‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 468 sur 1220 · CATA · texte numérisé non relu

CATA

CATÊ

in-4«; — 2« Vita di S. Fermano, abbate deW ordine di S. Benedetto; — 3" Memorie istoriche di santa Vittoria, vergine et martire romana;Caimerino , 1788 . in-4<>. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CATALAUNUM. Voi/. Chalons-sur-Marne.

CATALOGUE (Index, Catalogus, Album), liste qui contient plusieurs noms propres d'hommes, de livres, etc. On dit mettre un bienheureux au catalogue des saints pour le canoniser. Les Jésuites d'Anvers ont publié un catalogue des Papes avec de savantes dissertations; ils l'appellent Propf/fœum ad Acta Sanctorum niait. Il y a en particulier un prologue sur les anciens catalogues des Papes. On peut regarder comme un catalogue dés Papes le livre de L. de Mas- Latrie, intitulé : Chronoloqie histor. des Papes, des conciles généraux et aes conciles des Gaules et de France.

CATANE (Catana et Catania), ville épisc. du royaume de Sicile sous la métropole de Mont- Réal. Le premier de ses évêques, saint Bérylle, fut , dit-on , ordonné par l'apôtre saint Pierre , vers l'an 44. Le chapitre a été régulier de l'Ordre de Saint-Benoit depuis l'an 1093 jusqu'en 1578, époque à laquelle il fut sécularisé par Grégoire XIIL Voy. De Commanville , /" Table alphabet., p. 63. Rocchus Pirrus, Sicil. Sacr. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, voL X, p. 238 et suiv,

CATANÉE (Sébastien), évêque de Chiemsée , né à Milan au xvi* siècle, a laissé : 1" Somme de cas de conscience; Bresse , 1600; — 2» Manuel de controverse; Ingolstadt, 1.589; — 3» Traité des censures ecclésiastiques ; Gratz , 1580 ; — 4" Examen de ceux qu'on doit promouvoir aux ordres; ibid., 1589.

CATANZARO {Cantazarum, Catacium), ville épisc. de la Calabre ultérieure sous la métropole de Reggio. Le pape Calixte II y transféra l'évèché de ïaberna l'an 1121. Le premier de ses évêques,Léon Grandi, siégeait l'an 783. Vog. Ughelli, Italia Sacra, tom. IX, p. 355. De Commanville, /fe Table alphabet., p. 55. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X, p. 241.

CATAPELTE (Catapelta), instrument de supplice dont on se servait pour tourmenter les chrétiens. C'était une espèce de pressoir ou de presse composée de planches entre lesquelles on mettait le patient.

CATAPHRTfGIENS (Cataphryges), hérétiques du ii« siècle, ainsi nommés parce qu'ils étaient de Phrygie. Ils partageaient les erreurs des Montanistes. Foy. Montanistes. S. Epiphan., Hœres. 48. Eusèbe, Hist. eccL, 1. IV, c. xxvii.

CATAQUi£ (Cataquensis ou Cataquensusca , Cataquenzà), siège épisc. de l'Afrique occident, dans la province de Numidie. Au commencement du ye siècle il fut occupé par Paul, puis par Boniface. Voy. August., Epist. CXXVI. Les Notit. Afr., n. 271.

CATARA , siège épisc. de la province de Perse au diocèse de Chaldée, sous la métropole de cette province, au golfe de Perse. On trouve, lan 740, un évêque de Catare nommé Gabriel. Voy. Assémani, tiiblioth. Orient., tom. III, p. 126. Richard et Giraud.

CATARAGTAIRE (Cataractarius) , geôlier, garde des portes. Il en est question dans l'histoire ecclésiastique. Voy. Du Cange, Glossarium. Richard et Giraud.

CATARACTES. Voy. Déluge.

