VIII. BERNARD, abbé de Saint- Anastase
Vot/. Eugène III.
IX. BERNARD , moine français , entreprit de l'an 858 à 867 un voyage en Terre-Sainte , dont il a laissé une Relation curieuse et succincte ; on la trouve dans le P. Mabillon, Acta Sanctorum, tom. IV. Moréri, Diction, histor .La Nouv. Biogr. amer.
A. BERNARD, maître-école d'.\ngers, mort vers 1054. 11 fut le premier des disciples de saint Fulbert de Chartres, et a laissé : 1" Miracles de sainte Foi, vierge et martyre; — 2» Relation de son voyage à N.-D. du Puy-en-Velay . Voy. D. Rivet, Hist. litte'r. de la France, tom. VII, p. 308 et 310.
XI. BERNARD , moine de Cluny, vivait du XP au xw siècle. On a de lui : Consuetudines monasterii Chmiacensis ; cet ouvrage a été publié par D. Marquart Ergotle dans Y Ancienne discipline monastique ; Paris, 1726. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. ecclés., tom. XX, p. 466. La Bihlioth, de Cluny.
XII. BERNARD , abbé de Foncaud, de l'Ordre de Prémontré, vivait au xiP siècle. On a de lui un ouvrage contre les Vaudois, qui a été publié par Gretser en 1614. Voy. Le Page, Bihlioth. de Prémontré. Possevin, in Apparat, sacr.
XIII. BERNARD , abbé du Mont-Cassin, vivait vers l'an 1347. Il a laissé, entre autres ouvrages : le Miroir des moines de l'Ordre de Suint-Benoit ; Paris, 1507. Fw/. Tri thème.
XIV. BERNARD (Claude) , appelé communément le Pauvre Prêtre ou le Père Bernard, né à Dijon, d'une famille noble, en 1^8, et mort à Paris , en odeur de sainteté , le 23 mars 1641 , vécut quelque temps en ecclésiastique mondain ; mais. Dieu l'ayant touché , il renonça au monde, résigna le bénéfice qu'il avait, se consacra à la pauvreté et au service des pauvres , pour lesqtiels il se dépouilla d'un riche héritage qui lui échut sans qu'il s'y attendit. Le cardinal de Richelieu l'ayant nommé à une abbaye de Soissons, il ne voulut pas l'accepter. Il prêchait plusieurs fois la semaine , et ses discours produisaient des fmits admirables, quoiqu'il parlât sans préparation. C'est le P. Bernard qui a établi le fameux séminaire des Trente-Trois à Paris. Il a été enterré dans l'église de l'hôpital de la Charité. Sa Vie a été écrite par plusieurs auteurs, entre autres par Th. Le Gaullre, par le
P. Giry, minime, et par le P. Lempereur, jésuite. Voy. Feller, Biogr. univers.
XV. BERNARD (Edouard), né àTowcester en Northamptonshire l'an 1638, mort en 1696, professeur d'astronomie à Oxford, était trèsversé dans les mathématiques, la chronologie et la littérature ancienne. Outre des livres d'astronomie justement estimés , il a publié : 1» de Mensuris et Ponderibus ; Oxford, 1688, in-8°; — 2» Orbis eruditi litteraturu à charactere Sarnaritano deducta; Londres, 1689; — 3° Chronologies Samaritanœ Synopsis, dans les Acta Eruditor. Lipsiensia ; 1691 ; — 4» des Notes sur l'historien Joseph, insérées dans l'édition qu'il en a donnée en latin et en grec; Oxford, 1687 etl700,in-fol. Th. Smith, qui a donné sa Vie en latin, y a ajouté à la lin le catalogue de ses ouvrages.
XVI. BERNARD (Jacques), savant critique protestant, né à Nions en Dauphiné l'an 16o8, mort en 1718, devint pasteur de l'église de Venterol, fut ministre à Leyde, où il enseigna la théologie et la philosophie. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" de l' Excellence de la religion ; Amsterdam, 1714 , 2 vol. in-12 ; — 2" Traité de la repentance tardive; ibid., 1712, in-12. Il a collaboré , en outre , à un grand nombre d'ouvrages. Voy. Richard et Giraud. h'Europe savante, tom. IV. Le Journ. littér., tom. X. Nicéron , Mémoires . I, et tom. X, part. ii.
