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Voy. Quérard, la France littéraire. La Souv. Bioor. génér.
CHEMIN DE LA CROIX; il peut être érigé dans toutes les églises paroissiales , chapelles publiques et oratoires , et même, en vertu d'une concession faite par Pie VI , dans les chapelles
f rivées. C'est aux frères mineurs, religieux de Ordre de Saint-François, qu'il appartient d'ériger les chemins de la Croix. Voy., pour les dilîérentes questions et les décisions de Rome relatives aux chemins de la Croix, l'abbé André, Cours (ilpluih. de firnit canon.
CHEMINAIS DE MONTAIGD (Timoléon), jésuite , né l'an 1652, nioit l'an 4689, acquit une si grande réputation, qu'on le surnomma la Racine des prédicateurs. 11 consacra les dernières années de sa vie au soulagement et à l'instruction des pauvres. On a de lui : 1" Sermons; Paris, 4690; 4693 et 4729 , 5 vol. in-42 ; — 2° Sentiments de piété; ibid., 4694, in-42; 4734 et 4736. Voy. le Diction, des Prédic., au mot Cheminais. Moréri , Diction, histor. Quérard , la France littéraire.
CHEMINET. Voy. Cheminot.
CHEMIN ON (Chemino et Cheminio), abbaye de l'Ordre de Citeaux, au diocèse de Chàlonssur-Marne, était til\e de Trois -Fontaines. Ce monastère, dont les fondements furent jetés par les frères Alard et Albéric , qui s'étaient retirés dans la forêt de Luitz pour y vivre sous la règle de saint -Augustin, ne fut" établi à Chemino qu'en 4410. Plus tard on y suivit la règle de Citeaux, ainsi que le prouve une bulle du pape Innocent II datée du 47 février 4440. Voy. La Martinière, Dictionnaire géogr. Sainte-.Marthe, Gall. Christ., tom. IX, col. 964. Richard et Giraud.
CHEMINOT ou CHEMINET (Jean), des Carmes , est mentionné par ïrithème sous le nom de Joannes de Cimineto. Il profesa avec distinction dans le couvent de Metz. On lui doit, entre autres ouvrages : 4" Spéculum institutionis Ordinis sui, lib. 1 ; — '29 Sermones de tempore, lib. I ;
— 3" Sei-Tnones de Sanctis , lib. I ; — 4" Sermones per quadragesimam , lib. I. Voy. D. Calmet, Bibliotli. Lorr.
I. CHEMNITZ ou CHEMNITZIUS, en latin Chemniiius (Christian ou Chrétien), recteur au collège d'iéna et professeur do théologie, né à Kœnigsfeld l'an 4615, mort à léna l'an 4666, a laissé : 4"» Brevis instructio f'uturi ministri ecclesiœ; — 2" Prrplectiones in Hutteri compendium ;
— 3» Dùsertationes de Prœdestinatione; — 4" de Arbore scientiœ boni et mali; — 5° de Arbore vitœ; — 6» de Tentationibus spiritualibus. Voy. Moréri, édit. de 1759.
II. CHEMNITZ ou CHEMNITZIUS, en latin Chemnifius ( Martin ) , théologien protestant . né a Treuenbritzen l'an 4522 , mort a Brunswick l'an 4586. Ses principaux ouvrages sont : 4" liepetitio sanœ doctrinw de vera priesentia corpons et sanguinis Domini in cœna sacra; Leipzig, 4564; — 2» Exam. concilti Tridentini; Francfort, 1585, 4 vol. in-fol.; — 3° Loci theologici; ibid., 1591 ; — 4° Tractatus de indulgentiis . trad. en fiançais; Genève, 1599, in -8°; — 5° Harmonia evangelica; Francfort, 4600-1611. Tous ces ouvrages ont été mis à YJndex de Clément VllI. Voy. la Souv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de In t/iéol. cathol.
CHENARD (Laurent), docteur de Sorbonne, a laissé des sermons qui ont paru sous ce titre : Discours de morale sur divers sujets, en faveur des curés , vicaires ecclésiastiques de la campagne, pour tinstruction des peuples, et très -utiles à ceux qui s'emploient dans les missions; Paris,
4693. Voy. Diction, des Prédicat., part. II, au mot DlSCOLRS DE MOR.\LE, jp. 327.
CHÊNE, nommée dans Ezéchiel, xxvii, 23, est probablement la même que Chalanné. Voy. ce mot.
