GARD
lui : 1° Judfvoi-um erroi-es et mores, opus aureum ne tiovum et a doctù rim exspedatutn ; Cologne , 1509, in-4«, et 1550, in-8"; en allemand, — 2» Propugnaculum fidei christianœ instar dialogi, chrixtianum et judfpum disputatores introducens ; Strasbourg, 1519, in-4", en allemand.
CARBON ( Louis de Costaciaro ) , professeur de théologie, vivait au xvi* siècle. On a de lui : l" Abrégé de la théologie de saint Thomas: Cologne , 1608 ; — 2° Exposition de l'Oraison dominicale ; Venise . 1590; — 3" Somme de cas de conscience; ibid.. 1606; — 4» plusieurs autres ouvrages théologiques dont on peut voir la liste dans Richard et Giraud.
CARBONARI, mot italien, pluriel du singulier carbonaro, c'est -à -dire charbonnier. Les carbonari formaient une secte demi-religieuse et demi-politique qui a paru d'abord vers la fin du xviii* siècle dans les défilés des Abruzzes , dans le royaume de Naples, et qui est appelée ainsi parce que le lieu de sa naissance produit beaucoup de charbons, et qu'un grand nombre des premiers sectaires étaient des charbonniers. Le premier principe des carbonari en ce qui regaide la religion , c'est que chacun a le droit d'adorer le Tout-Puissant comme il l'entend et selon sa conscience. Outre cet affranchissement de toute religion positive , ces sectaires ont une espèce de cutte, vraie parodie du christianisme, avec certaines cérémonies empruntées à l'Église catholique , voulant faire croire par là aux populations qu'ils tenaient à la religion de leurs pères. Pie VII, pour prémunir les catholiques qu'ils auraient pu séduire , lança le 13 septembre 1821, contre les carbonari, la bulle d'excommunication Ecclesiam à Jesu Christo f'undatam. Voy. Pistolesi, Vita di Pio VII , tom. IV. Barruel , Histoire du Jacobinisme. Feller, à l'art. Sociétés SECRÈTES. Gaet. Moroni, vol. IX , p. 251 et suiv. VEncyclop. cathol. Jarte, du Carbonarisme, dans les Mélanges, du même auteur, t. II, p. 333. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
CARBONARISME, doctrine des carbonari.
CARBONNET DE LA MOTHE (Jeanne de), en religion Mère Marie-Jeanne de Sainte-Ursule, religieuse ursuline du xviF siècle, vivait à Bourg en Bresse. On a d'elle : Journal des illustres religieuses de l'Ordre de Sainte-Ursule, avec leurs maximes et pratiques spirituelles , tiré des chroniques de l'Ordre et autres mémoires de leur vie; Bourg , 1684-1690, 4 vol. in-4°. Le P. Grasset, jésuite, a eu beaucoup de part à cet ouvrage. Voy. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud.
CARCAA , ville située aux contins de la tribu de Juda, du côté du midi. Voy. Josué, xv, 3. Reland. Palœst. illustr., p. 694.
GARCABIA , siège épisc. de la Bisacène, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole dAdrumète , érigé au iv« siècle. Donatien , un de ses évéques , assista à la conférence de Carthage , et un autre , le fameux Victorien , se trouva au concile de Cabarbuse, et fut déposé dans celui de Bégaie. Voy. August., Contra Crescon.. 1. II. Les Notit. Afr.. 380. De Commanville, /« Table alphabet., p. 57. Gaet. Moroni, vol. IX, p. 255.
CARC AND (Michel), de l'Ordre des Frères- Mineurs Observantins , né à Milan , mort en odeur de sainteté vers 1485 , a laissé : 1" Sermonarium de commendatione virtutum et reprobatione vitiorum, etc.; Milan, 1495, in -4"; — 2° Sermones undecim more scholastico in Decalogum , ex xx capite Exodi : — 3» de Fide christianâ liber ; Bàle, 1749, in-4''; — 4° plusieurs autres ouvrages dont on trouve la liste dans
Richard et Giraud. Voy. la Biblioth. Script. Mediolan.
