‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 312 sur 1220 · XXXVIII. BERNARD PTOLOMEI (samt),fon · texte numérisé non relu

XXXVIII. BERNARD PTOLOMEI (samt),fon

dateur des Olivétains, né à Sienne en 1272, mort le 20 août 1348. Il remplit d'abord les premières charges dans sa patrie, et fit vœu de quitter le monde s'il guérissait d'un mal d'yeux dont il était affligé. Ayant été en effet guéri, il se retira dans un déseil à dix milles de Sienne, et adopta la règle de Saint- Benoît. Son Ordre', approuvé par plusieurs Papes, est connu sous le nom de Congrégation de la Vierge Marie du moût Olivet.

I. BERNARDI (Arnald), dominicain, né à Cahors, mort en 1334, a laissé, entre autres ouvrages : 1" Postilla super Apfjcalypsin ; — 2" Lectura; et Sermones super VU Psalmos pœnitentiales. Voy. Echard, Bihlioth. Scriptor. Ord. Prœdicator. Fabricius, Biblioth. latina mediœ œtnfis.

IL BERNARDI (Guillaume), Flamand, de l'Ordre des Franciscains, très -versé dans les sciences ecclésiastiques, vivait au xvi« siècle. On a de lui : 1» de Sacrarum litterarum conimunicatione et sensu; — 2" de Ritihus catholicok Ecclesiœ et de Sepulturis; Paris, 1547, in-8". Voy. François Svveert, Athenre Uelqicœ.

I. BERNARDIN DE SIENNE (saint), théologien et prédicateur célèbre, né à Massa -Carrara en 1380, mort à Aquila le 20 mai 1444. Son surnom lui vint de ce que son père descendait de la famille des Albizeschi, une des plus considérées de Sienne. Il entra d'abord dans une confrérie de l'hôpital de la Scala, où il se distingua par son courage et sa charité pendant la peste qui ravagea la ville de Sienne, l'an 1400. En 1404 il prit l'habit de Saint -François; ses supérieurs l'envoyèrent dans la Terre - Sainte avec le titre de commissaire de la mission. A son retour, il parcourut l'Italie tout entière, et par ses prédications réussit à pacifier toutes les classes de la société. Accusé d'hérésie, il alla à Rome pour se justifier, et Eugène IV lui ofVrit divers évéchés, qu'il refusa; il se contenta de la charge de vicaire général de son Ordre dans l'Italie, et il bâtit ou rétablit plus de trois cents couvents. Nicolas V le canonisa l'an 1450. Ses œuvres ont été publiées par Pierre Rodolphe , évêque de Sinigaglia : Venise , 1591 , 4 vol. in-4''; — par le P. de Lahaya ; Paris, 16li6, 5 vol. in-fol.; — la dernière édition est de Venise, 1745, 5 vol. in-fol. On trouve la liste de ces œuvres dans Gaet. Moroni , vol. V, p. 141 , et surtout dans Richard et Giraud, qui entrent dans des détails intéressants. Voy. encore Wading, in Annal. Trithème. Bellarmin, de Scriptor. eccl. Possevin. Le Diction, enqjeloftéd. de la théoloq. cathoL, art. Bernard de Sienne.

II. BERNARDIN (Théophile), jésuite, né à Sedan en 1529, mort en 1025, professa la théologie dogmatique et morale dans sa compagnie, et dirigea la maison de Touniay, puis le collège d'Arras. Il a laissé : 1° le Chemin de la vertu tracé aux divers états; Tournay, 1615, in-12; — l" Étoile des chrétiens pour tirer vers Le port d'heureuse éternité; Rouen, 1616, in-12; livre souvent réimprimé et traduit , tantôt sous ce titre , tantôt sous des titres différents ; — df la Pratique des bonnes œuvres; 1616, in-12; — 4" de Heligiosœ perseverantiœ prœsidiis, libri XI; Anvers, 1622, in-4''; ouvrage qui a été réimprimé sous le titre de : Spéculum perfectionis religiosœ; 1683. Voy. la N'fUV. Bioyr. r/énér.

