I. BÉRA, ville. Voy. Béer, n" II
II. BERA , un des chefs de famille et des braves dans l'armée, sous David. Voy. I Parahp., VII, 37.
BERANDUTIUS ou BERARDUCCIO (Maure- Antoine), natif de Biseglia, dans le royaume de Naples , vivait dans la première moitié du xvi» siècle. On a de lui : Somma corona de' conf'essori, dove si trotta d'ogni sorte di restitutioni .
usure et cambii; 1591. Voy. Toppi, Bibliotheca Napoletana. La Nouv. Biogr. génér.
BÉRARD DE CARBIO (saint ) , né à Carbio , dans rOmbrie , souffrit le martyre le 15 janvier 1220. Il fut l'un des six religieux que saint François d'Assise envoya dltalie en Espagne pour convertir les Maures. Arrivés à SéviUe, ils entrèrent dans la mosquée et se mirent à prêcher la foi de Jésus-Christ; puis ils allèrent trouver le roi et le sollicitèrent de se convertir. Ce prince les fit mettre en prison ; mais , sachant que leur dessein était de passer en Afrique, et charmé de se délivrer d'eux , il les fit conduire sur un vaisseau qui allait à Maroc. Ils s'embarquèrent avec D. Pierre, infant de Portugal, et voulurent prêcher devant le roi , qui les fit chasser de la ville. Ils revinrent, et annoncèrent la parole de Dieu dans la place publique ; le roi les fit mettre en prison, et comme au bout de trois semaines ils vivaient encore , quoi-
Ju'ils eussent été privés de nourriture, il oronna qu'on les renvoyât en Espagne. Ils s'échappèrent de nouveau et recommencèrent à prêcher ; le roi , irrité enfin de leur audace, les condamna aux plus cruels supplices et leur fendit la tête avec son cimeterre. Le prince de Portugal fit recueillir leurs dépouilles, qui opérèrent de nombreux miracles, entre autres la conversion de saint Antoine de Lisbonne, surnommé de Padoue. Le pape Sixte IV les mit au nombre des saints le 7 août 1481. Voy. Jean Tisserand, dans Bolland., p. 67. Richard et Giraud.
I. BERARDI (Charles-Sébastien), canoniste italien, né à OnégUa en 1719, mort en 1766, fut professeur à Turin. Il a laissé : Gratinni canones , genuini ab apocryphis discreti, corrupti ad emendatiorum codicum fidem exacti, difficiliores commoda interpretatione illustrati ;'ï\irin , 1752-1754, 2 vol. in-4». Voy. Mazzuchelli et la Nouv. Bioqr. génér.
II. BERAÂDI (Jean), bénédictin de Saint- Clément de Pescara dans la dernière moitié du xii« siècle , fut élevé dans l'abbaye de Saint-Clément de Casorio ou de Pescara, dont il donna l'histoire sous le titre de : Chronicon S. démentis Casauriensis sive Piscuriensis ubhatiœ , divisé en trois livres, commençant à l'empereur Louis II, fondateur du monastère de Pescara en l'an 854, et finissant à Tannée 1182. Luc d'Achéry a publié cette chronique dans son Spicilegium , tom. V, Paris , 1661. Du Chêne et Ugnelli l'avaient aussi publiée , mais en la mettant sous le compte d'un anonyme. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
BERARDIER (Denis), prêtre, docteur et syndic de la faculté de théologie de Paris, né à Quimper en 1718, mort en 1792 (selon d'autres né en 1729 , mort en 1794), était en même temps grand -maître du collège de Louis le Grand. Il siégea l'an 1789 en qualité de député suppléant du clergé à l'assemblée constituante, où il s'opposa à la constitution civile du clergé. Camille Desmoulins, son élève, l'enleva aux massacreurs des Carmes. On a de Berardier : 1» \Église constitutionnelle confondue par elle-même: Paris, 1792; — 1" Principes de la foi sur le gouvememetit de l'Église, en opposition avec la constitution civile du clergé, ou Réfutation d'un développement de l'opinion de M. Camus par un docteur de Sor bonne; Paris, 1791, in-S"; ouvrage qui eut quatorze éditions, et dont quelques-unes sont intitulées : les Vrais principes de la constitution du cleraé.
