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II. BÉRILLE, évèque. Voy. Bérylle

BERINGER (.loachim), théol. protestant , Allemand, vivait dans !a première moitié duxvii* siècle, prenait le nom de Joachim Ursinus, et s'appelait aussi Salmuth, du nom de son père. Le titre de plusieurs de ses ouvrages suffit seul pour montrer l'esprit qui l'animait. Voici les principaux ; 1» Spéculum jesuiticum, pontificum romanorum erga imperatores Germanicos perfidiam, insolentiam ac tyrannidem reprœsentaus; Amberg, 1608, in-S»; — 2» de Idoloiatrica invocatione et Sulutatione angelica; 1620, in-8»; — 3" Hispanicœ inquisitionis et camificœ secretiora; .\mberg, 1611, in-S"; — 4" Concilii Tridentini historien relatio et nullitas édita; ibid., 1615, in-S»; — 5" Apologia pro christianis Gallis religionis reformatée ; Genève, 1598. in-8».

BERINGTON ou BERRINGTON (.Joseph), prêtre catholique, Anglais, né vers 1760 dans le Shropshire, mort l'an 1827, lit ses études à Saint-Omer et à Douai. Après avoir rempli pendant vingt ans les fonctions sacerdotales en France, il retourna dans sa patrie, où il fut nominé curé de Buckland, près d'Oxford. On a de lui, entre autres écrits : 1° de l'État et de la conduite des catholiques anglais depuis la réforme: 1792; ouvrage où l'auteur démontre que les catholiques anglais se sont toujours distingués par leur soumission aux lois et leur amour de la paix; — 2» Vie d'Abailard et d'Hélohe; 1784, in-4°; apologie de la doctrine d'Abailard contre S. Bernard, condamnation de la crovance aux miracles ; — 3» lié flexions adressées au révérend P. Jean Hawkins; 1785; blâme jeté svule culte des images, le célibat ecclésiastique; — 4» Hist. du règne de Henri H et de Richard et Jean ses fils; Birmingham, 1790, in-4»; Be-

rington y déclame contre le culte des images , les églises et les monastères , qui ne sont à ses yeux que le fruit de la superstition; — 5» Examen des événements miraculeux , tels qu'ils sont rapportés dans les lettres d'Italie; 1796; il y conteste les miracles, et reproche à Pie A'I d'en être l'inventeur. Voy. Feller, Biogr. univers.

BÉRINOPOLIS ou VÉRINOPOLIS ou STAU- RUS (Sanctœ Crucis), ville épisc. de la province de Lycaonie, dans le diocèse d'Asie, sous la métropole d'Icône. De Commanville dit qu'elle fut fondée dans le vi» siècle, et il assure qu'elle était soumise à Ancyre. Voy. Lequien, Onens Christ., tom. I, p. 108. De Coramauville, /« Table alpha hét.. p. iO.

BÉRISSA ou VÉRISSA , ville épisc. de la première Arménie dans le diocèse du Pont. Voy. Orierts Christ., tom. I, p. 433. Richard et Griraud.

BËRISSE, Cerisse ou Merisse, siège épisc. de la première Arménie , sous la métropole de Sébaste. Voii. Richard et Giraud.

BERITH. Voy. Baaberith.

BERKELEY ou BARKELEY, BARKLEY, BER- ELEY (George), pliilosoplie et théol. anglican, né à Kiberin en Irlande l'an 1G84, mort à Oxford enl75;3, fut successivement doyen de Derry et évéque de Cloyne en Irlande. Nous citerons parmi ses écrits : 1" Alciphron ou le Petit philosophe, en 7 dialogues, contenant une apologie de la religion chrétienne contre les incrédules, et rempli d'opinions singulières; il a paru en fi-ançais, Paris, 1734, 2 vol. in-12; — 2° Dialogues entre Hylas etPhilonoùs, également traduits en français; Paris, 1751, in-12; Berkeley y soutient qu'il n'y a dans la nature que des esprits, et que les corps n'existent point, Voy. Bergier, Suite de l'Apologie de la religion, ait. Corps. Feller, Rioqr. univers. VEncyclop. cafhol.

BERLENDIS (François de), théatin italien, né vers 1678 , mort à Venise en 1746. On a de lui : de Obligationibus ad altare communibus et peculiaribus, hoc est, missa stipendii intégra secundum œtates expositio; dissertatio historicofheoloaica, editio prima latina post duos italicas emenaatior, et auctior novis inquisitionibus. animadversionibus atque figuris; Venise , 1743, in-4». Voy. le Journal des Savants, 1744, p. 58.

BERLIN (Pierre), théol. protestant. Allemand, vivait dans la première moitié du xvil* siècle , a laissé ; Tractatus de modo disputandi veterum et de rutinne controversias theologicas dijudicandi: Bàle, 1616, in-8°.

