BECK
— 6" Plusieurs Traités de controverse. Les Aniiquitates Ecclesiœ avaient été condamnés par un décret de la S. Congrégation de V Index le 10 septembre 1688; tous ses autres ouvrages l'ont été par un décret de la même Congr. le 10 mai
BEBETEN , que saint Jérôme écrit Bethébem, ville située à huit milles de Ptolémaïde, vers l'orient. Voy. Eusébe, Onomast.,ain mot Batnaï. Hieron., de Situ et Nominih. iMCor. Hebraicor. Reland, Palœst. illmtr., p. 482, 617.
BEC (Beccum), célèbre abbaye de Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur située au confluent du Bec et de la Rille , à trente-six kilomètres de Rouen. Elle fut fondée l'an 1034 par le B. Herluin, qui en jeta les premiers fondements à Bonneville, d'où elle fut transférée plus tard au lieu qu'elle occupa ensuite. Il s'y forma une école célèbre sous la direction du docte Lanfranc, alors prieur du monastère, et depuis archevêque de Cantorbéry. Cette communauté et cette école produisirent les hommes les plus éminents qui illustrèrent la France , l'Italie et l'Angleterre. L'abbaye obtint des archevêques et des évêques de nombreuses immunités, qui furent confirmées par quinze papes et seize rois, tant de France que d'Angleterre, Elle a porté longtemps le titre de chef d'Ordre , à cause des monastères qui en dépendaient, et qu'elle avait établis en France et en Angleterre. Voy. Moréri , édit. de 1759. La Martinière , Dicf. ge'ogr. Sainte - Marthe , Gall. Christ., tom. II, nouv. édit. Richard et Giraud.
BÉCAN (Martin), jésuite, né dans le Brabant l'an 1550, mort à Vienne en 1624, professa la philosophie pendant quatre ans, et la théologie pendant vingt -deux ans à Mayence, à "Wirtzbourg et à Vienne en Autriche; il contribua puissamment à la gloire de l'université de cette ville, et devint confesseur de l'empereur Ferdinand II. On a de lui plusieurs ouvrages théologiques, presque tous de controverse, et qui ont paru d'abord séparément, mais qu'on a réunis en 2 vol. in-fol.; Mayence, 1630, 1631. Nous citerons, comme étant le plus généralement utile, Annlogia Veteris et Novi Testamenii , in -8", où l'auteur montre les rapports de l'Évangile avec l'ancienne loi , et cet enchaînement admirable qui réunit toutes les vérités révélées en un seul corps de doctrine, parfaitement d'accord et conséquent dans toutes ses parties. Voy. Alegambe et Ribadeneira, hihlioth. Scriptor. Soc. Jesu. André-Valère , Biblioth. Bely.
BECBEGIA, nom d'un des 284 lévites qui demeurèrent dans Jérusalem après la captivité de Babvlone. Voy. II Esdras, xi, 17, 18.
BÉCHAÏ-BEN-ÀSGHER, natif de Saragosse, florissait en 1291. Il a écrit : 1» un Comnientoire sur le Pentateuque ; commentaire littéral et allégorique. Conrad Pélican l'a traduit en latin ; — 2» la Mesure de farine , c'est-à dire 60 sermons qui traitent des articles de foi et des préceptes de morale; — 3» Table carrée, livre ainsi nommé parce qu'il rappelle les quatre choses qu'il faut observer à table. Ces trois ouvrages ont eu plusieurs éditions en différents endroits. On attribue plusieurs autres ouvrages à notre rabbin. Foy. Wolff, Biblioth. Hébr.,t. p', p. 231 et suiv. De Rossi, Dizion. Stor. degli tiutori Ebrei . tom. I, p. 63.
