CHIR
chinois accompagné de la prononciation figurée, d'une version latine verbale, d'une traduction française de l'inscription et des commentaires chinois auxquels elle a donné lieu, ainsi que de notes philologiques et historiques.
CHINIAC DE LA BASTIDE DIT CLAUX ^Pierre), né à Alassac dans le Limousin l'an 1741, mort au commencement du xix« siècle, remplit plusieurs places dans la magistrature. Il a laissé , outre plusieurs ouvrages d'histoire : 1 " , Discours de l'abbé Fleury sur les libertés de l'Église gallicane, avec un commentaire par M. l'abbé C. de L., au delà des monts, à l'enseigne de la vérité; 1765, in -12. Cet écrit, imprimé clandestinement, renferme beaucoup de choses contre le Pape et le Saint-Siège, et d'une grande partialité en faveur des jansénistes; — 2» Réflexions importantes et apologétiques sur le nouveau commentaire, etc.; c'est une défense de l'ouvrage précédent, qui avait été fortement critiqué ; — 3° Dissertation sur la prééminence de l'épiscopat sur la prêtrise; Paris, 1766, in-4''; — 4« Discours sur la nature et les dogmes de la religion gauloise, servant de préliminaires à l'histoire de r Église gallicane; Paris, 1769, in-12 ; — 5" une nouvelle édition du Traité de l'autorité du Pape par Burigny ; Vienne (Paris), 5 vol. in-S"; — 6° Essai de philosophie morale; Paris, 1802, 5 vol. in-8". Voy. Quérard, la France littéraire. Feller, Biogr. univers. UEncyclop. cathol. La Nouv. nioqr. génér.
CHINOISES (CËREMONIES). Onsait combien cette question, qui intéresse l'histoire de l'Eglise, a été vivement agitée , et comme on a accusé les jésuites missionnaires en Chine d'avoir accordé trop de tolérance aux Chinois sur ce point. Ne pouvant entrer ici dans la discussion, nous nous bornerons à rapporter les justes et sages réllexions suivantes : « De nombreuses chrétientés se formèrent en Chine comme aux Indes, édifiées par les mains de la compagnie (de Jésus), et si d'autres ouvriers entrant plus tard dans la moisson vinrent s'associer à ses travaux, si le même zèle consacré à la même œuvre donna lieu à de fâcheuses dissidences, si enfin l'autorité souveraine du Saint-Siège décida que les Jésuites s'étaient trompés en laissant se mêler aux pratiques du culte chrétien des cérémonies locales qu'ils n'avaient pas crues contraires à l'esprit de la religion, au moins ceux dont la prudence avait failli donnèrent-ils alors un touchant exemple d'humble et filiale obéissance. Après avoir soutenu sur un point obscur et contesté leur sentiment, parce qu'ils le jugeaient utile et vrai, on les vit, dès que Rome eut parlé , s'incliner silencieusement et se conformer à sa décision Telle fut exactement
la part des Jésuites dans la question des céréjnonies chinoises et des rites malabares (De Ravignan, de l'Existence et de l'Institut des Jésuites, 18M, p. 141 etl42,in-8»). » Voy. l'abbé J.-F.-O. Luquet, Lettres adressées à Mgr l'évéquc deLatigres sur la conarégation des Missions Étrangères; Paris, ISfe, in-8». L'Encyclopédie catho-
CHIO ou SCIO , île de la mer Egée dans laquelle est une ville du même nom. Cette ville est épisc. dans la province des Cyclades, au diocèse d'Asie et sous la métropole de Rhodes. Le premier de ses évêques grecs assista au concile de Chalcédoine , et l'an 1363 le Pape y établit un évêque latin. Saint Paul vit Chio en se rendant de 1 Illyrie à Jérusalem. Voy. Actes, xx, 15. De Commanville , l''* Table alphabet., p. 69. Richard et Giraud.