BERARDUCCIO. Voy. Bérandutius.
BERAUD. Voy. Berauld.
BERC
BËRE
BERÂUDIËRE ( François de la ) , éyêque de Périgueux , né à Poitiers , et mort saintement en 1646, était d'abord conseiller au parlement de Paris ; devenu veuf, il entra dans l'état ecclésiastique. Outre une Oraison funèbre de Henri IV, il a composé en français, sous le titre latin Otium episcopale ; Périgueux, 1695, in-4'', des pièces de vers, des discours et des ouvrages de controverse. 11 fut bon magistrat, excellent évêque, et médiocre écrivain. Voy. Feller. Richard et Giraud , tom. xxix, p. 57.
BERAULD ou BÉRAUD (Armand-Bernard), théologien français, dans la première moitié du xviii« siècle, a publié : 1" Thèses tlieologicœ ;V2iris, 1717, in-12; — S'' Traité des Annates, où l'on examine aussi si les secrétaires des évêques et des autres collateurs de bénéfices peuvent sans simonie exiger pour leurs expéditions au delà de ce que les lois canoniques leur permettent de recevoir pour leur travail ; Amsterdam , 1718, in-1'2. Voy. Le Long, Biblioth. hist. de la France, édit. Fontelte.
L BÉRAULT (Michel), pasteur et professeur de théologie à Montauban, vivait du xvi* au xvii" siècle. En 1593, il entra en conférence à Mantes avec le cardinal du Perron, et publia contre lui : Briève et claire défense de la vocation des ministres de l'Evangile ; 1598, in -8''. Vot/. Moréri, édit. de 1759.
II. BERAULT-BERCASTEL (Antoine-Henri), poète et historien, né à Bricy, près de Metz, en 1722, et mort vers 1794, fut successivement jésuite, curé d'Omerville et chanoine de Noyon. On a de lui , outre plusieurs autres écrits en vers et en prose, une Hist. de l'Église ; Paris, 1778 et suiv., 24 vol. in-12, qui n'est guère qu'un abrégé de Fleury. Le ton de déclamation qui y domine en rend la lecture fatigante. Les inexactitudes n'y sont pas rares. Il y a eu des continuations par l'abbé de Robiano et par Henrion. Vot/. Feller. VEncyclop. cathol.
i. BERCAIRE (saint), en latin Bererus, Berc/iarius, né dans l'Aquitaine, mort le 27 mars 696. Ses parents le nommèrent Bérer, et confièrent son éducation à saint Nivard, évêque de Reims. Il se retira de bonne heure au monastère de Luxeuil , en Bourgogne. Au bout de quelques années il revint à Reims, où, à sa prière , saint Nivard bâtit le monastère de Hautvilliers. Il en fut le premier abbé, et il y suivit la règle de saint Colomban , à laquelle il joignit celle de saint Benoit. Il fonda deux autres monastères dans la forêt de Der, au diocèse de Chàlons- sui'- Marne ; l'un, poui' les hommes, appelé Moutier-en-Der ou Moutirendé , et l'autre, Peulle-Moutier , pour les filles. Il gouverna ses religieux avec un zèle et une charité exem-
Ïdaires, et mourut d'un coup de couteau que ui donna un de ses disciples qu'il avait repris d'une faute. On célèbre sa fête le 16 octobre, jour de sa translation. Voy. Adson, Vie de saint Bercaire , dans Mabillon. Act., tom. II, p. 830. Mabillon, sœc. ter., part. II, p. 629. Item, Spicil., tom. X, p. 628 et 631. Richard et Giraud.