‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 414 sur 1220 · CAIL · texte numérisé non relu

CAIL

de rOrdre des Frères Prêcheurs , fut institué par le pape Clément IV. Caffa est devenue depuis évêché inpartibus. Voy. Wadding, ^nna^., ad ann. 1320, tom. III. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic. De Commanville , /" Table alphabet., p. 55, au mot Capha. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol.VI, p. 218, 219.

CAFFÉ ou CAFÉ {cujfœum, caffœa, caffceus liguer). Quelques casuites prétendent que le café ne rompt point le jeûne ; mais c'est une erreur, puisque c'est une liqueur nourrissante, et que tout ce qui nourrit rompt le jeûne, quand on le prend à cet effet dans une quantité suffisante. Vot/. Jeûne.

CAGIA. Voy. Chage.

CAGLI ou'CALIS, GALLE (Callium), ville épisc. d'Italie dans le duché dUrbin. Au xni« siècle les Gibelins y ayant porté le trouble et le désordre , elle fut mise en interdit pendant un an par Urbain IV. Lorsqu'elle fut rétablie, on l'appela Cité des Anges. Les habitants de cette ville prétendent que leur cité a reçu la foi dès la naissance de l'ÉgMse; mais il est plus probable que l'Évangile n'y a été prêché qu'au iv« siècle. Voy. UgheUi, 7te/. Sacr., tom. II, p. 891. Richard et Giraud.

GAGLIARI (Calaris, Caliaris), ville archiépisc. de Sardaigne située sur la côte méridionale. L'archevêque, qui depuis le iv« siècle jouit de la dignité métropolitaine, se qualifie de primat de Sardaigne et de Corse, qualité que lui disputent les archevêques de Torre et de Pise. D'après la tradition des Sardes, saint Boniface , apôtre de la Sardaigne, fut ordonné premier évêque de Cagliari par saint Pierre. Machino prétend que le pape saint Clément a gouverné cette Eglise du vivant de saint Boniface ; mais il n'a aucun auteur grave , soit ancien , soit moderne, en faveur de son sentiment. Voy. Vitalis, Annal. Sard., tom. Il.Papebroch, in Appertd. ad Acta Luciferi Calaril. Fara, hist. de 7'ebus Sard. Machino, Defensio Primat. Archiep. Calarit., lib. II, cap. VI. Richard et Giraud. Gaet.Moroni.vol.VI, p. 222 223.

CAGNATIUS. Voy. l'article suivant.

CAGNAZZO, en latin Cagnatius eiCoqnatius (Jean), connu sous le nom de Tabiensis,^e l'Orare oe Saint -Dominique, né à Tabie, mort à Bologne en 1521 , fut inquisiteur à Bologne, d'où on l'appela à Rome pour travailler à la conversion des hérétiques. Il a laissé : Summa Tabiena ou Summa ««mmarum ; Bologne , 1515, in-4o, et Venise, 1602. Voy. Echard, Script. Ord. Prœdic., lom. II, p. 47.

CAGNOALD ou CAGNOU, CHAINOALD, en latin Chagnoaldus, Hagnoaldus , Chainoaldus, Aqnohaldus, Chagnulphus (saint), mort vers l'an 632. Il était fils de Chaneric ou Agnery, seigneur de Brie et frère aine de saint Faron, evêque de Meaux, et de sainte Fare, abbesse de Farmoutiers. Il entra dans le monastère de Luxeuil , du vivant même de saint Colomban, et 11 fit de tels progrès dans la vertu, que saint Eustase , successeur de saint Colomban , le désigna pour diriger le monastère d'Eboriac, ap- |)elé depuis Farmoutiers. Plus tard il fut nommé a l'évêché deLaon; il assista, en 625, au concile de Reims , et souscrivit aux titres de la fondation de l'abbaye de, Solignac en Limousin, faite l'an 631 par saint Éloi, encore laïque. L'Eglise de Laon célèbre sa fête le 6 septembre. Voy, Jonas, moine de Bobbio, Vies de saint Colomban et de saint Eustase, abbés de Luxeuil. Hugues Méiiard, Obsemat. sur le Martyrol. bénédict.

