CALO
in-i", tantôt in-fol., quelquefois abrégé ; traduit en latin par divers auteurs, et çublié ainsi à Venise, a Francfort-sur-Mein , a Lucques, à Augsbourg et à Wurzbourg ; — 2» les Dissertationst et les Pir faces du. Commentaire, réimprimées séparément avec \S nouvelles Dissertations; Paris, 1720, 3 vol. in4o, où l'auteur traite des points d'exégèse et des questions qui peuvent servir de Prolégomènes de l'Écriture sainte, ont eu de nombreuses éditions et ont été traduites en latin , en anglais , en allemand et en hollandais ; preuve incontestable de leur mérite et de leur utilité; — 3" Dictionnaire historique , criti- <jiie , chronologique, géographique et littéral de lu Bible: Paris, 1772. 2 vol. in-fol. avec figures; Sufjpiém.; ibid.; 1728, 2 vol. in-fol.; suppl. qui a été entièrement refondu dans le Diction, imprimé en 1730, 4 vol. in-fol. Ce Dictionnaire, qui en bien des endroits est un vrai complément de son Commentaire et de ses Dissertations, a eu aussi un grand nombre d'éditions à Genève, à Paris, à Toulouse, et il a été également traduit en latin , en anglais, en allemand et en hollandais ; — 4° Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine, qui comprend ce qui s'est passe' de plus mémorable dans l'archevêché de Trêves et dans les évéchés de Metz, de Toul et Verdun, depuis rentrée de Jules César dufis les Gaules jusqu'à la mori de Charles V, duc de Lorraine; Nancy, 1728, 3 vol. in-fol.; revue, corrigée et augmentée des règnes de Léopold /«' et de François III; ibid., 1)45-1757, 7 vol. in-fol.; mais restée inachevée. Foy. Richard et Giraud. Fel- 1er, Biogr, imivers. 'La Nouv. Biogr. génér., où Ion trouve l'indication de tous les écrits de D. Calmet, avec une juste appréciation de ces écrits. Welte, qui dans le Diction, encyclop. de la théol. cathoL, indique les ouvrages les plus importants seulement, mais caractérise parfaitement le savant bénédictin, ainsi que ses œuvres en général. — Pour nous, qui avons comparé scrupuleusement les écrits bibliques de D. Calmet avec tout ce que l'Allemagne a produit de plus savant, nous affirmons sans crainte de recevoir un démenti fondé , qu'il n'est pas un seul écrivain d'outre Rhin qui l'égale, et que la plupart d'entre eux lui doivent en grande partie leur érudition. 11 est vrai qu'en philologie il leur est inférieur; mais les grands avantages qu'il a d'ailleurs sur eux ne sont-ils pas une suflisante compensation? Enfin (pourquoi ne le dirions-nous pas, puisque nous en sommes sûr) le mérite philologique des Allemands dans les langues orientales est beaucoup exagéré par des admirateurs qui n'ont
f)as fait une étude assez approfondie de ces angues.
CALMIS (S. Leonardus De). Voy. Chaumes, n" II.
CALMOSIA. Voy. Chaumousey.
CALNE (Calna), petit bourg d'Angleterre dans le comté de Kent, et où l'on tint un concile l'an 977 ou 978. Le sujet du concile fut les plaintes élevées par les clercs contre saint Dunstan, archevêque de Cantorbéry. Voy. Matth. de Westminster, Addit. à l'Hist. dAnglet. de Bède, I- II, ch. XI. Baronius, ad ann. 9/7. Spelman, Conc. angl.. p. 494. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. Vl, p. 270.
CALO (Jean-.\dam), théologien luthérien, né à Belgern en Saxe, mort à Schœnewalde en 1742. On a de lui : l» Disp. de pseudo-apostolis veteri et recentiori Ecclesioe infensis; Wittemberg, 1708, in-4»; — 2» Disp. quod Christus fcrrmaliter et syllogistice disputaverit;\hid.;—3PRenovatus theologorum Wittembergensium conspectus; ibid.,17T3, in-4o, et plusieurs autres écrits
indiqués, dans la Nouvelle Biographie oénérak.
