BEDE
BEEL
cnnciliundi ne in veritatem religionis christianœ , voncordiœ et tolerantiœ frateniœ instituendi ecclesias protestantium , omniumque verorum christianonirn opinionibus licet discrepantium, in f'undamento fidei tamen convenientium ; Francfortsur-rOder, 1663, in-8». Voy. ibid.
BÉCON. Voii. Beacon.
I. BECQUET (Antoine), savant religieux célestin, né à Paris en 165i, mort en 1730. On a de lui : 1" Gallicœ Celestinorum congvegationis , Ordinis S. Benedicti, monasteriorum f'undationes , virofumque vita aut scriptis illustrium Elogia historica , servato ordine chronologico ; opus hipartitwn ; Paris, 1719, in-4"; — 2° Supplément et remarques critiques sur le xxili» chapitre du VI^ tome de l'Histoire des Ordres monastiques (par le continuateur du P. Hélyot), oii il est question des Célestins; Paris. 172G, in-i", et dans les Mém. de Trévoux , mai , 1721. Voy. les Mérn. du tenips, Richard et Giraud.
II BECQUET (Thomas), loy. Thomas de Can- TORBKRY (saint).
BEDA ou BEDDA (Noël), docteur de la faculté de théologie de Paris, né dans le diocèse d'Avranches , mort en 1536. Il lut principal du coUéjïe de Montaigu, et s'opposa au projet qu'avait François l**^ de faire approuver par la borbonne le divorce de Henri VIII, roi d'Angleterre. Il mourut à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, où il était prisonnier. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" de l'nica Magdalena : Paris, 1519, in -4"; — 2" Contra commentarios Fabn in Evongelia, lib. Il ; Paris et Cologne. 1526 ; — 3» in Erasmi paraphrases . lib. I; ibid. ; — 4<* Apologia pro filiubus et nepotibus Annce contra Fabrum : 1520, in-4<'. Quant à la Confession de foi en français qu'on lui attribue, et qui a été mise à V Index , elle n est pas de lui ; c'est ce qu'on lit dans le décret même qui l'a condamnée : Quœ tamen falso ei adscribitur. Voy. Le Mire, Script, sœcul. xvi. Moréri, Diction, histor.
BEDE (le Vénérable ), prêtre et moine de Jarow , né à Wearmouth , près de l'embouchure de la Tyne, en 671 ou 673, ou 675, ou 676, mort en 735. Sa renommée comme savant et homme pieux parvint jusqu'à Rome, et le pape Sergius essaya de l'attirer auprès de lui; mais rien ne put arracher le religieux austère à son couvent et à ses paisibles études. Parmi les cent-quarante -cinq ouvrages de Bède. et qui tous ont rapport à l'Écriture sainte , nous citerons le plus remarquable de tous : Historia ecclesiastica gentis Anglonim , publiée pour la première fois en 1474. Le premier recueil des ouvrages de Bède a paru à Paris , 1544, 3 vol. in-fol., et a été souvent réimprimé. L'édition la plus complète est celle de Cologne, 1668; mais elle contient bien des choses qui ne sont pas de Bède. Voy. saint Boniface, Epist. ad Cubertum et Epist. ad Egbertum. D. Mabillon, Annal.. 1. XVIII. Act. Ord. S. Bened.. tom. III, p. 517 et 518. Surius, au 10 mai. D. Ceillier, Hist. des Aut. suer, et ecclés.. tom. XVIII, p. 1 et suiv. Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud.
1. BEDEAU D'ÉGLISE. C'est un officier laïque qui , tenant une baguette à la main , précède le clergé et sert à maintenir le bon ordre dans les cérémonies. Comme cette charge n'a rien de spirituel , on ne peut la comprendre dans la défense que font les canons de vendre les offices qui ont quelque administration ecclésiastique, ou qui dépendent de la juridiction et du pouvoir des ecclésiastiques. C'est pour cela que la nomination et la destitution des bedeaux dans les églises ne regardent pas l'official. En France,
la nomination et la révocation des bedeaux appartiennent aux marguilliers , sur la présentation du curé ou desservant (décr. du 30 décembre 1809); mais dans les paroisses rurales, c'est aux curés, desservants ou vicaires (Ordon. roy. du 12 janv. 1825).
