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le 7 janvier 1131. Il était fils d'Éric le Bon, qui, ayant pris la résolution de faire le pèlerinage de Jérusalem, établit vice -roi de Danemark son frère Nicolas. Celui-ci prit possession du royaume , alléguant comme motif d'exclusion la jeunesse de Canut; ce prince, rappelé plus tard
f)ar Nicolas, eut la principauté de Sleswig, avec e titré de duc de Danemark et le commandement de Tarmée. Canut remporta toujours] la victoire sur Éric, prince des Obotrites, dont il se fit un ami et à qui il succéda ; mais Magnus, iilsde Nicolas, craignant que Canut ne revendiquât la couronne de Danemark , le fit périr par trahison. Presque tous les Martyrologes en font mémoire au 7 janvier, et on célèbre la fête de sa translation le 25 janvier. Vo]j. Ilelmod, Chron. des Sclaves ou Sclavons. Bollandus, au 7 janvier. Richard et Giraud.
CâNZ (Israël-Théophile), théologien protestant, né à Heimsheim en 1690, mort à Tubingue en 1753. Il professa dans cette dernière ville la logique et la théologie morale ; d'abord adversaire de la philosophie de Wolf , il en devint le plus chaud partisan, et l'appliqua à la théologie révélée dans toute l'étendue que celle-ci comportait. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages de philosophie , de théologie morale et de controverse ; nous citerons seulement : 1" Phtlosophiœ Leionitzianœ et Wolfianœ u-nis in tkeologia, etc.; Francfort et Leipzig, 1728-1739, 4 vol. in-4o; — 1° de Regimine Dei universali, sive jurisprudentia civitatis Dei piiblica; Tubingen, 1731 et 4737, in-8o; — 3° Disputât. IV de immortnlitate aniniœ; ibid.,1740, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne une longue liste des principaux écrits de Canz.
CAORLE. Voy. Cahorle.
G AOULT (Walerand) , théolopen flamand du xviie siècle, était prêtre de l'église de Saint- Âmand à Douai. On a de lui : 1» Miracula Vir-
Îinis Deiparœ apud Tungros in Hannonia; Douay, 600, in-12; — 2" Bulles pontificales tirées du Bullaire romain, touchant la ctosture des reHgieuses, tournées du latin en français; ibid.,1604, ni-12 ; — 8» Oraison de Jean Trithème, dei douze renards causant la ruyne de la religion, traduite; Douay, 1604, in-12; — 4" Miracula Dominée Gaudiorvm in Picardia, apud Tungros, Camberones et Servios, ab 1081-1605; Douay, 1606, in-12. Voy. ibid.
CAPA. Voy. Chape.
I. CAPACCIO (Jules-César), littérateurnapoiitain , né à Campagna en 1560 , mort en 1631 , a laissé, entre autres écrits : Triomphes de saint François de Paule , en italien , traduits en français par Granjon; Paris, 1634, in-4''. Foy. Toppi, Biblioth. Napolef. Feller, Biogr. univers,
II. CAPACCIO - NUEVO ou NUOVA (Caput Aqueum), ville épiscop. du royaume de Naples dans la Principauté citérieure; elle est peu éloignée de l'ancienne ville de Pessi , dont le siège y fut transféré. Cet évêché est suffragant de JSalerne ; il fut établi au xii« siècle. Fo?/.Ughelli, Jtalia Sacr., tom. VII, p. 464.
CAPACITÉ. En matière bénéficiale les capacités sont proprement les actes qui sont requis dans un ecclésiastique pour l'obtention d'un bénéfice, comme l'extrait baptistaire, les lettres •de tonsure et autres ordres, les lettres de grade ou diplômes. Mais on prend souvent ce mot dans un sens plus large en l'étendant jusqu'aux titres mêmes. Vov. Titres.
CAPALLA (Jean -Marie), dominicain, né à Saluées^ mort en 1596, professa les lettres saintes a Faenza et à Bologne, et fut incjuisiteur général de Crémone. Il a laissé : 1* Scintilla
délia fiamma innossia ; — 2» de Ccena ; Venise , 1604 ; — 3° Arca salutis humanœ, sive commenta' ria locupletissima in Tatamentum et Passionem D. N. J.-C, etc.; Venise, 1GÛ6, in-fol. Voy. Possevin. Echard, Script. Ord. Prœdic, tom. II, p. 318.
