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III. CHAPELLE. On nomme encore ainsi l'oflice célébré par le souverain Pontife ou l'oflice auquel il assiste, accompagné des cardinaux et des prélats de sa maison. C'est pourquoi, lorsque le Pape officie solennellement ou qu'il assiste de cette manière à un oflice , on dit que Sa Sainteté tient chafielle. Autrefois à Versailles on appelait jo!/ry de grande chapelle les fêtes solennelles qui étaient célébrées par un évêque dans la chapelle du roi.
IV. CHAPELLE se dit aussi par extension : 4" du corps des officiers qui servent à la chapelle du souverain : le grand aumônier, le premier aumônier, les aumôniers de quartier, les chapelains, etc.; 2» du personnel dont se com-
{>ose la musique d'une église quelconque, comme e maître de musique , les enfants de chœur, etc.; 3° de tous les ornements et de toute l'argenterie dont on se sert dans une chapelle , comme le calice, le bassin, les burettes, le chandelier, la croix.
V. CHAPELLE (Armand de la ) , pasteur protestant de l'Éghse française à La Haye , né en 1676 à Ozillac , dans la Saintonge , et mort à La Haye en 1746, a composé un grand nombre d'ouvrages qui sont tous indiqués dans la Nouv. Biogr. génér., et dont nous citerons seulement : 1» Réflexions en forme de lettres au sujet cTun système prétendu nouveau sur le mystère de la Trinité; Amsterdam, 1729, in-8»; — 2» Lettres d'un théologien réformé à un gentilhomme luthérien, pour servir de réponse à celles qu'un docteur allemand de Strasbourg a écrites à ce gentilhomme ; Amsterdam , 1736 , 2 vol. in-12 ; écrit qu'Adelung mentionne sous le titre de : Lettres sur l'ouvrage de controverse du P. Scheff mâcher. Notre auteur est bien loin d'avoir réfuté les Lettres du P. Scheffmacher ; nous croyons même qu'il est impossible de les réfuter ; lesarguments du savant jésuite sont sans réplique ; il faudrait pour cela nier l'histoire et renoncer à la logique; — 3p de la Nécessité du culte public parmi les chrétiens ; La Haye, 1746, in-S"; Francfort, 1747, 2 vol. in-12; trad. en hollandais; Amsterdam, 1748, in-S"; en allemand ; Breslau , 1749, in-S»; Leipzig, 1769, in-S"; — 4" une traduction de la Religion chrétienne démontrée par la résurrection de Jésm-Christ ; Amsterdam , 1718, 2 vol. 111-8"; Paris; 1729, in-4''; ouvrage composé en anglais par Ditton. La Chapelle a de plus travaillé à la Bibliothèque raùonnée des ouvrages des savants de l'Europe, laquelle a été condamnée par la S. Congrégation de Y Index (Decr. 28 julii 17i2. et 10 maii 1757).
VI. CHAPELLE (chevaliers de TORDRE DE LA), Ordre institué par Henri VIII, roi d'Angleterre ; ils remplissaient, dans les services funèbres des rois d'Angleterre , les devoirs des chevaliers de l'Ordre de la Jarretière.
VII. CHAPELLE (Louis, l'abbé), professeur de philosophie, né en 1733 à Arinthod (Jura), mort à Paris l'an 1789, a publié : Histoire véritable des temps fabuleux confirmée par les critiques qu'on en a faites; Liège et Paris , 1779, in-8' ; c'est une défense de V Histoire véritable des temps fabuleux, par le P. Guérin Du Rocher, dirigée contre De Guignes , Anquetil , l'abbé Du Voisin et plusieurs autres savants , qui s'étaient élevés avec raison contre le système de Guérin du Rocher, système dans lequel on peut admirer la grande érudition de l'auteur, mais qui manque certainement de critique.
VIII. CHAPELLE (SAINTE). On appelait autrefois suintes chapelles plusieurs églises de France dont les rois étaient les fondateurs et les collateurs. Il y en avait une à Paris , une à Dijon, une autre à Vincennes, etc., et elles jouissaient de certains privilèges qui avaient leur source dans la munificence de leurs fondateurs. Cfîlle de Paris en particulier, fondée par saint Louis, a joui du don de régale jusqu'au règne de Louis XIII, qui le révoqua; mais en dédommagement Louis XIV ordonna qu'il fût procédé à l'union de l'abbaye de Saint -^sicaise du diocèse de Reiras à là Sainte - Chapelle de Paris. Voy. les Mémoires du Clergé, tom. II, p. 257 et suiv. ; 435 et suiv. ; 93-1128, 1116 et suiv.; t. VI, p. 3.