IL BEDEAU D'UNIVERSITÉ. Sa fonction est de marcher devant le recteur et les facultés dans les cérémonies publiques , portant une masse à la main.
BÉDÉ DE LA COMMANDIËRE (Jean), jurisc.
d'Angers au commencement du xviie siècle, a composé plusieurs ouvrages, dont les principaux sont ; 1" de la Liberté de l'Eglise gallicane ; Saumur, 1646 . in-8" ; — 2" les Droits de l'Église catholique et de ses prêtres ; Genève , 1683, in-8" ; — 3" les Droits du roi contre le cardinal Betlarmin ; Frankenthal , 1611 ; — i» la Messe en français ; 1610, in-8» ; — 5» la Pûque de Charenton , Charenton, 1639, in-S". Voj/. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
BEDEL ou BEDLE (Jean) , chanoine régulier de la congrégation de Saint -Sauveur eu Lorraine, vivait au xvii« siècle. On a de lui : l» Discours aux Juifs de Metz sur la conversion de saint Paul de Vallier, appelé le docteur Paulus; Metz , 1651 , in-8" ; — 2» la Vie du B. Pierre Fourier de Matincourt: Paris, 1645, in-8o, et Toul, 1673, in-8°. Voy. D. Calmet, Biblioth. de Lorraine.
BEDELL ( Guillaume ) , évèque et théologien anglican, né en 1570 a Blacknottey, dans le comté d'Essex , mort l'an 1642 , obtint en 1629 les évêchés réunis de Kilmore et d'Ardagh. La plupart de ses manuscrits ayant été perdus dans les troubles d'Irlande, il ne nous reste de lui
3ue : 1" Lettres contre James Wadesv)orth ; Lonres, 1624, in-4''; — 2° Historia interdicti Ve~ neti ; Cambridge , 1626 ; — 3" une Traduction de la Bible, qu'il fit faire en irlandais. Voy. Feller, Biogr. univers.
BÉDËRIC ( Henri) , moine anglais de l'Ordre de Saint- Augustin, surnommé de Bury, parce quil était né à Saint-Edmunds-Bury, dans le comté de SulTolk, vivait vers l'an 1380. Il fut reçu docteur de Sorbonne. .\ son retour en Angleterre . il se livra à la prédication et y obtint un grand succès. Ses principaux ouvrages sont : 1° Quœstiones theologicœ; — 2» LeCtura scilicet Commentanum in Magisti^m Sententiarum : — 3» Sermones per annitm et de B. Virgine. Voy. Feller, Bioar. univers. La Nouv. Biogr. génér.
BEDRENSIS (C/»'î7rt.s). Voy. Béziers.
BÉEL et mieux BEÉL, mot chaldéen . synonyme de riu'breu Hahal. Voq. Baal , n" I et II.
BÉELMÉON. Voq. BaalmÀon.
BÉELPHEGOR, divinité des Moabites. Les Israélites , campés au désert de Sin , se laissèrent aller à l'adoration de Béelphégor, et tombèrent dans l'impudicité avec les filles de Moab. Dieu, irrité de ce crime, ordonna à Moïse de pendre les principaux du peuple. Moïse commanda aux juges de mettre à mort tous ceux qui étaient coupables d'idolâtrie. Voy. les commentateurs sur le xxv« chapitre des Nombres. D. Calmet, Dissert, sur Béelphégor, Chanios et autres dieux moabites, en tête du livre des Nombres, et Bergier, qui dans son Diction, de théologie a montré combien est peu fondée l'accusation de cruauté et d'ingratitude envers les Madianites, accusation portée par les incrédules contre Moïse.
BÉELSËPHON , montagne située près de la mer Rouge , vers l'endroit où les Israélites la passèrent à pied sec. Voy. Exode, xiv, 2.
BÉELTÉEM ou Héum-Béeltéem , était à la tête
BEGA