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ibid., 1775, ,4 vol. in-8"; — 3" Sermons pour les fêtes de l'Eglise chrétienne; Yverdun, 1776, 2 vol. in-8". Voy. la Notw. Biogr. génér.
VI. BERTRAND (Pierre), cardinal et théologien français, mort à Avignon en 1349. Il professa le droit eivil et canonique à Avignon, à Montpellier, ii Orléans, à Paris; il fut chanoine et doyen de Puy-en-Velay , conseiller-clerc au parlement de Paris, chancelier de la reine Jeanne de Bourgogne, évèque de îvevers, puis évêque d'Autun. 11 joua un grand rôle dans la conférence de "Vincennes , présidée , l'an 1339 , par Philippe de Valois, et dont le but était de circonscrire les juridictions civiles et ecclésiastiques en matière litigieuse. En 1331 , le pape Jean XXII lui donna le chapeau de cardinal. Il a fondé à Paris le collège d'Autun , appelé aussi collège du cardinal liertrand. Il a laissé ri" Libellus adversus Petnmi de Cugneriis ; Paris , 1503 , in-16, et 1513, in-S» ; mais la meilleure édition est celle de Brunet, 1731. Pierre de Cugnières était avocat du roi ; — 2» Tractus de origine ju- 7'isdictionum, sive de duftbus potestutibus , etc. ; Paris, 1551 , in-S". Voy. Moréri, Diction, histor. Gaet.Moroni,vol.V, p. 182. La Nouv. Biog génér.
VII. BERTRAND DE LA TOUR, de l'Ordre des Frères-Mineurs, né dans le diocèse de Cahors , mort en 13S4. Il fut ministre général de la province d'Aquitaine, devint, l'an 1319, archevêque de Salerne, puis cardinal et évêque de Frascati. L'an 1328, il fut nommé vicaire ou administrateur général de l'Ordre des Frères- Mineurs. On a de lui ; des Sermons sur les Épitres qu'on lit à la Messe; Strasbourg, 1501.
BERTULFE. Voy. Bardou , n» I.
BËRULLE (Pierre de), fondateur et premier supérieur général de la congrégation des prêtres de l'Oratoire en France, né en Champagne, ou, selon quelques-uns, à Paris, l'an 1575, mort en 1629. Sa science et sa piété lui acquirent la plus grande réputation dans l'Europe entière; saint François de Sales, son ami , et le cardinal du Perron admiraient le talent avec lequel il persuadait les hérétiques. Le 4 novembre 1611 il fonda la congrégation de l'Oratoire , qui fut conlirmée par Paul V le 10 mai 1613, et qui s'est répandue dans presque toutes les villes considérables de France. C'est le pape Urbain VIII qui nomma Bérulle cardinal en 1627. On a de lui des ouvrages de controverse , de spiritualité et de la théologie la plus élevée, qui ont eu pendant sa vie de nombreuses éditions. Ils ont été publiés en 1644, 2 vol. in-fol., et en 1657, 1 vol. in-fol. Foy. Sainte - Marthe , Gallia Christ. Habert de Cérisi , Vie du cardinal de Bérulle ; Paris , 16i6, in -4". Tabaraud, Histoire de Pierre de Bérulle; Paris , 1818, 2 vol. in-S». On trouve dans cette histoire un grand nombre de faits intéressants et des détails peu connus ; mais elle se ressent de l'esprit de parti qui dominait l'auteur. Elle renferme en outre beaucoup trop de minuties et de détails , de querelles peu convenables à la dignité de riiistoire, et d'ailleurs déplacées dans une vie aussi édiliantc.Ces réflexions de Feller nous ont paru trop justes pour ne pas les reproduire ici. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
BERYL , une des pierres qui ornaient le rational du grand prêtre chez les Hébreux. Voy. Exode, xxviii, 20. Compar. Bérille, n» I.