III. BERNARDIN DE BUTIS, de l'Ordre des Frères Mineurs, né dans le Milanais, vivait au xv« siècle. Il fut l'un des bons prédicateurs de son temps. Il a laissé, entre autres ouvrages: 1» un Office de F Immaculée Conceptim de la sainte Vierge; — 2» Hecueil de Sennons sur la

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sainte Vierge ;W\ldin et Strasbourg; cet ouvrage a paru sous le nom de Mariai; — 3" un iiccueil fie Sermons pou?' toute l'année; Haguenau, 15(X). Il a laissé en outre V Office du Nom de Jésus, dont se servent les Cordeliers. Voy. "Wading, Annales Minonim. Richard et Giraud.

IV. BERNARDIN DE CARPENTRAS (Henri- André, dit le Père), né à Carpentras en 1649, mort à Orange en 1714, entra dans l'Ordre des Carmes, ou , selon d'autres , dans celui des Capucins. Il professa tour à tour la philosophie et la théologie. On a de lui : Ântiqua priscorum hominum philosophia evidentihus demonstrattonibus, cum vera scientiœ methodo restituta; Lyon, 1698, 3 vol. in-S».

V. BERNARDIN ouBERNHARDIN DE PARIS, capucin français, vivait au xvii« siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1" la Communion deJésus- Christ; Paris, 1658, in-S"; — 2° de l'Amour céleste de la sainte Vierge; ibid,, 1659, in- 8"; — 3" l'Esprit de la mendicité évangélique: ibid., 1662, in-8% — 4» la Sainteté de Dieu exprimée en Jésus-Christ; ibid., 1674, in-12; — 5» de la Sainteté des prêtres; ibic^., 1675, in-S"; — 6" Instruction pour les missionnaires;\h\d., 1611 , in-8";

— 7» le Religieux ou le Chrétien en solitude; ibid., 1682, m-12. Voy. Bernard de Bologne, Bihlioth. Scriptor. Capuc. ,

VI. BERNARDIN DE PEQUIGNY, capucin, né à Péquigny en Picardie vers 1633, mort à Paris en 1709", professa la théologie avec succès. Il a laissé : l" Pratique efficace pour bien vivre et pour bien mourir ; Lyon , 1701, in-12; — 2" Triplex expositio in Evangelia; Paris, 1704, 1706, in-fol.; — 3" Triplex expositio in Epistolas I). Pauli; ibid., 1704, 1726, in-fol.; cet ouvrage mérita les éloges de Clément XI; l'auteur en a donné lui-même une traduction française abrégée, 4 vol. in-12, dont la 5<= édit. a paru en 1820. Voi/. Richard et Giraud.

VII. BERNARDIN DE ROME, surnommé le Petit k cause de sa petite taille , de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Feltri vers 1420, mort à Pavie en 1494 , était un homme d'une grande vertu et d'une éloquence extraordinaire. Les papes Sixte IV et Innocent VIII avaient pour lui beaucoup d'estime ; car ils l'employèrent dans plusieurs affaires importantes. Il montra surtout sa charité en établissant dans plusieurs villes d'Italie des monts-de-piété pour soulager les pauvres, que les juifs ruinaient par leurs prêts usuraires. On a de lui : 1» un Traité sur la manière de se confesser; Bresse, 1542, in-12;

— 2" des Sermons sur la perfection de la vie chrétienne, en italien; Venise, 1532, in-8''. Fo;/. "Wading, Biblioth. Scriptor. Ord. Minor. Possevin. Trithème.

VIII. BERNARDIN DE SAHAGUN, franciscain, vivait au xvi" siècle. Il alla dans les Indes occidentales et s'arrêta dans le Mexique, où il composa dans la langue du pays une grammaire, un dictionnaire , et d'autres ouvrages pour les missionnaires et les chrétiens de ce pays. On a encore de lui, en espagnol, Y Histoire de la religion, du gouvernement et des coutumes des anciens idolâtres des Indes. Voy. Antoine de Léon , Biblioth. Ind. occident. Wading, Biblioth. Scriptor. Ord. Mnor. Nicolas- Anton., Biblioth. Hispon.

BERNARDINES, rehgieuses qui suivent la règle de Saint-Benoît comme les Bernardins.

