‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 437 sur 1220 · CANU · texte numérisé non relu

CANU

ron deux ans, à deux fois différentes. Voy. Joseph, Anttq., 1. XIX, c. vi; XX, c. i. D. Calmet, Diction, de la Bible.

GANTIA (Cantimno), ville épisc. de l'ile de Crète. Le premier de ses évêques mourut en

CANTIANILLE. Voj/. Cant.

CANTIEN , CANTIÉNNE. Voy. Cant.

CANTIMPRÉ (Thomas). Voy. Thomas de Can-

TIMPRÉ.

CANTIPRÉ (Canfipratum), abbaye de chanoines réguliers de Saint- Augustin, située dans un des faubourgs de Cambrai. Elle fut fondée vers l'an 1180, et fut complètement détruite en 1580. Les religieux s'établirent alors dans leur prieuré de Bélinghen, près de la ville de Halle, sur les confins duHainaut. Foy.La Martinière, Diction, géogr. Sainte - Marthe , Gall. Christ., tom. III, col. 161.

I. CANTIQUE. Dans les occasions solennelles, les Hébreux avaient coutume de chanter un cantique. Nous trouvons, en effet, dans l'Ancien Testament ceux de Moïse, de Debbora, d'Ézéchias , des trois enfants dans la fournaise ; ceux d'Anne, d'Habacuc, etc.; et dans le Nouveau nous lisons le Magnifient de la sainte "Vierge , le Ntmc dimittis de Siméon , le Benedictus de Zacharie. L'Écriture dit que Salomon en avait composé cinq mille , dont il ne nous reste que le Cantique des cantiques. Voy. Exode, xv et suiv. Juges, V et suiv. Isaïe , xxxviii, 10 et suiv. Daniel , m, 51 et suiv. I Rois , ii , 1 et suiv. Habac, III, 1 et suiv. Luc, i, 46 et suiv. Gaet. Moroni, vol. VHI, p. 8, 9.

II. CANTIQUE (le) ou CANTIQUE DES CAN- TIQUES. La première de ces expressions signilie le cantique par excellence, et la seconde, le plus beau, le plus sublime des cantiques; idiotisme hébreu qui se retrouve dans bien des langues. Le Cantique des cantiques est un des livres canoniques de l'Écritui-e sainte , et dont Salomon est très-probablement lauteur. C'est l'entretien d'un époux et d'une épouse qui s'expi-iment leur amour. L'un paraît tour à tour sous le titre de berger, de roi et sous le nom de Salomon. et l'autre, alternativement sous ceux d'une bergère, d'une épouse, et porte le nom de Sulamite, qui parait être le féminin de Salomon, surtout quand on compare les deux mots en hébreu. Tout concourt à prouver que ce Cantique est purement allégorique , et qu'il représente l'amourde Jésus-ChristpoursonÈglise, et l'amour réciproque de l'Église pour Jésus- Christ. Origène, saint Jérôme, remarquent qu'il n'était pas permis aux Juifs de lire ce livre avant l'âge de trente ans, et saint Bernard dit qu'il ne doit être confié qu'à des esprits purs et à des oreilles chastes. Voy. J. -B. Glaire, qui, dans son Introduction histor. et crit., etc., a traité les différentes questions qui se rattachent à ce divin livre , et a réfuté les diverses attaques dont il a été l'objet de la part surtout des exégètes modernes.

CANTIQUES. Il est défendu de chanter des cantiques en langue vulgaire pendant l'office divin; ainsi l'a déclaré la S. Congrégation des Rites dans son décret du 24 mars 1637.

CANTIUNCULA ou CHANSONNETTE (Claude) , jurisc, né à Metz, mort à Ensisheim en 1500, professa le droit à Bâle et devint recteur de 1 université de cette ville. Il a laissé, entre autres ouvrages : l» de Potestate Papœ, imperatoris et concilii; — 2" Paraphrases institutionum Justiniani ; Bàle , 1522, in -4°; — 3» de Offlcio judicis; ibid., 1543, in- 4», et dans les Iractat. tractatuum juris. Voy. Louis -Jacob,

Biblioth. Poniif. D. Calmet, Biblioth. de Lor~

TCtitlCm

CANTONEUM. Voy. Chantoin.