GALOE, ville épisc. de la province d'Asie au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Éphèse. La Notice de Hiéroclès la met après Colophon, sur le lac Càloûs , dans la plaine Sardinienne de la Lydie. Le premier.de ses évèques, Alfonse, assista au concile d'Ephèse. Voy. Lequien, Ofiens Christ., tom. I , p. 725. Richard et Giraud
CALOGERA ou CALOGIERA(.\nge), de l'Ordre des Camaldules, né à Padoue en 1699, mort en 1768, fut nommé en 1756 abbé de son Ordre. On a de lui : 1° Dieci meditazioni sopra alctine délie principal i azioni di S. Benedetto; Venise 1734, in-12; 1745 et 1750; —'iP le Virtù de Sl Bomualdo,padre de' Monaci; ibid., 1745, in-12, et 1750, in-12; — 3» Compendio délia vita di S. Teobaldo, monaco ed eremita Camald.;iW2, in-12, — 4° outre deux Recueils d'opuscules scientifiques et philologiques, beaucoup d'autres écrits, dont on peut voir la liste dans la Nouv. Biogr. génér.
CALOGERS, CALOGÈRES. Voy. Caloyers, Caloyèp.es.
CALOMNIATEUR, dérivé du latin calvo, calutum, tromper, frustrer; il désigne celui qui accuse quelqu'un d'un crime qu'il n'a pas commis. Les calomniateurs doivent se rétracter franchement et réparer le tort qu'ils ont causé. Vo}/. Calomnie.
CALOMNIE , imputation fausse et malicieuse faite à quelqu'un d'un crime qu'il n'a pas commis, est un péché mortel, soit qu'on s'impute à soi-même un faux crime, soit qu'on fimpute à un autre , parce qu'elle est contraire à la vérité et à la justice que l'on doit à soi et aux autres. La calomnie étant une offense préjudiciable à l'honneur, elle emporte, outre la rétractation, une réparation proportionnée au mal que l'on a fait. La calomnie est condamnée par rÉcriture de la manière la plus formelle. De son côté l'É' glise punit les calomniateurs de la peine la plus sévère, puisqu'elle les prive de la communion (Concil. Duriacen-^e , cap. li); et le droit canon égale la calomnie à l'homicide : Sicut enim ho" micidas interfectores fratrum , ita et detractoris eorum (cap. Homicidiorum , dist. I, caus. 33, q. 63). Voy. Lévit.,xix,13. Proverb., xxiv, 9. Concil. Duriucense, cap. II.
GALON A (Thomas), capucin, né à Palerme en 1599, mort en 1644. Il a laissé : 1° Saa-a aristocratici principatus idœa, sive Samuel expositus in libris historialibus Judicum ; — I" Commenfaria morolia super XII Prophetas minot^s; Palerme,€6i4, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
CALOTTE. Il n'est pas permis à un prêtre de dire la messe avec sa calotte sur la tête. Un concile tenu à Rome sous le pape Zacharie défend aux évêques , aux prêtres , et même aux diacres (aut',diacrmus) de monter à l'autel pour célébrer le saint sacrifice velato capite; défense qu'on a toujours regardée comme un ordre formel de ne célébrer que capite penitus détecta. La congrégation des Évêques et celle des Rits ont décidé plusieurs fois que le Pape seul peut permettre l'usage de la calotte. Benoit XIV n'est pas moins formel. Cependant plusieurs auteurs, comme Marchini, Zérola, Navarre, etc., disent que l'évêque peut permettre de la porter jusqu'au canon, ou au moins jusqu'à la secrète et après la communion, et le Pape depuis le canon jusqu'à la communion inclusivement. Voy.L'&bb. André, Cours de droit canon, etc., art. Perruque.
