‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 318 sur 1220 · BESS · texte numérisé non relu

BESS

BETIÏ

tauban,4787, et Paris, 1789, 2 vol. in-12. Le V. Brunet, lazariste , l'a traduit aussi sous ce titre : le Triomphe de l'Homme -Dieu, ou le Passage d'une âme qui va re}}rendre le saint joug de Jésus- Christ; Poitiers, 4792,1 vol. in-S». Voy. Feller. Richard et Giraud.

BESOR, torrent qui tombe dans la Méditerranée entre Gaza et Rhiiiocorure , ou plutôt entre Rhinocorure et l'Egypte. C'est le torrent du désert que plusieurs ont pris à tort pour le torrent ou fleuve d'Egypte, dont il est parlé dans quelques endroits âe l'Ecriture (Josué, xv, 4, 47. II Parai., vu , 8), et qui n'est autre que le Nil ou le bras le plus oriental de ce fleuve. Il faut s'aveugler volontairement pour voir dans Besor une vallée au lieu d'un torrent. Voy. IRois, XXX, 9, 10, 21.

BESPLAS (Joseph-Marie-Anne Gros de), grand vicaire de Besançon, né à Castelnaudary en 1734, mort à Paris en 1783, professa la théologie, fut admis dans la maison et société de Sorbonne , devint aumônier du roi , et fut célèbre comme prédicateur. Il a laissé : 1» Rituel des esprits forts; — 2" Discours sur l'utilité' des voyages; Paris, 1763, in-12; — 3» Essai sur l'éloquence de la chaire; 1767, in-12, et avec des améliorations, 1778, in-12; — 4" Traité des causes du bonheur public; Paris, 1768, in-8°, et 1774, 2 vol. in-12. Voy., sur ces divers ouvrages, les justes observations de Feller et de Richard et Giraud.

BESSARION (Jean), cardinal, né à Trébizonde en 1389 oul395,mortàRavennes en 1472, entra d'abord dans l'Ordre de Saint-Basile, et devint archevêque de Nicée et patriarche de Constantinople. Il assista au concile de Florence, où il fut le principal promoteur de l'union des Églises latine et grecque. C'est en 1439 qu'il fut fait cardinal par Eugène IV. Ajoutons qu'il fut revêtu de la dignité de légat. Protecteur des sciences, il avait lui-même une grande érudition, ainsi que beaucoup de piété et de sagesse. Parmi ses ouvrages, nous citerons : l^un Traité du sacrement de l'Eucharistie, q.ae l'on trouve dans la Biblioth. des Pères, tom. XVI, et parmi les liturgies des saints Pères; Paris, 1560; — 2" un Discours dogmatique sur les causes du schisme; dans la collection des Conciles, t. XIII, p. 391. Sa Vie a été écrite en latin par Louis Bandini, et publiée à Rome en 1777. Voy. Trithème. Bellarm. Paul Jove. Feller. Gaet. Moroni , vol. V, p. 188-190. Le Diction, encyclop. de lu théol. cathol. Richard et Giraud.

BESSE (Pierre de), docteur de Sorbonne , né au bourg de Rosier en Limousin , mort à Paris en 1639 , principal du collège de Pompadour à Paris, chanoine-chantre de Saint-Eustache , et prédicateur de Louis XIII, a laissé : 1» des Qualités et des bonnes mœurs des prêtres; — 2o Triomphe des saintes dévotes confréries; — 3» la Royale prêtrise; — 4" le Démocrite chrétien; — 5»/e bon Pasteur ; — 6" l'Heraclite chrétien ; — 7" Concordantia Bibliorum; Paris, 1611, in-foL; — 8» des Sermons, imprimés sous le titre de Conceptions théologiques de Carême, d'Avent. Voy. FeWer.

