‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 428 sur 1220 · IV. CAMPÈGE ou CAMPEGGI (Thomas), évêq · texte numérisé non relu

IV. CAMPÈGE ou CAMPEGGI (Thomas), évêq

de Feltri, né en 1500, mort à Rome en 1564, était neveu du cardinal Laurent Campeggi, qu'il accompagna dans ses missions. Il fut envoyé par Paul III comme nonce à la conférence de Worms,et fut un des trois premiers évêques qui se trouvèrent à l'ouverture du Concile de Trente. Il a laissé : l" de Auctontate sanctorum conci- Itorum; Venise, 1561 ; — 2° rfe Auctoritate Pontificis romani ; 1555 ; quelques auteurs lui attribuent en effet cet ouvrage ; mais il est probable qu'il est d'Alexandre Campège ( Voy. n» I); — 3° plusieurs autres écrits sur divers points de la discipline ecclésiastique ; ils ont été imprimés à Venise de 1550 à 1555. Oi> doit remarquer que les traités de Campège contiennent des maximes opposées à une saine théologie. Voy. les sages réflexions que fait à ce sujet l'abbé André dans son Cours alphabet, de droit canon, tom. VL p. 407,408,3«édit.

CAMPEGIUS. Voy. Champier.

CAMPEMENTS. Les campements, ou marches, ou stations des Israélites dans le désert, qui sont au iiombre de cinquante , se trouvent désignés dans le livre des Nombres, xxxiii; nous les indiquons nous-mêrae dans ce Dictionnaire à leur place respective.

I. CAMPEN ou KAMPEN (Heimeric de), en latin Heimericus de Campo. né à Campen en Hollande, mort à Louvain en 1460, enseigna la théologie dans cette dernière ville, et assista l'an 1431 au concile de Bâle , où il gagna l'affection du cardinal de Cusa. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1" Super Sententias, libri IV: — '2f>de Esse: — 3" Compendium divinorum: — 4° de Essentia. Voy. André-Valère, Biblioth. Bel g.

II. CAMPÉN ou KAMPEN (Jacob de), un des chefs des anabaptistes, fut envoyé dans les Pays- Bas par Becold dit Jean de Leyde, roi de cette secte, afin de répandre ses erreurs monstrueuses. Il reçut pour cela le prétendu titre d'évêque d'Amsterdam en 1534; mais sa mission n'eut pas de succès ; car son complot ayant été découvert il fut condamné par les magistrats d'Amsterdam à être décapité , après avoir eu la langue et la main droite coupées. Sa tête et sa main furent publiquement exposées sur le fer dune lance. Voy. relier, Biogr. univers

ill. CAMPEN ou KAMPEN (Jean de), vulgairement Van den Campen, né à Campen en Hollande l'an 1490, mort à Fribourg en Brisgau l'an 1538. Il était très-versé dans les langues grecque et hébraïque, et visita l'Allemagne et l'Italie

Îour conférer avec les savants. On a de lui : " de Natura litterarum et punctorum hebratcoi-urn, ex variis Eliœ Levitœ opusculif LiMlus; Paris, 1520, in-12; Louvain, 1528; — 2° Psalmorum omnium juxta hebraicam verttatem paraphrasticu interpretatio ; 1532, in- 16; trad. en allemand, en anglais, en français et en Uamana;

CAMP

CÂMU

— 3» Pamphrasis in Salomonis Ecclesiasten ; Lyon, 154G; — 4" Commentarioli in epistolas Pauli ad Homanos et Galatas; "Venise, 1534. Voy. Trithème. André-Valère.

CAMPETTI (Pierre-Calixte), capucin français, mort à Bordeaux en 1670. On lui doit : 1" Pastor catholicus , de theologia pastorali in très partes distributa, etc.; Lyon, 1668, in-foL; — 2» rfe Prœceptis Decalogi et Ecclesiœ; ibid., 1669, in- 8"; — 3° de Peccatis septem mortalibus et censuris ecc/e.yzas<2as; ibid,, 1669, in-S». Foy. la Nomu. Biogr, ge'ne'r.

