BERR
sur les principaux mystères de la foi pour les plus grandes fêtes de l'année. Voy.YeWer, Biogr. uîiivers.
BERNINI (Dominique), chanoine de Sainte- Marie-Majeure, vivait à la fin du xvii« siècle et dans la première moitié du xviii'. Il a laissé j une Histoire de toutes les hérésies depuis le '■ commencement du christianisme jusqu'à Inno- | cent XI; Rome, 1705, 4 vol. in-fol. Joseph Lanci i en a donné un abrégé ; Rome , 4 vol. Voy. la Nouv. Bioffr. génér.
BERNITIUM. l'oy. Berratium.
BERNOLDUS. Tov- Bernaldus.
I. BERNON ou BERNO, premier abbé de Cluny, mort l'an 927, lit profession religieuse dans l'abbaye de Saint-Martin d'Autun , d'où il passa dans celle de Baume ou de Saint-Benoit d'Aniane. D'autres prétendent qu'il quitta son premier monastère pour fonder celui de Gigny, dans le Lyonnais. On le chargea de l'abbaye de Baume, puis de celle de Cluny, vers 910; il gouverna ensuite le monastère de Déols ou Bourg- Dieu, puis celui de Massay en Berry; enfin on lui confia l'administration de sept abbayes à la fois pour V rétablir la régularité. Qi'elques Martyrologes lui donnent le titre de bienheureux , d autres celui de saint. Voy. Jean, Vie de saint Odon. Sigebert, de Scriptor. eccles. BoUand., I" tome de janv. Mabillon, au v« siècle bénédictin .
II. BERNON ou BERNARD et Qnod vult Deu.s% moine de Fleury-sur-Loire , mort l'an 1048, fut député en '.199 au concile d'Orléans, passa de l'abbaye de Fleury à celle de Prum, et devint abbé du monastère de Richenau en 1008. Il accompagna, l'an 1013, le roi saint Henri à Rome, et assista à la cérémonie de son couronnement. Outre des Traités sur la musique, des Lettres et des Sermoîis, il a laissé : 1" un Traité sur l'office de la Afey*!?; Paris, 1518, in-4''; Venise, 1572, in-8»; Cologne, 1568, et Paris, 1610; il se trouve aussi dans la Biblioth. des Pères : — 2° un Traité du jeûne des Quutre-Temps , dans D. Bernard Pez, Anecdotes, part, ii, p. 59; — 3" un Traité sur l'Aient; ibid., p. 69. Ces traités, qui ne jouissent pas d'une grande réputation, sont très-utiles
f>our faire connaître la discipline de ces tempsà. Voy. Sigebert, de Scriptor. eccles. Trithème. Bellarmin. Baronius, ann. 1014. Possevin. Le Mire. D. Ceillier, Hist. desAut. eccles., tom. XX, p. 206 et suiv. Gaet. Moroni, vol. V, p. 154. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
BERNOUÀRD. Voy. Bern.\rd n»III, et Hil-
DESHEIM.
BERNOUL. Voy. Bern.vldus.
BERNWARD. Voy. Bernard n» III.
BÉRO ou BÉROiUS (Augustin), jurisc. italien, né à Bologne, mort en 1554. a laissé, entre autres ouvrages : Lecturœ super 1 , 2 , 3 et 5 Décrétai. Concil., tom. IV, Quœstion., tom. I. Voy. Bumaldi. Biblioth. Bonon.
BEROALDE ou BEROULD (Matthieu), théologien, né à Saint-Denis , mort à Genève en 1576. Sommé à l'évéché d'Agen, il embrassa le calvinisme; il était, en 1558, gouverneur de Th. Agrippa d'.Aubigné , avec lequel il quitta Paris pour se retirer à Montargis. Il professa enfin à Sedan l'histoire et la philosophie. On a de lui : Chronicon Scripturœ sacrœ autoritate constitutum et quinque libris ahsolutum ; Genève, 1575, in-fol. : ouvrage qui a été mis à VIndex. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
BERODACH-BALADAN, appelé par Isaie Mérodach-Buladan. était roi de Babylone et fils de Baladan, à qui il succéda; il envoya vers Ézéchias , roi de Juda , des ambassadeurs avec des
lettres et des présents. Voy. ÏV Rois, XX, 12. Isaie , XXXIX , 1 .
