‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 314 sur 1220 · BERS · texte numérisé non relu

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SERRÉE, ville de la province de Syrie au diocèse d'Anlioche , el située entre Antioche et Hiéraple. C'est un archevêché in partibus, sans suffragants. Cette ville s'appelait autrefois Chalyhou; les Arabes la nomment Chalyha; c'est aujourd'hui Alep ou Halcp. De Commanville, qui l'appelle Berrœa ou Alep, dit qu'elle est devenue évèché au V siècle et archevêché au xii". Vorj. De Commanville, /r« Table alpliabét., p. 40. Gaet. Moroni, vol. V, p. 155.

BERRIMAN (Guillaume), anglican, né à Londres en 1688, mort en 1750. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" An historical account ofthe Trinitarian controversy, in eight sermons; 1725 ; — 2o Brief remarks on M. Chandler's introduction io the History of Inquisition ; Londres, 4733. Voy. la Nrmv. Biogr. génér.

BERRINGTON. Voy. Berington.

BERRUYER ( Joseph -Isaac), jésuite, né à Rouen en 1681, mort à Paris l'an 1735, après avoir professé longtemps et avec distinction les humanités. Il publia en 1728 une Histoire du peuple de Dieu, tirée des seuls Livres saints, réimprimée avec des corrections en 1733, 8 vol. in-4°, et 10 vol. in-12. Cette histoire lit beaucoup de bruit dès son apparition, et eut un grand succès. Il est vrai que si la prolixité du style et les ornements dont il est chargé fatiguent souvent le lecteur, l'histoire abonde en traits singuliers et brillants qui l'attachent; elle est écrite avec chaleur et avec élégance , tissue avec art , semée de réllexions très-judicieuses. Au point de vue de l'orthodoxie, elle laisse beaucoup à désirer; aussi fut-elle condamnée à Rome par un décret du 17 mai 1734. La seconde partie ne

Êarut qu'en 1753, 4 vol. in-4", et 8 vol. in-12. enoît XIV la condamna par un bref du 17 février 1758. Enlin la Troisième partie de l'Histoire, du peuple de Dieu , ou Paraphrase littérale des Épitres des Apôtres d'après le Commentaire du P. Hardouin, 2 vol. in-4'' et 5 vol. in-12, fut supprimée par un bref de Clément XIII du 2 décembre 1758. — Une nouvelle édition de V Histoire du peuple de Dieu a paru à Besançon en 4828, 40 vol. in-S", avec un très-grand nombre de corrections. Fo?/.Feller,B/o^r. MWîi.'er.y. Gaet. Moroni, vol. V, p. 475. Le Diction, encyclop. de la théol. caihol.

BERSA, roi de Gomorrhe qui fut en guerre avec Chodorlahomor et ses alliés. Voy. Genèse, XIV, 2.

BERSABË , bourg de Galilée situé au midi de la haute Galilée et au nord de la basse Galilée. Voy. Joseph, de Bello Jud., 1. III, c. ii; 1. II, c. XXV ; de Vif a sua, p. 1013.

I. BERSABEE, est le nom donné par anticipation au désert dans lequel errait Agar lorsqu'Abraham l'eût renvoyée de chez lui. Foy. Genèse, XXI, 14, et compai\ vers. 31.

II. BERSABEE, en hébreu J5e^»' Schébah, c'està-dire Puits de Jurement, nom qui fut donné à un puits creusé par les serviteurs d'Abraham, et auprès duquel ce patriarche et Abimélech ïirent une alliance accompagnée d'un serment. Voï/. Genèse, xxi, 31.

ÏII. BERSABEE, nom qui fut donné à la ville voisine du puits appelé Bersabée, Voy. Genèse , XXVI , 33.

IV. BERSABÉE, ville située à vingt milles d'Hébron, veis le midi. Dans l'Écriture , les limites de la Terre-Sainte sont souvent marquées par ces mots : Depuis Dan jusqu'à Bersabée. Dan était à l'extrémité septentrionale, et Bersabée à l'extrémité méridionale du pays. Cette ville fut d'abord donnée par Josué à la tribu de Juda, puis cédée à la tribu de Siméon. Voy. Genèse ,

XXI, 14,31, etc. Josué, XV, 28. II Rois,xvii, ii, et passim. Reland, Palœst. illmtr.,p.iSl.