CAPARCOTIA ou GAPHARCOTIA , ville épisc.
de Galilée dans la deuxième Palestine, au diocèse de Jérusalem et sous la métropole de Scythopolis(Reland,J'ûtes<. illustr.,Y>. 687).Moroni dit que ce doit être Carphathus ou Capharnaum, érigée en évêché au vi* siècle sous ladite métropole de Scvthopolis. Fow. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 45.
CAPARNAOM. Voy. Capernaum.
CAPEL Foy. Cappel.
CAPELAIN. Voy. Capellanus.
CAPELAN , nom que l'on donnait autrefois à un pauvre prêtre qm n'avait que sa messe pour vivre : Sacerdos ex nuotidiano alturis ministerio vicfitans. En Languedoc et en Provence on donne ce nom à tous les prêtres. Voy. le Diction, ecclés, et canon, portatif.
CAPELLA ou DE CAPILLA (André), évêque d'Urgel, né à Valence en Espagne, mort en 1610, fut d'abord jésuite, puis chartreux. Il était trèsversé dans les langues latine, grecque et hébraïque. Il a laissé : 1" des Commentaires sur Jérémie, en latin; — 2» des Considérations sur les Dimanches, le Carême et les Fêtes. Voy. Nicol.'Ant., Biblioth. Scriptor. Hisp. Le Mire, de Scriptor. sacidi xvii.
CAPELLA- AD -PLANCAS. Voy. Chapelle, n« X.
CAPELLANUS ou CAPPELLANUS, CAPE- LAIN (Claude), docteur en théologie de la maison et de la .société de Sorbonne , était trèsversé dans la langue hébraïque. On a de lui : Mare rabbinicum infi.dum, seu quœstio rabhinicO' talmudica , num talmudistœ aliter aliquando référant sacrum contextum quam nunc se habeat in nostris exemplaribus hebraicis, etc.; Paris, 1607, in-8", et 1693, in-12. II prétendait que le texte grec avait été corrompu par la mauvaise foi ou l'ignorance des rabbins. Voy. le Journ. des Savants, 1668, p. 6. Richard et Giraud.
I. CAPELLE (LA), abbaye de l'Ordre de Prémontré située en Gascogne, près de la Garonne, à douze kilomètres de Toulouse.
II. CAPELLE ou CAPELLI, CAPPELLI (Marc- Antoine), de l'Ordre des Frères -Mineurs, né à Este dans le Padouan, mort à Rome en 1625, professa la philosophie et la théologie à Udine , à Anagni et à Venise. II a laissé, entre autres ouvrages : 1° de Interdicto Pauli V; — 2o Adversus
{yrœtensum primatum régis Angliœ liber; Boogne,1610, in-4«; Cologne, 1611, in-S"; — 3o Disputationes duœ de Summo Pontiftcatu B. Pétri, et de successione episcopi romani in eumdem pontificatum contra duos anonymes de papatu romano et de suhurbicariis regionibus et ecclesiis ; Cologne , 1621 , in-4''; — 4" de Appellationibus Eccksiœ africanœ ad Romanam Sedem dissertaiio; Rome et Paris, 1622, in-8'';— S^rfe Cœna Christi suprema; Paris, 1625, in-4°. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXIII. Richard et Giraud, qui donnent d'assez amples détails sur les écrits de Capelle.
CAPERNAUM ou CAPARNAtÏM , CAPER- NOMA, CAPHARNAUM, ville maritime sur les confins de Zabulon et de Nephthali.il y avait une belle fontaine que Ion croyait être une branche du Jourdain. Voy. Matth., iv, 13. Marc, i, 21. Luc, X, 15. Jean, ii, 12, etc. Joseph, de Bello, 1. m, c. xvm. Reland, Palœst. illustr., p. 361 , 682, 683, 689. Bergier , qui dans son Diction, de
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théol., au mot Capharnaum, réfute une objection des incrédules relativement aux habitants de cette ville.