CATARO ou CATTARO , ville épisc. de Dalmatie. On dit que, dès le vi» siècle, elle était sous la métropole de Spalatro ; puis , qu'ayant été ruinée par les Sclavons, elle fut rétabhe et soumise à Antivari, dans le x* siècle, et qu'eniin

l'an 1080 Alexandre III la plaça sous la métropole de Bari. Foy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. VII, p. 696, nouv. édit.

CATAY (LE), partie septentrionale de l'empire chinois dans latiuelle se trouvait la ville de Cayton, siège de plusieurs évêques latins. Il parait que la métropole du Catay est Pékin ou Cambalu. Voy. AssémAni, Biblioth. Orient., tom. III, p. 504.

CATÉCHÈSE (Catechœsis), en grec veut dire instruction de vive voix. C'est une explication de la doctrine chrétienne, une courte et méthodique instruction des mystères de la foi pour ceux que l'on prépare au baptême. Les catéchèses se faisaient , dans les premiers siècles , dans le baptistère ou dans quelque autre lieu hors de l'église , mais toujours dans des endroits privés; parce que dans ces temps de persécutions on craignait qu'en divulguant les saints mystères de notre religion, les païens, qui ne les comprenaient pas, n"en eussent que du mépris. C'est pour cela que Démétrius, évêque d'Alexandrie, se plaignait à Alexandre, évêque de .lérusalem, et à Théocrite, évêque de Césarèe, de ce qu'ils avaient permis à Origène de faire les catéchèses publiquement dans l'église. Saint Cyrille de Jérusalem nous a laissé un ouvrage intitulé Catéchèse. Sa'mt Grégoire de Nysse a composé un disco\irs cutéchétique.

I. CATÉCHISME (C«/ec/as»iM*), instruction qui apprend les choses qu'un chrétien doit savoir, et qu'on appelait catéchèse dans les premiers temps de l'Église. Les conciles recommandent aux curés de faire tous les dimanches des catéchismes dans leurs paroisses. Quand ils ne peuvent les faire eux-mêmes, ils en chargent un ecclésiastique. Dans la lettre-circulaire que Clément XIII adressait aux évêques le 14 septembre 1758, il ne craignait pas de leur proposer cet exercice. L'autorité ecclésiastique seule a le droit de proposer un catéchisme. Votj. à ce sujet l'abbé André, dans son Cours alphabet, de droit canon.

IL CATÉCHISME, livre qui contient l'instruction que l'on donne aux chrétiens pour leur apprendre ce qu'ils doivent croire et pratiquer. Voy. VEticyclop. catliol., où l'on donne une longue liste de catéchismes.

CATÉCHISTE (Catechista), celui qui fait le catéchisme. Autrefois on appelait particulièrement ainsi ceux qui étaient chargés de faire les catéchèses ou d'instruire de vive voix les catéchumènes. Origène était le catéchiste d'Alexandrie. Les Grecs donnent quelquefois le nom de catéchiste aux parrains, qui sont obligés en conscience d'instruire leurs enfants spirituels. Cette charge a, été longtemps une des plus honorables de l'Église. Ln Orient, c'est toujours le curé ou au moins un prêtre qui fait le catéchisme. Voy. Moléon, Voyage liturg., p. 476. D. Macri IHerolexicon, ad voc. CATEciilSMUS.

CATÉCHUMENAT, temps d'épreuve que l'on exigeait autrefois de ceux que l'on préparait au baptême pour s'assurer qu'ils avaient l'instruction et les dispositions suflisantes pour recevoir dignement ce sacrement. Le caléchumenat durait ordinairement deux ans; mais on l'allongeait ou on l'abrégeait, suivant les progrès du catéchumène ; il varia aussi selon les temps et les lieux. Voy. Fleury, Mœurs des chrétiens, IP part., §5.Conc. d'Elvire, tenu l'an 300. Conc. d'Agde de l'an 506. Constit. apostol., 1. VIII, c. xxxil. D. Ceillier, Hist. génér. des auteurs sacrés etecclés., tom. II, p. 763; tom. III, p. 662; tom. IV, p. 769. Bergier, Dictioti. de théol.