CHIOCCARELLI (Barthélémy), historien na-
Ïolitain, né l'an 1580, mort l'an 1646, a laissé : » Antistitum Ecclesiœ neapolitanœ catalogus, ab apostolonim ternpore ad annum 1643; in-fol.; — 2" de Jllustribus Scriptoribus qui in civitate et regno Neapolis ab orbe condito ad annum 1646 floruerunt; ouvrage posthume; Naples, 1780- 1781 , 2 vol. in-4o. Voy. la Nouvelle Biographie générale.
CHIONIE , sœur de sainte Agape et de sainte Irène, martyres. Voxf. .\gape, n" III.
CHIOZZA ou CHidGGIA {Clodia\ ville épisc. d'Italie située à vingt-cinq milles ae Venise, sur le rivage de la mer, érigée au x« siècle. L'an 1110 le siège épiscopal de Malamocca y fut transféré. Voy. De Commanville, Z'* Table alphabet., p. 73. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIII, p. 99 et suiv.
I. CHIRINOS(Jean), religieux trinitaire,né à Grenade au xvi« siècle, a été conseiller juge de la foi dans cette ville et à Cordoue. Il a publié : Sumario de las persecuciones que ha tenido la Iglesia desde su principio; Grenade, 1593, in-4o. Voy. Nie-Antonio, Biblioth. Hisp. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
II. CHIRINOS (Pierre), jésuite, né à Ossuna l'an 1556, mort à Manille l'an 1634, passa la plus grande partie de sa vie aux îles Philippines. Dans un de ses voyages en Europe il fit imprimer une relation des travaux des Jésuites dans ce pays ; elle est intitulée : Relacion de Filipinas, y de lo que en ellas ha hecho la compania de J. H. S.; Rome, 1604, in-4o. Voy. ibid.
III. CHIRINOS DE SALAZAR (Ferdinand), jésuite, né à Cuença , mort l'an 1640, fut prédicateur de Philippe IV. On a de lui : 1» Expositio in Proverbia Salomonis; Paris, 1619, in-fol.; — 1" Defensio pro immaculata Deiparœ Virginis conceptione; Alcala, 1618; Cologne, 1621 et 1622; Paris , 1625 ; — 3» Practica de la fréquente comunion; Madrid, 1622, in-80. Voq. ibid.
CHIROMANCE ou CHIROMANCIE (Chiromancia), mot dérivé du grec, et qui signifie main et divination, parce que la chiromancie est l'art de juger des inclinations d'une personne et de prédire ce qui doit lui arriver par l'inspection des lignes de la main. On ne peut exercer cet art ni consulter ceux qui l'exercent sans péché mortel ; dans quelques diocèses ce cas est réservé. Les canons prononcent la peine d'une suspense perpétuelle contre les clercs qui vont consulter les devins, les magiciens, de quelque nature que ce soit. Par conséquent tout clerc qui consulterait un chiromancien encourrait cette peine. Cependant elle pourrait être mitigée s'il était prouvé qu'il y a eu de la part du coupable plus d'inadvertance et de simplicité que de malice. Voy. Concil. Tolet. IV, can. Si quis, caus. 26, quœst. 5. Alexand. III, cap. Ex tuarum, extra, ae Sortilegiis. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
CHIROMANCIEN, celui qui prédit l'avenir ou le tempérament d'une personne par l'inspection de la main de cette personne. Voy. l'art, précédent.
CHIRONIS. Voy. Chersonèse, noIL
CHIROTONIE, mot dérivé du grec, et qui signifie l'action d'étendre les mains. Les auteurs ecclésiastiques ont employé ce mot pour désigner l'élection faite par le suffrage du peuple , mais plus particulièrement pour signifier l'imposition des mains qui se fait dans l'ordination des clercs et pour l'ordination même. Voy. saint Chrysostome, Homélie XIV sur les Actes. Philostorge , Histor., 1. X.
