‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 416 sur 1220 · CALA · texte numérisé non relu

CALA

CALC

GALAMUS , ce mot signifie dans la \'ulgate : 1" un roseau ou canne odorante (calamus aromaiictui ou odorotus), racine noueuse, rougeàtre au-dessus et blanche au dedans , laquelle pousse des feuilles longues et étroites. La canne vient dans l'Inde , l'Arabie et la Syrie ; les prophètes en parlent comme d'une marchandise de prix. Voy. Exode , xxx, -23. Isaïe, xliii, 24. .lérém., VI, 20. Ezéch., xxvii, 23. Pline, Hist. Natur., 1. XII, sect. 48. Dioscoride, 1. I , c. xvii. Plutarque, tn Gryllo, p. 99(>. Celsius, Hierobot., pars II, p. 326 et seqq. — 2» Calamus signifie encore canne ou jonc à écrire ; les Arabes , les Persans, les Turcs, les Grecs et les Arméniens s'en servent encore aujourd'hui. Le Psalmiste dit que sa langue est comme le jonc ou la canne à écrire d'un écrivain habile : Lingua meu calamus srribœ velociter scribentis {Ps. XLIV, 2 ) ; mais le terme hébreu heth si^inifie plutôt un poinçon ou style. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., etc., tom. II , p. 144. 145. — 3" Calamus, en hébreu qûné, veut dire aussi une canne à mesurer {calamus mensurœ ou mensorius), sorte de perche qui était de six coudées environ. Voy. Ezech., XL, 3, 5; XLli, 16. Apocalypse . XI. 1.

Calamus sacer. voy. chalumeau.

CALANCHA (Frey Antonio de LA), augustin, né à Chuquisaca, vivait du xvi* au xvii« siècle. En 1619 il fut prieur dun couvent de son Ordre à Truxillo , et, lorsque cette ville fut ruinée par un tremblement de terre, lui et ses religieux rendirent d'importants services. On a de lui : Cronica moralizadn del orden de San Augustin en el Peru; Barcelone, 1639; chronique neaucoup trop abrégée dans la traduction française qui a paru sous le titre emphatique de V Histoire de l'Église du Pérou aux antipodes, et un grand progrès de tÉglise en la conversion des Gentils par la prédication des religieux ermites de l'Ordre de Saint- A ugustin , recueillie par un Père de la province de Tolose . de la chronique du R. P. A. de la Calanche; Toulouse, 16o3, in-4». Voy. Ferdin. Denis dans la Nouv. Biogr. génér.

CALANE ou CL ARIANE, ancienne abbaye de rOrdre de Citeaux , au diocèse de Perpignan. Elle existait dès l'an 1162, et elle était delà libation d'Ardorel. Voy. Sainte - Marthe , Gall. Christ., tom. VI.

CALANNA (Pierre), franciscain, né en Sicile en 1531 , mort en 1606. On a de lui : 1° Orazioni ambi funehri nella morte del re Filippo II; Palerme, 1599, in-4»; — 2° Philosophia seniorum sacerdotia et platonica , a junioribus et laicis neglecta : philosophia de mundo animarum et corporum; ibid., 1599, in-â». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CALANO , ville de Babylone, Isaïe, x, 9, nommée Clialané dans Amos , vi , 2 , et Chalanné dans Genèse, x, 10. On croit que c'est cette ville qui fut nommée dans la suite Ctésiphon, capitale d'une province appelée Chalonite. CALARIS. Voy. Cagliari.

