CALA
moires. D. Geillier, Hisl. des Aut. snvr. et ccelés., t. Il, p. 239 et suiv. Fabricius, Bibliotk. ijrœca. Richard et Giraud.
CAJET. Von. Caïet.
I. CAJET AN (Constantin), bénédictin, né à Syracuse en 1560, mort en 1650, fut successivement abbé de Saint -Baronte, secrétaire de PauJ V et bibliothécaire du Vatican. Ses principaux ouvrages sont : 1" P. Damiani opéra ; Rome , 1606-1640, 4 vol. in-fol.; — 2» Amularii Fortunati vitu ; Rome, 1612, in-4»;— 3° de Sintjuluri primatu S. Pétri soHus , item de Rornano ejwsdem domicilio et potitificatu , dans Roccaberti , Biblioth. pontif., tom. I ; — 4° rfe Reliyiosa S. Ignatii , sive Enconceonis Fundatoris Societatis Jem per PP. Benedictinos institutione, deqiie libello Exercitiortim ejusdem ab Exercitatorio Garciœ Cisnerii desumpto libri duo; Venise, 1641, in-S»; ouvrage qui a été condamné par la S. Congrégation de V Index (Decr. 18 dec. 1646), laquelle a déclaré en même temps que l'abbé Constantin a désavoué ces livres, tamifiiatH udulteratos , sap/Msitos, et suo nomine falso evidr^atos. Voy. Tliéophile Rainaud , de Bonis et malts libri.s-, num. 239. La Nouv. Biogr. génér.
II. CAJET AN ( Henri ) , cardinal et légat du pape Sixte-Quint en France, né en 1550, mort Tan 1599. On lui doit, entre plusieurs autres écrits : 1" Exhortatio ad Catfiolicos qui in regno Frunciœ ab hœretici partibus stant ; Paris, 1593, in-S" ; — 2° Lltterœ ad universos regni Frunciœ CathoKcos , super conventu quorumdam ecclesiasticorum ab Henrico Borbonico ad oppidum, S. Dionysii indicto ; ibid., 1593, in-S". Voy. Feller, Bioqr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
III. CAJETAN (Marie), capucin, né à Bergame, mort très-âgé, vers 1746, a publié en italien un très - grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons seulement : 1" les Heures employées avec dévotion devant le très-saint Sacrement : Rome, Bergame etBrescia, 1724, in-12;
— 2» le Miserere exposé en pensées et sentiments de pénitence : Bergame, 1726, 1732, 1740, in-4'';
— 3° l'Homme apostolique instruit dans sa vocation au confessionnal ; imprimé plusieurs fois à Bergame , à Brescia et à Trente avec des additions; — 4" Pensées et sentiments sur la Passion de Jésus-Christ , tirés des divines Ecritures et des saints Pères ; Bergame, 1733, 2 vol. in-8". Voy. la Notw. Biogr. génér., qui indique les autres ouvrages de Cajetan.
IV. CAJETAN (Octave), jésuite, né à Syracuse en 1566, mort en 1620. Il a laissé : 1» Vitœ sanctorum Siculorum; Palerme, 1652, in -fol.;
— 2" hagoge ad historium sacrum Siculam: ibid., 1707, in-4" ; — 3° liemarques sur /es lettres du moine Théodose au sujet du siège de Syracuse, dans Muratori ,1,2" paît.
V. CAJETAN ou GAIÉTAN, ou, d'après son nom eu religion, Thomas dk Vio, dominicain, né à Gajette ou Caïette en 1470, mort en 1534. A rage de 26 ans il fut reçu docteur dans l'assemblée générale de son Ordre et professa à Rome ; l'an 1508 il fut élu général de son Ordre, et montra constamment son dévouement au Saint-Siège ; Léon X l'éleva a la dignité de cardinal et l'envoya en Allemagne comme légat. Il se trouvait à Augsbourg lorsque , d'après 1 ordre du Pape , il cita Luther à son tribunal ; ce dernier s'y rendit, et sembla faire des concessions qu'il ne tarda pas à rétracter. Cajetan a laissé , entre autres ouvrages : 1" Conunentaire sur la Somme de saint Thomas ; ibifl , 1511 et 1517 ; Lyon , 1540, 1541 ; — 2o un Comtnentuire sur la Bible ; Lyon, 1639, 5 vol. in-foL; — 3" Trajtutus de compuratione Pupœ et concilii ; Venise ,
lôîîl et 1562. Cijjettm a émis dans ses écrits , tant exégétiques que dogmati([ues , des opinions singulières et peu cpnfoimes à une rio;oureuse orthodoxie. Voy. Échard, Script. Ord. Prœd., tom. II, p. 14 et suiv. Le P. Touron , Homm. illust. de l'Ord. de saird Domin., t. VI. Richard et Giraud , qui doiment une analyse assez étendue de ses écrits. Feller, à l'art. Vio. Le Diction, encyclop. de la théol. cuthoL, au mot Caiétan.