CALOV, en latin Calovius (Abraham), théologien luthérien , né dans le duché de Brunswick en 1616, mort en 1686. Il fut recteur â
CALV
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Dantzig, et professa la théologie à Wittemberg. Il fut engagé jusqu'à sa mort dans une dispute avec Georges Calixte. Il combattit avec acharnement la réunion des différentes sectes de l'Allemagne. On appela les partisans de Calovca/oviens, comme on nomma calixtins ceux de Calixte. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" CrittcUrS sacer Biblicus; — 2" Socinianismus profligattcs; — 3" Stercoma sacratissimœ testatoris Christi voluntatts de substantiali prœsentia, etc. Voy. Moréri, 4740, édit. de Hollande.
CALOYERS ou CALOGERS, dérivé de deux mots grecs qui signifient bon et vieillard; nom donné à des religieux grecs qui suivaient scrupuleusement la règle de Samt- Basile. Ils ne mangeaient jamais de viande et observaient
Îuatre carêmes. Ceux d'entre eux qui étaient ans les Ordres se nommaient léronomaches , c'est-à-dire sacrificateurs. Le nom de Calogers était encore donné aux religieux de Saint-Elie ou de Saint-Marcel. Les Turcs nomment Calogers leurs dervis ou religieux. Voy. Jacques Spon, Voyage de Grèce, part. II, p. 354. D. Bernard de Montfaucon, Paleoyrnp/ne.
GALOYÈRES ou CALOGÈRES, religieuses grecques de l'Ordre de Saint- Basile. Il y en a de deux sortes : les unes sont renfermées dans des monastères, où elles font les troix vœux, et sont gouvernées par une supérieure ou abbesse. Les autres sont des veuves qui vivent dans leurs maisons; elles portent un voile noir, et font vœu de ne point se remarier. Voy. Bergier, Diction, de théol.
GALPHI , père de Judas et chef d'une partie des troupes de Jonathas Macchabée, se distingua dans le combat livré par Jonathas aux Syriens dans la plaine d'Asor, près du lac de Genésareth. Voy. I Macchab., xi, 70.
CALTRADIA, siège épisc. de la Mauritanie Césarienne dans l'Afrique occidentale. Voy. Nota. Afric, n. 67.
CALUBI. Voy. CALEB,no III.
GALUMÈNÉS, ville épisc. du diocèse du Pont dans la province de la première Galatie, fut érigée en évêché sous la métropole d'Ancyre au ix» siècle. Il y eut au concile où Photius fut rétabli un évêque de Calumènes nommé Nicolas.
CALUSGO(Thaddée), augustinien, né à Milan, mort en 1720, professa avec succès la philosophie et la théologie, devint consulteur du Saint- Office, et fut un des prédicateurs les plus distingués de son temps. On a de lui : 1» Varie notizie mnlto utili per facilitare l'intellige^za e lo studio délia sacra Scritiura, con una dissertazione délia ultima pasqua di Gesu-Christo; Milan, 1708; — 'i'^Esame délia religions protestante, 0 sia pretesa ri formata; Venise, 1720, in-4°; — 3» Lettera ad un amico, che contiene unn riposta générale a tutte le ragioni que furono addotte in diffesa de riti délia Cina. Voy. Biblioth. Script. Mediolan.
I. GALVAIRE ou GOLGOTHA, petite montagne située au nord du mont de Sion, près de Jérusalem, et où l'on exécutait les criminels. Elle est devenue respectable pour les chrétiens par la mort que Jésus-Christ voulut y souffrir pour les péchés de tous les hommes. L'impératrice Hélène et l'empereur Constantin firent construire sur le tombeau de Notre -Seigneur une église magnifique, que l'on nomme le Saint- Sépulcre, et la montagne fut renfermée dans une enceinte de murailles. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol. Les différents Voyages de la Terre -Sainte. Quaresmius , Historia Terrœ Sanctœ, Iconographia tem-
pli Resurreciionis. Scholz, de Situ Golgothœ, 18Î5.
