‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 319 sur 1220 · I. BETHDAGON, ville de la tribu dAser. Voy. Josué, XIX · texte numérisé non relu

I. BETHDAGON, ville de la tribu dAser. Voy. Josué, XIX

II. BETHDAGON , ville de la tribu de Juda; on pense qu'elle fut ainsi nommée parce qu'avant que les Israélites la possédassent il y avait un temple de Dagon. Voi/. Josué, xv, 41.

III. BETHDAGON, dans Azoth, signifie le temple de Dagon qui était dans la ville d'.\zoth. Voy. I Macchab., x, 83.

BETH-D'ARON-DARUM ou BETH-DARON, appelée Badroum par les Arabes; ville épisc. du diocèse de Chaldée en Mésopotamie. On dit que l'Évangile y fut prêché par saint Achir ou Achée , disciple de l'apôtre saint Thomas. Voy. Assémani , Bihlioth. Orient., tom. II, p. 455, 45(3. Bichard et Giraud.

BETH-DIAL ou BADIAL, ville épisc. de la province de Mossul, au diocèse de Chaldée, dont on ne connaît que l'évêque Maranames , qui vivait en 1266. Voy. .\ssémani, Bihlioth. Orient., tom. II, p. 456.

BETH-EKED-HAROHIM en hébreu, Bnîthokath ton pdimenôn en grec, et la Cabane des pasteu7's dans la Vulgate , est le nom d'un lieu voisin de Samarie. Voy. IV Bois , x, 12 ; le mot pasteurs est retranché au vers. 14 de ce même ch. X dans les trois textes.

I. BÉTHEL, ville appelée anciennement Louz ou Louza, était située au couchant de Haï et sur les confins des tribus d'Éphraïm et de Benjamin (Genèse, XII, 8; xxvui, 19). Ce fut là que Jacob eut la vision de l'échelle mystérieuse, ce qui lui iit nommer ce lieu Béthel, c'est-à-dire Maison de Dieu (ibid.). Dans la suite Béthel devint une des villes royales des Chananéens, et fut assujettie par Josué (Jos., xii, 16). Elle fut donnée en partage à la tribu de Benjamin (Jos., xviii, 22). Jéroboam y introduisit un culte idolàtrique (III Bois, xii, 29), et depuis lors les prophètes l'ont quelquefois appelée Bethaven (Osée, IV, 15; v, 8; x, 5). Voy. ce mot.

IL BÉTHEL (Bethelia, Betylli), appelée aussi F.stornason, Estilion, ville épisc. de la première Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Césarée. Sozomène la place non loin de Gaza. Il y avait des chrétiens en assez grand nombre sous Julien l'Apostat. On ne sait si cette ville n'est pas la même que Béthel dont parle l'Écriture, ou Béthulie mentionnée par saint Jérôme, ou Bétholie de Sozomène. Le premier évêque de Béthel fut Ajax, vers l'an .352. Voy. Sozomène, Hist., 1. vu, c. xxviii. Labbe, ConcAl., tom. V, col. 286. Lequien, Oi'iens Christ., t. III, p. 671.

BETHÉMEC , ville frontière de la tribu d'Aser. Voy. Josué, XIX, 27.

BETHENGOURT (Jean de), gentilhomme de Normandie , mort en 1425 , conquit les îles Canaries , fit baptiser le roi de ces îles, et convertit la plus grande partie de ces îles au christianisme. En 1405 il obtint du Pape un évêque pour ces îles, et il passa depuis 1406 le reste de ses jours en Normandie. Pierre de Bethencourt, un de ses descendants , mort en 1667, fonda dans ces mêmes îles une congrégation de religieux hospitaliers sous le nom de Bethléhe'mites. Voy. Bethléhémites, n» II. Feller, et la Nouv. Biogr. géne'r.

I. BÉTHER. On lit dans le Cantique des cantiques (il, 17), selon l'hébreu et la Vulgate : Montagnes de Be'ther ; tandis que le grec lit : Montagnes de cavités. Les interprètes se sont beaucoup exercés sur ce passage; mais, il faut bien le reconnaître , parmi les innombrables explications qu'ils en ont données .. il n'en est pas une seule qui puisse trouver grâce aux yeux

BETIt

BETH

d'une saine critique. 11 est probable que Béthcr est un nom de lieu, mais d'un lieu a nous inconnu.