BESSEL (Godefroi de), abbé du couvent des Bénédictins de Gottwich en Autriche, né à Buchheinn , dans l'électorat de Mayence , en 1672 , mort en 1749. Il fut employé dans diverses ambassades, à Rome, à Vienne, à Wolfenbuttel, et il devint recteur de l'université de Vienne. On a de lui : 1» une savante Préface mise à la tête de deux Lettres de saint Augustin à Optât de Milève, lettres qu'il avait découvertes, et qu'il publia ; elles sont intitulées : de Pœnis parvulorum qui sine baptismute decedunt; — 2" un Traité adressé au prince L'tric de Brunswick,

qu'il engagea à rentrer dans la religion romaine; Mayence, in-8"; — 3° Chronicon Gotwicense , seu annales liberi et exempti monasterii Gotwicensis, ordinis S. Benedicti inferioris Au^^frice; 1732, in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1734, p. 201 , Ire édit. Feller. Richard et Giraud.

BESSIN (Dom Guillaume), bénédictin , né au diocèse d'Évreux en 1654, mort en 1726. Il professa la philosophie et la théologie dans les abbayes du Rec , de Séez , de Fécamp , où il fut nommé officiai; plus tard il devint syndic des monastères de Normandie. Il a laissé : 1° Réflexions co7itre le système du P. Lami , de l'Oratoire, sur la Pûque; 1697, in-12; — 2» Concilia Rothomagensis provinciœ; 1717, in-fol. Il a, en outre, travaillé à la nouvelle édition des Œuvres de saint Grégoire le Grand, donnée par le P. de Sainte-Marthe. Voy. Dom Le Cerf, Biblioth. hist. et crit. des Aut. de la Congrég. de Saint- Maur.

I. BESSON (Gaspard), docteur en théologie et archidiacre du diocèse de Glandèves, a laissé : Instructions chrétiennes ou Conférences tirées de l'Ecriture, des Conciles et des Pères; in-S". Voy. le Journ. des Savants, 1692.

II. BESSON (Joseph), jésuite, né à Carpentras en 1607, mort à Alep en 1691. Il professa la philosophie, se fit connaître comme prédicateur, fut recteur du collège de Nimes, et se rendit eu Syrie comme missionnaire. On a de lui : la Syrie sainte ou Missions des Pères de la Compoqnie de Jésus en Syrie; Paris, 1660, in-8°.

BESSUR. Voy. Rethsur, n» II.

BESTIAIRES (Bestiarii), nom que l'on donnait à ceux qui combattaient contre les bêtes, soit qu'ils y fussent condamnés comrne prisonniers de guerre, ou pour avoir commis quelque crime, ou comme chrétiens , soit qu'ils combattissent seulement pour s'exercer.

BESZE. Voy. Bèzf. , n» II.

BËTAG3ARITA , évêché d'Afrique dont on ne connaît pas la province, mais dont l'évêque assista à la conférence de Carthage. Voy. Confér., ch. ccvi, not. 415.

BETAUT. Voy. Routauld; car c'est par erreur que plusieurs biographes récents ont attribué à un prétendu Betaut , de l'Ordre des jésuites, les ouvrages qui sont incontestablement du P. Boutauld, jésuite très -connu, ouvrages qu'ils mettent eux-mêmes sous son nom à l'article Boutauld.

BËTÉ , ville de Syrie que David prit sur Adadézer (Il Rois, viii, 8), appelée Thébath dans l'endroit parallèle (I Paralip., xviii, 8).

BÊTEN , ville de la tribu d'Aser sur la frontière. Voy. Josué , XIX , 25. Reland , Palœstina illustr., p. 626.

BETHABARA , qu'on lit dans le grec de l'Évangile de saint Jean (i, 18), était un lieu situé au aelà du Jourdain, et où saint Jean baptisait. Quelques manuscrits grecs portent Bethania, comme la Vulgate; d'un autre côté, plusieurs manuscrits de cette version ont la leçon Bethabaru. Voy. sur ce point les interprètes, et Reland, ibid., p. 509, 626,627,629-631, etcompar. Béthanie.

BETHACHARAM ou BETHACHAREM, ville située sur une hauteur entre Jérusalem et Thécué, et dont Melchias, fils de Réchab, était prince. Voi/. Il Esdr., m, 14. Jérémie, vi, 1.

BETHAGABRA ou BÉTHOGABRI ou BÉTHO- GABRIA, parait devoir être placée entre Éleuthéropolis et Hébron. Voy. Joseph, de Bello Jud., 1. V, c. IV. D. Calmet, Diction, de la Bible.