CHENE ( DU ). Voy. Duchêne.
CHÊNE DE PLEUR, nom donné au chêne sous lequel fut enterrée Débora , nourrice de Rébpcca. Voy. Genèse, xxxv, 8.
CHENU (Jean), avocat au parlement de Paris , né à Bourges l'an 4^0 , mort l'an 4627 , à laissé , outre un grand nombre d'ouvrages sur le droit civil : 4" Praxis civilis universa , canonica, fori Ecclesiastici gallici , actionun.. et j\tdiciorum Ecclesiasticorum formas continens ; Paris , 4624 , in-8o ; — 2° Traité de l'aliénation du bien d'Eglise et des baux emphytéotiques, etc.; Paris, 4625 et 4644, in -8"; — 3° Archiepiscoporum et Episcojiorum Galliœ chronologica historia ; Paris , 4624, in-4' ; — 4" Notœ ad stylumjurùdictiotiis Ecclesiœ BituHcensis; Paris, 4603, in -8°. Voy. Thomas de la Thaumassière , Histoire du Ben y, p. 75. Nicéron , Mémoires, *.. XL. Le Loncr. liiblioth. histor. de la France.
CHERBOURG (C^pyam-Bwr^jw), abbaye de l'Ordre de Saint-.\ugustin , située au diocèse de Coutances. Elle est aussi appelée Sotre-Damedu-Voeu (B. Maria de Voto), parce qu'elle fut bâtie par Guillaume, duc de Normandie, qui avait fait vœu délever à Cherbourg une église en l'honneur de la sainte Vierge s'il recouvrait la santé. L'an 4487, Henri II, Voi d'.^ngleterre, y joignit le monastère de Saint -Hélier, situé clans l'ile de Jersey, et plus tard on y établit des chanoines réguliers de l'étroite observance de Bourg -Achard. Voy. la Gall. Christ., tom. II, col. 940.
CHERCHEURS, hérétiques hollandais, anglais , qui pensent qu'il y a une religion véritable, mais quelle n'a pas encore été découverte. Dans le, but de la trouver, ils méditent sans cesse les Écritures et prient Dieu de la leur faire connaître. Voy. Stoup, Religion des Hollandais. Bergier, Diction, de théologie.
CHÉREM , Anathéme. On distinguait chez les Hébreux trois sortes d'anathème, savoir : 4" le Niddui , ou séparatifm ; 2» le Chérem, qui privait l'excommunié de la plupart des avantages de la société civile ; 3" le Schammata , qui emportait la peine de mort. Voy. Bartolocci , Biblioth. rnltbin.. et Compar. ÀnathèmE . n° I.
CHËREMON (saint), évêque de Nilople, en Egypte, et martyr, vivait au m* siècle. Il s'enfuit durant la persécution de Dèce, et ayant cherché un refuge dans les montagnes de l'Arabie , exposées aux courses des Sarrasins , il y périt, ainsi que plusieurs autres chrétiens qui allèrent l'y chercher. L'Église les honore tous comme martyrs le 22 décembre.
CHERI ( Càtherium ) , abbaye de l'Ordre de Citeaux , au diocèse de Reims , et fondée par le chapitre de l'ÉgUse de Reims, l'an 4447, pour des* religieux de l'Ordre de Saint -Benoit, qui n'y demeurèrent que jusqu'à l'année 4489. A cette époque ce monastère passa à l'Ordre de Citeaux , sous la dépendance de l'abbaye de Trois -Fontaines. Voy. Sainte -Marthe, Gall. Christ., tom. IX, col. 309.
CHERICATO ou CHERICATI, CHIERICATO, CHIERICATI , en latin Chericatus (Jean), savant canoniste, né à Padoue l'an 4633, mort 1 an 4719, très- célèbre par sa science en matières ecclésiastiques. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1» de Sacrametitis tractatus VH; — 2» Erotemata theologiœ moralis; — 3» Via lactea, sive instilutiones juris cunonici; — 4» Discordice fo-
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renses; 1717, in-fol., 2« édit. ; — 5" une édition des Decisiones Cleri Patavini ; Venise , in-fol. Voy. le Giornale rfe' letterati d'italia, t. XXIX, part. XII, p. 307 et suiv.
