‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 315 sur 1220 · IV. BERTI-CHRAMNUS. Voy. Bertran, n» I · texte numérisé non relu

IV. BERTI-CHRAMNUS. Voy. Bertran, n» I

BERTIER (Philippe de), seigneur de Mon-

trabe , mort en 1618. 11 était président à mortier au parlement de Toulouse, et a laissé : 1» Pithanon, diatribœ duœ, quibus civilis imperii Romani notitia et Ecctesiœ politia illustrantur : Toulouse, 1608; — 2" Tolosœ seu Iconum libri il carminé; Toulouse, 1610 et 1613. Voy. Moréri, édit. de 17.59.

BERTILLE. Voy. Berthilde.

I. BERTIN (saint) , abbé de Sithieu , à Saint- Omer, natif de Constance, en Suisse, mort le 5 septembre 709. L'an 633, il alla avec deux de ses amis trouver saint Orner à l'abbaye de Luxeuil , où il fut ordonné prêtre. L'an 539 il se rendit à Térouane, auprès de saint jOmer, devenu évêque de cette ville. Là il mit tout en œuvre pour mstruire les peuples et les affermir dans la foi, et dirigea le monastère de Sithieu, que saint Omer venait de bâtir, et qui plus tard prit le nom de Saint-Bertin. On l'honore le 5 septembre , jour de sa mort. Voy. D. Mabillon, au \ii^ siècle bénédict. Feller, Biogr. univers. Gaet. Moroni , vol. V, p. 179. Le Diction, encyclop. de lu théol. cathol. Richard et Giraud.

II. BERTIN (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située dans le diocèse de Saint- Omer. Voy. Saint-Omer.

III. BERTIN (Antoine) , curé de Saint-Remi à Reims, né à Droup-Saint-Basle, en Champagne, mort en 1823, fit le serment à la constitution civile du clergé, et fut grand vicaire de l'évêque constitutionnel et curé de la cathédrale de Reims. Il se montra d'ailleurs pasteur aussi zélé qu'édifiant. Écrivant en 1817 au Saint- Siège pour obtenir l'érection d'un Chemin de Croix dans son église , il profita de cette occasion pour déclarer qu'il était pleinement soumis aux rescrits du Saint-Siège sur la constitution civile du clergé. Le 8 octobre 1822, il fit la rétractation la- plus ample, la plus précise et la plus forte ; rétractation qui fut insérée à cette époque dans Y Ami de la Religion et du Roi. Son vicau^e et un autre prêtre de sa paroisse l'imitèrent dans cette démarche. Outre plusieurs ouvrages en faveur de la jeunesse , on a de lui : 1» Discours prononcé le 5 juin 1814 au service solennel de Louis XVI, Louis XVH, Marie-Antoinette, etc.; Reims, 1814, in-8"; — 1° Instruction sur les devoirs des sujets envers leurs souverains : ibid., 1815, in-S»; — 3» Instruction sur la nécessité de craindre Dieu et d'honorer le roi, préchée le 6 août 1816; ibid., 1816, in-8» ; — 4» Reims est la ville du sacre; ibid., 1819; — 5» Relation de la neuvaine solennelle qui s'est faite dans l'église de Saint-Remi de Reims, depuis le 22 septembre jusqu'au \" octobre 1820; ibid., in-8». Voy. Feller. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

IV. BERTIN (Jean), évêque de Vannes, né à Périgueux en 1712, mort en 1774, essuya plusieurs persécutions parlementaires à cause des mesures qu'il crut devoii' prendre pour faire respecter les décisions de l'Eglise par ceux qui étaient en opposition à la bulle Unigenitus. Le refus des sacrements était une de ces mesures que la conscience prescrivait aux évêques. Bertin était un prélat aussi zélé et aussi ferme que pieux et édifiant.

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BERTINI (Vincent), théologien italien , mort à Montalcino en 1643. Il était visiteur apostolique , et a laissé, entre autres ouvrages : 1" Sacrée Pa/estùiœ descriptio: Sienne, 1633, et en italien; Venise, 1642, in-4"; — 2» de Prœceptis christianis centuria II: Sienne, 1642. Voy. la Nom-, Biogr. qénér.

BERTINOR'O ( Beriinorium , liretinorium ) , ville épiscopale d'Italie, située à deux milles de Forlimpopoli, dans la Rpmagne, sur un coteau à gauche de la voie Émilienne , fut d'abord soumise à Forlimpopoli ; mais, cette ville ayant été détruite Tan 1370 , l'évêché fut transféré à Bertinoro. Voy. Gaet. Moroni , vol. V, p. 179, 180. Richard et Giraud. De Commanville , i'^ Table alphabet., p. 46.

BERTIUS (Pierre), littérateur, né à Biew ou Beveren , en Flandre , l'an 1565 , mort en 1629, fut régent du collège des États à Leyde, et professa la philosophie dans cette ville. Il vint en France, où il abjura le protestantisme en 1620. Il professa l'éloquence au collège de Boncourt, devint historiographe du roi -t professeur Koyal surnuméraire de mathématiques. Outre un grand nombre d'autres ouvrages sur la géographie, il a laissé : 1" Notifia chorographica episcopatuum Galliœ ; Paris , 1625 , in-fol. ; — 2" un livre sur la persévérance des saints , intitulé : Hymenœus desertor. s-ive de Sanctorum perseverantia et apostasia ;Lugd. Batav., 1615, in-4o. Voy. Swertius,^/Ae«. Bely. André-Valère, Biblioth. Belg. ^'xcéron , Mémoires , tom. XXXI.