CHIRURGIE (C^ù-Mr^ifl). L'exercice de la chirurgie est défendu aux clercs qui sont dans les
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ordres, sous peine d'encourir l'irrégularité. Et bien qu'aux termes des canons cette défense semble ne s'appliquer qu'aux ecclésiastiques qui sont dans les ordres sacrés et aux opérations chiinirçicales qui se font avec adustion et incision , de graves auteurs pensent quelle s'étend à toute opération de chirurgie, et tous conviennent qu'elle atteint les minorés qui sont pourvus d'un bénélice suffisant. Ainsi tout ecclésiastique qui se trouve dans ces conditions encourt l'irrégularité lorsqu'une personne meurt à la suite d'une opération chirurgicale qu'il lui a faite , quand même la personne mourrait sans qu'il y ait de sa faute. Les laïques, au contraire, peuvent recevoir les ordres sans dispense, quoique des personnes soient mortes par suite de leurs opérations, pourvu qu'ils n'aient péché ni par ignorance ni par négligence. Vor/. Concil. Later. gênerai. IV, sub Innoc. III. Panorme, in cap. Tua nos. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad verb. Clericus, art. m, xxi, lxxviii. Schmatzgrueber, 1. III, t. L, n. 45, 46. Reiffenstuel, 1. III, tit. L , n. 16. Gaet. Moroni, vol. XIII, p. 105, 106.
CHISUME, ville épisc. des Jacobites, au diocèse d'Antioche, dans la Syrie, située entre Aiep et Édesse. Elle a eu cinq évèques connus ; le premier, Siméon , siégeait l'an 1075. Voy. Assemani , in Diss. de Monoph., tom. II. Richard et Giraud.
CHITTO. Voy. Cithron.
CHIUSI (Clusium), ville épisc. d'Italie, près du lac de Chiana , située sur les frontières de l'État ecclésiastique. Cet évêché , établi dès le v« siècle , ne dépendait d'abord que du Saint- Siège, mais Pie II ie soumit à la métropole de Sienne. Fo.y.Ughelli. Ital.Sacr.. tom. III, p. 667. Gaet. Moroni, vol. XIII, p. 115 et suiv.
CHLADNI ou CHLADNT, CHARDENIUS (Martin), théologien protestant, né à Cremnitz l'an 1669, mort à "VVittemberg l'an 1725, professa la théologie dans cette dernière ville. Ses principaux ouvrages sont : lo Dissertatio de Ecdesiis Colchicis , earumque statu, doctrina et ritihus; \Vittemberg,1712, in-4'' ; — 2° Dissertatio theolo(/ica quœ revelationes Brigittœ excutit; ibid., 1715, in-4o; — 3» de Fide et ritibus Écclesiœ grœcce hodiemœ: — 4" de Diptychis veterum; — 5" Epistola de abusu chemiœ in rébus sacris. Voy. Feller, Biogr. univers.
GHLOË, nom d'une femme corinthienne qui fit avertir saint Paul des divisions qui régnaient à Corinthe à l'occasion de Céphas , d'Apollon et de lui. Voy. I Corinth. , l, 11.
CHOARA. Voy. Corada.
CHOBAR , fleuve d'Assyrie qui se décharge dans l'Euphrate , au haut" de la Mésopotamie. Ézéchiel était sur ce fleuve lorsque Dieu le favorisa de vision et de l'inspiration divine. Voy. Ezéchiel, i, 1, 3; m, 15, etc.
. CHODCHOD , mot qu'on lit dans la "Vulgate , Ezéchiel, xx\ii, 16; l'hébreu porte Chadchod. Le même mot se trouve dans le texte hébreu d'Isaïe, Liv, 12 ; mais ici saint Jérôme l'a traduit par jaspe. En commentant le premier passage, le savant Père avoue qu'il n'a pu en découvrir la signification. Le traducteur grec était aussi embarrassé , puisqu'il s'est borné à le transcrire au lieu d'en donner la traduction. D'après l'étymologie , Chadchod exprime quelque chose de très -brillant, scintillant. Il est donc très-probable qii'il faut l'entendre du rubis.
. CHODORLAHOMOR, roi des Élyméens ou Élamites, c'est-à-dire Perses. II fut l'un des quati e rois ligués contre les cinq de la Pentapole, et vaincus par .\braham. Voy. Genèse, xrv, 1 , 2 et suiv.