GHERLIEU {Carus locus), abbaye de l'Ordre de Citeaux , située dans la Franche-Comté , au diocèse de Besançon , fut fondée l'an 1131 ; elle était de la illiation de Clairvaux. Voy. le Diction, yniv. de la France.
I. CHÉRON ( Caraunus), martyr au pays Chartrain, vivait au v« siècle. Après la mort de ses parents il vendit son bien , dont il donna le prix aux pauvres, et se retira dans la solitude. Plus tard il prêcha dans le pays Chartrain , où il opéra de nombreuses conversions; ses disciples l'engagèrent à aller prêcher à Paris , il se mit en route avec quelques-uns d'entre eux , et fut tué par des voleurs à douze kilomètres de Chartres; il avait facilité à ses compagnons le moyen de fuir ; aussi le regarde-t-on comme un martyr de la charité. On fait sa fête le 28 mai, que l'on croit être celui de sa mort ou de sa première sépulture. Voy. Bolland. Richard et Giraud.
II. CHÉRON ( SAINT-), en latin Sanctus Caraunus ) , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin , située près de la ville de Chartres; elle existait déjà au ix« siècle. Des chanoines séculiers et des chanoines réguliers l'occupèrent tour à tour. Voy. la Gall. Christ., tom. A'II, col. 1304, nouv. édit.
III. CHÉRON (Jean), docteur en théologie et provincial des carmes de la province de Gascogne , vivait au xvii« siècle. On a de lui : 1" Privileqiati scapularis , et visionis S. Simonis Stockii vinaiciœ; Bordeaux, 1648, in-S" ; — 2" Examen de la théologie mystique; Paris , 1657, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. CHERSONÈSE DE THRACE ( Chersonesus Thraciœ), ville épisc. de la province d'Europe, feous la métropole d'Héraclée. Elle est appelée aussi Cœlen ou Ccelos, ou Cyla dans les Actes du concile d'Éphèse. Cet évèché existait déjà au V siècle , puisque dans le brigandage d'Éphèse, en 449, Longin, évêque de la Chersonèse ïau- Hque, ayant donné son avis, Pierre de la Chersonèse parla pour Cyriaque d'Héraclée. Il ne faut pas oubher que lorsqu'on dit Chersonèse tout court il faut 1 entendre de la Chersonèse de Thrace. Voy. De Commanville , /''^ Table alpha' bét.. p. 68. Gaet. Moroni , vol. XI, p. 159, 160.
II. CHERSONÈSE-D'OR (Chersonesus ou Cherronesus, Chesroneus Aurea), dans l'Inde transgangétique , que l'on croit assez généralement être la presqu'île de Malaca. Un évêché y fut érigé au xyi" siècle. Beaucoup d'auteurs pensent que la Chersonèse-d'Or est le pays d'Ophyr, où Salomon envoyait ses vaisseaux. Cette opmion,
Ïui a en sa faveur le témoignage de l'historien oseph, a été combattue, mais sans raisons suffisantes , par les savants Luc Holstenius et Samuel Bochart. Voy. Joseph , Antiq., 1. VIII, c. xi. Hieron., in Locis. Ptolémée , dans son Guide gépgr. Gaet. Moroni , vol. IX , p. 159.
m. CHERSONÈSE-LA-GRANDE (C/ier*o«(?5M5 Magna), ville épisc. in partibus, dans l'île de Crète , appelée communément Chironis ou Spinalonga, fondée dans le v« siècle , sous la métropole de Candie, où fut transférée au xii<^ siècle la métropole de Gortyne, dans l'exarchat de Macédoine. On en connaît huit évêques. C'est encore aujourd'hui un évêché in partibus. Voy. De Commanville , /■■« Table alphabet.,^. 68. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI, page 159.