BERMANN (M"« de), née à Nancy, composa à dix-huit ans : Est-il plus utile à notre siècle de faire des ouvrages de pure littérature que d écrire sur la morale ? Nancy, 1761 , in-8° ; ce discours, dans lequel l'auteur décida la question en faveur de la morale , remporta le prix d'éloquence à l'Académie de Nancy; — 2" Combien les mœurs donnent de lustre aux talents ; discours qui remporta le second prix à l'Académie de Besançon. Voy. Laporte, Hist. littér. des femmes françaises, tom. V. La Souv. Biogr. génér. Richard et Giraud.

BERNAICUM. ro//.BEnNAY.

BERNALDUS ou BERNOLDUS, BERTHOL- DUS, BERNGUE.BERTGUE. appelé aussi CON- STANTIENSIS et SANBLASIANUS, prêtre de Constance qui vivait au xi et au xii* siècle, se fit moine à Saint- Biaise, et assista au concile de Rome de 1079. Lorsqu'en 10850tton, nommé évéque de Constance par l'empereur Henri IV, chassa Gebhard 111, qui avait été établi sur ce siège par Grégoire VU, Bernaldus, sincèrement dévoué au Pape, fut obligé de s'enfuir de Saint-

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Biaise; mais il revint plus taid à Constance, quand Gebhard fut rétabli sur son siège ; puis il se rendit à Schailhouse , dans le couvent Domini Salvatoris, où il mourut en 1 100. Il a laissé : i" une Chi^onique depuis la naissance de Jésus- Christ jusqu'à l'an 1100, et dont la meilleure édition est celle A' Vssermann ; — 2»rfe Vitanda excommunicatorum communione , de reconcilintione lapsorurn, et de conciliorum , decretorum , decretalium , ipsorumque Pontifvcum romanorum aucforitate; Ingolstadt, 1612, in-4»; — 3» Bernaldi upologeticus pro Gregorio VU, seu Tractatus de sacramentis excommunicatorum juxta assertionem SS. Patrum; publié dans la Grande Biblioth. pontificale de Jo. - Thomas Rocaberti ; Rome, 1698, m-fol., tom. V. Voy. Fabricius, Biblioth. latina mediœ et infimœ œtatis. D. Ceillier, Hist. des Auteurs ecclés., tom. XX, p. 687 et suiv. F. Molter, dans VEncyclop. cathoL, art. Bernoldus.

* BERNARD. Ce nom étant commun à un certain nombre de personnages divers, nous avons Elacé les saints en première ligne, ensuite les ienheureux, enfin tous les autres homonymes, en suivant pour les trois catégories l'ordre alphabétique des prénoms et des surnoms , et l'ordre chronologique quand il n'y avait ni prénoms ni surnoms.

I. BERNARD ou BERNHART (saint), évêque de Vienne en Dauphiné, né en 778, mort le 22 janvier 842. Issu d'une famille noble du Lyonnais, il fut envoyé à la cour de Charlemagne, et on le maria contre son gré. Il vivait à la cour comme dans un désert, et à l'âge de vingt-cinq ans il se retira dans le couvent d'Ambournay, qu'il avait fondé. Il le gouverna pendant trois ans, et fut nommé évèque de Vienne. Il fallut un ordre de Léon III pour l'obliger à accepter ce siège , où il fit asseoir avec lui la charité la plus évangélique. S'étant uni à ceux qui dégradèrent Louis le Débonnaire, il se vit contraint, après le rétablissement de ce prince , de se réfugier en Italie. Plus tard il rentra dans son église, où il expia sa faute. Il fonda dans son diocèse le monastère de Romans, où il se retirait de temps en temps pour se préparer à la mort. On célèbre sa fête le 23 janvier, jour où il fut enterré. Voy. Rolland. Mabill. , :v« siècle hénëd., tom. II, p. 561.

II. BERNARD (saint), premier abbé de Tiron, né à Abbeville vers l'an 1046, mort le 14 avril 1116. L'an 1066 il se retira , avec trois compagnons, près de Poitiers, au monastère de Saint- Cyprien ou Cyvran. A trente ans il fut nommé prieur de l'abbaye de Saint -Savin, à quarante kilomètres de Poitiers. Il assista, l'an 1100, au concile de Poitiers; et les religieux de Cluny ayant obtenu de Pascal II une bulle qui leur soumettait le monastère de Saint-Cy vran , dont Bernard était alors abbé, il quitta cette abbaye, et fit avec le B. Robert d'Arbrisselles des missions évangéliques en Normandie. Il alla deux fois à Rome pour défendre l'abbaye de Saint- Cyvran. Dans son second voyage on lui offrit la dignité de cardinal. Bernard la refusa, et demanda une solitude , qu'on lui accorda avec la commission de prédicateur apostolique. Après avoir prêché dans plusieurs villes , il se rendit à Tiron , où Rotrou, comte de Perche et de Mortagne, lui donna le moyen de bâtir un monastère. C'est là que, l'an 1109, s'éleva une congrégation nouvelle et réformée de l'Ordre de Saint-Benoît, qui porta le nom de Tiron. L'Église n'a point canonisé Bernard , mais les Martyrologes des Bénédictins et de France font son éloge au li avril. Sa Vie, écrite treize ou qua-

torze ans après sa mort par Geoffroy le Gros , est exacte. On la trouve dans les Boliandistes , avec les notes de Henschenius. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. V, p. 142.