BERTAIRE. Voy. Berthaire.

BERTAL (Etienne), jésuite, a laissé : Discours choisis sur plusieurs matières importantes de la foi et des mœurs; Lyon, 1687, in-4".

BERTEL ou BERTELS (Jean), dominicain, théologien et historien flamand, né à Louvain en 1559, mort en 1607. Il fut abbé du monastère de Luxembourg pendant dix - neuf ans ; on le transféra l'an 1594 à l'abbaye d'Echternach , où il mourut. Il a laissé , entre autres ouvrages : l" In regulam D. henedicti dialogi viginti sex; — 2" Càtalogus et séries abbutum Exteracensium (d'Echternach) ; Cologne , 1581 , in-8'>. Voy. André-Valère , Biblioth. Belg. Sainte-Marthe, Gall. Christ. La Nouv. Biogr. génér.

BERTHAC (Louis), dominicain, né à Bruges en 1620, mort en 1697, a laissé : 1» Origo plagarum christianum orbem devastantium , sans nom d'auteur; Bruges, 1658, in-8"; — 2» Medicus christianus, deteqens lachrymis deplorundam ferrei hujus sœculi cœcitatem, prœsentium et imminentium plagarum originem; Anvers, 1665, in-4''; — 3" plusieurs autres écrits en ilamand, parmi lesquels la Vie de saint Louis Bertrand; Anvers, 1671, in-12.

I. BERTHAIRE ou BERTAIRE (saint), religieux du Mont-Cassin, mort le 22 octobre 88i. 11 fut choisi l'an 85<i pour succéder à Bassarius ou Bassace , abbé de son monastère ; il fortifia le Mont-Cassin pour le mettre à l'abri des attaques des Sarrasms; il accompagna Louis le Débonnaire dans son voyage en Pouille, et, l'an 879, il alla à Rome pour engager Jean VIII à rétablir Landulphe , évêque de Capoue , sur son siège. Les Sarrasins le tuèrent pendant qu'il célébrait la messe. L'Église l'honore comme un martyr le 22 octobre. On a de lui : 1» Questions sur l'Ancien et le Nouveau Testament; — 2" Deux livres de contradictions apparentes de l'un et de l'autre Testament; Bàle,1530; Cologne, 1532; — 2" des Sermons et des Vers sur la vie et la mo)-t de saint Benoit. Voy. D. Ceillier, tom. XIX, pa;-ï. 384. La Nouv. Biogr. qe'nér. Richard et Giraud.

IL BERTHAIRE ou BERTAIRE, BERGHAIRE, BERGAIRE, prêtre de l'Église de Verdun, vivait au x'= siècle. On a de lui : Commenturiolus de Virdunensibus episcopis , Dadoni ejusdem urbis episcopo nutritori suo oblafura , publié par le D. Luc d'Achéry, Spicili'ge, tom, XII, p. 251. Fel- 1er, Biogr. univers., à l'art. Bertaire ou Ber-

GAIRE.

BERTHAUD.BERTHIAUD OU BELTHOL.né

à Langres, vivait du xvi' au xvii« siècle. Il professa à Paris les belles-lettres, devint, l'an 4^7, recteur de l'Université, et, en 1544, principal du collège de Navarre. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 4° Sur le Purgatoire, traduit du latin de Jean Cochlée , un des plus ardents adversaires du protestantisme ; Paris , 1552 ; — 2" /e Directeur des confesseurs ; Vains , 4648. Voy. la Nouv.

BERTHAULD (François), jurisconsulte, né à Rouvray en Bourgogne l'an 4590, mort à Semur en 4724. On a de lui : Cluvis utriusque juris, id est titulorum omnium, juris civilis indices ordine alphabetico ad omnes editiones accommodati , cum œconomia et explicatione notarum et abbi^eviatarum juris civilis et juris canonici; Dijon, in-8», ibid.

