‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 472 sur 1220 · CEIL · texte numérisé non relu

CEIL

tirae évêque. Sitôt qu'il l'apprit il lui céda le siège d'York , et monta sur celui de Mercie, au-

3uel on joignit l'évêché de Lindish ou de Linisfar dans le comté de Lincoln. Ceadde établit un monastère à Lindish. L'Église anglicane a letenu son nom dans le calendrier de la liturgie réformée, et le Martyrologe romain le mentionne également. Voy. Bède, Hist. d'Anglet., 1. III, c. XXVIII, et 1. IV, c, II et m. Richard et Giraud. CEBARADISA, siège épisc. de la Bisacène en Afrique. Mustulus, un de ses évéques, souscrivit à la lettre des évéques de sa province dans le concile de Latran tenu l'an 654 , sous le pape saint Martin V^^,

I. CÉCILE ou CECILIUS (saint), en latin Cœcïlius Natalis, prêtre de Carthage ; on croit qu'il était de Cirthe en Numidie; il vivait au m» siècle. Intimement lié avec Minutius Félix, célèbre avocat de Rome , et Januarius Octavius , il eut avec ce dernier une conférence sur la religion en présence de Minutius, et il fut tout à coup converti. Il semble que c'est ce même Cécile qui convertit saint Cyprien vers l'an 243. L'Éghse l'honore le 3 juin. Fo?/. Minutius Félix, Dialogue. Saint Ponce, Vie de saint Cyprien. Tillemont, Me'm. eccle's. Vie de Minut. Félix , t. III , et Vie de saint Cyprien,i. IV. Ricliard et Giraud. Feller, à l'art. Cécilius.

II. CÉCILE (sainte), vierge et martyre, morte probablement vers l'an 230. On ne sait rien de positif sur sa vie ; mais son culte parait fort ancien, puisqu'au v» siècle il y avait à Rome une église sous son nom. Les Grecs et les Latins font sa fête le 22novembi'e. Voy. Bosius, Acta S. Ceciliœ. Surius. Tillemont, Wm. ecclés.,iom.lll, p. 689 et 690.

I. CÉCILIEN, martyr de Saragosse en Espagne, confessa avec vingt autres la foi de Jésus-Christ sous Dioclétien et Maximien Hercule. On les honore tous le 16 avril.

II. CÉCILIEN , l'un des dix-huit martyrs de Saragosse , fut compagnon de saint Luperque. Voy. Luperque.

CÉCILIUS. Foy. Cécile, no I.

CÉDAMUSA, siège épisc. de Sitifi en Afrique. Voy. les Notit. Afr., n. 29.

I. CÉDAR, fils d'Ismaël, fut le père des Cédréens ou Cédaréniens, qui habitaient dans l'Arabie Déserte, au voisinage desNabathéens. Dans l'Écriture le nom de Cédar est quelquefois donné à toute l'Arabie déserte ; mais les Cédaréniens demeuraient principalement dans la partie méridionale de l'Arabie Déserte, ainsi qu'au nord de l'Arabie Pétrée et de l'Arabie Heureuse. Voy. Genèse, xxv, 13, etc.

II. CÉDAR , ville ou contrée au delà du Jourdain, dans la tribu de Manassé. Voy. Judith, i, 8.

CEDDE. Voy. Ceadde.

I. CÉDÉS, ville de la tribu de Nephthali, nommée aussi Cédés en Galilée. Elle fut donnée aux Lévites et choisie pour ville de refuge; c'est la même que Cadès , ville royale des Cliananéens; on la trouve sous ce nom dans I Macchab., XI, 63, 73. Voy. Josué, xii,22; xix,37; XX, 7; xxi, 32. 1 Paralip., vi, 76. Compar. Cadès, n" II.

II. CÉDÉS, ville de la tribu d'Issachar. Voy. I Paralip., VI, 72.

GÉDIAS, siège épise. de l'Afrique occidentale . et dont la province n'est pas connue. Secunaenus,un de ses évéques, assista au concile de Carthage sous saint Cyprien. Voy. Confér.. I. J., c. CLXiii.

CEDIMOTH, ville de la tribu de Ruben à l'orient du torrent dArnon; ce fut dans le désert une des stations des Hébreux. Elle échut

en partage aux enfants de Mérari , de la tribu de Lévi. Voy. Josué, xiii, 18. Elle est nommée Cademoth dans I Paralip., vi, 79. Voy. Cade- MOTH, n" I.

CEDMA, dernier fils d'Ismaël. Fo?/. Genèse, xxv, 15. I Parahp., i, 31.

CEDMIHEL , un des Juifs qui , après le retour de la captivité de Babylone , furent chargés de presser les travaux du Temple. Voy. I Esdr., iii,9.

CEDMONÉENS, anciens habitants de la terre promise descendus de Chanaan, fils de Cham. Voi/. Genèse, xv, 19.

CÉDOGNA ou CÉDONIA, anciennement Aquilonia ou Lacedogna , ville épisc. du royaume de Naples dans la Principauté ultérieure; elle est suffragante de Conza. Son premier évêque assista l'an 1179 au concile de Latran , sous Alexandre III. Voy. Richard et Giraud.

CÈDRE, arbre dont il est souvent question dans l'Écriture. Le temple de Jérusalem et le palais de Salomon étaient bâtis en cèdre ; de là vient que le temple est quelquefois appelé Liban , et la maison de Salomon la maison du bois de Liban. Voy. III Rois, vu, 2. Zach., xi, 1.

