II. ACQUI. Voy. Aqui
ACQUISITION. Voy. Acquérir.
ACQUISIVITÉ, nom donné par les phrénolo-
gistes à la faculté par laquelle les animaux et l'homme sont portés instinctivement à désirer, à rechercher, à convoiter et à acquérir ce qui est nécessaire à leur bien-être et à leur conservation individuelle. En ne considérant cette faculté que par rapport à l'homme seulement, iious dirons que, lorsqu'il lui laisse prendre un développement excessif, elle le conduit le plus souvent au mal. On conçoit, en effet, que lorsque ce désir d'acquérir n'est point contre-balancé par un sentiment équivalent de la justice , on pourra devenir voleur; mais cet état constituera le désordre de la faculté et non point le but, ce qu'il faut toujours bien disting-uer. Or c'est faute d'avoir établi cette distinction nécessaire que Gall, confondant les facultés fondamentales en elles-mêmes avec les dispositions à certains actes, a cra trouver dans l'acquisivité l'organe du vol ; ce qui n'est ni exact , ni moral , et entache son système d'une triste fatalité. La faculté de l'acquisivité n'est donc point mauvaise en elle-même, elle ne le devient que lorsqu'elle est exercée contrairement à la loi naturelle ou à une loi positive. Voi/. Encyclop. catliol.
ACQS. Voy. Dax.
ACRA, en grec citadelle. Antiochus-Épiphanes ayant fait bâtir une citadelle sur une montagne qui dominait le Temple , cette montagne s'appela Acra. On y bâtit dans la suite le temple d'Hélène, reine des Adiabéniens, le palais d'Agrippa , les archives publiques et le lieu
des assemblées des magistrats de Jérusalem. Voy. Joseph, Antiq., 1. XII, c. vu, xiv; 1. XIII, , c. XI. De Bello JmL, 1. VII , c. Xlli. ^