CATÉCHUMÈNE (Catechumenus), celui qui,

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désirant recevoir le baptême , se fait instruire des mystères de la religion. Il y avait autrefois trois classes de catéchumènes : 1» celle des auditeurs (audientes), parce qu'ils étaient admis à entendre la prédication dans l'église; 2° ceux qui priaient et lléchissaient les genoux {orantes, genuflectentes), parce qu'ils assistaient aux prières ; 3° les compétents (compétentes), parce qu'ils étaient suffisamment instruits et sur le point de recevoir le baptême. Voy. Morin, de Pœnitentiù. Gabr. de l'Aubespine, Observât, sur les nnc. rtts de l'Égl., 1. IL D. Macri Hierolexicon. VEnci/clop. caitiol.

CATÉCHUMÉNIE (Catechumenum ou Catechumetiium), lieu où se rassemblaient les catéchumènes pour recevoir l'instruction des catéchistes. Voy. Du Gange, Glossarium. D. Macri Hierole.vicon.

CATELAN (Antoine), né à Albi au xvi^ siècle, a laissé une lettre écrite en français sur la présence réelle du coifs et du sang de Jésus-Christ dans le suavement de l'Autel; Paris, 1556.

CATELINOT. Voy. Chatelinot.

CATELLAN (Jean de), évêque de Valence, né à Toulouse, mort l'an 1725, a laissé : 1° Instructions pastorales adressées aux nouveaux convertis de son diocèse; — 2° Antiquités de F Église de Valence, avec des réflexions sur ce qu'il y a de plus remarquable dans ces antiquités; "Valence, 1724, in-4». Voy. le Journal des Savants, 1726, p. 98.

CATGRAVE. Voy. Capgrave.

CATHARES (Cathari), en grec purs. Nom donné à tous les hérétiques en général qui affectaient une plus grande pureté et qui se croyaient plus purs que tous les autres chrétiens. On le donnait particulièrement aux Novatiens. Voy. NovATiENS, et Bergier, Diction, de théol.

CATHARIN (Ambroise), dominicain, appelé Lanceloti Polifi avant d'entrer en religion, ou Polit Lancellot, né à Sienne l'an 1483, mort à Naples l'an 15o3, professa le droit à Sienne. Il assista au concile de Trente, fut nommé l'an 1547 évêque de Minori , et l'an 1552 archevêque de Conza. On trouve dans ses ouvrages, trèssavants d'ailleurs , des idées singulières que ne partage pas le commun des théologiens. Il y a même deux de ses traités qui ont été mis à V Index, ce sont : Quœstio, quibusnam verbis Christus confecit Eucharisties sacramentum ; — Tractatio secunda illius quœstionis, quibus verbis Christus Eucharistiœ sacramentum confecerit. Parmi ses écrits, qui sont tous en latin, nous citerons : 1° Apologie pour la vérité de la foi catholique contre les dogmes impies de Luther; Florence, 1520, in-fol.; — 2" Raisons pour n^en point venir à la, dispute avec Martin Luther, adressées à toute l'Église; ibid., 1521 , in-4"; — 3" Défense de l'Immaculée Conception : Sienne, 1532, in-4° ; — 4" Neuf clefs nécessaires pour l'intelligence des Livres saints: Lyon, 1543, in-S». Voy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 144. Le P. Touron, Homm. illust. de l'Ord. de Saint- Dominiq., tom. IV, p. 127 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent une analyse des divers ouvrages de Catharin.

CATHARISTES (Catharistœ), c'est-à-dire purilicateurs. Nom que, parmi les Manichéens, on donnait à quelques-uns d'entre eux qui commettaient dhorribles infamies. Voy. saint Augustin. Hœres. 46. Saint Léon, Epist. VIII.

CATHED, ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué,xix, 15.