BERNARDINS, religieux fondés par saint Robert, abbé de Molesme , puis de Citeaux, d'où leur est venu le nom de religieux de Citeaux. Ils suivent la règle de Saint- Benoit avec les usages de Citeaux, et on les nomme Bernardins parce que saint Bernard a beaucoup illus-

tré et étendu leur Ordre. Il y avait cinq abbayes chefs d'Ordre de Saint-Bernard en France : Citeaux, Clairvaux, Pontigny, La Ferté et Morimont. Voy. Bernard (Saint-). Cîteaux.

BERNARDON (Guillaume), écrivain ecclésiastique, né à Chàlons- sur -Saône, mort l'an 1628, était avocat avant d'entrer dans les ordres. On a de lui : 1" de l'Indifférence sur le devoir des ecclésiastiques , et de la résidence qu'ils doivent aux charges où ils sont appelés ; Lyon, i6'22, in-12; — 2" au Concours et de la résidence des curés, et de la pluralité des bénéfices; Paris, 1625, in-8''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BERNAY (Bernaicum), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit située dans la ville de ce nom, à quarante-huit hilomètres de Rouen. Commencée vers 1024 par .ludith, duchesse de Normandie , elle fut achevée et dotée en 1025. Les religieux de la congrégation de Saint-Maur s'y établirent en 1628. Voy. La Maitinière, Diction, g'éogr. Sainte -Marthe, Gallia Christ., tom. II, col. 830, nouv. édit. Richard et Giraud.

BERNER (Jean -Benjamin), théologien protestant, né à Greitz en 1727, mort en 1772, a laissé , entre autres ouvrages : 1" Traité abrégé de la mort de Notre Sauveur, traduit en allemand du latin de D. G. S. Richter; Schleitz, 1760, in-8''; — 2" Saint Paul dans les tribulations et les angoisses, en allemand; î6î(/.,1762, in-8"';

— 3° Nouvelles preuves de la bonté divine envers les enfants pauvres et les orphelins, aussi en allemand ; Greitz , 1770-1772, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. qénér,

BERNÈRE, BERNERUS ou DERNIER, premier abbé d'Humblières, dans le Vermandois, vivait au x« siècle. Il fut d'abord moine de Saint- Remy de Reims, puis abbé d'Humblières, monastère qui avait été primitivement occupé par des religieuses , et que Bernère gouverna avec tant de piété, qu'on le qualifiait encore au siècle suivant A' abbé de sainte mémoire. On a de lui la Vie de sainte Hunegonde, première abbesse d'Humblières ; on la trouve dans Surius et dans Mabillon, Acta Sanct. Ord. S.-Bened., tom. VII. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VI, p. 493.

BERNHARDI (Jean-Henri), théologien protestant, né à Wolfhagen, dans la Hesse, en 1685, mort en 1729. Ses principaux ouvrages sont : 1" Disput. de usu et utilitate philosouhiœ et historiée in jurisprudentia ; Hanovre, 1719, in-4";

— 2" de Genuina ac solida doctoris theologici sapientia ; Duisbourg, 1725, in-4° ; — 3" rfe Rationabilitate mysterii salutis; Hanovre , 1726, in-4''. Vo>/. la Nouv. Biogr. génér.

DERNIER. Voy. Bernère.

BERNIÈRES-LOUVIGNY (Jean de), trésorier de France à Caen , né dans cette ville en 1602 , mort l'an 1659, avait établi et dirigeait une espèce de communauté composéed'ecclésiastiques et de laïques pieux qui vivaient ensemble, unis par les liens de la ferveur et de l'oraison; c'est ce qu'on appelait Y Ermitage. Il contribua aussi à l'établissement d'hôpitaux , de couvents, et a la fondation de l'Église du Canada. On lui doit : 1» l'Intérieur chrétien ;'m-\'i., qui a eu un grand nombre d'éditions; — 2" Œuvres spirituelles; 1670, in-8'', en deux parties; réimprimées aussi plusieurs fois. Ces deux ouvrages ont été mis â VIndex comme entachés de quiétisme, l'un le 30 novembre 1689, l'autre le 19 mars 1692. Bernières a composé plusieurs autres ouvrages ; mais ils n'ont jamais été publiés, selon la Nouv. Biogr. génér. relier, au contraire, cite comme ayant para en 1676 : Pensées de M. Bernières- Louvigny, ou Sentiments d'un chrétien intérieur

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