XVII. BERNARD (Jean), dominicain, né à Lagnicourt, près de Bapaume , en 1553, mort en 1620, prit à:Douai l'habit religieux, et se consacra au ministère de la chaire pendant quarante ans. Ses prédications avaient pour opjet d'arrêter les progrès du protestantisme. Cet homme vraiment apostolique a publié : 1» de la Confrérie du Rosaire et des indulgences qui y sont attachées; Saint-Omer, 1606, in-12; — 2" de l'Association du nom de Jésus contre les parjures et les blasphémateurs ; Douai, 1608 ; — df le Fouet divin des jureurs , parjures et blasphémateurs; ibid., 1608, petit in-12. Il a, en outre, laissé 8 volumes manuscrits sur diverses matières. Voy. Echard , Bihlioth. Scriptor. Ord. Prœdic. VEncyclop. cathol., au Supplém.
XVIII. BERNARD (Jean- Baptiste), chanoine régulier de Sainte -Geneviève, né à Paris en 1710, mort en 1772. Outre quelques oraisons funèbres et des poésies, il a laissé un Discours sur Vobligation de prier pour les rois; Paris, 1769, in-8". Vot/. Quérard, la France littéraire.
XIX. BERNARD (Richard), théologien protestant , Anglais , mort en 1641 à Batcambe , dans le comté de Somerset. On a de lui un certain nombre d'ouvrages en anglais, dont on peut voir la liste des principaux dans la Nouv. Biogr. génér.; nous ferons seulement remarquer que dans un de ces ouvrages Bernard prétend montrer que jamais saint Pierre n'est allé à Rome : Fabulous foundation of tke Popedom, shewing that Peter vms never at Rome. Cette prétention était sans fondement en 1619, lorsque Bernard écrivait; aujourd'hui elle serait parfaitement ridicule.
XX. BERNARD D'ANGLETERRE , surnommé le Sage, bénédictin anglais, lit en 970, dans la Terre - Sainte , un voyage dont la relation se trouve dans Mabillon, Acta Sanct. Ord. S.-Bened., tom. I. Voy. Fabricius, Bihlioth. latina mediœ œtatis.
XXI. BERNARD DAPIFER, moine de Melk en Autriche, vivait au xiv siècle. On a de lui : Histoire de saint Gothalme, publiée par Lambécius dans sa Bihlioth. de Vienne, tom. II, p. 618.
XXII. BERNARD D'AQUILA, procureur général de l'Ordre des Frères Mineurs, né à F ossa
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dans l'Abruzze, mort en 1503, a laissé, entre autres ouvrages : 1" Avertissements touchant la vie spirituelle, en italien ; Venise , 1572 ; — 2" fe Funérnl; ibid., 1571. Ses autres ouvrages, restés manuscrits, sont conservés en Italie. Voy. Richard et Giravid.
XXIII. BERNARD D'ARRAS , capucin , vivait au commencement du xviii" siècle. Ses ouvrages sont : i" le Grand commandement de la loi, ou le Devoir principal de l'homme envers Dieu et envers le prochain , exposé selon les principes de saint Jhomus ; Paris, 1734, in-12; — 2» VOrdre de r Église, ou la Primante' et la subordination ecclésiastique, selon saint Thomas; ibid., 1735, in-12 ; — 3» le Ministère de l'absolution , ou le Pouvoir de confesser, selon saint Thomas; ibid., 1740, in-4"; — 4«,le Code des Paroisses; 1742, 2 vol. 12 ; — 5" les Écarts des théologiens d'Auxerre sur la Pénitence et V Eucharistie ; 1748, in-i"; — 6" le Ministère primitif de la pénitence enseigné dans toute l'Église gallicme; il5'2, in-12.
XXIV. BERNARD D'AUVERGNE ou DE CLER- MONT et DE GANNAT , petite ville située sur les confins de l'Auvergne et qui le vit naître , vivait du xiii« au xiv siècle. Il était bachelier de la faculté de Paris , et un des meilleurs prédicateurs de son temps. On a de lui , entre autres écrits : 1" Lectura super libros sententiarum. ; — 2° Contra dicta Henrici de Gandavo , f/uibus impugnat S. Thomam; — 3® Sermones. Ces ouvrages et tous les autres , composés par Bernard, sont restés manuscrits dans différentes bibliothèques. Voi/. Échard, Script. Ord. Prœd., tom. I, p. 385 et'492; tom. II, p. 819. Richard et Giraud.