CAMPH ARI (Jacques), dominicain, né à Gênes en 1440. On a de lui : de Immortaiitate aniniœ, opusculum in modum dialogi; en italien, quoique le titre soit en latin; Rome, 1472, in-fol.; Milan, 1475; Vienne, 1477; Cosenza, 1478', in-4». Voy. Echard, Biblioth. Ord. Prœdicator. UEmyclop. cathol.

CAMPHAUSEN (Mathias), jésuite, né à Dusseldorf en 1636, mort en 1703, se distingua comme prédicateur. 11 a laissé : Passio D. N. J.-C. adumbrata in figuris et prophetis antiquœ legis, etc.; Cologne, 1704, 2 vol. in-4'>. Voy. la Nouv. Biogr. oénér.

CAMPBfUYSEN ou KAMPHUYZEN (Théodore-Raphaël), théologien, peintre et poëte hollandais, né à Gorcum en 1580, mort à Dorkhum en 1626, abandonna la peinture pour la théologie. R a laissé, entre autres ouvrages : 1" Œuvres théologiqws ; krciSïeTàAm., 1657, m-8% et 1672, in-4»; —2" de Auctoritate S. Scripturce; 1666, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. ge'nér.

CAMPi ou CAMPO (Pierre-Marie), prêtre du diocèse de Plaisance au xvii» siècle, est regardé par les Raliens comme un bon historien. On a de lui : \° une Histoire ecclésiastique de Plaisance, en italien ; Plaisance, 1661-1662, 3 vol. infol.; — 2» Vie du pape Grégoire X, en latin; Rome, 1655, in-4». Voy. Feller, Biog. univers*

CAMPIAN (Edmond), jésuite, né à Londres en 1540, mort en 1581, professa d'abord la religion anglicane, puis il abjura, entra chez les Jésuites. Après divers voyages Grégoii'e l'envoya en Angleterre, où il mourut pour la foi catholique le 28 novembre 1581, sous le règne d'Elisabeth. R a laissé, entre autres ouvrages : \°Rubsaceo romanus, seu decem rationes oblnti certaminis in causa fidei redditœ Academicis Angliœ, traduit en français par le P. Brignon , sous ce titre : Dix preuves de la vérité de la religion chrétienne proposées aux universités d' Angleterre; Paris, 1701 , in-12 ; — 2" Conférences à la Tour, en anglais ; Londres, 1583, in-4o, — S» des Opuscules imprimés à Pont-à-Mousson , 1662 ; Pise 1618; Milan, 1625, et Anvers, 1631 ; cette dernière édition est la plus ample et la plus correcte. Voy. le P. Paul Bombino, dans Vita et martyrium Edmundi Campiani , martyris Anyli e societate Jesu. Richard et Giraud.

CAMPIGNY (Charles-Benoît de), religieux, né à Orléans en 1569, mort à Paris en 1634, entra d'abord chez les Célestins, puis chez les Bénédictins. On a de lui : 1" une édition de la Somme de la foi catholique du P. Crespet, son confrère , avec des corrections , des additions et desépitres préliminaires; Lyon, 1598, in-fol.; — 2" le Guidon de la vie spirituelle ; 1615, in-12;' — 8" l'Anatypophile bénédictin; Paris, 1615, in-12; ouvrage qui fut censuré comme injurieux à l'Ordre de Saint-Benoit par la Faculté de théo^ logie de Paris. Voy. Becquet, Histor. Cœlest. Gallic. Congregat., p. 192.

CAMPINIAGUM. Voy. Cognac.

