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II. ACCENTS HÉBRAÏQUES ou BIBLIQUES

Ces accents, inventés par les savants rabbins de Tibériade, sont généralement destinés à régler la prononciation dans la lecture de la Bilde. Voy. les Grammaires liébraïques.

ACCEPTATION, acte par lequel quelqu'un accepte ou agrée quelque chose. L'acceptation est absolument nécessaire pour que la collation d'un bénéfice, une élection et une donation soient valides. Elle peut se faire de plusieurs manières, suivant le genre de la vacance et la nature des provisions.

ACCEPTION DE PERSONNES. C'est une injuste préférence que l'on donne à une personne au préjudice d'une autre. Cette acception est de sa nature un péché mortel, tant jiarce qu'il est très-souvent et très-fortement défendu par l'Écriture (Deutér., xvi, 5. Prov., xvni, 5. Jacq., II, 1, 9, etc.), que parce qu'il viole la proportion qui doit se trouver dans la justice distributive , et qu'il entraine des maux innombrables dans l'Église et dans l'État, lorsque les sujets dignes sont privés des offices qu'ils méritent et qu'ils rempliraient convenablement, tandis que les sujets indignes, qui s'en acquittent mal, en sont pourvus.

I. ACCÈS, de Thécua , et père de Hira, était un des braves officiers de David. Voy. II Rois, xxiiii, 26.

II. ACCÈS (accessus), est le droit qu'un clerc peut avoir pour l'avenir sur un bénéfice ; c'est une espèce de coadjutorerie. Le pape donne ce droit quelquefois à un impétrant atteint de quelque incapacité personnelle, mais momentanée, comme le défaut d'âge; dans ce cas, il commet le bénéfice à un tiers appelé custodi nos, pour le retenir jusqu'à ce que le pourvu cum jure accessus soit parvenu à l'âge qui fait cesser son incapacité. Le concile de Trente f Sess. 25 de lieform., cap. vu) et saint Pie V (Constit. 136 : Homani pontificis providentia) ont défendu Vaccès, ainsi que Vingrès et le regrès. Mais le Pape peut toujours les accorder pour de justes causes, c'est-à-dire quand la nécessité ou l'utilité des églises le demande, et cela en vertu de son plein pouvoir en matière bénéliciale. Voy. dans L. Ferraris le mot Accès, ajouté par les éditeurs du Mont-Cassin.

III. ACCÈS (uccessn.s). Lorsqu'à l'élection d'un pape les voix se trouvant partagées sans que la majorité ait désigné l'élu , quelques cardinaux portent leur second suffrage sur un candidat en faveur duquel il peut faire pencher la balance, on dit qu'il y a accès de leurs voix en faveur de tel cardinal"; parce qu'ils écrivent, en ellet, sur leur bulletin : Accéda domino, en ajoutant le nom du prélat auquel ils donnent leur voix; tandis que ceux qui s'en tiennent à leur premier vote mettent sur le leur : Accéda nemini.

ACCESSION (accessus). Dans l'élection d'une abbesse ou d'un pape, les religieuses et les cardinaux peuvent retenir leur suffrage en faveur d'un élu après la publication du scrutin : c'est ce qui s'appelle èhre par accession. Dans l'élection d'un pape faite par accession . les opposisi lions sont exclues. De plus Vaccession doit se fan e secrèteipent. Qy, dans l'élection d'une ab-

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