I. BERTHE (sainte), abbesse de Blangy en Artois, morte le 4 juillet, vers l'an 725. Fille du comte Rigobert , seigneur de la cour de Clovis II, elle épousa un grand seigneur nommé Sigefroy, et eut cinq filles , parmi lesquelles on

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cite sainte Gertiude et sainte Déotile. Elle devint veuve, et entra dans le monastère de Blangy. qu'elle avait fondé , et dont elle fut abbesse Tan 6S6. Accusée d'inlidélité envers l'État par un seigneur qui n'avait pu obtenir la raain de sa fille Gertrude, elle fit reconnaitre son innocence par Thierry III. Elle retourna à Blangy, bâtit trois églises dans son monastère, et sept autres dans ses terres, puis se démit de sa charge d'abJbesse en laveur de Déotile, et passa le reste de ses jours dans une cellule. On l'honore le 4 juillet et le 11 octobre, jour de sa translation, l'oy. Mabillon, iw siècle héHsd.,TùA. Richaid et Giraud, au mot Berthe.

II. 6£RTH£ (sainte), fondatjice et première abbesse du monastère des Bénédictines d'Avenay en Champagne, vivait vers la fin du vu* siècle. Elle avait épousé saint Gombert, beaufrère de Chilpéric II. Les deux époux se séparèrent pour servir Dieu avec plus d'ardeur. Saint Gombert alla recevoir en Irlande la cou^ ronne du martyre; sainte Berthe périt assassinée par les enfaiîts d'un premier lit de son mari. Les assassins devinrent fous , et c'est depuis cet assassinat qu'on attribua à la fontaine de Sainte- Bertbe le don de guérir les fous. Voy. \Emy~ clofj. catfuil.. au Supplr'm.

III. BERTHE, liUe de Garibert ou Charibert, roi des Franks . et aniéi e-petite-fille de Glovis, fut mariée à Ethelbert, roi aniilo-saxon de Kent. Catholique fenente, elle favorisa l'évèque saint Augustin, que Grégoire le Grand avait envoyé en 596 avec quarante prêtres pour convertir les Anglo-Saxons encore païens. Elle décida même son époux à permettre à ces missionnaires de prêcher l'Évangile et à recevoir lui-même le baptême avec dix mille nobles saxons.

IV. BERTHE ou BERTRADE, sœur de saint Wolpiième et religieuse de Willok, près de Bonn , vivait au xi« siècle. Elle a composé lu Vie de .minte Adélaïde, première abbesse de son monastère. Voy. Richard et Giraud.

BERTHELET ou BERTHELOT (D. Grégoire), religieux bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes et de Saint-Hydulphe, né à Berain, dans le Barrois, en 1680, mort en 1745. Il a laissé ; Titiité historique et moral de l'abstinence des viandes, et des révolutions qu'elle a eues depuis le cojmnencement du monde jusqu'à présent, tant paruii les Hébreux que parmi la païens; Rouen, 173^1, in-4". Le but de l'auteur est de montrer que l'abstinence de la viande est essentielle à l'état monastique. D. Calmet, daiis sa Biblioth. Lorraine^ nous a conservé les titres d'un grand nombre d'ouvrages composés pai* D. Bertelet; mais les manuscrits eu sont perdus. Voy. le Journ. des S^nants, i13i, p. 74» V* édit., et p. 144, 2* édit. Richard et Giraud.

BERTHET (Jean), né à Tarascon en 1622, mort à Oulx en IGSfe, appartenait d'abord à la Compagnie de Jésus ; mais en ayant été renvoyé par ordre de Louis XIV, il entra chez les Bénédictins. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1» Trtiité sur la présence réelle, accompagné d'une concordance de tous les anciens Pères avec les controversistes modernes; — 2° Traité historique de la charge de grand aumônier de France. Fo^. More ri, Diction, kistor. La. Nouv. Biogr. ghifir.

BERTHIAUD. Voy. Berthaud.

BERTHIER (Guillaume -François), jésuite, né à Issoudun en 17(V4, mort en 1782. Il se distingua par sa science et par ses vertus; il protèssa les belles-lettres à Blois, la philosophie à Reimes et à Rouen, et la théologie à Paris. L'an 1742 il continua \ Histoire de l'Église gallicane, dont

il composa les six derniers volumes ; puis il rédi^rea le Journal de Trévoux, où il attaqua Voltaire et les encyclopédistes. Enfin il fut attaché par le Dauphin à l'éducation de ses fils. On a de lui : 1" Commentaires sur les Psaumes et /saïe; Paris, 15 vol. in-12; — 2° Œuvres spirituelles: 1811, 4 vol. in-12; — 3" Réfutation du Contrat social; Paris, 1789, 1 vol, in-12. Voy. Montjoie, Eloge du Père Berthier; 1817, in -8». Feller, Biogr. univers. Le Diction, encyclop. de la tbéoi^ crt /Art/. Richard et Giraud.