BERŒA , BÉRÉE , aujourd'hui Béria ou Véria, ville épisc. du diocèse de l'IUyrie orientale dans la province de Macédoine, sous la métropole de Thessalonique. On prétend qu'elle fut soustraite de Thessalonique et érigée en métropole. Il est certain qu'elle fut établie évèché dans le i*"" siècle, et qu'elle devint archevêché dans le vi^. L'apôtre saint Paul y prêcha l'Évangile. Voy. Actes des Apôtr., xvii, 10. Les Constitut. upostol.. 1. VII, c. XLVi. Lequien, Oriens Christ. Richard et Giraud.
BÉROÉ, ville épisc. ou archiépisc. de la province et du diocèse de Thrace , sous la métropole de Philippopolis. D'autres la placent entre Nicopolis et Philippopolis. Selon Cédrénus elle prit le nom d'Irénopolis, parce que l'impératrice Irène la fit rebâtir. Le christianisme parait y avoir fleuri dès les premiers temps, puisque saint Paul , dans sa seconde Épitre à Timothée (IV, 13), parle de Carpus , dont les Menées des Grecs font mention au 26 mai comme d'un disciple de saint Paul que cet apôtre ordonna évéque de cette ville. Voy. Richard et Giraud.
BÊROIUS. Voy. Béro.
BÉROLD, bibliothécaire de l'église métropolitaine de Milan, a écrit vers l'an 1123 le plus ancien Recueil des Bits de la liturgie ambrosienne.
BÉROMI, qu'on lit II Rois, xxiii, est probablement le même lieu que Bahurim, dont les habitants se nomment Bauramites. Voy. Bahurim, et compar. I Paralip., xi, 32.
BÉRON , hérétique sorti des Valentiniens, admettait la confusion des deux natures en Jésus- Christ , et ne reconnaissait en lui qu'une seule opération. C'est pourquoi il soutenait que la divinité était passible, et (jue l'humanité était capable des mêmes opérations que le Verbe. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. eccles., tom. II, p. 347. Richard et Giraud.
BEROSE , historien de Babylone , vivait , à ce que l'on croit, du temps d'Alexandre le Grand. Il était Chaldéen et prêtre de Bélus, divinité babylonienne. Joseph et Eusèbe nous ont conservé quelques fragments de son Histoire, qui répandent une ijrande lumière sur plusieurs passages de l'Ancien Testament, et sans lesquels on ne pourrait donner ime liste exacte des rois de Babvlone. Voy. Tatian., Contra gentes. Vitruve, L IX, c. vu. Pline, 1. VII, c. xxxvii. Vossius, de Histor. grœcor., xiil, p. 70. Feller, Bioqr. u/tivers. La Souv. Biogr. génér.
BÉROTH. Kof/. Beeroth.
BEROTHA, est très -probablement la même que Béroth ; car dans le texte hébreu la terminaison a est une postposition qui signifie vers (ad, versus). Voq. Ezéch., XLVii,16.
BEROTHITE (Be/o//i//eA\ plur. Berothitœ), qui est de Béi'oth. Voy. II Rois, iv, 2. I Paralip., XI, 39, etc. Le Diction, encyclop. de la théolog. cathol.
BEROULDE. Voy. Beroalde.
BERQUIN (Louis), gentilhomme artésien, fut brûlé en place de Grève, à Paris, le 22 avril 1529, pour sa persistance dans plusieurs erreui-s luthériennes qu'il avait embrassées et qu'il publiait dans ses écrits. Il a laissé, traduits du latin d'Érasme : 1« le Vrai moyen de bien se confesser ; — 2» le Chevalier chrétien ; imprimés à Lyon en 1542, in-16, et mis à VIndex.
BERRATIUM ou BERNITIUM, siège épisc.
dans l'ile de Lesbos, sous la métropole de Mj- , tilène. V'oy. Wading, Annal., tom. VI, n. b, 1 p. 217.