I. CAJOT ( Dom Charles), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Verdun en 1731 , mort en 1807 , professa la philosophie et la théologie.lOn a de lui : Rec/ierches historiques sur l'esprit primitif et lesancieus collèges de l Ordre de Saint- Benoit , d'où résultent les droits de la société sur les biens qu'il possède ; Pai'is, 4787, 2 vol. in-8". Voy. Richard et Gii'aud.
II. CAJOT (Dom Jean-Joseph), bénédictin de la congrégation de Saint -Vannes, frère du précédent , né à Verdun en 1726, mort en 1779, joignait à des qualités estimables une vaste érudition, surtout dans l'histoire moderne. On a de lui : 1» Examen philosophique de la règle de Saint-Benoit; Avignon, l'762, in-12; — 2» les Plagiats de J.-J. Rousseau sur l'éducation : Paris, 1766, in-12 et in-S". Voy. Richard et Giraud.
CÂLA6RE ( Edme ) , oratorien , né à'Troyes , mort à Soissons en 1710. On lui doit : Paraphrases sur les Psaumes v, cil et Clil , dont la dernière édition est de 1748. On y a joint le^Règles de la Société de J.-C. expirant, instituée par le P. Calabre pour honorer l'Homme -Dieu mourant, et approuvée par une bulle de Clément XI en date du 12 août 17(J6; Paris.
CALAGURRIS. Voy. l'art, suivant.
C ALAHORRA ( (kdagunis ) , ville épisc. d'Espagne , sous la métropole de Burgos. Cet évéché fut établi au v" siècle , mais il demeura sans évoque lorsque la ville tomba au pouvoir des Sarrasins. Le siège fut rétabli en 1079 ; celui de Saint-Dominique de Calzada y fut uni en 1498. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , voL VI, p. 230.
I. CALAIS ou CALES, en latin Carileffùs ov Carilephus (saint), fondateur de l'abbaye d'Anille , au pays du Maine, mort le 1"" juillet vers 540. Il prit l'habit religieux dans le monastère de Menât , au diocèse de Clermont , et peu de temps après il prit, avec saint Avit, la résolution de se retirer dans la solitude. Ils se rendirent à Micy, monastère situé à huit kilomètres d'Orléans, et furent ordonnés prêtres pail'évèque de cette ville. Calais se fixa dans un lieu appelé la Case-Cayan. mais Childebert lui ayant donné un fonds voisin nommé Madval ou Bonneval, il y bâtit un monastère qui prit le nom d'Anisole ou Anille , de la petite rivière qui larrosait. Voy. la Vie de suint Calais, par le B. Seviart ou Sivart, dans le Recueil de Mabillon.
II. CALAIS (SAINT-), en latin Sanctits Carilefus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située au diocève du Mans , dans la ville du même nom. Elle appartenait à la congrégation de Saint-Maur, et elle fut fondée au vi'^ siècle. Voy. l'art, précédent.
CALAMA, ville épisc. d'Afrique, dans la province de Numidie. Saint Augustin parle souvent de cette ville et de son primat, nommé Mégalius. C'est aujourd'hui un évéclié in purtibus. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, tom. VI, p. 231.
CALAM.£. Voy. Chaumes , n" I.
CALAMONA, ville épisc. de l'ile et de la province de Crète; le premier de ses évéques latins siégeait en 1286. Voy. Richard et Giiaud.