BÉCHAÏ- BEN -JOSEPH, surnommé V ancien pour le distinguer de Ben-Ascher, qu'il a précédé, en effet, de près de 200 ans; car il vivait en Espagne vers 1100, un peu avant Maimonide , avec le titre de dayyan, ou juge dans l'académie des Juifs. On a de lui : 1» Obligation
ou Devoir des coeurs , en arabe , traduit en hébreu par Juda Ben Tibbon ; c'est une espèce de traité des attributs de Dieu , des devoirs et des vertus de l'âme; — 2» Bénis, ô mon âme, le Sauveur; formule de prières qui a paru à Venise en 1628, 111-8", et qu'on trouve encore dans des recueils de prières. Voy. Wolff, ibid., p. 235 et suiv. De Rossi, ibid., p. 63.
BECHER , fils d'Éphraïm , chef de la famille des Béchérites. Voy. Nombr., xxvi, 35.
BECHOR , fils de Benjamin et père de Zémira. Vnii. Genèse, xr.vi, 21. I Parai., vu, 6, 8.
BECHORATH ou BECORATH , fils d'Aphia et bisaïeul de Cis , père de Saùl. Voy. I Rois , IX, 1.
BECIUS ( Jean), théologien protestant , né en Hollande en 1622, mort vers la fin du xvii» siècle, exerça les fonctions de ministre à Middelbourg et défendit le socinianisme. On a de lui : 1" Apologia modesta et christiana; 1668, in -4"; — 2" Probatio spiritus autoris Arii redivivi ; 1699 , in-4» ; — 3» Institutio chrùtiana ; Amsterdam , 1678 , in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. BECK (François), théologien anglais au xviii« siècle, a laissé : A complète catalogue of ail the discourses written both for and against popery in the time of the king James II, and a» alphabetical list of the writers on each side : Londres, 1735, in-4». Voy. ibid.
II. BECK ( Jacob - Christophe ) , théologien, né à Bàle en 1711 , mort vers 1770. Il professa à l'université de Bàle , et a laissé , entre autres ouvrages : 1» de Diluvio Noachico universoli; Bâle, 1738 in -4°; — 2» de Partihus orbis quas nnte diluvium Noachicum homines incoluisse videntur ; ibid., 1739, in-4''. Fo»/. ibid.
III. BECK (Michel), théologien protestant, né à Ulm en I(i5l3, mort en 1712, professa la philosophie et la langue hébraïque , et fut pasteur à Munster et à Érslung. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1'^' Disputatio de Judœoruni phylacteriis ; léna, 1675, 1684, in-4" ; — 2o Disputatio de duplici accentuatione Decalogi. Fo?/. ibid.
I. BECKER ou BEKKER (Balthasar), ministre protestant, né dans la Frise en 1634, moit à Amsterdam l'an 1698, a laissé, entre autres ouvi-ages : 1" le Monde enchanté; ouvrage écrit en flamand , et dont le but est de prouver qu'il n'y a jamais eu de possédés ni de sorciers qui aient fait pacte avec le démon , et que le démon ne peut jamais tenter les hommes ni leur inspirer de mauvaises pensées. Il a été traduit en français, Amsterdam, 1694, 4 vol. in-12, et réfuté par une foule d'écrits en flamand et par le suivant, publié en français : Idée générale de la théologie païenne , Amsterdam , 1699, dont l'auteur est M. Benjamin Binet; — 2» la Saine théologie; — 3" Explicatio prophetiœ Danielis: Amsterdam, 1688, in-4» ; — 4" la Doctrine des églises réformées des Pays-Bas. Voy. Moréri, édit. de 1759. Feller, Biogr. univers, et Nouv. Biogr. générale, au mot Bekker. Richard et Giraud.
II. BECKER ( Jean-Hermann ) , physicien et théologien protestant, né en Allemagne en 1700, mort l'an 1/59, remplit les fonctions de pasteur et professa la théologie. Nous avons de lui, outre plusieurs écrits exclusivement physiques ou astronomiques : 1» Fundumentum prœlectionum physico-dogmaticorum ; 'Ï121-ildlô; — 2°Anthropologia physico - theologica. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
BECKET. Voy. Thomas de Cantorbéry (saint).
BECKMANN (Bernhard), théologien protestant allemand au xvii« siècle, a laissé : Methodus