CEDEREZ (Antoine), franciscain, ne à Milan, mort l'an 1684. Ses principaux écrits sont : 1" Herois Alcantarentis virtutes; Crema, 1670, in-4o ; — 2° LHsinganno del mondo ; Milan, 1674,
in-S" ; — 6" plusieurs autres ouvrages de piété restés inédits. Foy. Argellati , Biblioth. Scriptor. Mediol. La Souv. Biogr. génér.
CHŒROGRYLLE, mot par lequel les Septante et la Vulgate ont rendu l'hébreu Schâphân. Or le Chœrogrylle est le mus jaculus de Linné, et peut-être \ejerbouh des Arabes, c'est-à-dire une espèce de rat gros comme le lapin. Moïse a classé le Chœrogrylle parmi les bêtes impures dont il n'était pas permis de manger. Voy. Levit., XI, 5. Deutéron., xiv. .I.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. Il, p. 69, 3« édit.
I. CHŒDR (Chorus), partie principale de l'église , entre la nef et le sanctuaire , et quelquefois derrière le sanctuaire, où sont placés le clergé et les chantres. Il y avait autrefois dans les églises deux chœurs: l'un, entre la nef et le sanctuaire, était celui des chantres, et était appelé sdiola cantorum : l'autre, au delà de l'autel ; au fond de ce dernier se trouvait le trône épiscopal. Les canons n'ont jamais permis l'entrée du chœur aux femmes. C'est donc par abus qu'on en voit dans certaines églises y prendre place pendant les offices publics. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 54 et suiv. Bergier, qui, dans sonDiction. de théoL, fait de très-justes réflexions sur la présence de soldats armés dans le sanctuaire aux jours des plus solennels. On trouve de semblables réflexions dans Richard et Giraud.
IL CHŒUR, dans les paroisses, est un certain nombre de prêtres qui disent l'office au chœur. Dans les chapitres , on appelle le chœur les chanoines et les dignités , dans lesquels ne sont pas compris les chantres et les chapelains, quoiqu'ils soient prêtres et qu'ils soutiennent le chant du chœur. Dans les monastères , le chœur est composé des religieux et des religieuses qui chantent au chœur. Enfin, les enfants de chœur sont de jeunes enfants qui portent les chandeliers et qui chantent les versets dans le chœur de musique.
III. CHŒUR, en terme de théologie, signifie un ordre ou rang de quelques-unes des hiérarchies des anges. Voy. Ange , n» I.
CHOIN (Louis- Albert -.loly de), évêque de Toulon, né à Bourg, en Bresse, l'an 1702, mort l'an 1759, fut d'abord grand vicaire de Nantes. Nommé à l'évéché de Toulon, il rappela par son zèle les premiers temps de l'Église , introduisit de sages réformes dans son diocèse, et témoigna toujours la charité la plus ardente. Il a laissé, outre un grand nombre de mandements : Instruction sur le Rituel ; Lyon, 1778, 3 vol. in-4'' ; Besançon, 1828, 6 vol. in -8". C'est une source abondante d'instruction pour les ecclésiastiques engagés dans le saint ministère. Voy. Feller.
CHOISEUL- DUPLESSIS - PRASLIN ( Gilbert de), évêque de Comminges, puis de Tournai, né vers l'an 1613, mort à Paris l'an 1689. Dans le premier de ces deux diocèses il établit des séminaires , réforma le clergé et se dévoua au soulagement des pestiférés. Outre de nombreuses Oraisons funèbres , il a laissé : 1" Éclaircissement touchant le sacrement de pénitence; Lille, 1679, in -12; — 2» Mémoires touchant la religion ; Paris , 1681-1685 , 3 vol. in-12 ; — 3» Lettre pastorale sur le ciUte de la Vierge; Tournai, 1711, in-12;
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— 4* Traduction française des psaumes , des cantiques et des hymnes de l'Église, réimprimée plusieurs fois; — 5" plusieurs autres ouvrages qui ont été mis à Y Index, tels qu'une Ch^donnance sur la publication faite dans le synode diocésain de Comminges le 9 octobre 1652, de la Constitution du pape Innocent X (Decr, 23 aprilis, 1654).
