II. BIEN MORAL {bonum, œquum, honestum
C'est l'accomplissement du devoir, l'obéissance à l'ordre voulu de Dieu , par opposition au mal moral, qui est la transgression du devoir, la violation de la loi de Dieu, la désobéissance à ses commandements, l'oi/. dans YEncydop. cathol., la réfutation des erreurs commises par les anciens sophistes et les philosophes modernes relativement à la nature du bien moral. Voy. Bergier, Diction, de théol.
III. BIEN-MOURIR (frères du), ou ministres des infirmes : Ordre religieux dont le but est de rendre au prochain toutes sortes d'offices de miséricorde , tant corporels que spirituels. Les frères s'obligent donc par vœu à donner toute sorte d'assistance spirituelle aux malades qui sont confiés à leurs soins, à les assister à la mort, même en temps de peste; ce q^ui leur a fait donner le nom qu'ils portent. Saint Camille de Lellis fonda en 1584 une congrégation de clercs réguliers spécialement destinés à servir les malades ; cette congrégation fut approuvée par Sixte V le 8 mars 1586, et érigée en Ordre religieux par Grégoire XIV le 15 octobre 1591. Voy. Pierre Hélyot, Histoire des Ordres monastiques , etc.
BIENFAISANCE, vertu morale qui consiste à faire au prochain un bien auquel on n'est pas légalement obligé. Mais, pour que la bienfaisance soit une vertu chrétienne , il faut que l'amour en soit le motif, l'amour de Dieu d'une part et l'amour du prochain de l'autre. C'est pourquoi la bienfaisance chrétienne n'exclut personne; elle embrasse quiconque est dans le besoin. Le christianisme la recommande fortement ; aussi est-ce dans son sein qu'elle a toujours été le plus parfaitement et le plus universeHement pratiquée. A son berceau même, l'Église nous en offre des exemples admirables. Voy. 1 Corinth.. xvi, 1; II Corinth., viii, 9, etc. VËncyclop. catnol. Le Diction, encyclop. de théol. cathol.
BIENFAITS DE DIEU. L'Écriture dit que Dieu a béni tous ses ouvrages , qu'il ne néglige aucune de ses créatures, qu'il est bon et bienfaisant envers tous les hommes , que ses miséricordes se répandent sur tous indistinctement ( Genèse, v, 2. Sagesse, xi, 25. Psaume, cxliv, 9). On distingue les bienfaits de Dieu dans l'ordre physique et dans l'ordre moral ; ces derniers sont naturels ou surnaturels. La bonté infinie de Dieu n'exige pas qu'il nous accorde ces divers bienfaits plus abondamment qu'il ne le fait; et sa justice ne consiste pas en ce qu'il les distribue également à tous , mais en ce qu'il ne demande compte à chacun que de ce qu'il lui a donné. Ces deux vérités, bien comprises, épargneraient au commun des hommes une infinité de murmures injustes, et aux philosophes un grand nombre de faux raisonnements. Voy. Bonté, Justice, Égalité. Bergiei', Diction, de théologie.