IV. CHERSONÈSE -TAURIQUE (Chersonesus Taurica)) siège épisc. in partibus, dans la Pé-
ninsule européenne, sur les Palus -Méotides. Elle acquit une grande célébrité dès les premiers siècles de l'Église , par le grand nombre des confesseurs qui souffrirent l'exil ou la mort. De Commanville dit que Cherso, ville ruinée de la Scythie , devint un archevêché honoraire sous le patriarcat de Constantinople ^ et que son érection remonte au ix« siècle. Voy. Raynaldi , Annal., tom. XV, ann. 1333. De Commanville , /"« Table alphabet., p. 68. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 158, 159.
CHERTABLON (de), prêtre et licencié en théologie , a laissé : Manière de se bien préparer à la mort par des considérations sur lu Cène , la passion et la mort de Jésus-Christ , avec des estampes emblématiques ; 1700, in-4''. Voy. \eJourn. des Savants, 1700.
CHÉRUB, un des Israélites qui, au retour de Babylone, ne put prouver sa généalogie. Voy. I Esdr., n, 59. II Esdras, vu, 61.
I. CHÉRUBIN , en hébreu Kerouh , et au plur. Keroubim et Kerubim, mot par lequel l'Écnture désigne des êtres symboliques, en les représen* tant de diverses manières ; car nous en voyons qui ont la forme humaine, d'autres, la forme d'aiglt, d'autres, celle du bœuf, d'autres, celle du lion; d'autres enfin qui réunissent toutes ces figures ensemble. Moïse appelle 0Mi;/«^e de Chérubin (selon le texte hébreu), c'est-à-dire eh forme de chérubin, les figures symboliques représentées sur les rideaux du tabernacle. Quant à l'étymologie du mot, on l'ignore complètement ; et les tentatives sans nombre des mterprètes à cet égard n'ont encore abouti à rien dé satisfaisant. Voy. Genèse , m , 24. Exode , xxv, 18-20; XXVI, 1, etc. I Rois, iv, 4, etc. Èzech., IX , 3, etc. Psaume xvii , 10, etc. Joseph, Antiq., 1. III, c. VI. Clém. Alex., Stromat., 1. V, D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Chérublm. Le Diction, encyclop. de la tliéul. cuthol.
II. CHÉRUBIN, esprit céleste qui tient le second rang de la première hiérarchie. Voy. Ange.
III. CHÉRUBIN, Ordre militaire de Suède, appelé aussi de Jésus, ou Collier et Ordre des Séraphins. Cet Ordre, institué par Magnus IV, roi de Suède , l'an 1334 , fut aboli par Charles IX. Voy. Favîn, Théâtre d'honneur et de chevalerie. Richard et Giraud.
IV. CHÉRUBIN DE MORIENNE (le P.), capucin, mort à Turin l'an 1606, travailla à la conversion des calvinistes du Chablais. Il a laissé : Acta disputationis habita; cum quodam ministro hœreiico, circa divin. Eucharistiœ sacr amentum : ib93. Voy. la ISouv. Biogr. génér.
V. CHÉRUBIN DE SAINT - JOSEPH , ou Alexandre de Borie, carme, né à Martel l'art 1639, mort à Bordeaux lan 1725, professa la philosophie et la théologie dans plusieurs maisons de son Ordre, et fut deux fois provincial de sa province. On a de lui : 1" Bibliotheca cri* ticœ sacrœ circa omnes fere sacrorum libwrum difficultates, etc. ; il n'en a paru que 4 vol.; le premier à Louvain , 1704 ; les autres à Bruxelles ; 1705-1706; — 2" Summa critieœ sacrœ, in quà scliolasticd methodo exponuntur universa Scripturœ sacrœ prolegomena ad usum theologorum pr-o Theologiœ positivœ studio féliciter inchoando; Bordeaux, 1709-1716. 9 vol. in-8". Voy. le Journ. des Savants, 1705. 1711. Mém. de Trévoux. 1710, 1711 , 1712 , 1713. Biblioth. Carmélit., tom. 1«S col. 324. Richard et Giraud.
CHERUBINI (Laërzio), jurisc, né à Norcia, en Ombrie, mort vers l'an 1626, recueillit les constitutions et les bulles des papes depuis