I. CATHÉDRALE (Ecc/esta catliedralis),é^\ise ou assemblée principale d'un diocèse. Ce mot

vient de cathedra, chaire ou siège épiscopal, parce que les prêtres qui composaient l'ancien presbyterium avec leur évêque étaient assis dans des chaires à ses côtés, et que l'évêque présidait sur un siège plus élevé. De là vient que l'on célèbre encore aujourd'hui les fêtes de la Chaire de saint Pierre à Rome et à Antioche, villes où ce saint apôtre a présidé à un consistoire lixe de prêtres. De là vient encore l'usage de désigner la dignité d'un évêque par le nom de chaire ou de siège.

II. CATHÉDRALE , église ou temple principal d'un diocèse, et dans lequel l'évêque ou l'archevêque du lieu officie pontificalement à certaines solennités.

CATHÉDRANT (Cathedrarius), celui qui enseigne en chaire en parlant d'un théologien ou d'un philosophe ; on l'emploie aussi pour désigner celui qui préside à un acte de théologie ou de philosophie, prœses.

I. CATHÉDRATIQUE Çdoctor cat/iedraticus), docteur-régent cathédratique oucathédrantqui a une chaire, qui professe. Ce terme est fort usité en Espagne.

IL CATHÉDRATIQUE (Cathedraticutn), sorte de tribut qui se pavait à l'évêque pro honore cathedrœ. On rappelait aussi synodatique , parce qu'il se payait ordinairement dans les synodes par ceux qui y assistaient. Le concile de Brague, tenu l'an 572, en parle comme d'un usage qu'il autorise et qui n'était pas nouveau. Le cathédratique était dû à l'évêque par tous les ecclésiastiques de son diocèse; les moines en étaient exempts. Le tribut cathédratique était encore payé dans bien des diocèses de France avant la révolution de 1789. Voy. Gloss. in can. Placuit, 10, q. 3. Zerula, in Prax. épis., verb. Cathedra- TICUM. Riccius, in Prax. aureù, résolut. 182, n. 2. Barbosa, deJur. eccles., I. III, c. xx, n. 1 et suiv. Mém. du clergé, tom. VI, p. 966, et tom. VII,

CATHELINOT ou CATELINOT, CATHELI- NEAU (lldephonse), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Paris l'an 1671, mort l'an 1756 , a laissé : 1" Lettres et opuscules spirituels de Bossuet, en son commentaire sur le Cantique des Cantiques , mis en ordre; 1748, 2 vol. in-12; — 2" Supplément à la Bibliothèque sacrée de D. Calmet, inséré dans le Diction, delà Bible. Ses autres ouvrages sont restés manuscrits. Voy. Richard et Giraud.

I. CATHERINE D'ALEXANDRIE (S"), vierge et martyre, la plus ancienne des saintes connues de ce nom, confessa Jésus-Christ sous l'empire de Maximin. Son culte ne commença à se répandre qu'à la fin du viii« siècle; les Grecs l'honorèrent sous le nom dH Aeicatharina , c'est-adire toujours pure; et, au XI* siècle, les Latins célébrèrent sa fêté le 25 novembre, sous celui de Catheri7ie. Voy. Baronius, ann. 307, n. 33. Les Bollandistes , etc.

IL CATHERINE DE BOLOGNE (sainte), née l'an 1413, morte le 9 mars 1463, était d'une ancienne maison de Ferrare , où elle fut élevée et où elle entra chez les sœurs de Sainte-Claire. On l'obligea de prendre la direction du monastère de Sainte-Claire , que les habitants de Bologne venaient de fonder. Catherine avait, de son vivant, le don de prophétie et celui des miracles. Clément VII la béatifia, et Clément VIII lit inscrire son nom dans le Martyrologe romain l'an 1592. Catherine a composé plusieurs ouvrages en latin et en italien ; les plus connus sont : 1" ses Révélation-? ; — 2» le Livre des sept armes spirituelles. Voy. les Bollandistes. Richard et Giraud, etc.