BERTHILBE ou BERTILLE (sainte), première abbesse de Chelles, née vers l'an 628, morte le 5 novembre 702. Elle était issue de l'une des premières familles du Soissonnais, et prit le voile au monastère de Jouarre, dont elle fut prieure. Sainte Bathilde, veuve de Clovis II, l'en fit sortir en 656 , et la nomma abbesse du monastère de Chelles, qu'elle venait de fonder, L'Éi;lise honore sa mémoii^e le 5 novembre et célèbre la fête de sa translation le 26 mai. Voy. Mabillon, ni« siècle bénéd. Bulteau, Hist. de» Bénéd., 1. III, c. xxix, Gaet, Moroni, vol. V, p. 178, 179. Richard et Giraud, au mot Bertille.

BERTHOD (Anselme), bénédictin, grand prieur de Luxeuil, membre des Académies de Besançon et de Bruxelles, né à Rupt en Franche- Comté en 1733, mort à Bruxelles l'an 1788. Outre plusieurs opuscules historiques restés manuscrits à l'Académie de Besançon, il a coni-

[>osé plusieurs articles insérés dans le VI» voume (octobre) des Acta Sanctorum des Bollandistes. Voy. Feller, Biogr. univers, La Nouu. Biogr. gènér.

I. BËRTHOLB , apôtre du christianisme en Livonie , et second évèque de Livonie , succéda eu cette qualité à Vexhiill vers 1196. Après une première tentative faite sans succès, Berthold partit une seconde fois de la basse Saxe pour se rendre en Livonie, ovi il fut tué le 24 juillet 1198. Sa mort n'empêcha pas le triompne du christianisme en Livonie; cinquante Livoniens se firent baptiser le même jour à Kirchliolm, et cent le lendemain à Ykerkola. Les chrétiens envoyèrent à Brème demander un évêque , et sous le successeur de Berthold, Albert d'Apeldern, la convereion de la Livonie fut achevée à l'aide, de l'Ordre Uvonien des chevaliers Porte-Glaives»- Voif. le Diction, encyclop. de lu théol. cathol.

il. BERTHOLD, prédicateur, né à Ratisbonne , entra dans l'Ordre de Saint-François. Il parcouiut en prêchant l'Autriche , la Moravie et la Thuringe , et partout il opéra des conversions sans nombre. Le peuple avait pour lui b plus grande vénération; il lui attribuait une quan> tité de miracles. Le Pape lui donna le pouvoir d'accorder une indulgence de quelques jours après ses sermons. Berthold mourut en 1272, fut enterré dans l'église des fianciscains à Ratisbonne, et bientôt honoré comme un saint. Outre des Sermones de Tempore et de Sanctis, ainsi que des Sermones rusticani qui ont été conservés dans des bibliothèques d'Allemagne, Jeaa Gourmont a imprimé à Paris , sans date : Fiittris Bertholdis Teutonis homlo^ium divisionis circa vitam Christi. On a publie encore à Berlin : Berthold des Franziskaners deutsche Pre~ digten . ans der zweiten Hœlfle des IS**" Jahrhunderts; 1824. Voy. V^'âding^ Annales Minoi-um. La Nouv. Bionr. génér. Le Diction, encyclop. de la tliéol. cathol.

III. BERTHOLD, né à Rohrbach, mort en 1359, prétendait avoir reçu de Dieu une doctrine nouvelle et l'ordre de la communiquer à ses ùères : il disait, entre autres choses, que

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Jésus-Christ a maudit sa mère , et la terre qui a bu son sang. Dès que le bruit de ses erreurs se ftit répandu, l'inquisition le fit comparaître pour répondre de sa doctrine. Par la crainte de la mort Berthold se rétracta , mais en apparence seulement ; car dès qu'il crut pouvoir le Mre librement , il reprit ses prédications. L'inquisition s'empara de nouveau de lui ; et, comme il refusa d'abjurer ses erreurs , elle le livra au bras séculier. 11 fut publiquement brûlé enidôQ.Voi/. Sandérus, Hœres., CLXVii. Nauclenis, Chronicon, tom. II, p. 401. Le Grant, Hist. Hœresiarch., p. 259. Le Dict. encyclop. de la théol. cathol.