II. BÉTHER, ville dont il est souvent parlé dans les ôcrits des juifs modernes. Elle fut prise par l'empereur Adrien dans la révolte de Barchochébas; et Eusèbe, qui parle de ce fait, dit qu'elle était voisine de Jérusalem. D. Calmet pense qu'elle est la même que Betharon la Haute ou Hethora, entre Diospolis et Césarée. De son côté Roland dit qu'il ne trouve pas d'autre ville dont le nom et la position conviennent mienx à Liéthcr que le nom et la situation de celle dont il est parlé dans l'ancien Itinéraire de Jérusalem, entre Césarée et Diospolis. Voy. D. Calmet. Diciion. de la Bei/e.Reland, Palœst. illusfr., p. aSO, 6i0.

BETHESDA selon le texte ^rec, et BETSAÏDA selon la Vulgate. Au rapport d'Eusèbe et de saint Jérôme, on montrait de leur temps deux piscines ou une espèce de réservoir double à Jérusalem ; l'une se remplissait tous les ans par l'eau de la pluie, et lautre était pleine d'une eau rouge. Nous savons par l'Evangile qu'autour de cette piscine il y avait cinq galeries, probablement parce que la piscine était de forme pentagone, et qu'il y avait toujours là une foule de malades qui attendaient que l'eau fût remuée pour y descendre. Cette piscine était, au dire des voyageurs, à l'orient de Jérusalem. Voy. Jean, v, 2 et suiv. Eusèbe, Onomust. Hieron.,m loc. Hebr. Maundrell. Pococke. Olearius, etc. Richard et Giraud.

BETHEZOBA , patrie de celte femme qui mangea son enfant pendant le dernier siège de Jérusalem par les Romains. Voy. Joseph, de Bello Jud., 1. Vil, c. VIII.

BETHGADER, fils de Hariph, de la race de Caleb. Voi/. I Paralip., ii, 51.

BETEGÀMUL , ville des Moabites dans la tribu de Ruben. Voy. Jérém., XLViii, 23.

BETHGARME, ville métropolit. et province au diocèse de Chaldée, placée entre l'Arpachite voisine de l'Arménie et Sattacène, qui appartient à la Susiane. Voy. Richard et Giraud.

BETH-HAGLA, ville. Voy. Josué , xv, 6.

BETHHANAN , ville de la tribu de Dan. Voy. m Rois, IV, 9.

BETH HORON. Voy. Bethoron,

BETHIA , tille de Pharaon , femme de Méred. Voy. I Paralip., iv, 18.

BETHIESIMOTH ou BELHSIMOTH , ville de la tribu de Ruben occupée plus tard par les Moabites. Ézéchiel prédit sa ruine, ainsi que celle des autres villes de Moab. Voy. Nombr., XXXIII, 49. Josué, xiii, 20. Èzéch., xxv, 9, etc.

BETHLAND. Voy. Bétholand.

BETHLEBAOTH , ou simplement Lebo.oth, ville de la tribu de Siméon. Voy. Josué, xv, 32; XIX , 6.

I. BETHLÉHEM ou Bethléhem deJudn, ville de la tribu de Juda qu'il faut distinguer d'une autre ville du même nom appartenant à la tribu de Zabulon. On l'appelle aussi Ephrata , et ses habitants sont nommés Ephi-atéens. Cette ville, peu importante par elle-même, l'est infiniment parce qu'elle a donné naissance au Messie. Elle est située vers le midi , à huit kilomètres de Jérusalem. La caverne où naquit notre Sauveur est en dehors de la ville; les voyageurs disent qu'elle a 13 mètr. 35 centim. de profondeur, et 3 mètr. de largeur, allant toujours en rétrécissant jusqu'au fond. Bethléhem n'est devenu un siège épisc. que depuis les croisades; après la mort de Godeù'oy de Bouillon, Beaudouin, son frère , y érigea un évêché sous le patriarcat de

Jérusalem. Voy. Genèse, xxxv, 49. Josué, xix, 15. Ruth, 1,1, etc. Bergier, Diction, de t/téol. Le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol., qui contient quelques détails intéressants, et surtout Gaet. Moroni, qui indique (vol. V, p. 192 et suiv.) un grand nombre d'ouvrages où sont traitées toutes les questions importantes relatives à Bethléhem. Richard et Giraud, qui donnent des notices des évêques grecs et latins qui ont gouverné cette Église.

IL BETHLÉHEM, ville de la tribu de Zabulon. FoT/. Josué. XIX, 15.

III. BETHLÉHEM, Ordre de chevalerie créé en 1450 par Pie II, sous le titre de Sainte-Marie de Bethléhem, et dont le soin devait être de défendre contre l'empire Ottoman l'ile de Lemnos avec les autres îles de la mer Egée; mais les Turcs ayant pris Lemnos, cet Ordre fut aboli, et ses biens passèrent à l'Ordre de Jérusalem sous le pontificat d'Innocent VIîI, en l'an 1484. Voy. Gaet. Moroni, vol. V, p. 195.

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