BERYLLE , évêque de Bostres , en Arabie , vers 240, après avoir gouverné quelque temps son église avec beaucoup de réputation , tomba dans l'erreur. Il prétendit que Jésus-Christ n'avait pas existé avant l'incarnation, et qu'il n'avait été Dieu que parce que le Père demeurait en
lui comme dans les prophètes. Convaincu de ses erreurs par Origène, il revint à la foi pure qu'il avait abandonnée , et il la professa avec mi éclat nouveau. Voy. Eusèbe, Hist. eccles.,
I. V, c. XX, XXIII. Hieronym., de Viris illustr. Socr., Hist. eccles., 1. III, c. vu. Le Dict. encyclop. de la théol. cathol., à l'art. Antitrinitaires.
I. BÉRYTE, aujourd'hui Baruih ou Beyrouth, ville archiépisc. in partihus, sans suffragants, dans la première Phénicie , au diocèse d'Antioche , sous la métropole de Tyr. Théodose le Jeune l'érigea en métropole et lui soumit six villes, dont Eus tache , évêque de Béryte, prétendit être le métropolitain ; il porta même ses prétentions très-haut ; mais le concile de Chalcédoine s'y opposa, et l'évêque de Béryte ne conserva que le titre de métropolitain honoraire. Le premier nom qui ligure sur la liste de ses évêques est Quartus. Si c'est le même q^iie Quartus dont parle saint Paul dans son Epitre aux Romains (xvi, 23), la foi a été établie dans cette ville dès les premiers temps du christianisme. Fo?/. De Commanville, l''« Table alphabet., p. 40. Gaet. Moroui, vol. V, p. 136 et suiv. Richard et Giraud.
II. BERYTE, ville épisc. de la Phénicie, du diocèse des Maronites. Les catholiques y ont un évêque maronite , et les schismatiques un évêque grec. Voy. Assemani, Bihlioth. Onent^, tom. III, part. Il, n"5. Voy. Gaet. Moroni,ibid.,. p. 137. Richard et Giraud.
I. BERZELLAÏ , natif de Ro^ielim , dans le pays de Galaad. C'était un vieillard ami de David ; il le secourut lorsqu'il fut chassé de Jérusalem par Absalom. Il alla le voir à Mahanaïm; David l'invita à venir à la cour, mais Berzellaï refusa, et lui présenta son fils, que David garda auprès de lui. Après avoir accompag-né ce prince jusqu'à ce qu'il eût passé le Joui'dain avec tout le peuple, il le quitta, et retourna dans sa patrie. Foj/.II Rois, xvii, 27 et suiv. ; XIX , 31 et suiv.
II. BERZELLAÏ, né dans la ville de Molath, dans la tribu de Siméon ; il était père d'Hadriel,
aui avait épousé Michel, autrefois femme de lavid. Voy. II Rois, xxi, 8.
III. BERZELLA! appartenait à la race dessacrificateurs , et il épousa une fille de la race de Berzellaï de Galaad. Voy. I Esdr., il, 61.
BESACIERS, franciscains qui, trouvant que leur Ordre n'était p«s assez austère , s'en détachèrent une vingtaine d'années environ après sa fondation. Ils ne voulaient posséder absolument rien que leur besace ; de là leur nom de Besaciers. Voy. le Diction, encyclop. de la théol ^ cathol.
BESAI^ Israélite dont les descendants revinrent de Babylone au nombre de 323. Voy, I Esdr.,
II, 17.11 Esdr., vu, 23.
BESANÇON {Besuntium, Bisuntium, Vesontio , Visontio), ville autrefois épisc. et aujourd'hui archiépisc. de France, dans la Franche- Comté. Il parait que le premier évêque de Besançon fut saint I<"erréol , disciple de saint Irénée, et qui souflrit le martyre Fan 211 ou 212. Cependant quelques auteurs ecclésiastiques mettent avant lui saint Lin, qu'ils prétendent avoir été disciple de lapôtre saint Pierre et son successeur sur le siège de Rome : d'autant plus que tous les anciens catalogues de l'Église de Besançon nomment saint Lin le premier. Mais on répond à cela que c'est par une erreur commune à plusieurs églises qui , ayant eu des évêques du nom des disciples de Jésus -Christ ou des apôtres, ont supposé qu'ils avaient été leurs premiers évêques. Quoi qu'il en soit de cette
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question, l'évêché de Besançon est très-ancien. Ses évêchés suffragants étaient Belley, Bàle en Suisse et Lausanne, dont le siège est à Fribourg; maintenant ce sont Strasbourg, Metz, Saint- Dié, Verdun, Nancy et Belley. Voy. Gaet. Moroni , vol. Y, p. 185 et suiv. Le Diction, ena/clop. (le la théol. catlvol. Richard etGiraud, t. XXVUI, jj. 150 et suiv.