CAPET (Jean), chanoine , né à Lille , mort en 1599, fut reçu docteur à Louvain, où il enseigna la philosophie. Il a publié ; l» de Vera Christi Ecciesia, deque Ecciesice et Scripttcra auctoritate; Douai , 1584 , in-8"; — 2° de Hœresi et modo coercetidi hœreticos ; A.n\ers, 15&i, in-8»; — 3<>rfe Ch^i- ^ine canonicorum et eoruîn officto ,• ibid. , 1592 , m-S"; — 4» de Indulgentiis : Lille, 1597, in-8». Voff. André-Valère, Biblioth. belg.
CâPÈTES , nom donné aux boursiers du collège de Montaigu fondé l'an 1480 par Jean Standone. On les appelait ainsi parce qu'ils portaient de petits manteaux nommés capes ou capets. Voy. Malingre, /l«/i 7. rie Paris.
CAPGRAVE ou CATGRAVE ou CATPGRAW (Jean), augustin et docteur d'Oxford, mort vers 1480, a laissé : 1* Catalogii.s Samtot'um Angliœ, seu Legenda : Londres, 1516, in-fol.; — 2° Mani- /jiilus doctrints chvistianœ; — 3" des Commentaires sur l'Écriture et sur le Maître des Sentences. Voy. Joseph Pamphile, Biblioth. August. Pitseus, de Scriptor. Angl.
CAPHA. Toy. Caffa.
CAPHARA , ville de la tribu de Benjamin (Josué, xviu, 26), nommée Caphira (Josué, ix, 17) et Cephira (I Esdras, u, 25; II Esdr., vu, 29). Ces variantes existent seulement dans la Vulgate; l'hébreu lit partout Cephira.
CAPHARCOTIA. Voy. Caparcotia.
CAPHARNAUM. Foy. Capernaum.
CAPHARSABA. Voy. Antipatride.
GAPHAR-SALAMA, lieu de Jérasalem oii, dans un combat qu'il livra aux Juifs, Nicanor perdit prés de cinq mille hommes. Voy. I Machab.,vii, 31.
CAPHARTDTE , ville épisc. de Mésopotamie au diocèse jacobite d'Anlioche; elle était située près de Mardes et de Dara , et était unie à lévêché de Mardes au temps du patriarche Cyriaque, mort en 818. Voy. Lequien, Oriens Christ., tora. II, p. li>^2. Richard et Giraud.
CAPHÉTÉTA, nom d'un mur de Jérusalem que Joiiathas lit répaier. Voy. I Macchab.,xii,
CAPHIRA. Voy. Caphara.
CAPHTORIM. Selon les Paraphrastes chaldéens, lesSeptante, saint Jérôme, Eusèbe, Théodoret, saint Cyrille, Procope, en un mot presque tous les anciens et les nouveaux interprètes, les Caphtorims ne sont autres que les Cappadociens; mais comme d'après Jérémie (xLvii, 4), Caphtor, d'où dérive Caphtorim . est une ile ou au moins une contrée maritime, D. Calmet et Gesenius pensent que ces mots désignent lile de Crète et les Cretois, tandis que Michaëlis et RosenmùUer les entendent de lile de Cypre et de ses habitants. Voy. Genèse, x, 14. Deutéron., XI, 23. Amos, ix, 7. Richard et Giraud, qui résument les arguments que D. Calmet a exposés en faveur de son sentiment.
CAPHTOUM, siège épisc. du diocèse d'Orient- il n'en est question que dans l'histoire des Nestoriens et dans celle de la province de Mosulj ou d'Arbéle. Assémani croit que c'est une ville d'Assyrie dans l'Adiabène.
CAPICERIUS. Voy. Chefcier.
CAPILLA (De). Voy. Capella.
CAPILUNNUM. l'oy. Chalon-sir-Saone.