CAGNOTE (LA), Cagnota, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit au diocèse de Dax. Elle existait

dès le ix« siècle, et l'on voyait dans son église les tombeaux des vicomtes d'Ortliez, ses bienfaiteurs. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. I, col. 1065. Richard et Giraud.

CAGNOU. Voy. Cagnoald.

CAHORLE ou CAORLE (Coprwto), ville épisc. de la Vénitienne et du Vicariat italique, fut bâtie par les habitants de Concordia , qui s'y retirèrent pour se soustraire aux cruautés d'Attila. Selon les uns, le siège épiscopal de Concordia y fut transféré l'an 605, et, selon d'autres, Cahorle avait dès le vp siècle son évêque particulier. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. V, col. 1335, et tom. X, col. 251. S. Grég., Epistol(B,\.\n,Epistola 10*. Card. Noris, Dissert, de V synod., c. IX, s. 5.

CAHORS (Cadurcum), ville épisc. de France dont l'évêché, établi au iii« siècle, fut suffragant de Bourges jusqu'en 1678, que le pape Innocent XI le mit sous la dépendance d'Alby, qu'il érigea en archevêché. Les anciens géographes l'appellent Divona, d'une fameuse fontaine qui sort avec impétuosité du bas d'une montagne. Voy. De Commanville , Z" Table alphabet., p. 50. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 198 et suiv. Gaet. Moroni , vol. VI , p. 223 et suiv.

GAÏANIENS. Voy. Caïnites.

GAIATA. Voy. l'art, suiv.

CAIAZZO ou GAIAZZO (Caintn et Calatia), ville épisc. du royaume de T^aples dans la terre de Labour. On prétend que la religion chrétienne y fut établie dès le i" siècle, quoiqu'on n'y voie des évêques qu'au viii« siècle. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. VI, p. 438; tom. X, p. 222. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. Vl, p. 228.

CAÏET ou GAJET, CAYET (Pierre-Victor- Palma), né à Montrichard en Touraine en 1525, mort en 1610, fut vers l'an 1.582 ministre protestant; mais on l'accusa de magie, et on le déposa. Il embrassa alors le catholicisme en 1595, reçut la prêtrise, ainsi que le bonnet de docteur de Sorbonne, et professa l'hébreu au Collège royal. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" un Traité de l'Eucharistie ;Vas\s; — 2" /a Vraie intelligence du sacrifice de la Messe; ibid.; — 3" un Traité de l'Église et de la succession directe et légitime des pasteurs; ibid.; — 4» la Fournaise et le Four de réverbère pour évaporer les préfendues eaux de Siloé, et pour corroborer le purgatoire contre les hérésies, calomnies, faussetés et cavillations ineptes du prétendu ministre Dumoulin, ibid.; c'est une réponse à un factum de Dumoulin; — 5° Histoire véritable, comment l'âme de l'empereur Trajan a été délivrée des tourments de l'enfer par les prières de saint Grégoire le Grand; ibid., traduite du latin d'Alfonse Ciaconius. Voy. Richard et Giraud. La 'Nouv. Biogr. génér., au mot Cayet.

CAIÉTAN. Voy. Cajetan , n» V.

CAIGNET (Antoine), prédicateur, chancelier, théologal et grand vicaire de Meaux, mort en 1669. On a de lui : 1" les Véritez et les vertus chrestiennes , ou Méditations affectives sur les mystères de Notre-Seigneur et sur ses vertus ^Varis, 1624, in-12, et 1648, in-12; — 2" l'Année pastorale, etc.; ibid., 1662; — 3" la Morale religieuse, etc.; ibid., 1672, in-4»; — 40 plusieurs autres ouvrages, dont on trouve les titres dans Richard et Giraud et dans la Nouv. Biogr. génér.

