PASCAL
CHEF-D'ORDRE , nom donné en France aux abbayes et aux maisons religieuses qui avaient donné naissance à d'autres, et sur lesquelles elles avaient conservé une certaine autorité, telles que les abbayes de Cluny, de Citeaux, etc. On appelle aussi chefs d'Ordre les abbés titulaires de ces mêmes abbayes. Voy. Ordon. d'Or-
ChIeFFONTAINES (Christophe ) , ou Penfentenion . ou A capite fontiiim, cordelier, né dans l'évêché de Léon , en basse Bretagne , vers l'an 1532 , mort à Rome l'an 1595 , professa la théologie à Rome , devint général de son Ordre , et fut créé par Grégoire XIII archevêque de Césarée. Il convertit à Anvers un grand nombre d'hérétiques. On a de lui beaucoup d'ouvrages, dont on trouve la liste complète dans Richard et Giraud. Nous citerons seulement : 1" Défense de la foi de nos ancêtres , contenant quinze chapitres, où. sont déclarés les stratagèmes et ruses des hérétiques de notre temps; Paris , 1570, in-8" ; trad. en latin par l'auteur; Anvers, 1575, et Venise , 1581 , in-8" ; — 2° Défense de la foi de nos ancêtres, où, la présence réelle du corps de Notre- Seigneur est prouvée par plits de trois cent cinquante raisons ; Paris, 1571 et 1586, in-S»; trad. en latin par l'auteur ; Rome , 1576 ; Cologne , 1587 , in -8°; il y a dans ce livre des idées inexactes sur le moment où s'opère la transsubstantiation ; — 3» Varii tractatus et disputationes de necessaria theologice scholasticœ correctione ; Paris , 1586 , in-8o ; ouvrage qui , comme le remarque Feller, a été mis à V Index du concile de Trente. Voy. Wading, p. 90. Le P. Jean de Saint-Antoine, liiblioth. Francise, tom. I", p. 261.
CHEF-LIEU, nom donné, en matière bénéficiale, au principal lieu ou manoir d'un bénéfice qui avait d'autres bénéfices ou annexes sous sa dépendance. Plusieurs canonistes ont pensé que la disposition des bénéfices annexes ou dépendants d'un autre devait se régler par les lois du pays où ce dernier se trouvait assis. Voy. Gonzales, in Regul. de Mensib., glos. x, n" 30. Durand de Maillane , Diction, de droit canon., au mot Chef-lieu.
CHELCHIT, lieu du Cumberland, province d'Angleterre , où l'on tint un concile l'an 787 , du temps du pape Adrien P^ Voy. Spelman, Conc. angl. Regia, tom. XVIII. Labbe, tom. VI, Hardouin, tom. III. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 156.
CHELEAB , fils de David et d'Abigaïl , qui au-
Êaravant avait été la femme de Nabal. Voy. II ois, III', 3.
CHELIAU , un des Israélites qui , au retour
de la captivité de Babylone , fut obligé de renvoyer la femme étrangère qu'il avait épousée contrairement à la loi. Voy. I Esdras , x , 35.
CHÉLIDOINE , martyr du iv« siècle, qui avait servi avec son frère Émétère ou Hémitère dans les armées de l'empire romain, en Espagne, eut comme lui la tête tranchée, parce qu'ils avaient refusé de sacrifier aux idoles. Les nombreux miracles qui s'opéraient à leurs tombeaux les rendirent très-célèbres à Calahorra, ville de la vieille Castille , où ils avaient confessé la foi de Jésus-Christ. On fait leur fête le 3 mars. Voy. Prudence, qui, dans les Couronnes, se plaint vivement de ce que les actes du martyre des deux frères ont été déchirés par les bourreaux. Bollandus. Richard et Giraud.
CHÉLION, fils d'Élimélech et de Noémi, de la ville de Bethléem de Juda. Pendant une grande famine , il se retira avec son père et sa mère dans le pays de Moab , où il épousa une Moabite nommée Orpha, et mourut sans enfants. Voij. Ruth, I, 2.
CHELLES, bourg de l'Ile-de-France, situé à seize kilomètres de Paris ; il y avait une abbave de religieuses bénédictines fondée, l'an 66'}, par sainte Bathilde ou Baudour, femme de Clovis II. L'an 1008 on y assembla un concile , Convilium Calense ou Kalense. Voy. Labbe, t. IX. Ilard., tom. VI. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XI, p. 156.
CHELLINI (Nicolas), jurisc. italien du XVIF siècle , a laissé : Decisiones S. liotœ romance coram Christo Peutingero, ah an. 1639-1655; Rome , 1673 , in-fol. Voy. la Nouvelle Biographie générale.
CHELLUS , mot qui se lit dans le grec de Judith, I, 9, mais que ne porte pas la Vul^ate, qui est bien moins étendue dans ce verset. Chellus est peut-être le même lieu que Cellon, qui se trouve ii , 13. Compar. ce dernier mot.
CHELM ou CHELMA , ville épisc. de Pologne, dans la Russie. Un évêque latin y fut établi l'an 1375, sous la métropole de Gnesme ; cette ville ayant été ruinée par les Cosaques , l'évêque transporta sa résidence à Cranostau ou Kranostaw , bourg de son diocèse. Il y avait aussi à Chellna un évêque grec suffragant de Kiowie. Aujourd'hui l'évêché de Chelma, uni à celui de Belzi ou Betzi, est du rit grec russe, suffragant de la métropole de Posnanie, archevêché uni aussi à Gnesne, sous la juridiction de la S. congrégation de la Propagande. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 157.
CHELMAD , nom de lieu dont Ézéchiel fait mention en même temps que de l'Assyrie, et dont la situation est absolument inconnue. L'hébreu porte Chilmad : saint Jérôme dit qu'on lisait dans certains exemplaires Cherma. Les Septante confirment cette leçon , puisqu'ils portent Charman; ce qui pourrait désigner la Carmanie , province de Perse. Mais on aurait de la peine à la justifier sans violer les lois de la saine critique. Voy. Ézéchiel , xxvii , 23.
CHELMON , ville située vis-à-vis d'Esdrelon. Voi/. Judith, VII, 3 et suiv.
CHELSMESTON (Jean), carme et docteur d'Oxford, né à York, vivait au xiil« siècle. On lui doit : 1" Determinationes theologicœ ; — 2" Lecturœ scholasticœ ; — 3" Quœstiones ordinariœ ; — 4" Sermones. Voy. Lucius, Biblioth. Carm. Pitseus , de Scriptor. Angl.
CHELUB,pèred'Ezri.V'oî/. IParalip.,xxvii,26.
CHEMIN (Jean -Baptiste), curé de Tomeville, au diocèse d'Évreux, né l'an 1725, mort l'an 1784 , a laissé : Vies de saint Mauxe et de saint Vénérand , martyrs; Évreux, 1752, in-12.