CALASANZA (saint .Joseph de) ou JOSEPH CASALANZIO, fondateur des PiaHstes, né le 1 1 septembre 1556 à Péralta , dans l' Aragon , mort à Rome le 25 août 1648 , étudia à Lérida la philosophie et le droit , entra dans les Ordres mineurs, et lit ses études théologiques à Valence et à Alcala. A la charité et à la piété qu'il avait pratiquées dès son enfance il joignit les mortilications les plus grandes; il jeûnait au

fiain el à l'eau, et portait constamment un ciice sur sa chair. Devenu prêtre , il voulait d'abord se retirer du monde dans la solitude ; mais

il fut détourné de ce projet par le vénérable de Xaca, il resta dans le clergé séculier. En 1592 il se démit des fonctions de vicaire général de l'évêché d'Urgel et se rendit à Rome , où il se signala par les secours spirituels et corporels qu'il portait aux pauvres , aux malades , aux orphelins, et par le zèle qu'il mit à l'instruction et à l'éducation de la jeunesse. S'étant adjoint quelques autres prêtres, il ouvrit des écoles où les écoliers pauvres recevaient jusqu'à l'habillement. En 1607 Paul V réunit toutes les écoles en une congrégation, que quatre ans après Grégoire XV érigea en Ordre sous le nom d'Ordre des Clercs réguliers des jmuvres, sous la protection de la Mère de Dieu pour les écoles pieuses. C'est ainsi que fut fondé VOrdo Patrum scholarum Piurum, ou des Piaristes , dont la mission fut d'élever la jeunesse dans la piété autant que dans la science. Calanza fut proclamé bienheureux par Benoit XIV le 18 août 1748 , et inscrit au nombre des saints par Clément XIII en 1767. On célèbre sa fête le 27 août. Voy. Alexis de la Conception, Vita del venerab. servo di Christo P. Giuseppe délia Matre di Dio, nobile Aragonere , etc.; 1710; et Vie du P. Joseph de Calanza; Vie et miracles de Joseph Calanza, traduits de l'italien ; Vienne, 1748. VEncyclop. catliol. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

CALASIO (Mario de), franciscain, professeur d'hébreu à Rome, né dans le royaume de Naples vers 1550, mort en 1620 , a laissé plusieurs ouvrages : 1° une Grammaire hébraïque; — 2" Canones générales linguœ sanctce; Rome, in-4"'; — 3» Dictionnaire hébreu; ibid., 1617, in -4»; — 4" Concorduntiœ sacrorum bibliontm hebruicœ , cum convenientiis linguœ arabicœ et syriacœ; ibid., 1621, 4 vol. in-fol., et Londres, 1747, 1749, 4 vol. in-fol., avec des augmentations par Guillaume Romain. Voy. Richard et Giraud.

CALATAYUD (le P. Vincent), de la congrégation de Saint-Philippe de Néri, a donné : Divus Thomas cum patrious, dissertationes theologicœ scholastico-dogmaticœ et mystico-doctritiales: Valence, 1750, 3 vol. in-fol. Voy. leJourn. des Savants. l751, p. 825.

CALATIA. Voy. Caiazzo.

CALATRAVA, Ordre militaire institué en Espagne en 1158, qui a tiré son nom de la ville de Calatrava dans la Nouvelle-Caslille. Cette ville, confiée d'abord aux Templiers , le fut ensuite à Raymond,abbé de Fitéro,de l'Ordre de Citeaux. Ceux qui s'étaient joints à cet abbé pour défendre la place prirent l'habit de son Ordre, sans renoncer aux exercices militaires; de là naquit l'Ordre de Calatrava. Il fut confirmé par Alexandre III en 1164, et, en 1199, par Innocent III. Les chevaliers de cet Ordre promettent , entre autres choses , de soutenir l'Immaculée Conception de la sainte Vierge. Foi/. François de Radez , Histoire de l'Ordre de Calatrava. Mariana,7/^6^ d'Espagne, 1. XI, ch. vi. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VI, ch. iv. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 232 et suiv.

CALCA6NI (Roger), dominicain, né à Florence, mort à Àrezzo vers 1290. L'an 1240 Grégoire IX le nomma évêque de Castro et premier inquisiteur de la foi dans toute la Toscane. Apres avoir saintement gouverné son évêché pendant trente-quatre ans, il se retira dans le couvent d' Arezzo. Il a traduit en italien le Traité des vertm et des vices du P. Laurent; 1279. Voy. je P. Touron , Hist. des Homm. illust. de l Ord. de Saint-Domiii.. tom. I, p. 413 et suiv.