CAILLE (André), théologien français du xvi» siècle. Il a laissé : Apologie contre Pierre Letton, de Sacrificio Christi semel peracto; 1603, sans nom de lieu, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CAILLEAU (Gilles-Jean), théologien français de l'Ordre des Frères Mineurs, vivait au xvi»

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siècle. On a de lui : l» Recueil de toutes les veufves femmes, tant du Viel que du Nouveau Testament, lesquelles ont vécu sous la règle de Saint- Paul; — '2° une traduction française de quelques lettres de saint Basile et de saint Jérôme. Voy. Possevin, Appar. sac, tom. I. Le P. Jean de Saint-Antoine , Biblioth. Franciscana, tora. I.

CAILLÈRES. Voy. Callières.

CAILLES, oiseaux que Dieu donna à manger aux Israélites en deux occasions : 1" dans le désert de Sin, peu de temps après le passage de la mer Rouge; 1" au campement qui fut appelé Sépulcres de concupiscence. Dieu fit souffler un vent qui jeta les cailles au dedans et au dehors du camp des Israélites. Il y en eut une telle quantité, qu'on en ramassa assez pour nourrir un million de personnes pendant plus d'un mois. Voy. Exode, xvi, 13. Nombres, xi, 32. Richard et Giraud.

CAILLET (Jean), jésuite, mort à Douai, sa patrie, en 1628. On a de lui : Illustria sunctorum virorum exempta et facta lectissima per singulos anni dies; 6 vol. Voy. André-Valère , Biblioth. Bêla., édit. de 1739, tom. I, p. 599.

CAiN , premier fils d'Adam et d'Eve. Il s'appliqua à l'agriculture, et tua par jalousie son frère Abel. Le Seigneur le maudit ; mais comme, déchiré par les remords et tremblant pour sa propre vie , Caïn était près de se livrer au désespoir, Dieu daigna le rassurer en lui imprimait un signe pour qu'on ne le tuât point. Gain se, retira dans la terre de Nod, située à l'orient d'Éden; il engendra Hénoch, et il bâtit une ville à laquelle il donna le nom de son lils. Voy. Genèse , IV, 2 et suiv.

I. CAÏNAN , fils d'Enos, mort à l'âge de 910 ans , fut père de Malaléel. Voy. Genèse , v, 9. J.-B. Glaire, qui dans les Livres saints vengés, tom. I, p. Î39 et suiv., prouve par l'histoire et la physiologie la possibilité de la longévité des

{>atriarches antédiluviens , niée par les mythoogues.

II. CAÏNAN. On lit dans la Genèse (x, 24), selon les Septante : Arphaxad engendra Cuinan, et Caïnan engendra Sala; mais l'hébreu et la Vulgate portent simplement : Arphaxad engendra Salah (Yulg., S«/e), sans mentionner Caïnan. D'un autre côté, on lit dans saint Luc (m, 36), soit selon le grec, soit selon la version latine, que Sale' fut fils de Cainan, et Caïnan fils d' Arphaxad. Voy. les commentateurs.

CAINISTES ou CAÏANIENS, CAÏNIENS, hérétiques du ii« siècle , ainsi nommés à cause de leur vénération pour Gain. Comme les manichéens, ils admettaient deux principes. Ils vénéraient tous les impies mentionnés dans l'Ancien Testament, et ils prétendaient que combattre le Créateur était un acte de vertu. Ils avaient, entre autres livres apocryphes, l'Évangile de Juda et V Ascension de saint Paul. C'est pourquoi on les appelait Judaïtes. Une branche de ces hérétiques prit le nom d'Antitactes. Voy. Antitactes. Iren., Advers. hœres.. 1. 1, c. xxxv, alias xxxvin. Théodoret, Hœret. Fabul., 1. I, c. XV. Tertul., de Prœscript., 39. August., de H(sr., c. xviii. Vluquet, Diction, des hérésies, et Bergier, Diction, de théolog. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

CAÏPHE , grand prêtre des Juifs , prit part à la condamnation et à la mort de Jésus-Christ. C'est, lui qui , en parlant du Sauveur, dit qu'il fallait qu'un homme mourût pour le salut de la nation; prononçant ainsi, sans le savoir, une prophétie qui , dans les desseins de Dieu , signifiait que la mort de Jésus-Christ serait le salut du monde. On ignore quelle fut la fin de Caiphe;

on sait seulement que Vitellius , gouverneur de Syrie, vint à Jérusalem deux ans après la mort de Jésus-Christ, et le déposa de la souveraine sacrificature. Voy. Matth., xxvi, 57. Luc, m, 2. Jean, xi, 49-52 ; xvni, 13 et suiv. Joseph, Antia., LXVlII,c.vi. ^ ' ^'

