‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 328 sur 1220 · I. BIENHEUREUX, celui qui jouit de la béatitude éternelle · texte numérisé non relu

I. BIENHEUREUX, celui qui jouit de la béatitude éternelle

IL BIENHEUREUX , titre que l'Église a seule le pouvoir de donner aux personnes mortes en odeur de sainteté et qu'elle destine à être canonisées ; l'Église ne le donne qu'en faisant faire

un procès qui prouve les vertus héroïques et les miracles de celui à qui elle le décerne. Voy. Béatification.

BIENNIUM CANONICORUM. On appelait ainsi autrefois le temps que les jeunes chanoines , élevés dans une maison religieuse, passaient dans une université pour y étudier la théologie ou le droit canon, parce que cette étude aurait en général deux années. Voy. le Diction, enci/clop. de la théol. cathol.

BIENS D'ÉGLISE ou BIENS ECCLÉSIAS- TIQUES. Dans tous les Traités et tous les Dictionnaires de droit canon la question des biens ecclésiastiques occupe une grande place. Nous nous bornons ici à quelques considérations. D'abord sous le nom de biens d'Église on comprend non-seulement les fonds qui appartiennent à l'Église, mais encore les bénéfices, les oblations, les prémices, les dimes, les corps des églises même et tout le temporel qui en dépend. En second lieu, depuis les apôtres inclusivement l'Église chrétienne a touiours possédé des biens. Troisièmement , ces biens sont consacrés à Dieu de telle sorte, qu'aucune puissance de ce monde ne peut en disposer contrairement à ce qui a, été établi par les canons et par les règles de l'Église sans commettre un énorme sacrilège. D'où il résulte que la transformation faite en France desdits biens en propriété nationale était nulle de soi, et qu'elle n'a été légitimée que par la cession qu'en fit Pie VII à l'époque du concordat. Quatrièmement, l'Église a constamment frappé de ses anathèmes les spoliateurs des biens ecclésiastiques. Voy. Aliénation des biens d'Église , Bénéfices , DÎMES, etc. Thomassin, Traité sur la discipline de l Église , part. I, liv. III, chap. î et suiv. Affre , Traité de la "propriété ecclénastique. Helfert, des Biens de l Église, tom. I", § 5-11. Philipps. Droit ecclésiastique , tom. II, p. 589-606; tom. III, p. 102, 136, 382. VàïïeX. Exposition histor. des rapports de l'État et de l Église, 1. 1»"", p. 144-164. Plank, Hist. de l'organis. de la société chrét. ecclés., t. II, part. 11% p. 379; t. III, part. I, p. 445, 607; tom. IV, part. II, c. viii-x. Ott, qui , dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol., fait l'histoire des biens ecclésiastiques. Bergier, qui, dans son Dictionnaire de théologie, art. Bénéfice, répond aux objections faites contre la possession de ces biens.

BIGAME ou DI6AME , BIGAMIE ou BIGA- MIE, celui qui a successivement épousé deux femmes , et qui par là même est devenu irrégulier, ou inhabile à recevoir les ordres sacrés ; mais le Pape peut dispenser de cette irrégularité. On appelle aussi bigame celui qui se marie lorsque son conjoint n'est pas mort, et qui se trouve par conséquent marié à deux personnes vivantes ; ce qui constitue un véritable adultère. Les canonistes distinguent plusieurs sortes de bigamie. Voy. L. Ferraris, Prompta Uiblioth. Bergier, Diction, de théologie. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon. Gaet, Moroni, vol. V, p. 244.

BIGEX (François-Marie) , né en 1751 à Balmé de Thuy, en Savoie, mort en 1827, après avoir été évèque de Pignerol et archevêque de Chambéry. Outre ses Etrennes catholiques, recueil qu'il publia pendant douze ans , il a laissé : 1" le Missiotinuire apostolique, ou Instructions familières sur la religion; 1796, in-S"; 3« édit., 1800; traduit en italien à Venise , 1801 ; — 2" Oraisons funèbres de M. Biard, évéque de Genève; Annecy, 1785, in-S"; — 3" Instructions à l'usage des fidèles du diocèse de Genève; Lausanne , 1793, in-S» ; — 4» de la Sanctification des fêtes et dimanches;

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