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III. CATHERINE DE GÊNES (sainte), née l'an 14i8, morte le 16 septembre 1510, était fille de Jacques de Fiesque , vice-roi de Naples. On la maria contre son gré à un jeune seigneur qui la fit beaucoup souffrir par son inconduite ; mais qu'elle convertit sur son lit de mort après dix ans de mariage. Devenue veuve , elle consacra le reste de sa vie au soulagement des pauvres et des malades; elle eut même l'admmistration du grand hôpital de Gênes. Clément XII Ta canonisée. Elle a laissé : l» Traité dic Purgatoire; — 2" Dialogue entre l'âme et le corps. Voy. Mariano Grimaldi, Sanctuaire ou Hist. des saints de Gênes. Marabotti , Vie de Catherine de Gênes. J. Desmarets, Vie de Catherine de Gênes, traduit de l'italien; 1661. Richard et Giraud.

IV. CATHERINE DE RICCI (sainte), née à Florence l'an 1519, morte l'an 1590. A l'âge de treize ans elle se consacra à Dieu dans le monastère du Prat, de l'Ordre de Saint-Domini-

3ue, où elle se distingua par une charité arente, une profonde humilité et les austérités les plus rudes. Aussi Dieu la combla-t-il d'un

frand nombre de faveurs, telles que les dons e miracles et de prophétie, les extases, les ravissements et les visions. Catherine fut liée d'amitié avec sainte Madeleine de Pazzi et saint Philippe de Néri. Benoit XIV la canonisa; on honore sa mémoire le 13 février. Plusieurs auteurs ont écrit la Vie do notre sainte : les PP. Séraphin Razzi, Philippe Guidi, Calteri , évêque de Fiesoli. Voy. Bracchi , dans sa Vie de saint Philippe de Néri. Le P. Marchèse , Diarium. Ri-

V. CATHERINE DE SIENNE (sainte), née l'an 1347, morte le 29 avril 1380. Dès l'âge de sept ans elle fit vœu de virginité, et entra à l'âge de dix-huit ou de vingt dans le Tiers- Ordre de Saint-Dominique. La peste de 1374 lui fournit l'occasion d'exercer son admirable charité ; ses prières obtinrent la guérison et la conversion de plusieurs personnes. Elle travailla de tout son pouvoir à la pacification de l'Église, et détermina Grégoire XI à retourner à Rome, d'où le siège apostolique avait été transféré a Avignon depuis soixante-dix ans. Pie II la canonisa l'an 1461, et on célèbre sa fête le 30 avril. Catherine a laissé : 1" six Dialogues sur la providence de Dieu; — 2° Discours sur l'Annonciation de la Vierge; — 3° un Recueil de 364 lettres. Voy. Sponde, Annal., ad ann. 1376, n. 4. Le P. Touron, Homm. illustr. de l'Ord. de S.-Domin., tom. II, p. 499. Richard et Giraud.

VI. CATHERINE DE SUÈDE (sainte), née vers l'an 1330, morte le 24 mars 1381, était fille d'Ulphon, prince de Néricie en Suède, et de sainte Brigide ou Brigitte. Elle forma le dessein de se consacrer à Dieu; mais son père la maria à l'un des grands seigneurs du royaume ; après la mort de son époux elle entreprit, avec sa mère, plusieurs voyages de piété, et se livra aux pratiques les plus austères. Elle rapporta en Suède les ossements de sa mère , et les déposa dans le monastère de Wartzsten, qu'elle dirigea et où elle établit la règle de Saint-Sauveur. Sa fête fut d'abord célébrée le 24 mars ; mais Léon X la remit au 25 juin. Le 2 août on fait la fête de sa translation. Voy. les BoUandistes,24 mars, etc.

VII. CATHERINE (Ordre de SAINTE-). Ordre du Mont-Sinaï établi l'an 1063 à l'imitation de celui du Saint-Sépulcre. Les chevaliers s'engageaient à suivre la règle. de saint Basile et à défendre les pèlerins et l'Église catholique. Cet Ordre est éteint. Voy. la Descript. des Ord. mi-

lit.; Paris, 1671. L'abbé Justiniani, Histnr. di tutti gl' Ord. rnilit., tom. I, ch. xix.