CAIRE (LE) ou MEMPHIS, ville épisc. d'É-

fypte située sur le Nil, et vis-à-vis de Babylone. Ile fut détruite et reconstruite sur la rive opposée. Le premier de ses évêques y siégeait en 1645. Il y eut un concile tenu l'an 15b2, par l'ordre de Grégoire XIII , pour ramener les Cophtes à l'Église romaine. Ce concile est aussi appelé concile de Memphis, Mernphitica synodus. Voy. Possevin, Appar. sac, tom. II. Sponde, Annal., ad ann.1582. Labbe, tom. XV. Hardouin, tom. X. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol.VI, p. 226 et suiv.

CAIROTTE (Paul-Maurice), prélat italien, né à Turin en 1726, mort en 1786. fut promu malgré lui l'an 1761 au siège d'Asti. Il a laissé : Instruction à la jeunesse ecclésiastique: 1775. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. CAÏUS (saint), né en Macédoine, demeurait à Corinthe lorrsque saint Paul y arriva. Il reçut le baptême et logea l'apôtre clans sa maison. C'est là que les fidèles s'assemblèrent pour prier et pour écouter la parole de Dieu. Caïus suivit saint Paul en Asie , en Syrie et en Judée , et partagea tous ses dangers. Au temps d'Origène, la tradition le faisait évèque de Thessalonique; mais la plus grande obscurité règne sur sa vie. Les Martyrologes en font mention au 4 octobre. Voy. les .\ctes des Apôtres, xviii, xix, xx. L'Êpitre de saint Paul aux Romains et la P« aux Corinthiens. Tillemont, Vie de saint Paul. Mém. ecclés., tom. I", p. 252 et 584. Richard et Giraud.

II. CAlUS (saint), martyr, était de la ville d'Euménie dans la Phrygie, ainsi que saint Alexandre, son compagnon. Ils souffrirent le martyre dans la ville d'Apamée, sur le Méandre, vers l'an 179, sous Marc-Aurèle ou vers le commencement du iii« siècle, sous Sévère. La plupart des Martyrologes mettent leur fête au 10 mars, et d'autres au 11 du même mois. Voy. Richard et Giraud.

III. CAÏUS (saint), pape, mort le 27 avril 295, né àSpalatro dans la Dalmatie Vénitienne, était neveu de l'empereur Dioclétien. Il succéda à saint Eutychien le 16 décembre 283; il prit une grande part aux combats de saint Sébastien, et lorsque la persécution l'obligea de quitter Rome il ne cessa, du fond de son asile, d'exhorter les confesseurs et les martyrs. La plupart des Martyrologes le mentionnent au 22 avril. Voy. le P. Pagi,*Mr Baronius. Papebroch, Hist. des Papes. Heuschenius. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 228.

IV. CAIUS , prêtre de l'Église de Rome^ vivait à la lin du ii^ siècle et au commencement du iii«. Son origine est incertaine, mais il paraît avoir puisé sa doctrine dans l'Église de Lyon. Il se fit remarquer par son zèle pour la foi et par son éloquence. Saint Jérôme remarque qu'il ne reconnaissait que 13 Épitres de saint Paul, celle aux Hébreux étant selon lui l'œuvre d'un marcionite, et ses ouvrages ne sont connus que par ce qu'en ont dit Photius, Eusèbe, Théodoret et saint Jérôme. Il a laissé : 1° un Traité contre Procle ou Procule. fameux Montaniste ; — 2» un Traité contre Cérinthe; — 3° le Petit labyrinthe, ouvrage dirigé contre Artémon et Théodote, qui soutenaient que Jésus-Chi-ist n'était qu un homme. Voy. Eusèbe. Hieronym., Catalog. ad voc. Caius. Photius, col. 48. Tillemont, Mé-

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