IX. CHAPELLE ARDENTE, salle ou chapelle où l'on expose pendant quelques jours le corps d'un Pape, d'un cardinal, d'un évéque, d'un roi , etc. Le lieu de cette exposition funéraire est éclairé d'un grand nombre de cierges, ce qui lui a fait donner ce nom, en latin /^y-aardentibus cereis. On appelle aussi en certaines provinces chapelle ardente le reposoir, ou tombeau du jeudi saint.
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X. CHAPELLE-AUX-PLANCHES (LA), Capella-nd-Plancas , abbaye de l'Ordre de Prémontré, située au diocèse de Troyes, en Champagne ; elle est ainsi nommée parce que , pour y arriver, il faut passer sur de petits ponts de planches. Sa fondation date de Tan 1147. Labbé avait droit de porter la mître et les ornements pontificaux.
XI. CHAPELLE DE JUMILHAC (D. Pierre- Benoît) , bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, mort l'an 1682 , devint assistant du général de son Ordre et supérieur de plusieurs monastères. On a de lui : la Science et la pratique du plain -chant , où tout ce qui appartient à la pratique est établi par les principes de la science, 6t confirmé par les témoignages des anciens philosophes et des Pères de l'Eglise, entre autres de Guy Aretin et de Jean de Mars ; Paris , 1677. Voy. la Nnuv. Bior/r. génér.
XII. CHAPELLÏ; DES COURS, église dans laquelle la paroisse dont elle dépend est autorisée à faire célébrer l'oflice divin quand elle le juge convenable; mais qui n'a aucune existence légale distincte et séparée de cette paroisse.
XIII. CHAPELLE DE TOLÉRANCE, église qui depuis le concordat n'a obtenu aucun titre légal, et où cependant l'exercice du culte catholique est toléré. On appelle quelquefois ces églises, mais improprement, au nom d'««fiexe,
Xiy. CHAPELLE DOMESTIQUE, oratoire privé dans lequel on fait dire la messe avec la permission de l'évêque. Les chapelles sont sujettes à la visite de l'Ordinaire.
XV. CHAPELLE ÉPISCOPALE, l'oratoire qui se trouve dans le palais épiscopal , et où l'évêque dit habituellement la messe. Les évoques ont le droit de chapelle , c'est-à-dire qu'ils peuvent dire la messe non -seulement dans l'oratoire particulier de leur palais , mais encore partout ailleurs sur un autel portatif.
XVI. CHAPELLE VICARIALE. Ce sont des espèces de paroisses reconnues par le gouvernement ; elles ne dilïèrent des églises succursales que par la dénomination, le traitement du tit«laire , et dans certains cas par le mode de
Îossession de biens. Le décret du 30 septembre 807 statue (art. 13) que le prêtre qui sera attaché à une vicariale ne pourra exercer qu'en qualité de vicaire ou de chapelain. Mais , comme le renriarque justement l'abbé André, l'autorité civile ne peut rien statuer à cet égard , le vicaire chapelain ne peut exercer ses pouvoirs spirituels que dans les termes qui lui sont prescrits par son évèque , qui seul a le droit de donner la juridiction dans les limites qu'il juge convenable , et qui peuvent être plus ou moins étendues, sans que la puissance civile ait à s'en préoccuper.
CHAPELLENIE, titre d'un bénéfice desservi à l'autel d'une chapelle sub tecto ( Voy. Chapelle , n" II ). Sous ce rapport les canonistes distinguent trois sortes de chapelles : 1° celles ■qni sont fondées par les laïques sans l'intervention d'aucun supérieur ; 2" celles qui sont fondées avec l'autorité de l'évêque , mais pour un certain temps et révocables ad nutum ; 3" celles t[ui sont fondées par l'autorité du Saint-Siège ou de l'évêque et érigées régulièrement en titre perpétuel ; ces dernières sont appelées chapelles collo.tives.
CHAPERON , ancienne coiffure qui servait aux hommes et aux femmes. C'est maintenant une espèce de camail qui couvre la tète, les épaules et l'estomac d'un grand nombre de religieux de
divers Ordres. Voy. Borel. Ménage. Le Gendre. Thiers, Hist. des Perruques.
CHAPIERS, chantres, ou ceux qui portent ordinairement la chape dans l'égHse pendant l'office divin. Dans certaines églises, ils se promènent dans le chœur et dans la nef pour gouverner le chant et maintenir le bon ordre. Voy. Mauléon , Voyaqe liturgique.