CALCAGNINI (Célio), chanoine de Ferrare, l né en celte ville en 1479, mort en 1540, se dis-

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tingua comme philosophe, astronome et poëte, et il était également versé dans les belles-lettres et dans l'antiquité. Il a écrit sur VEucharistie, la Trinité, etc. Ses ouvrages ont paru sous ce titre : Cœlii Calcagnini Ferrariensis , protonotarii apostolici , opéra aliquot , etc.; Bàle, 1544. On trouve parmi ses écrits : Quornodo cœlum stel, terra moveatur, vel de perenni motu commentatio. Remarquons que Calcagnini est mort plus de vingt ans avant la naissance de Galilée. Voy. Paul Jove, Elociia doctovum Virorum ab avorum memoria publicatis ingenii monumentis illustrium. Nicéron , Mémoires, i. XXVII.

CALGAGNO, en latin CALCAN.ffiUS (Laurent), théologien, jurisconsulte et historien, né à Brescia, mort en 1478. Il a laissé : I» de Commendatione studiorum ; — 2° Concilia ; — 3" de Coneeptione S. Mariœ; — i" de Septem peccatis mortalibm. Voy. Trithème , de Scriptor. eccles. Fabricius, Bihlioth. med. et infim. œtat.

CALCÉDOINE. Voy. Chalcédoine.

I. GALGHUT, lieu en Angleterre où il s'est tenu deux conciles. Voy. Celchyth.

II. CALCHUT (Chalcutum). Il y a eu de ce nom en Angleterre un autre lieu que le précédent , et qui est connu seulement par un concile tenu en 787 sous Adrien I", par Grégoire , évêque d'Ostie, et Théophile, évêque de Rhodes, légats du Saint-Siège. Voy. ibid., p. 239, 240.

CALCIDE. Voy. Chalcide.

CALCO (Jacques), carme, né à Pavie dans le XVF siècle, a laissé : 1" de Divortio Henrici VIII Anglorum régis; — '2fide Purgatorii loco; — S" de Impunitione spiritus ; ^- 4° de Genealogia Christi; — 5» de Filio hominis. Voy. Feller , Biogr. uni' vers.

CALSERA (Edouard), jurisc. portugais du xvn^ siècle. Il a laissé : 1° de Erroribus pragmu^ ticorum libti IV, totidem variarum lectionum; Madrid, 1610, in-fol.; — 2''plusieurs autres écrits indiqués par Meerman; Anvers, 1612, in-fol. Voy. Meerman, Conspectus novi Thesauri juris civilis et canonici,^\co\.-knXoi\\o, Biblioth. Hisp. nova.

CALDERARI (César), moine, né à Vicenc«, vivait du xvi« au xyii» siècle. On a de lui : 1" Concetti scritturali intorno al Miserere; Venise, 1589, in-12, et 1592; trad. en français sous ce titre : Conception de l'Écriture sainte sur le psaume Miserei^e; Rouen, 1607, in-12; — 2« // trofeo délia crocediG. C, con varj concetti ador'nato; Florence, 1598, in-8»; — 3» Concetti scritturali sopra il Magnificat; Venise , 1601 , in-S"; trad. en espagnol; Madrid, 1604, in-8», et en latin ; Munich , 1627, in-8«. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CALDERIA ou CALDIERA (Jean), médecin et écrivain mystique, né à Venise, mort en 1474, professa à l'université de Padoue. On lui doit : ConcQrdantiœ poetarum, philosophorum et theologorum, J. Calderia phy sico authore; \emse, 4547, in-8». Voy. ibid.

I. CALDERON (Antoine), né à Baeça au dio-. cèse de Tolède, mort en 1654, chanoine et professeur de théologie à Salamanque , fut chargé de l'éducation des infants d'Espagne et nommé à l'archevêché de Grenade; mais il mourut avant de prendre possession de son siège. Il a composé : 1» cinq ouvrages sur l'Immaculée Coticep-^ tion; — 2» Y Histoire de saint Jacques , patron d'Espagne; Madrid, 1657-1658, 8 vol. in-fol. Voy. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hisp. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univei^s.