BETHANAN, ville de la tribu de Dan ou de Juda. Voy. lll Rois, iv, 9.

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BETHANATH , ville de la tribu de Nephthali. lot/. Josué , XIX , 38.

BETHANIA, abbaye. Voy. Bitaine.

BÉTHANIE, petite ville située à quinze stades ou à environ deux mille pas de Jérusalem, à Torienl de cette ville, au pied du mont des Oliviers , et sur le chemin de Jéricho à Jérusalem ; c'est là qu'habitaient Marthe et Marie , et leur frère Lazare , que Jésus-Christ ressuscita ; c'est là que Marie répandit des parfums sur la tête du Sauveur. Voy. Matth., xxvi,6, 7. Jean,xi, 1 . 18. etc., et compar. Bethabara.

BÉTHANITES, habitants de Bethanath. Voy.

.Tuses, i,.33.

BETHANOTH , ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 59.

BETHARA , étang appelé ï Étang des Serpenta. Il était situé près de .Jérusalem, et Tite le fit combler pendant le siège de cette ville. Voy. Joseph, (/e Bello Jud.. 1. V, c. xii.

BETH-ARABA, ville de la tribu de Juda qui fut ensuite donnée à Benjamin. Voy. Josué, xv, 6, et xviii, 22.

BETHARAN, ville de la tribu de Juda; elle fut rebâtie par Hérode le Grand, qui la nomma fjvïade, en l'honneur de Livie, femme d'Auguste. Joseph l'appelle Juliade, parce que les Grecs donnaient communément à Livie le nom de Julie. Voy. Nombr., xxxii, 36. Josué, xiii, 27. Joseph, Àntiq., xviii, c. m.

BETH-ARSAM, petite ville peu éloignée de Séleucie et siège des Jacobites soumis au Maphrien; les Grecs Va\>'peWen\. Arsanopolis, et les Syriens Beth-Arsam. Un de sesévèques, nommé Syméon, y a siégé de l'an 510 à l'an 525. Voy. Denis, Chroniq.

BETHAVEN , ville à l'orient de Béthel (Josué, VII, 2; xvni, 12. I Bois, xm) qui a donné son nom au désert qui en était proche. Saint Jérôme et les Talmudistes la confondent avec Bethel (maison de Dieu), que les prophètes appellent quelquefois par mépris Bethaven, c'est-à-dire maison de vanité, d'iniquité, depuis que Jéroboam y eut établi un culte idolàtrique.

BETHAZMOTH, ville de Palestine dans la tribu de luda. Vny. II Esdr., vu, 28.

BETHBAALMÉON, la même que Baalméon.

BETH-BAGAS , ville épisc. de la province de Mossul, au diocèse de Chaldée et sur les montagnes d'Arbéla. Elle a eu six évêques sous la métropole de Mossul. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 121. Bichard et Giraud.

BETH-BAZICH. Voy. Beth-Baman.

BETHBÉRA, peut-être la même que Bethabara; lieu situé au delà du Jourdain. Foy. Juges, VII , 24.

BETHBÉRAl , ville qui a appartenu à la famille de Semeï jusqu'à David, dans la tribu de Juda(I Paralip., iv, 31). C'est probablement la même que liethlébaoth (Josué, xix,B).

BETHBESSE ou BETHBESSEN, ville de la tribu de Juda qui fut fortiliée par Simon et Jonathas Macchabées; Bacchides les y assiégea inutilement. Voy. I Macch., ix,62,64.

BETHCHAR, ville de la tribu de Dan. Voy. I Bois, vil. 11.

BETH-CHINON ou BETH-GHIONIA, ville épisc. du diocèse des Jacobites soumise au Maphrien. Moïse, un de ses évêques, mourut en 90;J.

BETH-GDDIDA , château ou bourg du pays de jSinive peu éloigné du monastère de Saint-Matthieu et de Bartèle; c'était un siège épisc. sourais au Maphrien des Jacobites. Foy. Assémani, Bihlioth. Orient. Dissert, de Monoph., tom. II,

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