‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 433 sur 1220 · I. CANNE. Voy. Calamiis · texte numérisé non relu

I. CANNE. Voy. Calamiis

II. CANNE ou CANN (John), théologien anglais du xvii" siècle, devint le chef de la secte des Brownistes ou Indépendants d'Amsterdam, quand il se réfugia dans cette ville après la restauration de Charles II. On a de lui une édition de la Bible , avec des notes ; Amsterdam , 1664 , in-8», et Edimbourg, 1727, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.

CANNES (Cannœ Distruttœ), ancienne ville épisc. de la Pouille dont on ne voit plus que des ruines. L'évêché , qui y était établi avant l'an

500, fut uni à Nazareth l'an 1455 par Calixle III. « C*est le sentiment de quelques auteurs », remarque Moroni ; puis il ajoute : « mais Navaes dit que cette union eut lieu sous Paul III, le 19 mars 1534. » Voy. De Commanville, 7™ Table alphabet., r>. 55. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. Vïl, p. 216, art. Canne, Canna.

CANNIZARIO (Pietro), né à Palerme, mort en 1640, était très-versé dans le droit civil et canonique, ainsi que dans la philosophie et la théologie. On a de lui : Heligionis christianœ Panormi, scilicet omnium ecclesiarvm fundationes et eorum origines, sanctorum, beatoimm ac virorum fama sanctitatis illustrium Panormitanorum, ac qui laudis nomine ab hac vita decesserunt , et urbis ejusdem ai^chiepiscoporum vitœ. Voy. Mongitore, Biblioth. Sicul.

CANNUS. Voy. Canna.

CANO (Melchior). Voy. CanUS.

CANOBIA. Voy. Kanobia.

CANOBIO (Évangéliste), capucin, né à Milan, mort à Pérouse en 1595, passa pour un des plus habiles canonistes de son temps. Il fut élu l'an 1564 général de son Ordre ; Grégoire XIII l'honora de sa bienveillance, et il parut avec distinction au concile de Trente. On a de lui : 1" Consulta varia injure canonico; — 2" Annofationes in libros decretalium; Milan, 1591. Voy. Argelati , Biblioth. Scriptor. Mediolanensium.

' CANON , signifie règle, loi, et catalogue, recueil. Dans les articles suivants, ce mot a tantôt le premier sens, tantôt le second. Comme il s'emploie quelquefois au pluriel , on devra recourir en ces cas au pluriel canons pour les noms qu'on ne trouvera pas au sing. canon. Quant aux sources dans lesquelles on peut puiser, elles sont presque toutes indiquées dans les canoni«tes; nous n'en citerons donc qu'un petit nombre.

I. CANON D'AUTEL , carton qui se met sur l'autel , et que l'on nomme ainsi parce qu'il contient une partie des prières du canon de la Messe. Voy., sur cet article et les suivants, le Diction, encqclop. de la théol. cathol.

II. CANON DE LA MESSE. On nomme ainsi les paroles secrètes de la Messe depuis la Préface jusqu'au Pater , au milieu desquelles le prêtre fait la consécration. C'est la règle de la consécration de l'Eucharistie et l'histoire de son institution rapportée par les évangélistes. Il est aussi ancien que l'Église quant au fond et à la substance. On l'appelle encore secrète, parce qu'on doit le réciter à voix basse. Voy. saint Justin, Apologet., 1. Saint Cyprien, de Unit. Eccl. Saint August., Ep. CXVIII. Concil. Carth., II, can. 9. Bergier, Diction, de théol. Voy. aussi Secrètes.

III. CANON DE LA PAIX ET DE LA TRÊVE. C'est, dans l'histoire ecclésiastique, un canon fait et renouvelé depuis le x» siècle dans plusieurs conciles pour abolir les désordres causés par les guerres et les querelles qui s'élevaient entre les seigneurs.

IV. CANONS DES CONCILES {sacri concilionim canones , conciliorum décréta), se dit des lois, des décrets ou décisions prescrits par les conciles sur la foi, la discipline ou les mœurs. On les appelle canons , c'est-à-dire règles, parce que ce sont les règles auxquelles les hdèles doivent conformer leur croyance et leur conduite. Voy. Bergier, Diction, de the'ol.

V. CANON DES ÉVANGILES , espèce de concordances faites par Eusèbe de Césarée, dont parle saint Jérôme, et que l'on voit souvent à la tète des manuscrits du Nouveau Testament et dans quelques éditions.

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