Viri. CATHERINE (Ordre de SAINTE-). Ordre de Russie fondé par Pierre le Grand l'an 1715 , en l'honneur de l'impératrice Catherine, qui avait fait preuve d'un si grand courage et d'un si beau dévouement lors du désastre qu'il éprouva sur le Pruth en 1711 , et en l'honneur de sa patronne. Aussi cet Ordre est-il spécialement affecté aux femmes. La czarine en fut nommée grande maîtresse. La devise est : Pro fide et patrin. Voy. Y Enct/clop. cathol.

CATHERIUM. Voy. Chéri.

CATHI. Voy. Chan-Balek.

CATHOLICISME (Catholicismus), terme par lequel on entend la religion catholique, ses arf ticles de foi, ses dogmes, ses maximes. Voy. Religion, Église.

I. CATHOLICITÉ. La catholicité est un des quatre caractères de l'Église romaine : il signifie universalité'. Or trois sortes d'universalités conviennent à cette Église : 1° l'universalité de communion, en ce qu'elle est infiniment plus répandue que toutes les sectes d'hérétiques on schismatiques, prises chacune en particulier; 2» l'universalité de doctrine, en ce qu'elle professe toutes les vérités définies et condamne toutes les erreurs condamnées; — 3° l'universalité de succession, en ce que dans tous les temps, depuis les apôtres jusqu'à nous, elle a toujours été gouvernée visiblement par les vrais successeurs de Pierre. Voy. de La Luzerne , Dissertation sur les Églises catholique et protestante, ou Bergier, Diction, de the'ol.

IL CATHOLICITÉ se prend aussi pour la doctrine catholique et l'attachement d'une personne à cette doctrine. Un véritable fidèle doit toujours être disposé à donner des preuves de sa catholicité.

CATHOLICON. Nom que les Orientaux donnent au livre qui contient les Épîtres catjioliques:et quand ils en citent quelque une, celle de saint Jacques, par exemple, ils disent : Saint Pierre dans le Catholicon. Voy. Catholiques, et J.-B. Glaire , Introd. hist. et crit. aux livres de l'Ane, et du Nouv. Test., tom. V, p. 171, 3» édit.

I. CATHOLIQUE (Catholicits , a, um) ou universel, universelle, ne se dit que de la religion romaine et de ce qui n'appartient qu'à elle. Voy. les art. suivants.

II. CATHOLIQUE (Ca^/io^îCMs), se, dit du chrétien qui professe les dogmes de l'Église catholique ou universelle. Voy. D. Maori, Hierolexicon, ad voc. Catholicus.

III. CATHOLIQUE (Cafholica. universalis), surnom de la véritable Église chrétienne. Il marque l'universalité de l'Église répandue dans tous les temi)s, dans tous les lieux et parmi toutes les nations de la terre , ainsi que Jésus- Christ l'a dit à ses disciples en les envoyant prêcher sa doctrine dans le monde entier. Voy. Eglise, et Bergier, qui dans son Diction, de iJiéol. réfute victorieusement ceux qui ont prétendu que Théodose le Grand était le premier auteur de cette dénomination, et Vossius, qui pense qu'elle n'a été mise dans le Symbole qu'au iii« siècle.

IV. CATHOLIQUE, titre que, dès le temps de Justinien , prirent certains prélats ou patriarches d'Orient, entre autres ceux de Perse et d'Arménie. Ainsi, dans les auteurs ecclésiastiques, le catholique d'Arménie est le patriarche d'Arménie. Cependant au commencement du iv« siècle les métropolitains de Séleucie et de Perse s'appelaient catholiques , bien qu'ils ne fussent point patriarches. On donnait aussi (;e

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nom à certains officiers ou magistrats qui, dans les provinces, faisaient payer les tributs. Le nom de catholique a quelquefois été donné par les papes aux rois de France et de Jérusalem ; il est maintenant affecté aux rois d'Espagne. Votj. Renaudot, Dùv^rf. ^rr le patriarche a Alexandrie, n. 4. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X, p. 275,276.