BESCAPE (Charles), noble milanais, né en 1550, mort en 1615, prit, l'an 1574, le degré de docteur à Pavie ; fut peu après chanoine de Milan sous saint Charles. En 1578 Bescarpe entra chez les barnabites, dont il devint supérieur général. Enfin il fut nommé, lan 1593, au siège épiscopal de Novarre. Outre beaucoup de manuscrits qu'il a laissés, on a de lui un certain nombre d'ouvrages imprimés à Novarre ou à Milan, les uns en latin, les autres en italien. Voy. la Biblioth. Scriptor. Mediolan. et Richard et Giraud, qui ont donné la liste de tous les ouvrages imprimés.
BÉSÉCATH , ville de la tribu de .Tuda (IVRois, XXII, 1), la même que la Vulgate appelle ailleurs ( Josué, XV, 39) Bnscath. Le texte hébreu porte liaicath dans les deux endroits.
BESÉE , Israélite dont les descendants revinrent de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voi/. I Esdr., II, 49.
BÉSÉLAM-MITHRIDATE était un des ofliciers du roi de Perse en deçà de l'Euphrate; il écrivit avec Reum-Béeltéem au roi Ai'taxercès pour le prier de défendre aux Juifs de bâtir le Temple. Il y a des exemplaires qui font de Bésélam-Mithridate deux noms propres différents; mais les Bibles les plus correctes, comme celle d'Hyacinthe Marielti, de Turin, et celle de Rome, 1861, n'en font qu'un seul. Voy. I Esdr., IV. 7.
BÉSÉLÉEL , fils d'Uri ou de Hur et de Marie, sœur de Moïse. Il était très-habile dans l'art de travailler les métaux et dans les ouvrages mécaniques. Moïse l'employa aux travaux du tabernacle de l'Alliance. Les Juifs de Sidon croient que les tombeaux de Béséléel et du prophète Sophonie sont auprès de leur ville , et ils les visitent avec dévotion. Voy. Exode, xxxi, 2.
BÉSÉTHA, l'une des montagnes sur lesquelles la ville de Jérusalem était bâtie; elle était du côté du septentrion, par rapport au Ternple. Voy. Joseph, de Belle, 1. VI, c. x, p. 919.
BESIRA , la même que la citerne de Sira ( II Rois, III, 26). Joseph met Sira à 20 stades ou 28 kilomètres d'Hébron. Voy. Joseph, Ântiq., 1. VII, 0. I.
BESLI ou BESLY (Jean), jurisconsulte célèbre , né dans le Poitou en 1572, mort en 1644. Outre des travaux sur l'histoire et des poésies , on a de lui : l» Évéqiws de Poitiers avec les preuves; Paris, 4647, in-4«; — 2'^ Prœfatio ad Pétri Tutebodi sacerdotis Sivracensis historiam de Hierosolymitano itinei^e , dans Duchesne, Historiœ Francorum Scriptores, tom. IV. La Nouv. Biogr. génér.
BESLOTH ou BESLUTH , Israélites dont les descendants revinrent de Babylone avec Zorobabel. Voy. I Esdr., ii, 52. II Ësdr,, vii, 54.
BESLY. Voy. Besli.
BESNIER (Pierre) , jésuite , né à Tours en 1648, mort à Constantinople l'an 1705, outre qu'il a composé plusieurs ouvrages philologiques, a travaillé conjointement avec les PP. Bouhours et Letellier à la traduction du Nouveau Testament en français. Voy. la^ Nouv. Biogr. génér.
BÉSODIA , père de Mosollam. Voy. II Esdr., m , 6.
