CANA
la métropole de Césarée. Les Actes du 5« concile général en font mention. On n'en connaît que trois évêques: Basie, qui assista à ce concile ; Georges I", qui se trouva au 6*, et Georges II, qui fut présent au rétablissement de Photius. Foy. Richard et Giraud.
I. CAMUS (Bonaventure), cordelier, gardien du couvent de Toul , vivait au xvii" siècle. On a de lui : Euc/utristiœ sacramentiwi explicatum; Toul, 1656. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.
II. CâMUS (Charles), jurisc, né à Dijon au xvi» siècle. On a de lui : Caroli Camusii divini juris studiosi, de his quœ ad tutorum excusa^ tiones pertinent, ad Herennium Modestinvm /ibellus ex suo centonum juris libro; Paris, 1552, in-i*. Voy. la Souv. Bionr. génér.
III. CAMUS (Etienne LE), cardinal, né à Paris en 1632, mort en 1707, docteur de Sorbonne en 1650, évèque de Grenoble en 1671, fut créé cardinal par Innocent XI , qui de son propre mouvement le revêtit de la pourpre pour honorer ses vertus. Pendant tout son épiscopat il mena la vie la plus austère. On a de lui : 1" des Ordonnances synodales très-estimées ; Paris, 1690 ; — 2<» Défense de la virginité perpétuelle de la Mère de Dieu; Lyon, 1680, in-12; — S» Traité de l'Eucharistie .pour l'instruction d'une personne prolestante qui pensait à se faire catholique; — 4" des lettres à ses curés très-instructives. C'est lui qui engagea vivement Genest à composer la Théologie de Grenoble. M. Lalouette a donné l'abrégé de sa vie; Paris, 1760, in-12, et M. Gras- Duvillard, chanoine de Grenoble, a publié : Discours sur la vie et la mort de il. le cardinal le Camus, accompagné d'une épitre qui contient l'état des fondations et les legs du cardinal dans son diocèse , et un extrait de ses lettres , avec des notes critiques et historiques. Voy. YEncyclop. cathol.
IV. CAMUS (Jean-Pierre), évoque de Belley, né à Paris en 1582, mort en 1652. Il fut sacré évéque en 1609 par saint François de Sales, et déploya le plus grand zèle pour la conversion des hérétiques et la réforme des monastères. Il faut reconnaître pourtant que ce zèle fut quelquefois excessif et déplacé, comme l'a reconnu saint François de Sales lui-même. Ainsi, par exemple, la guerre qu'il déclara aux moines mendiants fut blâmée par tous les gens sensés. Il se démit de son évèché en 1629, et il se retira à l'hôpital des Incurables à Paris , où il mourut. On a de cet écrivain plus de deux cents volumes, qui consistent en Traités de controverse , de morale , de piété , des Sermons , des Lettres , des romans pieux. On trouve dans Richard et Giraud la liste d'un certain nombre de ces ouvrages , écrits avec une facilité singulière, mais d'un style moitié moral, moitié burlesipe , semé de métaphores bizarres et d'images gigantesques. On ne lit guère aujourd'hui c|ue l'Esprit de saint François de Salas, en 6 vol. in^ , réduits en un seul par CoUot, docteur de Sorbonne. Voy. Nicéron , Mémoires, lom. XXXVI, 92. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud.
I. CAMUS AT (Denis-François), né à Besançon en 169Ô, mort à Amsterdam en 1732. Outre quelques ouvrages de littérature et d'histoire, il a donné une édition de la Bibliothèque de Ciaconius sous ce titre : Bibliotheca libres et scriptores fermé cunctos ah initio mundi ud anuum 1583, ordine atphabetico coinplectens , auetore Francisco Ciaconio, Ordin. Pradie. doctore theologo, etc. ; Paris , 1732. Voy. Richard et Gir raud.