ACTA
IV. ACOSTA (Joseph), iésiiite espagnol, né a Médina-del-Campo vers 15«) , et mort l'an 1599 oui6<)0. Provincial des maisons de sa compagnie au Pérou , il travailla pendant dix-sept ans à la conversion des Indiens. Revenu en Espagne, il publia un certain nombre d'ouvrages théologiques, dont le principal est : De Promulgatione Emngelii apiid Barbaros, ftive de Procuranda Indorum sainte, libri sex; Salamanque, 15!J6, in-80. Quant à son Histoire naturelle et morale des Indes , elle a toujours été fort estimée ; on l'a traduite en français, en italien, en allemand et en flamand. Voy. Nicolas Antonio, Bihlioth. hispan., tom. P'', p. 614. Nicéron, Mémoires, etc. tom. XXX, p. 56.
ACQUA'VIVA. Voy. Aquaviva, n» II.
ACQUÉRIR, ACQUISITION. On voit par un édit de Constantin que l'Église possédait déjà des biens immeubles, quoiqu'en petit nombre,
Êuisqu'il en ordonne en, sa faveur la restitution, epuis cette époque l'Eglise eut toute liberté d'acquérir et de posséder. La constitution du pape Nicolas III, de l'an 1278, n'interdit l'acquisition des biens immeubles qu'aux ordres mendiants, et le concile de Trente restreint cette défense aux « maisons de religieux de « Saint-François , capucins et à ceux qu'on ap- « pelle mineurs de l'Observance. » (Sess. XXV, ch. III.) En France, l'Église a toujours eu la faculté d'acquérir des biens immeubles avec l'autorisation du roi. Bien des personnes contestent aujourd'hui à l'Église le droit d'acquérir des immeubles; mais cest tout à fait à tort, parce que la capacité d'acquérir des propriétés, pour les individus comme pour les, corps, est fondée sur le droit naturel , et que l'Église a une capacité de possession indépendante de la loi , et que, par conséquent, la loi ne saurait lui ravir. Voi/. M. Atfre, Traité de la propriété' des biens ecclésiastiques , ch. I , § 3 et 4.
I. ACQUI (Jacob d'), religieux dominicain d'Acqui en Piémont.