CAVA
nités ecclésiastiques; 1751 et \l'ô% in-4"; — 3° Dissertafiofi sur les actes de l'Assemblée du clergé de 1765, en 3 parties; ibid., 1767-68, iu-4o. Le pape Clément XIII adressa à ce prélat un bref de félicitation sur ce dei'nier ouvrage. Voy. Feller, Biogr. univers.
CAUMONT (Jean de), jurisc, né à Langres au xvi« siècle , fut l'un des plus célèbres avocats de son temps ; il a laissé , entre autres ouvrages : le Firmament des catholiques contre l'abîme des hére'tiques, de quelque secte qu'ils soient, et tous leurs favorisants sont exclus du royaume de Jésus -Christ , autant que les idolâtres, etc.; Langres , 1585 , in-8». Voy. La Croix du Maine et Duverdier Privas. Biblioth. franc. La Nouv. Biogr. génér.
CAUNE. Koy. CoNEi.
CAUNES (Caunœ), célèbre abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit dans le bas Languedoc, au diocèse de Narbonne. Elle fut unie l'an 1663 à la congrégation de Saint- Maur. Voy. Sainte-Marthe , Gall. Christ., tom. VI, p. 154. VHist. génér. du Lanquedoc, tom. I, p. 451. Richard et Giraud.
CAUflUS. Fo?/. Canna.
CAURRES (Jean de), curé de Pernay et principal du collège d'Amiens, né à Moreuil l'an 1540, mort l'an 1587. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° les Premiers e'iéments de la piété chrétienne, avec cinq autres traités, dont le premier est intitulé : la Résolution des controverses pour la foi et religion ; Va.r\s , 1573; — 2" Traité spirituel; ibid., 1575; — 3° Œuvres morales, etc.; ibid., 1575 et 1583. Voy. La Croix du Maine et Du Verdier Privas, Biblioth. française. Feller. Richard et Giraud.
CAUSE , terme par lequel on entend ordinairement en droit canon un procès , une instance et même une contestation, de quelque nature qu'elle soit; mais, dans un sens plus restreint, la cause n'est que la matière du procès. Envisagée sous ce dernier point de vue, une cause peut être bénéficiale, civile, ecclésiastique, matrimoniale, rotule, curiale, spirituelle, majeure. Nous dirons un mot de cette dernière seulement , en renvoyant pour les autres aux divers ouvrages des canonistes, à cause des développements qu'elles exigent.
CAUSES MAJEURES. On les appelle ainsi à cause de la gravité de la matière ou de l'importance des personnes qui y sont intéressées. Les causes majeures sont réservées au Pape; Barbosa les a réunies dans la phrase suivante : Causœ omnes majores ad Sedem Apostolicam referuntur : porro causœ majores censentur quœstiones quœ spectant ad articulos fideiintelhgendos, ad canonicos libros discernendos, ad sensum sacrarum litterarum declarandum approbandumque, ad interpretunda quœ dubia sunt vel obscura in controversiis fidei, in jure canonico vel divino; item ad declarandum quœ ad sacramenla pertinent, videlicet ad materiam, formam et ministrum, et alia hujusmodi annotata, in cap. Quoties, 24, q. 1 (Barbosa, in Tract, de Offic. et potest. episcop., alleg. 50). Autrefois, en France, on n'entendait communément par causes majeures que les actions criminelles intentées contre les évèques, et on prétendait que ces causes devaient être jugées en première instance par le concile provincial ; mais cette prétentiçn était contraire à la pratique constante de l'Église depuis le iv<' siècle, pratique d'après laquelle on doit recourir directement au Souvelain Pontife dans les causes majeures.