III. BERNARD ou BERNOUARD.BERNWARD (saint), évêque de llildesheim dans la basse Saxe, mort le 20 novembre 1021. Il fut ordonné prêtre par l'archevêque de Mayence l'an 986 ; il devint aumônier et précepteur du roi Othon III, qui eut souvent recours à ses conseils, et, l'an 903, il fut sacré évêque de Hildesheim; les études, les arts, les lois, tout par ses soins prospérait dans son diocèse; et, en sa qualité de prince temporel, il mit un terme aux ravages que les peuples voisins opéraient dans son diocèse. Il eut de grands démêlés avec l'archevêque de Mavence au sujet du territoire de l'abbaye de Gandiesheim,dont la possession et l'investiture avaient été accordées à son diocèse par Sylvestre II et les conciles de Todi, de Rome et d'Allemagne , assemblés en 1001 et en 1002. Célestin III le canonisa en 1194. Sa Vie , écrite de son vivant par le prêtre Tangmar, son précepteur et le compagnon de ses voyages, se trouve dans Surius, an 1618. Voy. la Chron. de Hildesheim. Albert Krantz, dans sa Métropole, 1. III.

IV. BERNARD (saint) , né dans le village de Fontaine, près de Dijon, l'an 10Ï)1 , de parents nobles et pieux, mort le 10 août 1153, est regardé comme le derniei- des Pères de l'Église par rapport au temps où il a vécu. A l'âge de vingt-trois ans il prit l'habit de religieux a Citeaux, d'où il fut envoyé à l'abbaye de Clairvaux , qui venait d'être fondée (1115), pour en être le premier abbé. Il n'avait alors que vingtquatre ans; cependant on vit en très-peu de temps plus de 7t)0 novices se ranger sous son obéissance. Le Pape, les évêques, les rois et les princes le choisirent pour arbitre de leurs différends et le consultèrent comme un oracle. 11 fonda plus de 60 monastères ; il lit condamner Abailard au concile de Sens , réfuta les erreurs de Pierre de Bruis et de Henri son disciple, s'opposa à Raoul , moine fanatique qui voulait

Îu'on brûlât tous les juifs, donna une règle aux empliers et prêcha la croisade de Louis le Jeune. Il fut canonisé en 1174 par Alexandre III. Sa Vie a été écrite par Néander, dont la livre est intitulé : Saint Bernard et son siècle; Berlin, 1813 ; et par le P. Ratisbonne , qui l'a publiée à Paris sous le titre de : Histoire de saint Bernard; 1843, 2« édit. Les protestants eux-mêmes, Luther, Bucer, Œcolampade et Calvin, n'ont pu s'empêcher d'admirer ses écrits. Mabillon a donné une édition des œuvres de saint Bernard en 1667; cette édition a été réimprimée en 1719, 2 vol. in-fol., et à Venise en 1726; enfin, en 1839 et 1840, MM. Gaume frères ont donné une trèsbelle réimpression de l'édition de Mabillon. Voy. Wach, Biblioth. patrist., éd. Danz., p. 97-1Ô0. Gaet. Moroni, vol. V, p. 142 et suiv. Le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Tous ces livres contiennent plus ou moins des détails très-intéressants sur l'histoire et les ouvi-ages de saint Bernard.

V. BERNARD DE MENTHON (saint), archidiacre d'Aoste en Piémont, né en 922, mort le 28 mai 1008. 11 quitta son père et s'enfuit à Aoste, où l'archidiacre Pierre lui fit faire de grands progrès dans les lettres et dans la piété ; lui-même devint archidiacre l'an 966. Il remplit cette charge pendant quarante -deux ans, et oj)éra de nombreuses conversions eu Piémont , dans le Valais, à Genève , en Savoie et en Lom-

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bardie. Il renversa dans le Valais une fameuse idole appelée l'Œil de Jupiter, et bâtit non loin de là un monastère et un hôpital. On célébrait autrefois sa fête le 28 mai, jour de sa mort; mais, depuis le xvi« siècle, on la fait le 15 juin. Voy. Papebroch, dans les Acta Sanctor.

VI. BERNARD (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le diocèse de Valence en Dauphiné, et près de la ville de ce nom.

VII. BERNARD (le bienheureux), margrave de Bade, 111s de Jacques de Bade, et qu'.'Éneas Sylvius, depuis pape sous le nom de Pie II, assure avoir été un des plus sages princes de son temps , naquit vers 1438 , et donna dès son enfance l'exemple de toutes les vertus chrétiennes. 11 partit au commencement de juillet 14^ pour aller à Bome trouver le pape CalixtelII; mais étant tombé malade en route, près de Turin, on le transporta dans le couvent des Franciscains, où il mounit en odeur de sainteté le 25 juillet. Le pape Sixte IV publia en 1481 le décret de la béatification du serviteur de Dieu. ClémentXIV confirma la bulle de béatification de Sixte IV, et déclara le bienheureux Bernard patron du margraviat. T'o.v. Feller, Biogr. univers.

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