CAMA
CAMB
CALTCS MONS. Voy. Chaumont, n» III.
CALYBITES {Cahjbitœ), mot dérivé du grec et qui signifie petite loge ou hutte; surnom donné aux saints qui ont vécu dans des cabanes. Voy. Baronius. Du Gange. Chastelain, 'Notes , au 15 janvier. D. Macri Lexicon, ad voc. Caly-
BITÀ.
CALZADA(Santo Domingo de LA), ville épisc. dans la vieille Castille, dont l'évêché, uni à celui de Calahorra, est suffragant de la métropole de Burgos. Compar. C^LA.■aonR^, et Voy. Gaet. Moroni , vol. VI , p. 282.
CALZOLAI ou CALZOLARI (Pierre), bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, né à Buçgiano, en Toscane, vers 1500, mort à Rome en 1581 , fut prieur du couvent de Saint-Paul à Rome, hors des murs. On l'a nommé quelquefois Buggiano, du lieu de sa naissance; Petrus Florentinus , soit parce qu'avant d'être prieur de Saint-Paul il avait demeuré dans le couvent de Sainte-Marie à Florence, soit parce qu'il était né dans les environs de Florence; enfin on l'a surnommé dans son Ordre P. Ricordatus (^réfléchi ), sans doute parce qu'il avait mérite ce surnom par son caractère. Il a laissé : Historia monastica, in V libri divisa, trattati par modo di dialogo ; Florence , 1561 , in-4» , et Rome , 1575, in-4». Voy. Richard et Giraud.
I. CAMACHÉS , aujourd'hui Kemac ( Camachus, Camacus, Chamacus ) , ville épisc. du diocèse de Pont , dans la province de la première Arménie , sous la métropole de Sébaste. Selon De Commanville , elle fut érigée en évêché au \W siècle, et en métropole au ix». George I"^ son évéque , assista au VI» concile général , et Sisinnius siégeait en 1029. Voy. De Commanville, /"-e Table alphabet., p. 53. Richard et Giraud.
II. CAMACHES, ville archiépisc. de Cilicie, sous le patriarcat de Constantinople. On l'appelle maintenant Chemach; elle est située dans la Tartarie , près des monts Caspiens , sous la puissance des Turcs. Le premier de ses évêques latins , Emeric , général de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, siégait vers 1391. Voy. Richard et Giraud.
CAJULATL (Epomis, humerais), petit manteau qui sétend depuis le cou jusqu'au coude, et que les évêques et les chanoines portent sur le rochet ; celui des évêques est violet , et celui des chanoines noir. Quant à l'étymologie du mot, Théophile Raynaud prétend qu'il vient de carnelaucius , couverture de tête faite de camelot; mais on croit communément qu'il dérive de cap de mail, qui était anciennement une couverture de tête faite de mailles. Les évêques assistent aux cérémonies en camail et en rochet. Voy. le P. Rosweid , Onomasticon , au mot Camelauchium.
CAMALDOLI {Ordo camaldulanus), Ordre religieux fondé au xi" siècle par saint Romuald , qui bâtit un monastère à Camaldoli, village de I État de Florence , en Toscane , d'où cet Ordre a tiré son nom. Voy. Camaldules. Saint Romuald. Voy. aussi, pour cet article et le suivant, Gaet. Moroni*, vol. VI, p. 290 et suiv. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
CAMALDULES et CAMALDOLITES ( Camaldulani tCamaldolitœ , Camalduienses), religieux qui sont une branche de l'Ordre de Camaldoli , appelés d'abord Eomualdins, du nom de leur fondateur. Ils suivent la règle de Saint-Benoit et portent un habit blanc. Il y avait en France un couvent de Camaldules près de Grosbois, à quelques lieues de Paris. Voy. le P. Guid. de Grandis, Dissert, camaldulenses; Lucques,
1707. Annales camaldulenses Ord. S. Bened., etc., D. Joanne Benedicto Mitarelli, abbate, et D. Anselmo Costadoni, Presbyteris et monachis e congregatione camaldulensis , auctoribus ; Venise , 1758. Le P. Ziegelbaur, dans sa Notice des écrivains de cet Ordre; Venise, 1750, in-fol.
