CHIN
diverses sectes religieuses d'Angleterre, On a de lui des Sermons en anglais et d'autres écrits ; mais son principal ouvrage est : Tfw religion of Protestants , a safe way to salvation, or an onswer toa hook entitled: Mère;/ and Truth, or charity maintained bij catholicism ; Oxford, 1638, infol.; trad. en français; Amsterdam, 1730, 3 vol. in-12. Cet ouvrage est loin de mériter les éloges quQ lui ont donnés les anglicans. La meilleure édition de ses Œuvres est celle de 1742 , in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La JVomv, Biogr. gént^r.
CHILPËRIC ou HELPÉRIC, moine de Saint- Gall, a composé l'an 980 un Traité du Calendrier dont le P. Mabillon a donné la préface dans ses Analecto, tom. I, et qui se trouvait en manuscrit à la bibliothèque de Saint-Germaindes-Prés.
GHINCHON (Bernard Perez de), chanoine de l'église collégiale de Valence, né à Gandia au xvie siècle, a laissé, entre autres ouvrages : 1° Anti-Alcoran , sive contra errores sectœ Mahometanœ; Salamanque, 1595; — "i" Miroir de la vie humaine, en espagnol; Grenade, 1587, in-S". Voy. Nicol. -Antonio , Biblioth. flisp. La Nouv. fiioor. yénér. Feller, Biogr. univers.
dnlNE. Les adversaires de la révélation divine ont beaucoup vanté la haute antiquité de la Chine pour combattre la chronologie de Moïse. Ils se sont principalement appuyés sur les documents historiques des peuples chinois , ainsi que sur ses connaissances astronomiques. Il est certain qu'au premier abord les Ciiinois semblent justifier toutes les prétentions qu'on a fait valoir en faveur de l'antiquité de leur nation. On sait, en effet, qu'ils ont mis de tout temps un soin prodigieux à dresser et à tenir leurs annales. Mais la véritable question n'est pas là; il s'agit plutôt de savoir si on a des preuves suffisantes que leur soin et leur zèle ont eu le succès qu'ils devaient naturellement en attendre ; c'est-à-dire s'ils possèdent des annales authentiques sur les temps qui ont précédé l'époque assignée par la Bible à l'origine du monde. Or il est impossible de ne pas se prononcer pour la négative quand on se rappelle que sous l'empereur Chi-Hijang-Ti,'-IlS ans avant Jésus-Christ , tous les livres qui traitaient d'histoire, de philosopliie et de moi aie, furent brûlés par ordre de ce prince; quand on senge aux plaintes si amères faites par les lettrés sur les altérations prolondes et sans nombre qu'ont subies les Kinas . qui sont les livres sacrés et les monuments les plus anciens de la nation; enlin quand on voit Mencius, ce philosophe si vénéré parmi les siens, nous représenter clairement Yao (qui vivait environ ^2357 ans avant Jésus-Christ) comme un des premieis chefs du peuple chinois, et la Chine elle-même comme ne commençant à être habitée que sous son règne. — <}uant à la science astronomique, sur laquelle on se fonde encore pour faire remonter l'origine des Chinois jusqu'à une époque antérieure à celle que Moïse assigne à la création du mondie, ou prétend en trouver la preuve dans le Chou-King, qui non-seulement rapporte que Yao ordonna en 2357 avant J.-C. à Hi et à Ho de calculer et d'observer les lieux et les mouvements du soleil , de la lune et des autres astres en mentionnant le solstice d'été, et d'apprendre ensuite au peuple le temps et les saisons , etc.; mais qui de plus contient l'observati<?n et l'indication d'une éclipse de soleil qui eut lieu pendant le règne de Tchong-Kong, vers l'an 2159. Si l'on examine sans prévention les passages du Cltou-Ki/ig allégués, on ne
pouira s'empêcher d'en tirer cette conséquence, que si Y'ao avait été un astronome digne de ce nom , et si les personnages auxquels il donna ses ordres l'avaient été eux-mêmes , ce prince aurait assurément employé une langue plus astronomique, En second lieu , la nature même de ces ordres et de ces instructions révèle évidemment un peuple qui en est encore à l'état d'enfance. On doit dire la même chose par rapport à l'éclipsé solaire ; on n'a pas besoin d'être astronome pour observer une éclipse. C'est le cas de répéter, après Delambre , que pour une pareille observation il suffit d'avoir des yeux; mais ce qui dénote un vrai savoir astronomique, c'est de constater, de déterminer et de décrire ce phénomène céleste, comme oîi le constate , on le détermine et on le décrit ordinairement dans la science. Or il en est tout autrement par rapport à l'éclipsé rapportée dans le Chou - King. Voy. J.-B. Glaire, /es Livres saints vengés, 1. 1", p. 183 et suiv., où est traitée fort au long la cpiestion de l'antiquité du peuple chinois, d'après les écrivains les plus autorisés et les sinologues les plus savants. — Le christianisme a pénétré à la Chine de très-bonne hem'e ; quelques auteurs pensent qu'il y fut porté par l'apôtre saint Thomas, peut-être même par saint Barthélemi ou par quelqu'un de leurs disciples. Arnobe, qui vivaitau iv» siècle, dit que le christianisme était établi dans les Indes chez les Sères ou Chinois, les Mèdes et les Perses; mais par le manque de missionnaires ou par d'autres causes, il ne parait pas y avoir subsisté longtemps. Au vif siècle les Nestoriens, qui avaient porté leur religion sur la côte de Malabar, dans les Indes, et dans la grande Tartane , pénétrèrent à la Chine et s'y établirent. En 1580 les Pères Boger et Bicci, missionnaires jésuites, entrèrent à la Chine, et trois ans après obtinrent la permission de s'y établir. En 1715 il y avait dans cet empire plus de trois cents églises et trois cent mille chrétiens. En 1722 l'empereur Yong-Tching publia un édit contre le christianisme, résolut de l'exterminer, et fit exercer contre les chrétiens une sanglante persécution. En 1731 tous les missionnaires furent bannis à Maccao, et depuis 1733 on n"a plus permis à aucun étranger de pénétrer dans l'intérieur de la Chine, et tous les prédicateurs qu'on a découverts ont été mis à mort. Cependant depuis, la persécution s'est ralentie, au morns à certaines époques. En 1625 on déterra dans la ville de Si-Sgan-Fou une grande pierre surmontée d'une croix, et portant une grande inscription chinoise au-dessous, et de chaque côté de laquelle on lit de petites inscriptions syriaques en caractères estranghelo , du VIII* siècle de notre ère. Cette pierre est xm monument nestorien élevé en 781 de notre ère. L'authenticité de ce monument a été niée par plusieurs critiques protestants , mais elle a été solidement prouvée par De Guignes, Ménvoires de l' Académie des inscriptions, tom. LIV, in-12, p. 295 et suiv., par Assémani, Biblioth. Orient., tom. IV, c. IX, § 6; mais s.urtout par G. Pauthier, qui, dans un Mémoire publié en 1857 dans les Annales de pJiilosophie chrétienne de M. Bonnety, a examiné et discuté toutes les objections soulevées contre l'authenticité de l'inscription depuis sa découverte jusqu'à nos jours , et a prouvé cette authenticité d'une manière irréfragable, pai- des preuves extrinsèques, de même qu'il la démontrée depuis dans la préface d'ua opuscule intitulé l'Inscription syro-ehinoise de Si-IS'gan-Fou, monument nestorien élevé en Chine Fan 781 de notre ère, et découvert en 1625; Pans, 1858, in-8». Ce savaiit opuscule contient le texte