V. CATHOLIQUE GREC. On appelle ainsi le catholique du rite grec pour le distinguer du catholique qui suit le rite latin.

VI. CATHOLIQUE ROMAIN. Catholique qui est uni au chef suprême et visible de l'Église, au pontife de Rome. Cette expression a été créée parce que l'Église grecque , après sa séparation d'avec Rome, a continué à se nommer catholique.

CATHOLIQUES. On appelle ainsi les sept Epitres qui, dans nos Bibles, viennent immédiatement après celles de saint Paul. Il y en a sept . savoir : l'Épître de saint Jacmies, les deux de saint Pierre, les trois de saint .Tean, et celle de saint Jude. Elles ne sont adressées à aucune nation , à aucune ville en particulier, dit Théodoret,mais à tous les juifs convertis dispersés par toute la terre, ou bien à tous les chrétiens sournis à la même foi. Quant au but général de ces Épîtres, saint Augustin dit que c'est la réfutation des hérésies naissantes de Simon le Magicien, de celles des Nicolaïtes, des Ébionites et autres hérétiques qui, prenant à contre-sens les paroles de saint Paul, enseignaient que la foi sans les œuvres suffit pour le salut. Voy. TheoéOT. ^Prolog, in Epist. cutholic. August., de Fide et operib., c. xiv. D. Calmet, Diction, de la Bible, art. Catholiques. .T.-B. Glaire, Introd. hist. et crit. aux livres de l'Ane, et du Nouv. Test., t. IV, p. 171 et sniv., 3« édit.

CATIMPRÉ ou CATINPRÉ. Voy. Thomas de Cati.mpré.

CATOPTROMANCIE (Cafoptromancia) , mot dérivé du grec et qui signifie miroir et divination, parce que cette sorte de divination se faisait à l'aide d'un miroir. Dans l'Achaïe elle était fort en usage, et les malades présageaient l'issue de leurs maladies, selon que leur visage leur paraissait bon ou mauvais. Voy. Richard et Giraud.

CATRA. Vm/. Castra, n»!.

CATROU (François), jésuite, né à Paris l'an 1659, mort l'an 1737, se lit dabord connaître comme prédicateur; plus tard il travailla au Journal de Tréioux. Outre quelques autres ouvrages, on a de lui : Histoire du fanatisme des religions protestantes , de l' Anabaptisme , du Davidisme et du Quakérisme; Paris, 1733, 3 vol. in-12. Voy. Mém. de Trévoux, avril 1738. Hist. littér. de la France, tom. XXIX; Amsterdam. Moréri , Diction, histor.

CATTANI DA DIACCETO (Francesco), dominicain, chanoine de Florence, né dans cette ville, mort l'an 1595, assista au concile de Trente, et fut promu l'an 1570 au siège épiscopal de Fiesoli. Il a laissé : !<> Offices chrétiens, trad. en italien d'après saint Ambroise; Florence, 1558, in-i»; — 2" Hexameron de saint Ambroise ; ibid., 1560, in-8»; — 3° Discorso dell' aidorita del Papa sopra il concilio; ibid., 1562, in-8». Voy. la Nouv. Btogr. géne'r.

C'ATTENBURG (Adrien Van), théologien , né à Rotterdam l'an 1C64, professa la doctrine des Arminiens ou Remontrants; il a laissé, entre autres ouvrages : lo Spicilegium theologiœ christianœ Philiopi a Limborch; Amsterdam, 1766, 2 vol. in-fol.; — 2» Bibliotheca scriptorum remonstrantium ; ibid., 1727, in-8»; — 3» Syntagma

scientiœ Mosaicœ; ibid., 17Sr7, in-4''; cet ouvrage est dirigé contre les athées et les déistes. Voy. la Nouv. Biogr. ge'nér.