BERTOLDE, moine de Mici ou Saint- Mesmin, près d'Orléans, vivait au ix« siècle. On a de lui : Vie de saint Maximin , abhé de Mici. publiée par Mabillon dans le recueil de ses Acta, tom. I. Voy. D. Rivet, Hist. littéraire de lu France, tom. V, p. 7 et 8.

BERTOLO, jurisconsulte, natif de Venise, mort à Vicence en 1737 , professa la législation à Vicence en 1718. On a de lui : Concilium Tridentinum ; 3 vol Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BERTOMŒUF (l'abbé de) adonné : Instruction pour se disposer à la Pàque chrétienne , ou explication de toutes les cérémonies de l'Eglise, depuis le mercredi des Cendres jusqu^à l'Ascension; Paris, 1696, in-12; c'est un supplément à \ Année chrétienne de Letourneux. Voy. le Journ. des Savants . 1696.

BERTOU (saint). Voy. Bardou.

BERTOUL. Voy. Bernaléus.

BERTRADE. Voi/. Berthe. n» IV.

I. BERTRAM ou BERNARD, ou BERTRAND, dominicain allemand , mort à Goblentz en 1387, devint évéque titulaire de Titlis , dans la Géorgie, et suffragant de Tierri dt Poppart, évêque de Metz. Il se rendit célèbre par son savoir, sa piété et son habileté dans les affaires. On a de lui , entre autres ouvrages : 1" Tractatus de schismate L'rbani VI et démentis VII, pseudo-pon ti fiais ; — 2» de Illusionibus dœmonum: — 3» des Sermons. Voy. Possevin. Sixte de Sienne. Trithème. Echard, Script. Ord. Prœd., tom. I, p. 689.

II. BERTRAM ( Corneille-Bonaventure ) , ministre protestant et professeur de langue hébraïque à Genève et à Lausanne , né à Thouars, en Poitou, l'an 1531 , mort à Lausanne en 1594. Ses principaux écrits sont : 1» de Politica j'udaica , tnm civili quam ecclesiastica ; Genève , 4580, in-8»-, réimprimé sous ce titre : de Republica Hebrœorum; Leyde, 1641, in -18; ibid., 4651 ; — 2» Une traduction de la Bible en français: Genève , 1588; — 3» Compuratio grammaticœ et hebraicœ et uramicœ ; Genève, 1574, in-é». Voy. Colomiès, Gall. Orient., p. 73. Lem-

pereur, de Republ. j'udaic. prœf. Richard et Giraud.

III. BERTRAM (Jean-Frédéric), théologien allemand, né en 1699, mort en 1741. Luthérien et ennemi de la philosophie , il soutint de longues controverses avec Reinbeck , et a laissé, entre autres ouvrages : Pai'ergu Ostfrisica , guibus continentur dissertati'jnes de rerum in Ecclesia et republica Frisiœ orientalis scriptoribus gestarum; Brunswick, 1735, in-8». Voy. la Notw. Biogr. génér.

IV. BERTRAM ( Jean - George ) , théologien allemand . né à Lunebourg en 1670 , mort en 1728. Il suivit en qualité d'aumônier les troupes qui se rendaient dans le Brabant , et exerça le saint ministère à Giffhorn et à Brunswick. II a laissé , entre autres ouvi*ages : 1° Dissertatio de Avmione , qua ratione ad pontificatum Rom. pervenerit; léna, 1693; — 2" Lunebourg ^évangélique, ou Histoire de la réforme et de f Église de Lunebourg: Brunswick, 1719. Voij. ibid.

V. BERTRAM de NEUBOURG (Jean), professa à Erfurt et à Mayence au xv« siècle. On a de lui : 1» un Prologue de la Bible; — 2'' des Conférences . — 3° un Traité du prix de la Messe.

I. BERTRAN, en latin Berti- Chramnus ou Bertrannus (saint), né vers le milieu du vi« siècle , mort le 30 juin 628. Issu d'une famille noble du Poitou, il exerça pendant dix ans la fonction d'archidiacre de l'Eglise de Paris , et fut choisi , l'an 586 , pour succéder à Baldegi- >ilo, évêque du Mans. Gontran, roi d'Orléans et de Bourgogne, l'appela à sa cour pour régler les affaires publiques de l'Église. De retour dans son diocèse, il se livra entièrement au soin de son troupeau et lit réparer ou bâtir un grand nombre d'églises, de monastères et d'hôpitaux. Trois fois on le chassa de son diocèse , mais il parvint toujours à y rentrer. Son corps fut brûlé par les huguenots l'an 1568. Voy. Grég. de Tours, Hist. D. Mabillon, Anakcta , tom. III. BoUand., 6 juin. Gaet. Moroni, vol, V, p. 183. Richard et Giraud.

IL BERTRAND (saint), évêque de Cominges, en Gascogne, mort le 15 octobre vers l'an ll26. Il descendait par son père des comtes de l'Isle- Jourdain, et par sa mère, des comtes de Toulouse. Il fut d'abord archidiacre de l'Église de Toulouse , et peu après évêque de Cominges. Il se montra le médecin , le guide, le père et le pasteur de son troupeau, rétablit l'église et la ville de Cominges, qui le regarde non-seulement comme son patron , mais comme son restaurateur et son second fondateur. Le pape Clément V le canonisa; sa vie a été écrite nar Vital , protonotaire d'Alexandre III , sur l*^ rapport de témoins oculaires et dignes de foi Sa fête principale se célèbre le 15 octobre. Voy. Gaet. Moroni, vol. V, p. 182, 183. Richard et Giraud.

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