CANTOR ou LE CHANTRE (Gilles), chef d'une secte de fanatiques qui parut à Bruxelles et dans quelques autres villes de Flandre au xv« siècle. Ils prétendaient, entre autres absurdités , que Gilles était le sauveur des hommes, que le diable et les damnés jouiraient un jour de la béatitude éternelle , et que le Père et le Fils ayant eu leur temps, celui de l'Esprit-Saint était venu. Ils se livraient en outre à toutes sortes de débauches. Guillaume de Hildenissem, carme, qui avait partagé leurs erreurs, fut obligé de se rétracter. Voy. Baluze, Miscellanea, tom. II, p. 277-297.

CANTORBÉRY (Cantmria), ville épisc. d'Angleterre , située dans le comté de Kent. Le moine saint .Augustin ayant été envoyé en Angleterre par le pape saint Grégoire l'an 596, convertit le roi Ethelbert et fut le premier évèque de cette ville ; c'est de là qu'est venu à Cantorbéry le titre de métropole. Il y a eu à Cantorbéry vingt- huit conciles. Tov- Spelman, Concil. Anal., tom. I. Labbe, tom. V, IX. Hardouin, tom. lîl, VI. De Commanville , /'« Table alphabet., p. 55. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VIII, p. 18 et suiv.

CANTOVA ( Jean-.\ntoine ) , jésuite , né à Milan, vivait au xviii« siècle. L'an 1717 il se rendit en qualité de missionnaire au Mexique , puis aux îles Philippines et aux Carolines , où il fut assassiné. On a de lui : Vita et mors Aloysii Cantovœ canon. S. Stephani majoris; Milan , 1717. Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.

CANTUANO. Voy. Cantia.

CANTUARIA. Vot/. Cantorbéry.

CANTUMERUL.ffl. Voy. Ch.\nte-Merle.

CANUS ou CANO (Melchior), dominicain, évèque des iles Canaries, né à Tarançon en 1523 , mort à Tolède en 1560 , s'appliqua à l'étude de la théologie , de la philosophie et de l'histoire. Il obtint en 1542 la première chaire d'Alcala , et peu après remplaça à Salamanque son ancien maitre Francisco de Victoria ; sa réputation se répandit dans toute l'Espagne , et il fut envoyé par Charles-Quint au concile de Trente. Il s'y fit remarquer non moins que Carranza, son émule, car l'université espagnole était alors divisée en carransistes et en canistes. A son retour il fut nommé évèque et s'éleva contre les jésuites , qu'il fit bannir de l'université de Salamanque. On a de lui : 1° Prœlectiones de pœnitentia ; — 2" de Sacramentis ; — 3° Locorum theologicorum /«ôrtAV/; Salamanque, 1562, et Vienne, 1754. Ses œuvres complètes ont paru à Cologne ; 1605-1678, et à Lyon, 1704, in-4o. Voy. Nicol. -Antonio. Le P. Echard, t. II, p. 176 et suiv. Le P. Touron , Hommes illustres de l'Ordre de Saint-Dominique , tom. IV, p. 193 et suiv. Richard et Giraud.

CANUSIUM. Voy. Canovia.

I. CANUT (saint), roi de Danemark, mort le 10 juillet 1087. Fils de Swein ou Suénon II, roi de Danemark et petit-neveu du grand Canut qui subjugua l'Angleterre, il se livra entièrement aux besoins de l'État et s'attacha à faire fleurir toutes les vertus chrétiennes. Il exempta les ecclésiastiques de la juridiction séculière, fonda et enrichit un grand nombre d'éçlises, et périt dans une révolte au moment où il priait devant l'autel de Saint-.\lban , dans l'ile de Fionie L'Église l'honore le 10 juillet comme un martyr, et on fait la fête de sa translation le 19 avril. Voy. Richard et Giraud. i ^ .^t

fl. CANUT (saint), neveu du précèdent, mon

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