GATULA, siège épisc. de la Mauritanie Césarienne dans l'Afrique occid., sous la métropole de Césarée. Voy. lesNofit. Afr., n.48. Gennad., fj'b. de Scriptor. Eccles.

CATZ. Voy. Felize.

CAUBLOT (Hubert), directeur du séminaire de Langres,né à Poinson-lès-Nogent l'an 1719, mort à Langres l'an 1781 . On a de lui : 1« Méthode de plain-chant: Paris, 1777, 1 vol. in-12; — 2» Cérémonial à Vusage du diocèse de Langres; 1 vol. in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CAUCASE , montagne d'Asie. Jusqu'au milieu de sa hauteur, il y a beaucoup de villages qui sont habités par des chrétiens géorgiens. On y place une petite ville épiscopale qui, dans les Notices, est attribuée au diocèse d'ibérie, sous la métropole d'Alania. De Commanville dit que les Notices grecques mettent dans le Caucase un archevêché honoraire sous le patriarcat de Constantinople. On n'en connaît qu'un évéque, Basile, qui assista au concile de Constantinople, lequel se tint sous le vieux Andronic Paléologue à 1 occasion de Jean Beccus. Voy. De Commanville, />•« Table alphabet., p. 63, 64. Richard et Giraud.

CAUCAUBARDITES ou CONCAUBADITES , hérétiques du m" siècle, ainsi nommés d'un lieu dans lequel ils tinrent leurs premières assemblées. Ils suivirent le parti de Sévère d'Antioche et des Acéphales. Ils rejetaient le concile de Chalcédoine, et soutenaient comme Eutychès qu'il n'y a qu'une seule nature en Jésus-Cnrist. Voy. Nicéphore, Hist. eccles., 1. XIII, c. XLix. Baronius, ann. 535. Le P. Pinchinat, au mot

CONXAUBADITES.

CAUCHEMER. Voy. Chauchemer.

CAUCHON. Toy. Maupas du Tour.

CAUDA ou CLAUDE, île située vers l'extrémité méridionale et occidentale de l'ile de Crète. Voy. Actes, xvii, 16.

CAUDATAIRE (Caudutorius. Syrmatis Gerulus, minuter), celui qui porte la queue du Pape, d'un cardinal, d'un prélat. Voy. Claude. François Menestrier, sur l'Usage de se faire porter la queue dans les cérémonies de F Eglise et au monde: Paris, 1704. Jos. Ant. Dinouart, Journal eccles., tom. 'XV, mois d'avril , p. 266. Gaet, Moroni , vol. X, p. 278 et suiv.

CAUDIUM, aujourd'hui ^rpfija, ancienne ville épisc. située entre Bénévent et Calatia. On n'en connaît qu'un évéque, Félicissime, qui assista au concile de Rome l'an 499, sous le pape Symmaque. Voy. Ughelli, liai. Sacr., tom. X, col.' 54. Gaet. Moroni , vol. X, p. 282.

I. CAULET (François-Etienne de), évéque de Pamiers, né à Toulouse l'an 1610, mort l'an 1680, fut d'abord élu abbé de Saint-Volusien de Foix, où il établit les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève. Trois grandes affaires signalèrent son épiscopat : celles du formulaire, de la réçale et ses démêlés avec les Jésuites. Il a laisse, entre autres ouvrages : 1° Censure de l'apologie des cusuistes; 16^; — 2° Mandement sur la signature du formulaire; iG^; — 3" Traité général de la régale; 1681. Voy. Feller. Richard et Giraud.

II. CAULET (Jean de), évéque de Grenoble, né à Toulouse 1 an 1693, mort l'an 1771. Il était très-savant, et sut se concilier l'amour et la vénération de ses diocésains. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" Instruction pastorale sur le sacrement de Pénitence et sur la Communwn;

I Grenoble, 1749, in-4»;— 'if' Lettres sur les immu"

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