II. CALDERON (D. Gabriel Diaz Varea), évêque de Cuba au xvii« siècle, est auteur de : Grandezas y maravillas de la inclyta y santa

ciudad de Borna; Madrid, 1677, in-fel. Voy. Feller.

III. CALDERON DE ROBLES (Jean), a publié le Recueil des privilèges de l'Ordre d'Alcantara, intitulé : Privilégia selectiora militiœ S. Juliani de Pereiro, hodie de Alcantara, à Summis Pontificibus concessa;'^didiTiàA&il, 1662, in-fol. Voy. Feller. ^

CALDERWOOD ou CALDWOOD (David), théologien écossais, mort en 1651 . Il devint, en 1604, ministre de la paroisse de Grealing , et se fit remarquer par une opposition constante à l'épiscopat. Traduit devant une commission royale, il ne voulut ni se soumettre ni se reconnaître coupable, et fut emprisonné, puis banni. Il se retira en Hollande, où il publia Altare Damas- CCTiwm; 1623, in-12, qu'on a réimprimé en 1708; c'est un corps de controverse sur les points qui divisent en Angleterre les calvinistes en puritains et en anglicans. Il revint secrètement en Ecosse, où il travailla à l'établissement du presbytérianisme, et il devint ministre de la paroisse de Pencaitland, près d'Edimbourg. On a publié, en outre : Véritable liistoire de l'Eglise d'Ecosse; 1678; c'est un abrégé d'un grand ouvrage en 6 vol., resté manuscrit dans la bibliothèque de l'université de Glasgow. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

CALDIERA. Voy. Calbéria.

CALDWOOD. Voy. Calderwood.

I. CALEE, canton de la tribu de Juda où étaient situées les villes de Cariat-Sepher et d'Hébron , qui appartenaient à la famille de Caleb. Voy. I Rois, xxx, 14.

II. CALEB, fils de Jéphoné de la tribu de Juda, fut envoyé avec Josué et dix autres députés des tribus d'Israël pour aller visiter la terre de Chanaan, que Dieu leur avait promise. Lorsque les Israélites entrèrent dans le pays de Chanaan, Caleb et ceux de sa tribu prirent la ville de Cariath-Arbé ou Hébron , puis il passa à Dabir, appelée aussi Cariath-Sephor. On ignore l'époque précise de sa mort. Voy. Nombres , xm, 2 et suiv. Josué, xiv, 6, 15 ; xiii, 14.

m. CALEB ou CALUBI, fils d'Esrom, épousa d'abord Azuba, puis Ephrata. Voy. I Paialip., II, 9,18,24.

CALECA ou CALECAS (Emmanuel ou Manuel), théologien grec, vivait à Constantinople vers la fin du xiv siècle. Il était profondément versé dans la science des Écritures, des canons ecclésiastiques etdes Pères grecs et latins. Son attachement à l'Église latine lui attira toutes sortes de persécutions de la part des Grecs. Aussi se retira-t-il dans un couvent de dominicains. Ses ouvrages principaux sont : 1" Libri IV adversus errores Grœcorum de processione Spiritus Sancti; Ingolstadt, 1616; — 2" de Essentia et operatione Dei; Paris, 1672; — 3° de Fide deque principiis catholicis fidei, dans Combetis , Auctarium, tom. II, p. 174-285. Voy. Fabricius, Biblioth. grœc, XI, p. 453. La Biblioth. Patrum. Le P. Echard, Script. Ord. Prœdic. , tom. I, p. 647. Le P. Touron, Homm. illust. de l'Ord. de Saint-Domin., tom. II, p. 654 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. VI, p. 246, 247.

