme Pythagore. Comme Pythagore aussi il chercha à connaître les nombres qui étaient supposés les plus agréables à l'intelligence suprême. Or le nombre 365 lui parut tel , parce que c'est celui des révolutions du soleil autour de la terre ; et comme on exprimait les nombres par les lettres de l'alphabet, il choisit une suite de lettres qui produisît le nom Abraxas et qui donnât ce nombre 365, c.-à-d. y fïgo TS) î îTO* Ce mot eut aux yeux de Basilide et de ses sectateurs une vertu singulière, celle surtout d'attirer puissamment les influences de l'intelligence productive du monde. C'est pourquoi on lit graver ce nom sur des pierres qu'on nomma Abraxas. Dans la suite on joignit à ce mot différentes images, symboles des propriétés qu'on attribuait à ces talismans , et des faveurs qu'on en attendait. C'est cette opinion de Basilide sur le mot Abraxas qui la particulièrement rendu célèbre. Cet imposteur composa un Évangile qu'il publia sous son nom , et il écrivit vingtquatre livres sui* les Évangiles. Voy. Origène, Hom. I in Luc. TertuU., de Prœscript., c. XLVi. Clem. d'Alex., Stro7n., 1. II-IV. Iren., de Hœres., 1. II, c. XXIII. Epiphan., Hœres.. xxiil, xxiv. Baron. Tillem. Hermant. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. II, p. 144. Pluquet, Hist. des Hérésies.Bergier, Diction, de théologie. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Gaet. Mo-

BASI

BASI

roni, vol. IV, p. 191, 192. Le Diction, encyclop.

de la théolog. catliol.

BASILIDlENS, hérét. disciples de Basilide. Ils célébraient comme une grande fête le baptême de Jésus-Cbrist, et ils avaient adopté une pai'tie des principes des Cabalistes. Votj. Basilide, n" III.

BASILIENS (Basiliani). C'est ainsi que l'on appelle les religieux de l'Ordre de Saint- Basile. Cet Ordre, le plus ancien de tous, a tiré son nom de saint Basile, évêque de Césarée en Cappadoce, qui, vers l'an 357, se retira dans la

Erovince de Pont et donna des règles aux cénoites d'Orient. Ces règles furent traduites en latin par Rulin , et , dans le xv" siècle, le cardinal Bessarion les réduisit à 23 articles. L'Ordre de Saint-Basile a toujours lleuri en Orient, et a passé en Occident dans le xi" siècle. Grégoire XIII le réforma en 1579, et mit les religieux d'Italie , d'Espagne et de Sicile sous une même congrégation. Voy. Alph. Clavel, Ântiq. de la relicj. de saint Basile. U. Petr. Menniti, Kalendar. SS. Ord. S. Basil. Tillem., Hist. écoles., tom. IX. Hermant, Vie de saint Basile. Bulteau, Hist. monast. d'Orient. Hélyot, Hist. des Ord. monast. relig. et milit.. tom. I'"', p. 175. Gaet. Moroni, qui, vol. IV, p. 175 et suiv., donne un aperçu des Basiliens de différents pays.

BASIiiINOPOLIS, ville épisc. de la première Bithynie , dans le diocèse de Pont. L'évêque de Nicée prétendait qu'elle relevait de sa juridiction; mais elle fut adjugée à Nicomédie. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I,p. 623. Richard et Giraud.

I. BASILIQUES (Basilicœ), mot qui signifiait autrefois des maisons royales ou de grandes salles, des bâtiments publics où l'on rendait la justice à couvert. Ces basiliques servirent d'églises aux chrétiens , et l'on bâtit beaucoup d'églises sur le modèle des basiliques ; elles différaient des temples pa'iens en ce que les colonnes de ceux-ci étaient en dehors, et celles des basiliques en dedans. Chez les chrétiens , les basiliques étaient destinées à honorer particulièrement les martyrs, et les temples à célébrer les divins mystères. Le mot basilique sert à marquer la magnificence de certaines églises plus belles que les autres : telles sont à Rome , par exemple, la basilique de Saint -Pierre, la basilique de Saint-Jean-de-Latran , etc. Voy. saint Basile. Saint Grégoire de Nazianze. Saint Ambroise. Saint Jérôme. Baronius. Perrault. Ch.- K.-J. Bunsen, Basiliques de Rome chre'tienne dans leur rapport avec les idées et l'histoire de l'architecture ecclésiastique ; Munich. Le baron Théodore de Bussière, les Sept Basiliques de Rome; Paris, 1845, 2 tom. in-S". Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