XXV. BERNARD DE BOLOGNE, théologien italien, vivait au milieu du xviii^ siècle. Il a laissé , entre autres ouvrases : 1» Manuale confessariorum ordinis Capuccinornm; Venise, 1737, 1740 et 1745 ; — 2" Institutio theologica , juxta omnia fldei dogmata et Joannis Duns Scoti scholastico nervo instructa; Venise, 1746, in-4»; — 3" Dissertatio de arca communi pro anno nativitatis Jesu Christi ; — 4° Bibliotheca scriptorum ordinis Minorum Francisci C apuccinorum , retexta et extensa, etc. Venise, 1747, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. qénér.
XXVI. BERNARD DE BOTONO , canoniste , issu de la famille de Botono , fort considérée à Parme, mort en 1266, est auteur d'un Apparatus, appelé la Glose ordinaire (Glossa ordinaria), et composé de tous les commentaires et de toutes les gloses ajoutés au recueil des Décrétales de Grégoire IX. Cet Apparatus se trouve habituellement joint aux manuscrits et aux éditions dudit recueil. Voy. Hildenbrand , dans le "Diction, encyclnp. de lu théol. cothnl.
XXVII. BERNARD DE COMPOSTELLE, savant en droit, vivait au xiiP siècle. Il a reçu le surnom de Compostelle, parce qu'il était prêtre ou trésorier de cette église. 11 écrivit divers ouvrages : 1" Diplomata summorum pontificum, et antiquorum Eispaniœ regum, mis dans 10 4" vol. de Hispania illustrata; — 2" Ja Troisième compilation des Décrétales; — 3° un Com?nentaire sur les premiers livres des Décrétales ; — 4" un Recueil de questions sur tous les cinq livres. Voilà ce que disent Richard et Giraud , en s'appuyant sur Trithème , Possevin , Gesner, Morales , Le Mire , Dupin ; et voici ce que le docteur Hildenbrand remarque (Dict. encyclop. de la théol. cath., tom. III, p. 22) ; « Il y a deux canonistes distingués de ce nom. Celui qu'on appelle ordinairement Bernardus Compostellanus antiqum était archidiacre à Compostelle du temps d'Innocent III. Il recueillit dans les ar-
chives romaines une collection des décrétales de ce Pape qu'on nomma Compilatio Romana. Comme elle contenaitquelquespiècesdouteuses, Innocent III fit faire une nouvelle collection de ses décrétales par Pierre de Bénévent, et l'on ne se servit pas de celle de Bernard. Il écrivit aussi des gloses pour les recueils des décrétales antérieures et une SvmmadeElectionihus.— L'autre canoniste de ce nom , qu'on appelle d'ordinaire Bernardus de Montemirato, était préti-e à Compostelle, et composa des Commentaires sur les décrétales d'Innocent VI et sur le premier livre du Recueil des décrétales de Grégoire IX. »
XXVIII. BERNARD DE CORLEÔNE (le bienheureux), ainsi nommé parce qu'il naquit à Corleone, ville de Sicile, eut une jeunesse fort orageuse. L'orgueil, la vengeance, la débauche, étaient surtout les passions qui le dominaient. Ayant frappé un jour un officier de la justice , il fut condamné à la prison. Cette condamnation fut le moyen dont Dieu se servit pour le ramener; les sentiments de piété dans lesquels ses parents l'avaient élevé se réveillèrent bientôt en lui; il pleura amèrement ses fautes et se retira dans un couvent de capucins, où il passa le reste de ses jours dans la pratique de toutes les vertus , au point de devenir un objet d'admiration la plus vive pour tous les religieux. En récompense de ses mérites, Dieu lui accorda le don de la contemplation et le don de prophétie. Bernard mourut en 1667, et un siècle après Clément XIII le déclara bienheureux. Voy. Gaet. Moroni , vol. V, p. 148, 149. VEncyclopéd. cathoL, au Supplém.
XXIX. BERNARD DE LUXEMBOURG, dominicain , mort à Cologne en 1535. Il professa longtemps à Louvain et exerça les fonctions de
? rieur. On a de lui, entre autres ouvrages : » Opusculum de Jubilœo, sive peregrinaiorium ad urbem Romam in triginta dictas redactwn; in quo mirœ antiquitates et sacrorum interpretum Sententiœ referuntur; Cologne, 1525, in-4"; — 2o Compilatio ad recommendationem B. Josephi sponst Christiferœ Virqinis et nutritii Jesu Christi; — 3° Catalogus hœreticorum omnium pêne , qui ad hœc usque tempora passim litterarum monumentis proditi sunt, illorum nomina, errores et tempora quibus vixenmt ostendens; cui postea adjectus est tractatus de Purgatorio ; Cologne, 1522, in-4», et Paris, 1524; — 4» de Ordinilms militaribus et armorum militarium mysteriis ; iZ'Hl , in -8". Voy. Echard, Script. Ord. Prœdic. tom. II, p. 93.
