‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 292 sur 1220 · III. BELLUS PORTUS. Voy. Beauport · texte numérisé non relu

III. BELLUS PORTUS. Voy. Beauport

BELLUTI ou BELLUTUS(Bonaventure), franciscain , né à Catane en 1599 , mort en 1676. Il fut provincial de son Ordre, conseiller de l'inquisition et assesseur des cardinaux Astalli et Bonadies, évêques de Catane. Il a laissé, outre fie Incarnatione Dei Verbi, plusieurs écrits de philosophie , qui ont été d'abord imprimés séparément, et ensuite réunis en 2 vol. in-fol., et publiés sous ce titre : Philosophiœ ad mentem Scott cursus integer ; Venise, 1678 et 1727. Voy. Mongitore, Bibliofh. Sicula.

BELMA , nom d'un lieu qui était dans le voisinase de la vallée d'Esdrelon. Voy. Judith , VII, '3.

BELOMANCE ou BELOMANTIE (Belomantiu), mot dérivé du grec, et qui signifie divination par les flèches. Elle est fort, en usage chez les Orientaux , et il semble qu'Ézéchiel en ait parlé. Saint Jérôme l'entend ainsi, et il en parle encore au sujet d'Osée, ch. iv; seulernent il la confond avec la rabdomantie. Voy. Ézéchiel, XXI, 21. Herbelot, Biblioth. Orient., au mot AiDAD. Thévenot, Voyage du Levant, ch. xxvi.

BELSAM ou BELSÀN , est un des Israélites qui revinrent de la captivité avec Zorobabel. Voy. I Esdr., ii,2. Il Esdr., vu, 7.

BELSUNGE DE CASTELMORON (Henri-François-Xavier de), d'abord jésuite, puis grand vicaire d'Agen, enfin évêque de Marseille, né dans le Périgord en 1671, mort saintement l'an 1755, signala son zèle et sa charité pendant la peste qui désola son diocèse en 1720 et en 1721, et il fonda à Marseille le collège qui porte son nom. l^e Pape voulut récompenser son mérite en l'honorant du pallium. Le roi l'ayant nommé en 1723 à l'évêché de Laon (duché-pairie), il le refusa, ainsi que l'archev. de Bordeaux, en 1729. On a de lui, entre beaucoup d'autres ouvrages : 1" la traduction du Combat du chrétien de saint

Augustin; 1738, in-S"; — 2' une traduction du livre de saint Augustin de la Grâce et du libre arbitre: 1740, in-4''; — 3" une traduction du livre de l'Unité' de l'Égliseàe saint Cyprien;1744, in-i»; — 4» l'Antiquité de l'Eglise de Marseille et In succession de ses évêques; 1745 et suiv., 3 vol. in-4o; — h" Instruction pastorale sur l'incrédidité;ilùi, in-12 ; — 6° Lettreà l'archev. de Toidouse , écrite le 22 octobre 1720, au plus fort de la peste. Cette lettre contient des détails curieux sur la morale, les rigoristes , les appelants , l'esprit de la foi et de la charité ; elle est propre surtout à démasquer le jansénisme , qui a fait tant de mal à l'Église. Voy. cette lettre dans le Journal historique et littéraire, 1" août 1789, p. 501, et la liste des écrits de Belsunce dans Richard et Giraud.

BELUOMO (Gothard), théologien italien, jésuite, né à Castiglione au xviF siècle. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Initium sapientiœ; considéra zioni ver la salute deW anima ; Bologne, 1660, in-12; — 2" le Fiamme del Santuario, osia affetti particolari nelle medituzioni délia passione di G.-C; Venise, 1672, in-24. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BÉLUS. Voy. Bel, n» II.

BELVAL. Voy. Beli.eval.

BÉME, mot idérivé du grec, et qui signifie tribunal, degré chez les Grecs; c'est ce que nous appelons le sanctuaire ; il signifie aussi particulièrement l'autel que les manichéens dressaient dans un lieu éloigné de celui où les catholiques disaient la messe. Ces hérétiques appelaient aussi béme le jour où Manès fut tué, parce qu'ils le célébraient comme un jour de

?;rande fête. Voy. Anselme d'Havelberg, Diaogiies.D. Macri Hiprolf'.ncon,ad voc. Bema.

BÉMÉSÈLIS ou BÉTHOMÉ, ville assujettie par Démétrius, roi de Syrie. Voy. et comp. Joseph, de Bello, 1. I, c. m, et Anfiq., lib. XIII,

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