‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 434 sur 1220 · VI. CANON DES LIVRES SAINTS (wcmw · texte numérisé non relu

VI. CANON DES LIVRES SAINTS (wcmw

Lihrorum index ) , se prend pour le catalogue des Livres sacrés et inspirés de Dieu. Le canon ou le catalogue des livres de l'Ancien Testament, attribué à Esdras, ne renferme que 22 livres, ou 24, si on sépare Ruth des Juges et les Lamentations de Jérémie de ses Prophéties. Le dernier canon des Livres saints est celui qu'a fait le concile de Trente , et qui est conforme à celui du concile d'Hippone tenu en 393, à celui du 3* concile de Carthage, et à celui d'Innocent I"". On est obligé , sous peine d'anathème , de recevoir le canon du concile de Trente. Dans ces derniers temps plusieurs protestants, entre autres Bertholdt , de Wette , Cellérier. ont mis en avant des théories plus ou moins contraires à la vérité historique du canon. Ce dernier, qui semble faire profession de combattre le rationalisme, ne s'en garantit pas assez lui-même, quand, par exemple, il traite avec tant de légèreté l'autorité canonique des hagiographes. Haevemick, qui a écrit de si bonnes choses sur la canonicité des Livres saints, tant dans son Commentaire sur Daniel que dans son Introduction et son Histoire du canon de l'Ancien Testament , a commis quelques erreurs communes aux protestants, même les plus rigides, sur la question de la canonicité. Enlin. parmi les catholiques, R. Simon , le P. Lamy et .1. .lahn ne se sont pas toujours exprimés sur certains points touchant le canon d'ime manière assez exacte. Voy, J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit.. etc., tom. I", p. 41 et suiv.. où sont traitées toutes les questions qui se rattachent à la canonicité des Livres saints, et où on trouve la réfutation de différentes objections des rationalistes. Aloysius Vincenzi , Sessio quarta Concilii Tridentini vindicata , seu Introductio in Scripturas detitero-cunonicas Veteris Testamenti in très partes divisa: Rome, 1842, 2 vol. in-8o. J.-B. Malou, la Lecture de la sainte Bible en langue vulgaire, jugée par l'Écriture, la tradition et la saine roiAO« ; Louvain , 1846, 2 vol. in-S". Bergier, Dictionnaire de théologie.

VIL CANON DES RELIGIEUX, le livre qui contient les règles et les constitutions de certains religieux.

VIII. CANON DES SAINTS {Album Sanctorum), catalogue des saints reconnus on canonisés par l'ÉgUse. Voy. Canonisation. Bergier , Diction, de théoL, art. Canons des saints, et Diptyques.

IX. CANON PASCHAL {Canon Paschalis), table des fêtes mobiles où l'on indiquait pour une ou pour plusieurs années le jour auquel tombait la fête de Pâques et celles qui en dépendent.

I. ÇANONARQXJE {Canonarcha), bas offider de l'Église de Constantinople qui était au-dessous des lecteurs. To^.Codin, de Offic. Constant., 1. 1 , c. VI , n. 2 , et c. vu , n. 24 et 25. D. Macri , Hierolejicon.Sid voc. Canonarcha.

II. CANONARQUE, officier qui dans les anciens monastères sonnait pour réunir les moines aux heures de la collecte ou de l'assemblée. Voy. Jean Mosch, Vitœ Patnim . 1. X, c. XI et l. Rosweid, Ononiasticon. D. Macri, ibid.

CANONIAL {^Canonicus), se dit en terme de droit ecclésiastique de tout ce qui a rapport à tm chanoine ou à un chapitre. Ainsi l'on dit titre canonial , maison canoniale, pour désigner soit le droit d'un ecclésiastique à un bénéfice , soit le logement occupé par un chanoine.

CANONIALES (HEURES), petites heures du Bréviaire, savoir :lMme, Tierce, Sexte et None. On les appelle canoniales, parce qu'autrefois on

appelait canon l'oftice ecclésiastique. Voy. Office DIVIN, Bréviaire.

CANONICAT, titre d'un bénéfice de chanoine; il diffère de la prébende en ce que le canonicat proprement dit est un titre spirituel qui donne place au chœur et dans le chapitre d'une église cathédrale ou collégiale, tandis que la prébende n'est qu'une portion de iDien ecclésiastique que l'Église accorde à une personne dans une cathédrale ou une collégiale. La collation des canonicats en France appartient à l'évêque seul , d'après la coutume et le Concordat ; mais, d'après le droit commun, elle appartient simultanément à l'évêque et au chapitre Voy. La Combe. Dict. canon. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Voy. aussi Chapitres. Chanoines, Dignités, Prébendes.

I. CANONIQUE {Legitimus, canonia/s), livre sacré et authentique qui a autorité dans l'Église comme faisant partie de la Bible. On l'appelle ainsi parce qu'il se trouve dans le canon ou catalogue des livres sacrés. L'Église seule peut déclarer un livre ou un auteur canonique. Voy. Bible, Écriture sainte. J.-B. Glaire, Introdvction, etc., tom. !"■, p. 72 et suiv.

II. CANONIQUE, ce gui est conforme aux canons et aux règles de l'Église. C'est ainsi qu'on appelle jurisprudence canonique le corps et la science du droit canon , et peines canoniques les peines que l'Église peut imposer.

CANONIQUES {Jus primitiamm Episcopo solvendum), droit des prémices qui , dans l'Église grecque, se payait autrefois a l'évêque. Les canoniques des èvêques furent réglés par une constitution de l'empereur Isaac Comnène, et son neveu Alexis Comnène les conlirma l'an

CANONISATION {Canonisatio. AHcujus in numentm sanctontm retatio, adscriptio) , terme qui n'est pas si ancien que la chose même, puisqu'il ne se trouve pas avant le xii« siècle. Ùdalric ou Oudry, évêque de Constance, s'en est servi le premier dans sa lettre à Calixte II au sujet de la canonisation de l'évêque Conrad. Voy. Mabillon, Acta SS. Bened., préface du v* siècle , n» 88. Voy. Béatification. Saint. Miracle. Vertu. Cérémonies , et Richard et Giraud , qui indiquent les principaux auteurs qui ont traité de la canonisation , et surtout le savant ouvrage de Benoit XIV, de Servorutn D^i bentificatione et beatorum canonizntione ; Bologne, 1734, 4 vol. in-fol., dont on a donné un abrégé en français qui est estimé. L'abbé Boissonnet, Diction, des Cérémonies et des Rites sacrés. On trouvera tous les détails des cérémonies qu'on observe et des procédés qu'on suit pour les canonisations dans les Procès-verbaux et les lettres des Assemblées du clergé , qui font la relation de ce qui s'est passé en France pour la canonisation de saint Louis, de saint François de Saîes et la béatification de Vincent de Paul. Or cette relation se lit dans les Mémoires du clergé, tom. V, p. 1537 et suiv.

CÀNONISTE ( Canonista , juris canonici, Pontificii peritus), docteur en droit canon , ou auteur qui a écrit sur le droit canon.

I. CANONS DES APÔTRES ou CANONS APOSTOLIQUES, collection de 85 canons ou lois ecclésiastiques que l'on attribue aux apôtres, et au sujet desquels les sentiments sont partagés. Il parait certain qu'ils ne sont pas des apôtres, quoiqu'ils remontent à une époque trèsreculée , mais qu'ils sont tirés de plusieurs conciles tenus avant le premier concile de Nicee. Voy. Bévéridge , Dé/ense du code des canons de rÉgi. primit. D. Cellier , Hist. de» Aut. sacr.

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