BERTHOLDUS. Voy. Bernaldus.

BERTHOLET (Jean), jésuite, né à Salm, en Ardennes , mort à Liège en 1755. Il se fit d'abord connaître comme prédicateur, et s'appliqua surtout à l'étude de l'histoire. On a de lui : i" Histoire ecclésiastique et civile du duché de Ltixembourg et comté de Chiny; Luxembourg, 1741-1743, 8 vol. in-4'>: excellent ouvrage qui n'a pas toujours été estimé selon son mérite; — 2» Histoire de l'institution de la Fête-Dieu, 1746, in-4». Voy. le Journ. des Savants, 1742, p. 705, l""* édit. Feller, Biogr. univers. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. J. Lamoureux , dans la Nouv. Biom\ géne'r.

BERïHON (Gabriel), seigneur de Fromental , vivait dans la seconde moitié du xyiii» siècle. Il était avocat et conseiller royal en la prévôté du Puy. Il a laissé : Décisions de droit civil, canonique français, par ordre alphabétique, et avec des observations sur l'ancienne et nouvelle jurisprudence des pays qui se régissent par le droit écrit; Lyon, 1/40, 1 vol. m-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1740, p. 592, l'fe édit. Richard et Giraud.

BERTHORIUS. Voy. Berghoire.

I. BERTI ( Alexandre-Pompée ) , polygraphe, né à Lucquès en 1680, mort à Rome l'an 1752, entra à seize ans dans la congrég. de la Mère • de-Dieu à Naples, fut prédicateur distingué, professa avec succès la rhétorique et la philosophie, devint vice - recteur , assistant général et historien de son Ordre, membre de l'Arcadie romaine et consulteur de la S. congrég. de VIndex. On lui doit un grand nombre d'ouvrages , cités par Mazzuchelli ; nous ne signalerons ici que le suivant : Délia Unità délia Chiesa , ovvero confutazione del nuovo sisteina del sign. Jurieu, tradotta dal francese del sigti. Chanterene ; Yenise , 1742. Voy. Zaccaria, Histoire littéraire d'Italie. La Nouv. Biogr. génér.

II. BERTI (Jean -Laurent), augustin, né à Sarravezza , en Toscane , l'an 1696, mort à Pise l'an 1766, devint assistant du général de son Ordre à Rome, puis bibliothécaire à Florence et professeur d'histoire ecclésiastique à Pise. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1» Predica agli Ebrei fatta in Livorno nel 1725; — 2° Joannis Laureritii Berti, Florentini , fratris eremitœ Augustiniani , librorum de tneologicis disciplinis tomus I. Cet ouvrage, qui parut d'abord à Rome, fut imprimé de nouveau à Munich, 1750 , 5 vol. in-fol., et en dernier lieu à Naples, 1792, 10 vol. in-4° , avec des additions , valut à son auteur de longs démêlés avec les archevêques de Sens et de Vienne; mais Benoit XIV permit au P. Berti d'en publier l'apologie , qui parut sous ce titre : Augustinianum systema de gratia, ab iniqua Baiani et Janseniani erroris insimulatione vindicatum : sive refutatio librorum, quorum titulus : Baianismus et Jansenismus redivivi in scriptis PP. FF. Belelli et Berti, etc.; Rome, 1747, 2 vol. in-i"; — 3» Historiu ecclesiastica ;

7 vol. in-4*' ; — 4» un Abrégé du même ouvrage. Voy. Mazzuchelli , Scrittori d'Italia. Chaudon et Deiandine, Diction, histor. La Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud.

III. BERTI ou BARZI (Paulin), dominicain, né à Lucques dans le xyu» siècle, a laissé : Thésaurus scientiarum omnium; "Venise, 1613. Voy. la Nouv. Bioqr. qénér.

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