XXX. BERNARD DE PAVIE , canoniste , prévôt, puis évoque de Pavie , a composé , en 1190, un recueil de canons intitulé : Breviarium Extravagantium , id est decretorum et canonum extra decretorum corpus vagantium ; Ilerdse, 1576, in-fol,; Parisiis, 1609, in-fol.; recue.il qui réunit en effet les nouvelles lois de l'Église promulguées après Gratien , et les anciennes qui n'avaient pas été insérées dans le décret de Gratien. On trouve quelquefois le recueil de Bernard désigné 'sous le nom de Compilatio prima, parce qu'il avait été adopté avant plusieurs autres collections d'Extravagantes qui ne le furent qu'après lui. Voy. le Diction, encyclopéd. de la théul. cathoL, tom. III, p. 22.
XXXI. BERNARD DE PROVENCE, dont le vrai nom est Bernard de Trilia, docteur de Paris et professeur de théologie, né à Nîmes vers 1240, mort à Avignon en 1292. Il appartenait à l'Ordre de Saint-Dominique et était disciple de saint Thomas ; on a de lui : 1" un Traité de l'âme; — 2" des Commentaires sur quelques livres de l'Écriture. Voy. Seralino Razzi. Alph.
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Fernandez, Echard, Script. Ord. Prcedic, t. I, p. 432.
XXXII. BERNARD DES PORTES, fondateur de la Chartreuse de ce nom , mort en H5'i. Il quitta le monastère d'Ambournai pour fonder la Chartreuse-des-Portes, que l'on compte comme la troisième de l'Ordre de Saint-Bruno , l'an 1115, et il la gouverna en qualité de prieur jus-
Îu'en 1147. On a de kn : trois Lettres; Dijon, 657, in-8o. Elles ont été publiées par le P. Chifflet, Prœfat. in Episf. Beni., tom. XXIV, et dans HifjHofh. Patr., p. 1501. !>/. D. Ceillier, Hist. des A)tf. sacr'. pf ecc/.. tom. XXII, p. '21)1.
XXXIII. BERNARD D'OFFIDA ( le bienheureux), naquit en Italie, non loin du lieu dont il porte le nom , le 7 novembre 16<Ji. Ses parents, qui étaient de simples villageois, le destinèrent à garderies troupeaux ; mais ils mirent tous leurs soins, et ils réussirent à inculquer dans le cœur de leur enfant les sentiments d'une tendre piété. Aussi, étant tout jeune encore, il se livrait à la prière avec une admirable ferveur. Le prêtre sage et éclairé qu'il prit pour guide de sa conscience lui fit faire de grands progrès dans la perfection. Bernard avait surtout à cœur de ne faire en chaque chose que la volonté de Dieu; il le priait sans cesse de lui indiquer la voie qu'il devait suivre. Il se sentait porté à embrasser l'Ordre des Capucins; mais il craignait que ses parents ne s'y opposassent. Il se trompait : son père, qui l'aimait tendrement, ayant connu que Dieu voulait que son fils fût religieux , rengagea à entrer dans ce saint état. Bernard donc vola joyeusement au couvent des capucins de Corinaldo, qui l'accueillirent avec empressement. Après avoir rempli plusieurs missions qui lui avaient été données, il revint à Offida , appelé par ses compatriotes et par ses supérieurs. Là son zèle et sa charité opérècent de vrais prodiges. Après quelque temps il tomba dangereusement malade ; sa première pensée fut de se préparer à mourir, et son premier désir, celui de recevoir les derniers sacrements. Ce fut le 22 août 1694 qu'il rendit son âme à Dieu. Il y eut un si grand concours à sa mort, qu'il falbit le laisser exposé pendant trois jours. Dès ce moment il s'opéra un grand nombre de miracles par son intercession; c'est pourquoi Pie VI le déclara bienheureux le 19 mai 1795. Voy. Gaet. Moroni, vol. V, p. 149,
XXXIV. BERNARD D'OSIMO, capucin, natif d'Osimo , dans la marche d" Ancône , a publié : Tractatus de Pussione Domini , in varias meditntiones per heddoinudem distrifmtus : Venise, 1589. y'oy. Bernard de Bologne, Biblioth. Capucinorum.