IL BASILIQUES (Basilicœ leges), chez les jurisconsultes , est le nom donné à une collection des lois romaines traduites en grec : les Institutes, le Digeste, le Code, les Novelles de Justinien, et quelques édits de Justinien, de Justin le Jeune, de Tibère de Thrace, de Zenon, de Basile le Macédonien, etc. Il ne nous en reste que 41 livres, donnés en grec et en latin par M. Fabrot; 1644, 7 vol. in-fol. Cet auteur a rétabli les 19 livres perdus en les ramassant ex synopsi Basilicon. Voy. le P. Nicéron, Mém., tom. XVII, p. 192. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

I. BASILISQUE (saint), évê(jue de Comanès, souffrit le martyre <à Nicomédie en Bithynie le 7 janvier 312. Il ftit enterré à huit kilomètres de Comanès ; cette translation paraît avoir eu lieu le 22 mai , jour auquel on a fixé sa fête.

L'on bâtit en son honneur une église sur son tombeau. L'an 407 saint Jean Chrysostome traversa Comanès et passa la nuit dans le presbytère de l'église de Saint-Basilisque. Pallade dit que ce saint évêque lui apparut et lui annonça qu'ils seraient ensemble le lendemain; il ajoute que saint Chrysostome mourut en eiïet le lendemain , et qu'on l'enterra auprès de saint Basilisque. Voy. Pallad., Vita Chrysost., c. m, édit. Bigot. Euseb., Hist., 1. IX, c. viii et ix. Sozomène, I. VIII, c. xxviii. Théodoret, Hist. eccles.. 1. V c. xxxiv.

II. BASILISQUE (saint), soldat, souffrit le martyre à Comanès, dans la province du Pont, au iv siècle. Enrôlé avec deux autres chrétiens de son pays,Eutrope etCléonique, il fut arrêté avec eux dans Amasée, ville principale de la province du Pont. On pendit les compagnons de Basilisque, et on remit ce dernier en prison. En attendant le moment de paraître devant le gouverneur, il demanda la permission d'aller à Cumialès pour dire adieu à ses parents. On la lui accorda à grand peine; puis on le conduisit à Comanès, où il confessa Jésus-Christ en présence de ses juges, et il fut exécuté hors de la ville , dans un lieu appelé Dioscore , près de la rivière d'Iris. Les Grecs célèbrent sa fête le 22 mai, et l'honorent avec ses compagnons le 3 mars. Voy. Acf. Apost.'Bo\\aind.,iQm. llï,Mart. Tillem., tom. IV, p. 337 et 735.

BASILISSE (sainte), vierge et martyre, femme de saint Julien l'Hospitalier. Voy. Julien.

I. BASIN (saint), évêque de Trêves, né en Lorraine, mort en 700, appartenait à une des plus illustres familles de cette province. Il se retira dans le monastère de Saint-Maximin de Trêves, où ses progrès dans la perfection le rendirent le modèle des autres religieux, qui, à la mort de leur abbé, le forcèrent de prendre la conduite de leur maison. Sa vertu lui acquit une si grande réputation, qu'on le nomma à l'évêché de Trêves lorsque ce siège vint à vaquer par la retraite de son pasteur. Il fit de sa maison épiscopale une communauté aussi sainte que son monastère. Sa fête est marquée au 4 mars.

II. BASIN (Bernard), théologien espagnol, chanoine de Saragosse à la lin du xv» siècle , a laissé : Tractatus de Artibus magicis et magoinim maleficiis ; Paris , 1485 , in-4" gothique , et 1506, in-8o. Voy. Moréri, Diction, histor. Sainte- Marthe, Gallia Christ., tom. IL Du Boulai, Histor. Universitat. Parisiens. Nicol.-.\ntonio, Biblioth. Hispan. nov., tom. I, p. 173.

III. BASIN ( Simon ) , dominicain , né à Paris en 1608, et mort dans cette ville l'an 1671, devint chapelain d'Anne d'Autriche, femme de Louis XIII ; puis il se retira chez les dominicains , où il prit le nom de Thomas , et s'adonna à la prédication. Il a composé en français des Sermons et des Odes sur des sujets pieux. Moréri , qui rapporte les titres de plusieurs de ses ouvrages, dit que la plupart n'ont pas été imprimés. Voy. Echard, Scripto7\ Ora. Prœdicator., tom. II, p. 642.

IV. BASIN ^Thomas), évoque de Lisieux sous Charles VII, docteur en l'un et l'autre droit, né à Rouen, mort à Utrecht en 1491, fut accusé , sous le règne de Louis XI , de favoriser les Anglais et les Bourguignons, et, par suite de cette accusation , exilé , puis dépouillé de ses biens et de son évêché ; mais le pape Sixte IV lui assigna une pension sur ce même évêché, et lui donna le titre d'archevêque de Césarée. Il se retira alors à Louvain , où il professa le droit; et il alla depuis à Utrecht, où il

BASN

Page 1