CAUSSIN (Nicolas), jésuite , né à Troyes en Champagne l'an 1583, mort à Paris l'an 1651 . Il pi'ofessa avec éclata Rouen, à Paris, à la Flèche,
et devint confesseur de Louis XIII. On a de lui : 1» Cour sainte, imprimée souvent et trad. en plusieurs langues ; 5 vol. in-12 ; — 2° Symbolica jEgyptiorum Sapientia; Paris, 161 8, in-40, et 1634, in-S"; — B° Apologie pour les religieux de la compagnie de Jésus; ibid., 1644, in-8»; — 4" plusieurs autres ouvrages indiqués dans Richard et Giraud. Voy. Le Mire, de Scriptor. sœc. xvii. Ale- ^Axnhe , Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu.
CAUTELE (Absolution a), en latin absolutio ad cautelam, terme de droit canonique. Lorsqu'un prêtre est excommunié ou interdit par une sentence dont il appelle , il est obligé , s'il veut dire la messe , d'obtenir des lettres d'absolution à cautèle, dont l'effet est de le rendre capable des fonctions qu'elles renferment jusqu'à la décision de son affaire.
CAUTION. Régulièrement les ecclésiastiques ne peuvent être caution (Decr., cap.i, de Fide jussoribus). Cependant si on les a reçus à ce titre , et s'ils ont payé pour le principal débiteur, celui-ci est obligé de leur tenir compte de tous les paiements (ibid., cap. ii). Un religieux ne peut s'engager comme caution ni emprunter, même pour le monastère, sans le consentement de l'abbé et de la communauté. S'il le fait, le monastère n'est nullement responsable, à moins qu'on ne prouve que la somme empruntée ou pour laquelle le religieux s'est engagé a tourné au profit de la communauté (Innocent III,c.iv, tit. 22, de Fidejus.).
CAUVARITÀ. Voy. Gaguarita.
C AU VIN. Voy. Calvin.
CAVA ou LA CAVA, ville épisc. du royaume de Naples bâtie sur les ruines de l'ancienne Macrina , fut érigée en évèché par Boniface IX l'an 1394. En 1848 Pie VII y unit Sarno et Nocera de' Pagani; mais Grégoire XVI sépara cette dernière ville de Cava et leur donwa à chacune un évéque propre, sans toucher à Sarno. Voy. Ughelli, Italia Sacra. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X, p. 283 et suiv.
CAVACCI (Jacques), religieux de la congrégation de Sainte-Justine ou du Mont-Cassin, né à Padoue au xvii» siècle. On a de lui : 1» Illus' trium Anachoretarum elogia ; Rome, 1661, in-4''; — 2" Historiarum cœnobii divœ Ju^tinœ Patavinœ, libri sex, etc.; Venise, 1606, in-4o, et Padoue, 1696; ouvrage plein de faits curieux, rare et recherché.
CAVAILLON (Caballio, Cabellio, Cabellicum), ancienne ville épisc. de Provence érigée au iv« siècle en évèché suffragant d'Avignon ; l'évêque était à la nomination du Pape. Cet évèché a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. Tillemont, Hist. eccles.. tom. XV. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 221 et suiv.
CAVALCA (Dominique), dominicain, auteur ascétique, né à Vico-Pisano en Toscane au xiv« siècle , fut un prédicateur distingué. Il a laissé ; 1" Trattato dicto Pange lingua; Rome, 1472, in-fol., etl751, in-80; — 2° Specchio di Croce, etc.: Milan, 1480, 1484, 1487, in-4<>. et Rome, 1738, in-8"; — 3» la Disciplina degli spirituali; Florence, 1487; Rome, 1757, in -8»; — 4» Espositione del simbolo degli apostoli; Venise, 1489, in-4o , et Rome , 1763 , in-S» ; — 5» des traductions italiennes de quelques Opuscules de saint Jérôme, de plusieurs Vies des Pères, et des Dialogues de saint Grégoire. Voy. Echard, Biblioth. Scriptor. Ord. Prœdic. Le P. Paitoni, Biblioth. degli autori antichi volgarizzati, tom. IL L'Encyclop. cathol.
I. CAVALIERI (Jean-Michel), dominicain, né à Bergame, mort à Bénévent l'an 1701. On a de Jui : 1° Galleria de' sommi Pontifici, patnarchi,