II. GALVAIRE, chapelle qui offre les images de la Passion et élevée sur un tertre, près d'une ville, en mémoire du Calvaire qui était près de Jérusalem.
III. CALVAIRE, en terme de spiritualité signifie les pénitences, les mortifications et les afflictions.
IV. GALVAIRE (la congrégation de NOTRE- DAME DU), Ordre de religieuses bénédictines fondé à Poitiers par Antoinette d'Orléans, de la maison de Longueville. Paul V confirma cet Ordre en 1617. Le but de l'institut est d'honorer le mystère de la compassion de la sainte Vierge aux douleurs de Jésus-Christ, son fils. Il y a nuit et jour deux religieuses en adoration au pied de la croix. L'Ordre du Calvaire s'est répandu en France. Marie de Médicis l'établit en 1620 à Paris, où il s'est toujours conservé. Comp«r. Bénédictines, et Fow. l'abbé Richard, Viedu P. Joseph. Hélyot, Hist. des Ord. relig., tom. VI,. c. XLVi , p. 355 et suiv. Abrégé de la Vie de Marie-Catherine-Ant. de Gondy , super, génér. du Calvaire. U Encyclop. cathol.
GALVARISTES ou PRÊTRES DU CALVAIRE, association fondée en 1633 par Hubert Charpentier sur le mont Betharam, et, dans le diocèse d'Auch, à N.-D. de Garaison, dont le pèlerinage était très-fréquenté. Hubert Charpentier se proposait surtout d'honorer la Passion de Jésus- Christ et de répandre la foi catholique dans le Béarn, où le protestantisme avait fait de grands ravages. Louis XIII lui ayant permis d'établir une résidence au Mont-Valérien, près de Paris, l'association de la Propagation de la Foi instituée pour la conversion des protestants s'unit à la congrégation du Calvaire , qui fut autorisée en 1650 par lettres patentes du roi. Plus tard les prêtres de Betharam et du Mont-Valérien s'étant réunis, et les curés de Paris ayant été admis dans leur association, on vit les paroisses de Paris se rendre en procession pendant la semaine des Rogations au Mont-Valérien. Voy. Henrion, Histoire des Ordres monastiques.
CALVENZANUS (Jean-Antoine), curé de Besaccio, mort en 1630, déploya le plus grand zèle pour ramener à l'Eglise catholique les communes schismatiques de la Suisse et des Grisons limitrophes du dioc^èse de Milan. Ses ouvrages sont écrits dans l'idiome roman. On a de lui : 1° Curt mossament et introvidament de quellas causas, las qualas scadin fidevel Christian è culpant da saver, soventer che mossa la Santa- Baselga catholica romana; Milan, 1611, in-S"; — 2° Bref apologetica enten la quai l'auctur renda la rasc]iun per chei havend bandunau la doctrina di Calvin , haigi ratscherd la credientscha catholica; ih\di.,\6i2, in-12; — 3» différents écrits ascétiques, etc. Voy. Argellati, Biblioth. Mediolan. La Nouv. Biogr. génér.
GALVERT (Jacques), théologien anglican, mort en 1698, a publié : Naphthali, seu eolluctatio theologica de reditu decem tribuurn; Londres , 1672, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. GALVI (Calvium), anciennement Calés, ville épisc. du royaume de Naples dans la terre de Labour, suffragante de Capoue, et située entre cette ville et Sinuesse. L' évêque réside à Signattaria. S. Casti occupa le premier ce siège ; il fut ordonné l'an 44 par saint Pierre, et martyrisé en 66. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. X, col. 231. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. VI , p. 275. De Commanville , /« Table alphabet., f. 52. Conipar. CalèS, n» II.