‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 491 sur 1220 · I. CHAPITRE ou CAPITULE. Voy. Capitule · texte numérisé non relu

I. CHAPITRE ou CAPITULE. Voy. Capitule

II. CHAPITRE, assemblée crue tiennent les chanoines , les religieux efles Ordres militaires pour délibérer de leurs affaires et régler leur discipline. Les chanoines qui ne sont pas dans les ordres sacrés n'ont pas droit de suffrage dans le chapitre. Voy. Concile de Trente, session XXII , c. IV, de Reform. Rebuffe , Tract, de nominal., quaest. viii, n" 32. Saint Ch. Borromée, 1" conc. de Milan, p. 2, c. xxxviii. L. Ferraris, ad voc. Capitulum. Voy. aussi Religieux.

III. CHAPITRE, lieu où se tient cette assemblée. Voy. D. Maori Hierolexicon , ad voc. Ca-

PITOLIUM.

IV. CHAPITRE (Canonicorum eollegium) , corps de chanoines qui desservent les églises cathédrales ou collégiales. Un chapitre est ordinairement composé de plusieurs dipiitaires , tels que doyen ou prévôt, chantre, arcnidiacres, et d'un certain nombre de chanoines. Voy. tous les ouvrages de droit canon , et en particulier D. Bouix , Tractatus de Capitulis.

V. CHAPITRE (Caput), division d'un livre qui sert à distinguer les matières. Les auteurs des compilations qui composent le corps du droit canon ont employé cette division ; mais on donne plus souvent le nom de canons aux extraits insérés par Gratien dans son Décret , probablement parce qu'ils ont été tirés pour la plupart des règlements des conciles, désignés ordinairement par le mot canons.

VI. CHAPITRE DE CATHÉDRALE. Tous les bons canonistes regardent les chapitres des anciennes cathédrales comme l'ancien conseil de l'évêque', qui formait son preshyterimn . sans l'avis duquel il ne faisait rien, de considérable dans le gouvernement de son Église , et qui remonte jusqu'à l'origine du christianisme. Voy. à ce sujet les belles paroles de M. de Cicé, citées dans Sambucy, r//rtrw2o«?V? des évéques avec leurs chapitres, 1807, p. 108, et rapportées par l'abbé André, qui de plus expose les devoii's et les droits des chapitres , soit du vivant de l'évêque , soit pendant la vacance du siège , et cela d'après les meilleures autorités. Voy. le Conc. Trid., sess. VII, c. x; sess. XXIII, c. xvm; sess. XXIV, c. xii, XV; sess. XXV, c. i, vi. Boniface VIII , Cap. si episc, de Supplenda negligentia prœlatorum; in-8" ; cap. îtis quœ XI ; cap. Cum olim XIV, de Major, et ohed. Innocent. III, cap. Novit. , extra. Ne sede vacante aliquid innore/î<;\ Schmalzgrueber, Jus enclesiasticimi, p. III, tit. XXVIII , n" 30. La décision de la S. congr. du concile du 14 décembre 1624; Constit. Nohis nuper d'Urbain VIII. Voy. aussi Chaisoine, n" I.

VII. CHAPITRE DE COLLÉGIALE. Les chapitres de collégiales ne remontent pas au delà du x" siècle , selon les canonistes français; mais Nardi porte leur origine au temps même des apôtres, et semble sous ce rapport les confondre avec les chapitres cathédraux; et d'autres pensent que ces chapitres ont pris naissance dans le iv» ou v« siècle au plus tard , peu de temps après que la paix fut rendue à l'Église par Fempereur Constantin., Fo?/. Nardi, des Curés et de leurs droits dans l'Eglise , d'après les monuments

CHAT

CHAR

de la tradition; traduit de l'italien; Paris,

VIII. CHAPITRE DE RELIGIEUX. On distingue chez les religieux trois sortes de chapitres : le chapitre général . où se traitent les affaires de l'Ordre entier; le chapitre provincial , où se traitent les affaires de la province ; enfin le chapitre conventuel, où il nest question que des affaires d'un seul covivent ou monastère particulier. Innocent III fit porter par le concile général de Latran un règlement dont la principale disposition est que toutes les congrégations régulières doivent tenir des chapitres généraux ou provinciaux tous les trois ans, sans préjudice des droits des évèques diocésains, dans une des maisons de l'Ordre la plus convenable, que l'on doit désigner dans chaque chapitre pour le chapitre suivant. Voy. Cap. In sin~ giilis, de Statu monachorum.

IX. CHAPITRE DE SAINT -DENIS, fondé par Napoléon I" dans la célèbre et antique abbaye gardienne des corps des rois de France , et qu'il choisit pour être la sépulture des membres de sa famille. Louis XVIII, en 1815, lui donna le nom de chapitre royal, avec une nouvelle organisation. Mais iln'avaittoujours qu'une existence purement civile. Louis-Philippe obtint du Saint-Siège une bulle d'érection canonique ; mais elle n'a pas été mise à exécution. Ce n'est qii'en 1857 que , sur la demande de Napoléon III, Pie IX a donné , à la date du 31 mars , un bref portant institution canonique du chapitre de Saint-Denis . et spécifiant les divers privilèges qui y sont attachés.