— Epistota ad D. Martinum Steyaert de Pofestate Ëcclesiastica (^Decr. 13 oct. 1688). Voy. Feller. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
CHOISI ou CHOISI (François-Timoléon de), de l'Académie française , né à Paris Tan 1644 , mort l'an 1724, reçut les ordres sacrés à Siam, où il avait été envoyé comme ambassadeur; à son retour en France, on le nomma grand doyen de la cathédrale de Bayeux. Il a publié : l" la Vie de David, avec une interprétation des Psaumes; — 2° la Vie de Salomon ; in-12 ; — 3" Y Histoire de V Eglise ; 1723, 11 vol. in-4o ; — ¥ Quatre Dialogues sur l'immortalité de l'âme , sur Inexistence de Dieu, sur sa providence et sur la religion; Paris, 1684; — 5» plusieurs autres écrits dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Voy. Feller, ibid.
CHOIX, élection de Dieu. Dieu a choisi Abraham pour se faire connaître à lui d'une manière I»lus parfaite qu'aux autres hommes; il a choisi a postérité de ce patriarche pour en faire son peuple particulier; il nous a choisis nous-mêmes pour nous rendre par le baptême ses enfants adoptifs. Or, selon les incrédules, il y a dans ce choix un trait de partialité, une aveugle prédilection et même une injustice. Sans doute, si la grâce que Dieu a faite à Abraham avait dérogé en quelque chose à celles qu'il accordait aux autres hommes; si, en adoptant les Israélites, il avait abandonné absolument les autres peuples; si les grâces dont il a daigné nous combler diminuaient la mesure de celles qu'il veut départir aux inlidèles, la plainte des incrédules aurait quelque fondement. Mais il en est tout autrement. Dieu a donné à tous les hommes, sans exception , les moyens de le connaître , et il n'a tenu qu'à eux de l'adorer. Car l'Écriture nous atteste que Dieu s'est révélé et manifesté à tons les hommes par les ouvrages de la création , par les lumières de la raison , par les leçons de leurs premiers pères, par le témoignage de la conscience , par les bienfaits et les châtiments qu'il leur a départis. Ainsi les incrédules n'ont aucun droit de supposer que Dieu a délaissé, abandonné, méconnu aucune de ses créatures. Voi/. Bergier. Diction, de théologie.
I. CHOKIER-SURLET (Érasme), jurisc. de Liège , mort l'an 1625 , a laissé , outre son Tractatus de advocatis feudalibus, un autre traité intitulé : Ti-actatus de Jurisdictione ordinarii in pxemptos, et horum ab ordinario exemptione ; Cologne , 1629, 2 vol. m-¥. Voy. André -Valère , Bihlioth. Belg. Denys-Simon , BiWto^A. hist. des auteurs de droit.
II. CHOKIER-SURLET (Jean -Ernest), frère du précédent, né à Liège l'an 1571, mort l'an 1650, prit le grade de docteur en l'un et l'autre droit à Orléans, et devint vicaire général de l'évêque de Liège. On a de lui : 1» Erotemata materiam indulgentiarum et Jubilœi concernentia ; Liège , 1626 ; — 2' Vindiciœ libertatis ecclesiasticce ; ibid., 1630, in-4'> ; — 3° Parœnesis ad hœreticos nostri temporis, ad alios ecclesiœ mastiges ; ibid., 1634, in-4° ; — ¥ de Permutatione beneficiorum ; Home , 1700, in-fol.; — 5» d'autres ouvrages indiqués dans Richard et Giraud. Voy. André -Valère, ibid.
CHOLHOZA, père de SeUum. Voy. II Esdr., III , 15.
