‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 484 sur 1220 · CEVA · texte numérisé non relu

CEVA

CHAD

les évêques donatistes Quod vult Dem et Flavolus. Voy. la Confér. de Carth., I" jour, c. cvii, ccix, num. 27,107, 418.

CESTIUS GALLUS , gouverneur de Syrie de la part des Romains. Ce fiit sous son gouvernement que commença la révolte des Juifs. Dès qu'il en fut informé, il s'avança vers la Palestine avec une puissante armée. Il réduisit d'abord la Galilée par Césennius Gallus, qu'il y envoya. Il prit Lidda et .Toppé en chemin faisant, et vint camper près de Gabaon, à huit kilomètres de Jérusalem ; mais les Juifs fondirent sur lui avec tant de vigueur et d'impétuosité, qu'ils ébranlèrent l'armée romaine. Profitant d'une division qui se mit parmi eux, Cestius poussa vivement les Juifs, les rompit et les poursuivit jusqu'à Jérusalem , au point qu'ils se renfermèrent dans la dernière enceinte et dans le temple, lui abandonnant tout le reste, où il mit le feu. Au lieu de livrer un assaut général , il s'en retourna à son camp , qui était à un kilomètre de la ville. Les Juifs le poursuivirent , lui tuèrent un grand nombre de soldats. Dès ce moment Cestius n'éprouva plus que des défaites, tellement qu'il abandonna la campagne, laissant aux Juifs ses machines de guerre, dont ils firent plus tard un grand usage durant le siège de Jérusalem. Cestius ne survécut guère à celte déroute; il mourut l'année suivante. Voy. Joseph, Antiq., 1. XX, c ix; de Bello, 1. II, c. xx, xxv, xxxvii;l. VI, c.XLiii. D. Cslmet, Diction, de la Bihie.

CESTRIA. Voy. Chester.

CESTRUS ou GESTRA, GISTRA, ville épisc.

d'Isaurie au diocèse d'Antioche, érigée en évêché au xii« siècle sous la métropole de Séleucie. Un de ses évêques, Épiphane, se trouva au 6" concile de Chalcédoine, et souscrivit la lettre des évêques de sa province adressée à l'empereur Léon. Voy^ De Commanville, 7™ Table nlphnhét., p. 67. Richard et Giraud.

GÉTÉENS , dont il est parlé au I" livre des Macchabées, viii , 5 , où le Grec lit Kitiens, sont probablement les Macédoniens. On ne saurait compter le nombre des conjectures que les interprètes et les critiques ont avancées sur ce niot et les suivants. Voy. Céthim.

I. CETHÉENS, qu'on lit dans Ézéchiel, xvi, 3, 45, sont nommés dans les Septante.

II. GETHÉEN , dont on lit le féminin Cethcenne dans Ézéchiel, xvi, 3, 45, et qui est écrit dans les Septante Chetfaïa, et dans l'hébreu Hittith, également au féminin, est un nom patronymiq[ue formé de Ceth, en hébreu Heth. Voy. ce dernier ttiot.

CÉTHIM, selon l'hébreu CittÂim ou Kitthim, fils de Javan , qui semble avoir donné son nom à la Macédoine (I Paralip., i, 7). La Macédoine est expressément désignée sous le nom de Céthim (I Macchab., i, 1). On lit dans la Vulgate Cetthim (Genèse, x, 4).

CETHLIS , ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV. 40.

CETnON , ville de Zabulon que ceux de cette tribu ne purent prendre sur les Chananéens. Fo7/. Juges, 1,30.

CETTHIM. Foy. CÉTHIM.

CÉTURA , une des femmes d'Abraham , dont il eut Zamram, Jecsan, Madan, Madian, Jesboc et Sué. Voy. Genèse, xxv, 1,2, etc.

GEUFRÉY. Voy. Ceolfride.

CEUHETTI (Clément), a laissé : Christi fides adversiis judaicam perfidiam vindicata: "Venise, 1750, in-4o. Voy. le Journ. des Savants 1751, p. 822.

CEVALLOS. Voy. C^vallos.