BESODNER (Pierre), théologien protestant de la Transylvanie, mort à Herrnaustadt en 1616. Il a laissé : Bibliotheca theologica , hoc est, Index bibliorum prœcipuorum eorundemque Hebraorum, Grœcorum et Latinorum, in certas classes ita digestorum ut primo intuitu adparere possit, qui in numéro Rabbinorum , Pati-uin , lutheranorum, pontiflcorum aut zuinglico-calvinianorum co« fjneaw^Mr,Francfort-sur-rOder, 16C^, in-4", et 1610. in-4». Voi/. la Nouv. Biogr. génér.
BESOGNE ou BESOIGNE (Jérôme), docteur de Sorbonne , né à Paris en 1686, mort en 1763, professa la philosophie et fut coadjuteur du principal au collège du Plessis. Il s'attira des désagréments par son opposition à la bulle Vnigenitus. On a de lui, entre autres ouvrages: 1° Concorde du livre de Sagesse, ou Morale du Saint-Esprit ;I>ains,il2n, 1746, in-12: — 2» Concorde des Épitres de saint Paul et des Èpitres canoniques; ou Morale des Apôtres ;'Pax'\s, 1747, in-12 ; — 3" Principes de la perfection chrétienne et religieuse; Paris, 1748, in-12 ; — 4° Réflexions théologiques sur les écrits de M. l'abbé de F*** {Ville froy) et de ses élèves; Paris, 1752; — 5" Réponses aux dissertations des PP. capucins auteurs des principes discutés; Paris, 1759; — go Principes de la pénitence et de la conversion; Paris, 1762, 1 vol. in-12. Voij. Richard et Giraud, tom. IV. Feller, qui fait de très-justes réflexions sur plusieurs ouvrages de Besogne.
I. BESOLD ou BESOLDE ( Christophe ) , jurisconsulte allemand, né à Tubinge en 1577, mort à Ingolstadt en 1638. Il professa la jurisprudence à l'université de Tubinge. En 1635, il embrassa la religion catholique et se retira à Ingolstadt, où il professa le droit. Sa femme abjura aussi le protestantisme après sa mort, Besold a laissé, outre un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire et sur le droit : 1» Prodrornus vindiciurum ecclesiast. Wirtembergicaimm ; 1636, in-4'>; — 2" Documenta rediviva mowisteriorum Wirtemb.; Tubinge , 1636 , in -4°; — 3° Virginum sacrarum monumerita , etc. ; Tubinge, in-4o; — 4° Documenta concemantia ecclesiarn collegiatam Stuttgardiensem ; ibid., in-4'>. Voy. Feller, Bioor. univers. La Nouv. Bingr. génér. Stemmer, aans le Diction, encylopéd. de la théol. cath., et les ouvrages que ce savant indique à la fin de son article.
IL BESOLD (Jérôme), théologien allemand, mort en 1562 , fut le commensal de [Luther et l'ami de Mélanchthon. On a de lui : Enarrutiones Lutheri in Genesin collectœ per Hir. Besoldum , cum prœf. Phil. Melanchthonis ; Nuremberg, 1552, 3 vol. in-fol., et 1554. Voy. la Nouv.
I. BESOMBES (Jacques), docteur en théologie, vivait dans le xviii« siècle. Il fut nommé provincial de la congrégation de la doctrine chrétienne de la province de Toulouse. Il a laissé : Moralis christiana ex Scriptura sacra, traditione, conciliis, Patribus et insignioribus theologis excerpta ; in qua positis et statutis principiis qeneralibus deducuntur consectaria , etc.; Toulouse, 1711, 8 vol, in-12; 1745, 2 vol. in -4». ioy. la Biogr. Toulousaine.
IL BESOMBES DE SAINT-GENIÊS (Pierre- Louis), conseiller à la cour des aides de Montauban, né à Cahors en 1719, mort en 1783. Outre des travaux sur l'Iliade et l'Odyssée, on a de lui : Transitas animœ reverterttis ad jugum sa7ictum Christi Jesu; Montauban , 1782, 1787, 1788 , in-12 ; traduit en fiançais par Cassagnes de Peyronnec, sous ce titre : Sentiments d'une âme pénitente revenue des erreurs de la philosophie moderne au saint joug de la religion; Mon-