I. CALENDES {Calcndœ), mot dérivé du grec appeler, parce que chez les anciens Romains le jour des calendes , qui était le premier jour du mois, le pontife publiait à liaute voix quel jour seraient les nones, ou plutôt parce que le petit pontife observait quand le croissant de la lune commençait à paraître, et l'annonçait au peuple; ce qu'on appelait calare. Dans la chancellerie romaine on date toutes les provisions des bénéfices des calendes, quand on les accorde au

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commencement du mois. Chez les Hébreux le premier jour du mois s'appelle aussi calendes ou nëomenie. Les Grecs n'ont pas de calendes; c'est de là que vient le proverbe qui renvoie aux calendes grectpves , pour dire à un temps qui ne viendi"a jamais. Les calendes se comptent dans un ordre rétrograde. Ainsi le 1»' mai étant les calendes de mai, le 80 avril est nommé pridie calend as (ipovT ante calendas) niait: le 29 tertio calendas maii, et ainsi de suite. On renferme dans les vers suivants les règles du comput par calendes :

PriQia dies mensis cujusque est dicta caleniœ; Sex maius nonat , october, julius et mars; Quatuor et reliqui : dabit idus quilibet octo. Indè dies reliques omnes die esse calendas, Quos rétro numerant dices à mense sequente.

Votj. Macrobe, liv. I", ch. xv et xvi. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Neomema. Richard et Giraud. Le Diction, eccle's, et canon, portatif. J.-B. Glaire, Introd. histor. étant., etc., tom. Il, p. 373, 374. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 253, 254. L'abbé André, Dictioti. alphabet, de droit canon, où l'on trouve expliqué tout ce qui a rapport aux calendes.

II. CALENDES, se dit dans l'histoire ecclésiastique des conférences que les curés et les prêtres faisaient sur leurs devoirs au commencement de chaque mois : Collationes calendis fieri solitœ à clericis. Elles paraissent n'avoir commencé qu'au ix« siècle, comme on le voit par les Statuts synodaux de Riculphe. Voy. Richard et Giraud." Gaet. Moroni, vol. VI, pa?. 234,235.

III. CALENDES (les Frères des), nom que l'on donna à une société qui prit naissance au xn* siècle. Elle s'assemblait tous les premiers jours du mois pour régler les fêtes, les aumônes, etc., de tout le mois. Elle fut abolie à cause des abusqni s'y étaient introduits. C'est là l'idée qu'on se forme généralement de cette société; mais Fritz assure quelle ne se réunissait pas régulièrement le premier jour de chaque mois, attendu qu'il est démontré historiquement que ces réunions n'avaient lieu que deux fois par an. Le même savant assure encore que le plus ancien document de cette société parle des calendes d'Ottberg de l'année 1226, et qu'on ne peut guère faire remonter plus haut leur origine. Voy. Feller, Oratio de Fratribus Calendariis. Fritz, dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

I. CALENDRIER, dérivé du mot calendes, parce que ce mot se voyait écrit en gros caractères à la tête de chaque mois. Le calendrier est la table ou almanach qui contient l'ordre des jours, des semaines, des mois et des fêtes de l'année. Sous ce dernier rapport il y a autant de calendriers qu'il y a non-seulement de liturgies différentes, mais encore d'églises ou de lieux qui ont des fêtes particulières. Voy., pour cet article et les suivants, D. Macri, Hierolexicon. ad voc. Kalendarium, Catalogus, Martv- ROLOGIUM.L. Ferraris , Prowjp/a Biblioth., etc., au mot Kalendarium. V Encyclop. cathol. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon. portatif. Gaet. Moroni. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol. L'abbé Boissonnet, Diction, alphabetico-méthod. des Cérémonies et des Rites sacrés.

II. CALENDRIER, fastes ou catalogues dans lesquels les Eglises décrivaient autrefois les noms des saints particuliers qu'elles honoraient. l^s calendriers ne contenaient que peu de noms

de saints, outre ceux des églises particulières, au lieu que les Martyrologes contenaient les noms de tous les saints honorés dans l'Église universelle. Le plus ancien calendrier de ce genre que nous ayons est celui de l'Église romaine, qui fut dressé vers le milieu du rv« siècle.

m. CALENDRIER DES GRECS. Foy. Méno-

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