CÉDRÉNUS (Georges), moine grec du xi»

siècle , a laissé des Annales ou Abrégé d'histoire, qui s'étend depuis le commencement du monde jusqu'en 1059. Cet ouvrage, traduit par Xilander, a été imprimé à Bàle en 1566, et à Paris en 1647, 2 vol. in-fol., accompagné des ilotes de Gour et du Glossaire de Fabrot. Voy. Possevin , in Appar. Vossius, de Hist. grœc, \. II, c, xxvi. Feller, Bioqr. univers.

CÉDRO CORNEJO DE PEDROSSA. Voy. GoR-

NÉJO.

CÉDRON , torrent qui coulait dans une vallée à l'orient de Jérusalem , entre cette ville et le mont des Oliviers, et qui allait se dégorger dans la mer Morte. 11 coulait dans une vallée profonde qui était comme la voirie de Jérusalem. Voy. III Rois, XV, 13. IV Rois, xxiu, 4, II Parai., xxïx 16.

CÉDULE, CONTRE- CÉDULE. C'est en matière de provisions consistoriales émanées de Rome , un précis du consistoire par le cardinal proposant, qui fait savoir par cet acte au cardinal vice-chancelier que la provision d'un évêché ou d'une abbaye est accordée en ce consistoire par le Pape avec les conditions qu'il a plu à Sa Sainteté d'ordonner. — La contre -cédu le est un acte tiré de la cédide, et par lequel le cardinal vice -chancelier fait apparoir aux officiers de la chancellerie de la même provision , afin qu'ils ne fassent pas difficulté de procéder à l'expédition des bulles. Les provisions consistoriales, comme le dit Perard-Castel, supposent la cédule et la contre-cédule ; et si les provisions sont faites hors consistoire et par daterie, elles supposent la supplique signée du Pape seulement et expédiée en la forme des bénéfices inférieurs. Voy. Perard-Casteî, Traité sommaire de l'usage et pratique de la cour de Rome, tom. II, p. 114. Le Diction, ecclés. et canon. portatif.

CÉÉLATHA , heu où les Israélites campèrent dans le désert , en sortant de Ressa. Voy. les Nombres , xxxii , 22.

I. CEÏLA, fils deNaham, descendant de Juda. Voy. I Paralip., iv, 19.

IL CElLA , ville de la tribu de Juda célèbre par l'histoire de David. Eusèbe la met sur le chemin d'Eleutéropolis à Hébron, à dix -sept milles, ou , selon saint Jérôme, à huit milles de la première de ces deux villes. On y montrait le tombeau du prophète Habacuc. Voy. Josué , XV, 44. I Rois, xxiil, 1 etsuiv. Il Esdras,!!!, 17, 18.

CELÉ

CELE

CEILLIER ou CELLIER (D. Remy), de 1 Ordre de Saint-Benoit et de la congiégatiou de Saint- Vannes et de Saint-Hvdulphe, îié à Bar-le-Duc lan 1688, mort lan lïôl. L'exactitude, la justesse et l'érudition qui distinguent ses ouvrafres lui ont valu les éloges des savants et deux brefs de Benoit XIV, qui témoigne à D. Ceillier sa satisfaction , en louant sa personne et ses ouvrages. On a de lui : 1° Apologie de la morale des Pères de l'Église contre les accusations de Jean Barbeyrac; Paris, 1748, in-4»; — 2» Histoire yériérale des Auteurs sacrés ecclésiastiques, qui contient leur vie, le catalogue, la critique, le jugement, la chronologie , l'analyse et le dénombrement des différentes éditions de leurs ouvrages, ce qu'ils renferment de plus intéressant; Paris, 1729-1763,25vol. in-4». Voy. D. Csi]met, Biblioth. Lorraine. Quérard , la France littéraire, et tous les biographes.

I. CEINTURE (La) était fort en usage chez les Juifs ; il en est souvent mention dans l'Écriture. Lorsque les Juifs mangeaient la Pàque ils portaient des ceinturesautour de leurs reins, comme Dieu le leur avait ordonné; ils en mettaient aussi pour travailler et pour voyager. Lorsqu'ils étaient en deuil ils ne portaient que des ceintures de cordes. La ceinture servait aussi de bourse , ainsi qu'on le voit dans l'Ancien et le Nouveau Testament, parce qu'elle était creuse et large comme le sont encore la plupart de celles des Orientaux. Les femmes aussi portaient des espèces de ceintures qui leur serraient le sein. Voy. IV Rois.i, 8. Isaïe, m, 24. Aggée ,1,6. Matth., x, 9. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introd., tom. II, p. 212, 213.

II. CEINTURE (cinguium, cinctorium) ou CORDON, ornement sacerdotal qui sert à arrè' ter et à serrer l'aube autour des reins, et qui est un symbole de pureté pour le prêtre ; car en le prenant il dit : Pracinge me . Domine, cingulo puritatis , et extingue in Iwnbis meis humorem libidinis, etc. Voy. De V^ert, Cérém. de l'Église, tom. II, p. 310. D. Macri Hierolexicon, ad voc, CiNGULUM. Gaet. Moroni, vol. XIII, p. 117,118, et les auteurs qu'il cite.

III. CEINTURE (chrétiens de LA); ce sont les chrétiens d'Asie, et surtout ceux de S\Tie et de Mésopotamie , qui sont presque tous Jacobites ou Nestoriens. Ils sont ainsi appelés depuis que Motavaxkel X, calife de la famille des Abassides, obligea les chrétiens et les juifs, Tan ^6 de Jésus-Christ, de porter une large ceinture de cuir, qu'ils portent encore dans l'Orient.

IV. CEINTURE (Ordre de LA). Voy., au mot Cordelière , Y Ordre de la Cordelière.

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