BELS
BENA
A la mort de Mgr de Belsimce, évêqiie de Marseille, il fut désigné pour le remplacer, parce qu'on le croyait très-propre à calmer les troubles qui s'étaient élevés dans ce diocèse à l'occasion de la bulle Unigenifus. Cet espoir ne fut pas trompé ; le nouvel évêque sut gagner la confiance des deux partis et étouffer tout germe de discorde. A l'époque du Concordat, il se démit le premier de son siège pour en faciliter la conclusion, se mettant amsi au-dessus des prétentions gallicanes. En 1802 il fut nommé archevêque de Paris, et l'année suivante il reçut le chapeau de cardinal. Malgré son extrême vieillesse, il gouverna son nouveau diocèse avec toute la sagesse qu'il avait montrée dans celui de Marseille. Napoléon ordonna qu'il lui fût élevé un monument.
BELLOZANE (Belosanna), abbaye réformée de l'Ordre de Prémontré. Elle était située en Normandie, au diocèse de Rouen, à quatre kilomètres de Gournay, et était fille de Lisledieu. Sa fondation remonte à l'an 1198. Voy. la Gatl. Christ., tom. II, col. 334, nouv. édit.
BELLUGA. Vn>/. Moncada.
BELLUM PATRUM. Voy. Beaupré.
BELLUNO Çliellunum),\i\\e épisc. d'Italie dans l'État de Venise, et sur la rivière d'Anasse, capitale du Bellunois. Elle était chrétienne dès les premiers siècles, et elle a été le siège d'im évêque jusqu'en 1200 , époque à laquelle Innocent III l'unit à Feltri, dont elle fut séparée en 1459.Son évêque était suffragant de la métropole d'Aquilée. Voy. De Commanville, /■■« Table alphabet., p. 39. Richard etGiraud.