CAMPION (Hyacinthe), franciscain, né à Bude en 1725, mort en Esclavonie en 1767. Il professa

la philosophieet la théologie, et a laissé: \'>Animadversiones physico-historico-morales de Baptismo non natis, abortiviset projectis conferendo; Bude, 1761, in-S»- — 2o Vinaiciœ pro suo Or" dine, etc.; Bude, 1766, in-8<>; — 3° Vindiciœ denuo vindicatœ , etc.; ibid., 1766, in-S». Voy. Feller, Bioar. univers.

CAMPIONE (François-Marie), de l'Ordre des Trinitaires, vivait au xviii» siècle. On a de lui : 1" Instruzione per gli ordinandi; Rome, 1702, in-S"; Venise, 1703, in-12; — 2» Instruzione del clero per ogni esame da subire deW ordinario; Rome, 1710, in-8»; •-— 3» Instructio pro se com~ parantibus ad audiendas confessiones ; Rome, 1711 , 3* édition. Voy. la Nouv. Biographie générale.

GAMPITES (Campitœ). Voy. Campatois.

CAMPLI ou CAMPOLI, petite ville épisc. de l'Abruzze ultérieure; elle a été unie à Ortone. Voy. Ortone.

ï. CAMPO. Voy. Campi.

IL CAMPO (de). Voy. Campen, n» h

CAMPOIS. Voy. Campatois.

CAMPOLL Voi/. Campli.

CAMPOMANÈS (Don Pedro-Rodriguez, comte de), diplomate, littérateur et économiste espagnol, né à Oviédo en 1722 ou 1723, mort en 1802, a publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons seulement :!<> Traité sur r amortissement ecclésiastique ; 1763, in-fol.; il s'efforce de montrer l'abus et le danger des aliénations illimitées en des mains mortes, avec une Notice des lois publiées à ce sujet en Espagne depuis les Goths, traduite et imprimée en itahen à Venise, en 1777, 2 vol. in-4"; — 2" Dissertation historique sur l'Ordre et la clievalerie des Templiers; Madrid, 1747. Voy. Feller, Bioar. univers.

CAMPS ^François de), abbé de Notre-Damede-Signy, ae l'Ordre de Citeaux , né à Amiens en 1643, mort à Paris en 1723. Il fut prieur de Florac, puis de l'abbaye de S.-Marcel. Louis XIV l'avait désigné pour ï'évéché de Pamiers ; mais comme il ne put obtenir ses bulles à cause de sa conduite peu régulière, on lui donna l'abbaye de Signy. Camps était très-versé dans l'Hiàtoire de Fi-ance. Il a laissé, entre autres écrits, une Dissertation sur le titre de très -chrétien donné aux rois de Fiance. Ces articles sont répandus dans le Mercure de Paris, 1719-1723, et l'on en trouve la liste complète dans V Histoire littéraire d' Amiens pâv le P.Daire. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Feller. Richard et Gii'aud.

CAMPUS BONUS. Voy. Champbon , n» I.

I. CAMUEL, troisième lils de Nachor, et père des Syriens , comme portent les Septante et la Vulgate; l'hébreu lit père d'Aram, ce qui l'e^ vient au même sens. Voy. Aram, n«>» I et II, et Ggiigsô XXII 2'1

II. CÀMUEL, fils de Sephthan, de la tribu d'Éphraïm. Il fut un de ceux que l'on désigna pour faire le partage de la terre promise aux autres tribus. Voy. Nomhr., xxxiv, 24.

IIL CAMUEL, père de Hasabias et un dea chefs des Israélites chargés de la direction civile de leurs tribus sous le règne de David. Voy. 1 Paralip., xxvii, 17.

CAMUL, siège épisc. dans la grande province de ïanguth, et sujette au grand khan des Tartares. Il y avait en 1266 un évèque nommé Jean ; ce qui prouve qu'au milieu de ce peuple idolâtre il s'y trouvait des chrétiens. Voy. Assémani, Biblioth. Orient., tom. II, p. 455. Richard

CAMULIANA , ville épisc. du diocèse du Pont dans la première province de Cappadoce , sous

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