CAMARA Y MURGA (Christophe de LA), théologien, né à Arciniega, mort à Salamanque en 1641, professa l'Écriture sainte à Tolède, et fut successivement évêque des iles Canaries et de Salamanque. On a de lui : Constitutions sinodales del obispado de Canaria, su primiera fundacion y translacion , aidas de sus Obyspos y brève relacion de las islas ; Madrid , 1634, \n-¥. Voy. la JVomî;. Biogr. géne'r.
CAMARACUM. Voy. Cambrai.
CAMARGO (Ignace de), jésuite espagnol, vivait au xviiP siècle. Il professa la théologie à l'université de Salamanque, et a laissé : Régula honestatis moralis, tractati^ theologicus tripartitus de régula moraliter agendi; Naples,1720, in-fol. Voy. Richard et Giraud.
CAMARINUM. Voy. Camérino.
CAMBACÉRÊS (l'abbé) , archidiacre deMont-
Îellier , né dans cette ville en 1621 , mort en 802, se distingua comme prédicateur. On lui doit : 1° Panégyrique de saint Louis; 1768, in-4° : — 2° des Sermons; 1781, 3 vol. in-12; 1788, 3 vol. in-12, avec un discours préliminaire , où les preuves de la religion sont présentées avec beaucoup de force , de méthode et de clarté.
CAMBALA, CAMBALL Voy. Chan-Balec.
CAMBALUM, Cambalu et Cambalech, ville épisc. d'Asie et capitale du Catay, située dans la partie septentrionale de l'empire. Cet évêché fut fondé en 1307 par Clément V, qui y nomma pour premier évêque Jean de Monte -Corvino, franciscain, qui faisait déjà beaucoup de bien dans ce pays par ses travaux apostoliques , et il lui donna sept religieux de son Ordre pour suffragants. Voy, Wading, Annal. Ordin. Minor., ad ann. ISO*?, 1403, 1448. Assemani, Biblioth. Orient., tom. III , p. 516. Bullar., tom. II , p. 480. Richard et Giraud.
CAMBONIUM. Voy. Chambon , n« I.
CAMBOUNET DE LA MOTHE (Jeanne de), connue en religion sous le nom de sainte Ursule, appartenait à l'Ordre des Ursulines, et vivait a Bourg au xvii» siècle. Elle a laissé : Journal des illustres religieuses de l'Ordre de sainte Ursule, tiré des chroniques de l'Ordre et autres mémoires de leur vie; Bourg, 1684, 4 vol. in-4''. Voj/. la Nouv. Biogr. ge'nér.
CAMBRAI (Camaracum, Cameracum), ancienne ville archiépisc. de France ; ce siège fut d'abord uni à celui d'Arras, et était suffragant de Reims ; en 1.559 Paul IV l'érigea en archevêché ; mais par le concordat de 1801 il redevint simple évêché , et fut suffragant de la métropole de Paris. Enfin, par vme bulle datée des calendes d'octobre 1841 , le pape Grégoire XVI éleva de nouveau le siège de Cambrai à la dignité de métropole , et lui donna pour suffragant l'évêché d'Arras. On dit que Diogène fut envoyé dans les Gaules par le pape Syrice pour y prêcher l'Évangile , et qu'il fut martyrisé par les Vandales; mais aucun Martyrologe ne fait mention de ce Diogène , et BoUandus remarque que le premier auteur qui en a parlé est du xvp siècle. On a tenu plusieurs conciles à Cambrai. Voy. Sainte-Marthe, Ga//. Christ., tom. II. Labbe, tom. XV. Hardouin, tom. X. Richard et Giraud , tom. XXVIII.
CAMBRIDGE (Camboritum), ville d'Angleterre située dans le comté de ce nom. Il y eut en 940 un concile dans lequel on fit plusieurs