CHAPITRES (LES TROIS) , trois fameux ouvrages composés , l'un par Théodore de Mopsneste , l'autre par Théodoret, le troisième par Ibas. Ils ont été condamnés par le second concile de Constantinople l'an 553, qui est le cinquième concile œcuménique. Voy. le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol.

CHAPMAN (John), archidiacre de Sudbury et trésorier de Chichester, né à Strathfieldsay l'an 1704, mort l'an 1784. Ses principaux ouvrages sont : 1» Etisebim , or the true chrnstian's défense against a late book entitled : The moral philosophe^' ; Cambridge, 1739, 1741 ; — 2° Pnrnithe antiguity explained and vindicated ; Londres, 173*2, in^". Vnii. la youv. Riogr. géuér

CHAPONELou CHÀPPONELD'ANTESCOURT (Raymond), auguslin, né l'an 1036, mort l'an 170(), fut chanoine régulier de la congrégation de Sainte -Geneviève et prieur -curé de Saint- Eloi de Boissy. Il a laissé : 1° Traité de l'usage de célébrer le se^'vice divin en langue non viUgaire, et de l'esprit avec lequel il faut lire l'Écriture sainte pour en profiter; Pans, 1687, in-12; — 2» Histoire des chanoines, ou Rechercher historiques critiques sur l'Ordre canonique: ibid., 1699, in-12; — B" Examen des voies intérieures contre les nouveaux mystiques ; ihiA. , ilQO , in-12; ouvrage dirigé contre les quiétistes.

CHAPOT ( Jean ) , de l'Ordre de Saint-François, né à Chàlons, en Bourgogne, mort l'an 1631 , a laissé : Vie et rniracles de saint François de Paide; Nancy, 1621. Voy. Papillon, Biblioth. des auteurs de Bourgogne. Le Long , Bihlioth. histor. de la France , édit. Fontette.

CHAPPELL ( Guillaume ) , évêque de Cork , Cloyne et Ross , né à Lexington l'an 1612 , mort 1 an 164tl , a laissé , outre des ouvrages de morale qui ont été traduits en français : 1" Methodus concionandi; —2" Use oftheHoly Scripture; 1633. Vot/. Qnérard , la France litté'raitv.

CHAPPELOW (Léonard), orientaliste anglais , né l'an 1683, mort l'an 1768. Outre des

écrits sur les langues orientales, on a de lui : 1" une édition annotée et corrigée de l'ouvrage de Spencer : de Legibus Hebrteorum ritualibm; 1727, 2 vol. in-8°; — 2" ^ commentary on the book of Job:\lô^, 2 vol. in-4'>. Il prétend que Job a écrit un poëme en arabe qui a été traduit plus tard par quelque écrivain; prétention qui n'a aucun fondement solide.

CHAPPONEL. r.»/. Chaponel.

CHAPT DE RASTIGNAC (Armand), docteur de Sorbonne , grand vicaire d'Arles et abbé de Saint-Mesmin , né en 1726 au château de Laxion, près de Sarlat (Dordogne), mort à Paris, massacré à lAbbaye le 3 septembre. On a de lui : 1° Questions sur la propriété des biens-fonds ecclésiastiques en France; Paris, 1789, in -8"; ouvrage dédié à Pie VI; — 2» Lettre synodale de Nicolas, patriarche de Constantinople , à l'empereur Alexis Comnène, sur l'érection des métropoles: traduite du grec en français; ibid., 1790, m-8° ; — 3° Accord de la révélation et de la inison contre le divorce; ibid., 1791, in -8». Voy. Picot, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, tom. IV. relier, Biogr. univers.

CHAR. Voy. Chariot , n» IL

CHARABA , bourg de la haute Galilée, qui fut fortifié par Joseph l'historien. D. Calmet pense que c'est le même que Joseph appelle la Pierre des Achabanes. Voy. in Vita sua. p. 1013; de Bello, 1. II, c. XXV. D. Calmet, Diction, de la Bible.

CHARACA , ville de la tribu de Gad , d'où Judas Macchabée chassa Timothée. Voy. II Macch., XII, 17.

CHARACMOBA ou CHARACMUCHA, PA- RACHMUCHI , ville épisc. de la troisième Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Pétra. Suivant Richard et Giraud, son premier évêque^ Démétrius, assista au concile des trois Palestines en 536, et son second et dernier, Jean, siégeait à la fin du vin« siècle; mais, selon De Commanville , l'évèché ne fut érigé qu'au ix« siècle. Voy. De Commanville , p. 282. Voy. aussi Reland, Palœst. illustr., p. 212, 213. 533. 705.

I. CHARAN ou HARAN, ville de la Mésopotamie située entre l'Euphrate et le Chaboras. On croit que c'est la fameuse Charres , si connue par la défaite de Crassus. Voij. Genèse, xi, 31 . 32. Judith, v, 9. Actes, vu, 2, 4.

