II. CÉSAR DE BUS. Voy. Bus, n» IL
I. CÉSARÉE, ville épisc. de la province de Nicomédie sous la métropole du même nom, située en Bithynie, entre le lleuve Rhyndace et le mont Olympe ; c'est l'ancienne Smï/raléa ou Smyrdéana. Le premier de ses évêques assista au concile de Nicée. Vou.'Lea\iien,OriensChrist., tom. III.p. 10-2-2.
IL CÉSARÉE, ville épiscop. de la Thessalie sous la métropole de Larisse et au diocèse de rillyrie orientale. La Notice d'Kiérocle en fait mention. Théotiste, un de ses évêques, se joignit dans le concile d'Éphèse aux partisans de Nestorius. Vny. ibid., tom. II, p. 114.
III. CÉSARÉE, autrefois Jol, ville épisc. de l'Afrique occid. dans la Mauritanie Césarienne ; elle était métropole. On croit que c'est aujourd'hui Alger. Émérites, un de ses évêques , avait embrassé le parti des Donatistes. Voy. la Confér. de Carth.. I" jour, ch. CXLIII, not. 274.
rV'. CÉSARÉE, siège épisc. d'Afrique dans la province de Numidie ; son évêque , Deutérius , assistait à la conférence de Carthage. Voy. \" jour, ch. cxxxii, not. 159.
V. CÉSARÉE DE PALESTINE, ville maritime appelée dans le Nouveau Testament simplement Césarée, nom que lui donna Hérode le Grand en l'honneur de l'empereur Auguste. Elle était autrefois la métropole de la Palestine; depuis on l'a divisée en trois. Après la ruine de Jérusalem les droits métropolitains de cette ville furent transférés à Césarée comme à la cité la plus distinguée de la Palestine; ils y demeurèrent attaches jusqu'au v« siècle, époque à laquelle Juvénal de Jérusalem les revendiqua pour son Église dans le concile de Chalcédoine. On tint à Césarée deux conciles : l'un vers l'an 197, l'autre en 334. Voy. Actes, ix, 30; x, 1; xii, 19 ; XVIII, 22 ; xxi, 8, 16 ; xxiii, 3. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p- 574. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 120. 12t.
YI. CÉSARÉE DE PHILIPPE , nom sous lequel les évanpélistes désignent la ville appelée auparavant Banéas ou Panéas. Elle avait été embellie par Philippe le Tétrarque, qui la nomma Césarée en l'honneur de l'empereur Tibère. Césarée de Philippe est devenue une ville épisc. et rnétropole de toute la Cappadoce. Son évêque avait la préséance sur tous les évêques du Pont. Le premier qui l'ait gouvernée est Prirnien ou Longin, qui, témoin de la mort de Jésus-Christ, confessa hautement sa divinité. Cette ville a eu aussi des évêques jacobites et arméniens. On y a tenu un concile l'an 365. Voy. Matth., xvi,13. Marc, viii,27. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 878. Richard et Giraud.
-VIL CÉSARÉE -PANÉAS, siège épisc. de la Palestine dans la Phénicie maritime, dans le patriarcat d'Antioche , à la source du Jourdain en Syrie , érigé dans le v« siècle , suflragant de la métropole de Tyr. Voy. De Commanville , I"
Tahle alphabet, p. 51. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 121.
CESARIUM. Voy. Cerisy.
CESELETHTHABOR, ville sur les frontières de Zabulon etdlssachar (Josué,xix,12) que les uns pensent être la même que Cazaloth (ibid., ver. 18), ville d'Issachar, et les autres la même que Thtibor (I Paralip., vi, 76), ville lévitique de Zabulon, en supposant qu'elle est aussi la même que Çortha (Josué, XXI, 35).
CÉSÈNE, ville épisc. dltahe dans laRomagne ou exarchat de Ravenne, entre Rimini et Faenza. On dit qu'elle a reçu la foi dès les premiers temps, et on lui donne pour premier évêque saint Philémon, disciple de saint Paul. On y a tenu un concile l'an 1(>42. Voy.YItal. Sacr,, t.II, p. 441. Labbe, t. IL Hardouin, t. VI. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 125 et suiv.
CÉSIL , ville au midi de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV. 30.
CÉSION , ville de la tribu d'Issachar qui fut cédée aux lévites de la famille de Gerson. Voy. Josué , XIX, 20 ; xxi, 28.
CESLAS (bienheureux), dominicain, né à Breslau, mort l'an 1242, était cousin de saint Hyacinthe. Chaste, sérieux, modeste, il entra dans l'état ecclésiastique, et n'usa jamais du crédit de son oncle, évêque de Cracovie, que pour protéger l'innocence et arrêter l'injustice. Il alla porter la lumière de la foi dans tout le royaume de Bohême , où il fonda deux monastères, l'un pour les hommes, l'autre pour les femmes. Il parcourut la Moravie, la Saxe, la Prusse et la Poméranie, où sa réputation de sainteté acquit beaucoup d'âmes à Dieu ; il fut de son vivant favorisé du don des miracles. Le pape Clément XI approuva son culte le 18 octobre 1713. Voy. le P. Touron , dans la Vie de saint Dominique . p. 622.
CESSATION DES OFFICES DIVINS {Cessatio a divinis). C'est une simple suspension, une discontinuation des offices divins dans les lieux où ils devraient se célébrer, et nullement mie peine proprement dite ou formelle, ni une censure. Ainsi la simple défense de célébrer des oflices dans une église ne saurait rendre cette église interdite. Cette, cessation des offices divins est ordonnée par l'Église en signe de douleur d'une grande injure reçue, et pour forcer par là l'auteur de cette injure à la réparer. Pendant la cessatio a divinù il est défendu non -seulement aux clercs de célébrer l'office, mais aussi aux fidèles d'y assister, si les clercs venaient à violer la défense. Comme cette défense n'est pas une censure, le délinquant n'encourt aucune irrégularité, ni aucune des autres peines décrétées par le droit contre les violateurs des censures, bien qu'il puisse être puni pour sa désobéissance. Aujourd'hui la cessatio a divinis est à peu près tombée en désuétude. Voy.. pour ses effets , les Traités et les Dictionnaires de droit canon. Voy. aussi l'abbé J. Stremler, Traité des tjeines ecclës., etc., p. 364 et suiv.
CESSERON , CESSARION , lieu du Languedoc entre Agde et Pézenas. Il y avait une abbaye de bénédictins du nom de saint Tubéry, proprement Tibère (Tiberius), qui souffrit le martyre à Cesseron ; on y tint un concile l'an 907. Voy. la Coll. Christ., tom. VI, p. 23.
CESSION en matière bénéficiale. Voy. Abas-
DONNEMENT, RÉSIGNATION.
CESSITA, siège épisc. d'Afrique. Il y en a deux de ce nom : l'un dans la province proconsulaire, sous la métropole de Carthage; l'autre dans la Mauritanie Césaiienne , sous la nietropole de Césarée. Ces sièges étaient occupes par