CHAALIZ ( Calisium , Carlilocus), abbaye de l'Ordre de Cîteaux à huit kilomètres de Senlis. Elle était de la filiation de Pontigny, et elle fut fondée l'an 1136 par Louis VI, pour le repos de l'âme de Charles , son frère ; de là lui est venu le nom de Carlilocus, au lieu de Calisium que cet endroit portait auparavant. Voy. la Gall. Christ., tom. X, col. 1508.

GHABANEL (Jean), docteur en théologie, né à Toulouse vers l'an 1560, mort vers l'an 1615. Ses principaux écrits sont : 1" Antiquités des églises paroissiales et de l'institution des recteurs et vicaires perpétuels; Toulouse, 1608. petit in-S"; — 2" Opuscula varia de rébus ecclesiasticis e' moralibus; Bordeaux, 1620, in-S»; — 3'^ A ntiquités de Notre-Dame de la Daurade; Toulouse , 1621 , in-12; — 4» de l'État et police de la même église; ibid.,1623. Voy. la Biogr. Tordousaine. La Croix du Maine, Bihlioth. française. Le Long, Bihlioth. historique de la France.

CHABARES. Voy. Acabares.

CHABOR ou GHABUR,. siège épisc. jacobitô du diocèse d'Antioche. Etienne, son premier évêque, siégeait l'an 759. Voy. Assémani, Bihlioth. Orient., Dissrrt. de monoph., tom. II.

CHABRI et CHARMI , noms de deux anciens qui étaient dans Réthulie lorsque cette ville fut assiégée par Holopherne. Voy. Judith, vin, 9 et suiv.

GHABUL, contrée dans la Galilée laquelle renfermait vingt villes , que Salomon donna à Hiram, roi de Tyr; mais, comme elles ne lui plurent pas, il appela cette contrée Chabul. Joseph , qui l'appelle Chnhalôn , dit que le mot en phénicien signifie déplaisant, désagréable; le contexte au moins favorise cette etymologie. Voy. III Rois, IX, 11-13. Joseph, Antiq., 1. VIII, c. h. Compar. Reland, Palœst. illustr.,Ta. 701.

GHABUR. Voy. Chabor.

GHACABOUT, nom d'une secte établie dans le royaume de Siam par un solitaire nommé Chaeabout, qui donna son nom à ses disciples. Il leur défend le meurtre, le larcin, les souillures du corps, le mensonge, les outrages, la perfidie, les désirs déréglés, la médisance et la colère. Il promet aux observatenrs de sa loi une joie éternelle, et un supplice éternel à ceux qui ne la pratiqueront pas. Il y a aussi parmi les chacabouts des religieux qui renoncent aux plaisirs du monde pour se consacrer à la méditation et au soulagement des pauvres. Il y a lieu de croire que tous ces principes ont été empruntés de la religion chrétienne; d'autres prétendent que Chaeabout était juif, et que ses commandements ont été tirés du Décalogue. Voy. Tavernier, Voyages des Indes.

CHACAL (canis auretis), espèce de chien sauvage très-répandu en Asie et en Afri(ii)e. Le mot hextren schouhûl , qui sert à le désigner, signifie aussi re«arrf; mais il est facile de les distinguer par les propriétés que l'Écriture leur attribue. Ainsi, lorsqu'elle parle d'un animal féroce qui dévore les cadavres, il ne s'agit point du renard, mais bien du chacal, qui comme la hyène aime à se repaitre de la chair des cadavres ; car, selon les voyageurs, il en veut particulièrement aux corps morts, qu'il déterre, si l'on ne fait la garde sur la fosse. Foy. Chardin, Voyages, e\.c.^ tom. III, p. 382. Bellon, Observations deplusieurs singularités et choses mémorables en Grèce, en Asie, etc., 1. II, c. xviii. Morison, Voyage du mont Sinaï et de Jérusalem, 1. II, c. xxxi. Niebuhr. Description de F Arabie, part. P*, c. XXV, art. v, p. 231, etc.

GHAGON. Voy. Ciaconius.

GHADEONUS. Voy. ChadouIn.

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