II. CHARAN, ville qui était sur le chemin d'Ecbatane à Ninive. Vorj. Tobie, xi, 1.

m. CHARAN, dernier fils de Dison, fils de Séir le Horréen. Voy. Genèse, xxxvi, 26.

CHARAUD (N...), prédicateur du roi, a publié à Paris, 1748, 3 vol. in-12 : les Panégyriques et Sermons sur les Mystèi'es et autres sujets, qu'il avait prêches depuis 1723 jusqu'en 1744. Voy. le Jou)m. de Trévoux, octobre 1748. Le Diction, des Prédicat. Richard et Giraud.

CHARC AMIS , ville située sur l'Euphrate et dépendante des Assyriens. Voy. II Paralip., xxxv, 20. Isaie, x, 9. Jérémie, XLVi, 2.

ClHARCHAS , un des sept premiers eunuques d'Assnérus. Foy. Esther, i , 10.

CHARDÉNIIJS. Voij. Chlaoni.

I. CHARDON (NOTRE-DAME DU), Ordre militaire institué à Moulins lau 1370 par Louis II, duc de Bourbon, le jour de la Purification de la sainte Vierge. Le but de cette institution était le service de Dieu et la défense du pays. On attribue au même prince la fondation d'un autre Ordre militaire appelé de l'Ecu d'or ou ^c>-tmais on a pensé que c'était le même que celui de Notre-Dame du Chardon. Voy. Justiniam, ' Traité des Ordres militaires et de chevalerie. Le

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p. Hélyot, Hist. des Ord. monnst., tom. VIII, p. 319. Hermant , Histoire des Religions ou Ordres militaires de l'Église et des Ordres de chevalerie, p. 238 et suiv.; cet auteur relève l'erreur de Justiniani, qui attribue la fondation de cet Ordre à Philippe II, duc de Boursogne, en 1430.

II. CHARDON (ORDRE DÛ), établi en Ecosse. Voy. André, n» XXXII, et Hermant, lôzrf., pag.

III. CHARDON (Charles), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Ivoi-Carignan en Champagne l'an 1695, mort à Metz en 1771, professa la rhétorique, la philosophie et la théologie à Novi-les-Moines, près de Réthel. 11 fut destitué à cause de son opposition à la bulle Unigenitus. On a de lui : 1" Histoire des Sacrements ou de la manière dont ils étaient célébrés et administrés dans l'Église, et de l'usage ffu'on en a fait depuis les apôtres Jusqu'à présent; Paris, 1745,6 vol. in-12; trad. en italien; Brescia, 3 vol. in-4''; — 2" Histoire des changements survenus dans le gouvernement ecclésiastique ; — 3" Traité contre les incrédules modernes. Ces deux derniers ouvrages sont restés manuscrits. Voy. Feller, Biogr. univers.

iV. CHARDON DE LUGNY (Zacharie), protestant converti par Bossuet, né l'an 1643, mort l'an 1733, entra dans les ordres, fut attaché à la paroisse Saint-Sulpice , et devint député du roi et du clergé pour les controverses. Il a laissé : 1" Traité de la religion chrétienne; Paris, 1697, 2 vol. in-12; — 2» Recueil des falsifications que les ministres de Genève ont faites de l'Ecriture sainte en leur dernière traduction de la Bible; Paris, 1707, in-12; — 3° Nouvelle méthode pour réfuter l'établissement des Eglises prétendues réformées et de leurs religions; Pans, 1731, in-12; — 4° Remarquas historiques sur r église de Saint- Sidpice, publiées dans le Journal des Savants, 1697, pag. 179. Foy. Richard et Giraud.

CHARELLI (Benoit), théologien italien du xviiF siècle, a laissé : Memorie sacre délia città di Messina; Messine , 1705, in-4o. Voy. laNouv. Biogr. génér.

CHARENTON (Joseph-Nicolas), jésuite, né à Blois l'an 1639 , mort à Paris l'an 1735 , remplit pendant quinze ans les fonctions de missionnaire dans les Indes. Outre une traduction française de V Histoire générale d'Espagne du P. Mariana; Paris, 1725, 6 vol. in-4», il a laissé : Eiitretiens de l'âme dévote sur les principales maximes de la vie intérieure, traduits de deux opuscules de Thomas A-Kempis ; Paris, 17(J6, in-12 ; ces deux opuscules sont Soliloquium animœ et Vallis liliorum.

I. CHARGE (munus, dignitas, magistratus), dignité, office, emploi qui donne pouvoir et autorité à quelqu'un sur un autre. Lorsqu'on possède une charge et qu'on ne s'en acquitte pas comme il faut, on pèche contre la justice , et l'on est obligé à restitution au prorata des dommages que l'on a causés par sa négligence. Vog. Catech. Concil. Trid., p. 3, de 7 prœcept., n. 17.

II. CHARGE D'AMES (BÉNÉFICE A). C'est celui dont le titulaire a la direction des âmes et la juridiction au for intérieur, comme les évêchés et les cures. Cependant on appelle encore de cette manière les bénéfices qui donnent quelque juridiction extérieure sur certaines personnes, comme les doyennés et les dignités qui en tiennent la place.

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