CARCASSONNE (Carcasso), ville épisc. du bas Languedoc. Cet évéché , érigé dans le vu* siècle , et qui était autrefois suffragant de Narbonne , l'est aujourd'hui de Toulouse. Voy. De Commanville , l" Table alpfiabét.. p. 57. Richard et Giraud , tom. XXVIII, p. 210 et suiv.
CARCAT (Augustin le jeune), né dans le Berry, mort en 1655, provincial des Augustins réformés , a publié : l" Vie de saint Fare , avec une suite des abbesses de cette abbaye ; Paris , 1629, in-S" ; — 2o Y Excellence de l'Oraison dominicale; Poitiers, 1651, in -8°. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France. La Nouv. Biogr. génér.
I. CARCHA ou CHARGE, ville épisc. au diocèse des Chaldéens au-dessous de Bagdad ou dans le Chusistan. On n'en connaît qu'un seul évêque , Moïse . qui fut disciple de Mar-.\ba P'. Voy. Assémani, Biblioth. Orient., tom. II, p. 412. Richard et Giraud.
II. CARCHA, siège épisc. de Perse au diocèse des Chaldéens et sous la métropole d'Holwan .
I. CARCHAS, nom de l'un des sept premiers eunuques du roi Assuérus, époux d'Esther. Voy. Esther, i . 10.
IL CARCHAS, ville épisc. Voy. Beth - SÉ-
LEUCIE.
CARD ABUNTHE , siège épisc. de la province d'Isaurie au diocèse d'Antioche , sous la métropole de Séleucie. Zachaire, un de ses évéques, assista au 7« concile général.
CARDAN (Jérôme), célèbre médecin et philosophe , né a Pavie en 1501 , mort à Rome en 1576 , avait une grande pénétration d'esprit ; ce qui lui permit d'apprendre les sciences avec une extrême rapidité. A vingt- quatre ans il prit le bonnet de docteur en médecine à Padoue , et à vingt-cinq il était recteur de l'Université de cette ville. Il faut dire cependant qu'à son grand savoir il joignait une vraie folie. Il prétendait avoir des extases et des visions toutes les fois qu'il le voulait; il se tlattait même d'être favorisé d'im génie comme Socrate. 11 se fit mettre en prison à Bologne ; et, dès qu'il eut sa liberté, il courut à Rome, obtint une pension du Pape ; mais il se laissa mourir de faim pour accomplir son horoscope. 11 avait annoncé qu'il ne vivrait pas jusqu'à soixante-quinze ans; il voulut tenir parole ; il mourut trois jours avant de les avoir atteints. Ses nombreux écrits, recueillis en 1663 par Charles Spon, en 10 vol. in-fol., et dont Nicéron a donné une liste complète, sont une compilation où parmi de bonnes choses se trouvent beaucoup de rêveries et d'absurdités. Voy. Nicéron. Mémoires, tom. XIV. Feller, Biogr. u?iivers. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
CARDIC ou CARDICE, évéché in partibus érigé au xii« siècle , sous la métropole de Larisse. Il en est question dans les lettres d'Innocent III, édit. de Baluze, tom. II. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IX, p. 272.
CARDINAL, CARDINAUX. Le cardinal est un prince ecclésiastique qui a voix active et passive dans le conclave, lors de l'élection du Pape. Le mot cardinal était en usage dès le vi" siècle, puisqu'on le lit dans le registre de saint Grégoire le Grand et dans les Lettres des autres Papes de ce temps-là. Quant à l'étymologie , les uns prétendent que cardo, d'où il dérive, signiliant au propre le gond d'une porte, et au ligure le fondement d'une chose, ce qu'elle a de prin- I cipal et de plus excellent, les cardinaux ont reçu