CAPILUPI (Camille), né à Mantoue au xvi* siècle, s'est rendu fameux par son libelle intitulé : les Stratagèmes de Charles IX. roi de France, contre les Huguenots, rebelles à Dieu, etc., eu italien; Rome, 1572, U>aduil en fran-
çais, 1574, in-8». L'auteur y décrit le massacre de la Saint - Barthélémy , massacre sur lequel Feller (Biogr. unitjers.) et G. Brunet {Nom/. Biogr. génér.) font quelques réflexions très-judicieuses.
GAPISGOL ou CABISCOL, mot formé par coutraction de caput scholce : il signitiait autrefois le préchantre ou précenteur, c'est-à-dire le premier des chantres ; car le nom d'école se donnait non-seulement au lieu où l'on apprenait à chanter, mais encore au chœur de l'église, à la compaiinie des chantres et à toutes les compagnies en général. Quelques auteurs veulent que capiscol vienne de caput chori, conome s'apphquant mieux au chantre. Capiscol signifie aussi, dans quelques cathédrales et collégiales, le chef ou le doyen. Voy. De Vert, Ce'rém. de l'Eglise, tom. IV, p. 27. D. Macri. ad voc. Cabiscola.
GAPISTRAN ou CAPISTRANO (Saint -Jean de), franciscain, né à Capistran dans l'Abruzze en 1385, mort le 23 octobre 1456, fut d'abord magistrat; mais ayant été mis en prison parce qiie, dans une guerre qui s'éleva entre le roi de Naples et les habitants dePérouse, il avait montré de la sympathie pour ce prince, il ouvrit les yeux sur l'inconstance des choses humaines, prit l'habit de Saint-François, et parvint par son mérite aux premières dignités de son Ordre, où il ne cessa de donner l'exemple de toutes les vertus chrétiennes. Les papes Eugène IV et Nicolas V le chargèrent de plusieurs négociations très-importantes. C'est lui qui fut choisi pour être le chef de la croisade qui eut lieu l'an 1455. Alexandre A'III le canonisa, et on célèbre sa fête le 23 octobre. Il a composé un certain nombre d'ouvrages, dont quelques-uns sont perdus. Parmi ceux qui sont restés, nons citerons : 1" de Papœ et concilii auctoritate ; Venise, 1580, in-4"; — 2» de Canone pœnitentiali; ibid., 1584; — 3° de Pomis inferni et purgatorii : ibid.; — 4" plusieurs autres écrits, dont on trouve la liste dans Richard et Giraud, qiai donnent même les titres des livres perdus. Voy. "\»\'ading, in .Annal. Miiwriim. Feller, Biogr. univers.
GAPISUGCHI ou GAPIZUGCHI (Raimond), cardinal, né à Rome en 1616, mort en 1691, entra chez les Dominicains, où il professa la philosophie et la théologie ; Clément X le nomma secrétaire de VIndex, puis maître du sacré Palais ; enfin, l'an 1681, Innocent XI le promut au cardinalat. On a de lui : 1» Controversice theologicœ, scholasticœ, morales, ad mentem divi Thomœ resolutœ; Rome, 1670 et 1677, in-fol.; — 2" Censura, seu votwn de cultu Sauctoruni Veteris Testumenti : — 2f> de Gradu virtutum in sancti* canonisandis requisito; — 4" Vita J. Christi. Voy. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. Il, p. 729. Le P. Touron, Homm. illust. de l'Ord. de S.-Domin.. tom. V, p. 649 et suiv. Richard et Giraud , qui citent de Capisucchi d'autres ouvra £;es.
CAPITAL, CAPITAUX. On nomme capUal un péché qui est la source de plusieurs autres. On confond quelquefois, mais à tort, le péché capital avec le péché mortel ; car dans bien des cas le péché capital n'est qu'une simple faute vénielle, par exemple quand la matière est légère ou que la volonté est insuffisante pour donner lieu à un péché mortel. Il y a sept péchés capitaux , d'où dérivent tous les autres : l'orgueil, l'avarice , l'envie, la goiu-mandise, la luxure, la colère, et la paresse. Quelques '"^fT* prêtes pensent que Jésus-Christ a voulu les designer lorsqu'il a parlé dans l'Évangile (Mattli., xii, 45. Luc, vin, 2) des sept démons qui s «m* parent de l'homme.
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