GHOLIN (Pierre), de Zug, en Suisse, mort en 1542, fut précepteur de Théodore de Bèze. Il était très -versé dans la langue grecque. On lui doit une traduction du grec en latin des livres de la Bible, que les protestants appellent apocni'phes, c'est-à-dire les deutérocanoniques. Il a eu part avec Léon de Juda , Bibliander, Pélican et R. Gauthier, à la Bible de Zurich , chargée de notes littérales et de scolies sur les marges, ïl faut remarquer que les ouvrages de Cholin sont dans YIndex de Clément VIII.
GHOLON. Voi/. HÉLON.
CHOMA , vilîe de Lycie , au diocèse d'Asie , érigée en évéché au v» siècle , sous la métropole de Myre. Pion, le premier de ses trois évêques connus, assista au I<"" concile de Constantinople. Voy. Richard et Giraud.
CHÔMÉE (Fête). On appelle en France chômées les fêtes auxquelles il y a obligation pour les lidèles de s'abstenir d'œuvres serviles et d'assister à la Messe; et povir les curés d'appliquer à leurs riaroissiens les fruits du saint sacrifice.
CHOMOARA, GHOMOCARA. Voy. Corada.
CHOMPRÉ (Pierre), licencié en droit, né Tan 1698, mort à Paris l'an 1760, a laissé , outre de nombreux travaux sur la langue latine : Dictionnaire abrégé de la Bible pour la connaissance des tableaux historiques tirés de la Bible même, et aussi de Flavius Joseph; 1755, in -12^ il a été revu et augmenté par Petitot; 1806, in -8° et in-12. On a prétendu que cet ouvrage était de son fils , Nicolas Maurice. Voy. Feller.
CHONADou es AN AD (Ca^ôrfmm, Ccmadium, Csanadium) , ville épisc. de la haute Hongrie, érigée en évêché suffragant de la métropole de Colocza par le roi saint Etienne, vers l'an 1000. Voy. Hist. et descript. du royaume de Hongrie , 1. III. De Commanville, /f* Table alphabet., p. 54. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIII,
CHONE , CHONiE. Voy. Colosse.
I. CHONENIAS, maître de la musique du temple sous le roi David. Voy. I Paralip., xv, 22.
IL CHONENIAS , frère de Sémeï , proposés tous les deux par le roi Ézéchias pour recevoir les offrandes du peuple dans le temple. Voy. II Paralin xxxi 13.
CHOPIN ou'CHOPPIN (René), célèbre Jurisconsulte, né au Bailleul l'an 1537, mort à Paris l'an 160G, fut reçu docteur à l'âge de dix-sept ans et obtint les plus grands succès au barreau. Outre des ouvrages sur le droit civil , il a laissé : 1" Oraison pour le clergé de Fronce; Paris , 1590, in-4° ; — 2" Monasticon , seu de Jure cœnùbiorum libri II; Paris, 1601 et 1610, m -fol.; trad. eu français; Paris, 1619, in -4". Voy. La Croix du Maine, Biblioth. Franc. De ThoUj Hist. Denys- Simon, Biblioth. des auf. de droit; Paris, 1692, tom. I". Richard et Giraud. Féïier y Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.
CHOQUES, abbaye "de l'Ordre de Saint - Augustin , au diocèse de Saint-Omer, fut d'abord bâtie, l'an 1100, dans le bourg dont elle porte le nom ; mais elle fut ruinée , et oïv la reconstruisit près de Béthune l'an 1181. Voy. la Gall. Christ., tom. III , col. 518. Richard et Giraud.
I. CROQUET, récollet, vivait à la fin du xviP siècle. Il a laissé : i" Abrégé de la vie et des miracles de saint Gery ; Dornick, 16(}2, in-i»; — 2" Chronique raccourcie des évêques de Cambrai , insérée dans l'ouvrage précédent. On ne sait pas si ce personnage n est pas le même que Romain Choquet, récollet, qui vivait à la même époque, et auquel on attribue une Vie de saint Ay ;Mons, 1640, in-12. Voy. Le Long , Biblioth. histor. de la France. La Nouv. Biogr. génér.