I. ADALARD (saint). Voy. Adelard
II. ADALARD, moine de Blandenberg, à Gand, llorissait au commencement du xi« siècle.
II a composé un Abrégé de la Vie de saint Dun- ■stan, archevêque de Cantorbéry, divisé en 12 leçons avec autant de répons relatifs aux levons, et une Épitre dédicatoire à Elfége, un des successeurs de saint Dunstan. Cet ouvrage est quelquefois intitulé : Vie de saint Dunstan.
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L'épitre dédicatoire seule a été imprimée dans VAnqlia sacra. Quant à l'ouvrage lui-même, on le trouve en entier dans quelques manuscrits , et sans les répons dans les autres. Voy. dorn Rivet. Hist. lifter, de la France, t. "VII, p. 228. ADALBAUD (saint), du Périgord,morten552, est honoré le 2 février, jour anniversaire de sa
mort.
I ADALBERON , évêque d'Augsbourg au x« siècle. On eu fiiit la fête le 12 juin, et on lui donne le titre de vénérable.
II. ADALBERON, archev. de Reims, chancelier de France, mort en 988, présida plusieurs conciles. Il V a plusieurs lettres de lui parmi celles de Geibert, et deux de ses sermons dans la Chronique de Moissac. Voy. Sainte-Marthe , Galliu christinmi.
III. ADALBERON, sacré évêque de Laon en 977, et mort Tan 1030, a laissé entre autres ouvrages : 1» De Sancta Trinitate, poëme adressé au roi Robert ; — 2» de Modo recte arçumentandi, et prœdicandi Dialogus, adressé a Foulques, évêque d'Amiens; manuscrit découvert par dom Bernard Pez, dans la bibliothèque de l'électeur de Bavière.
IV. ADALBERON , évêque de Metz , mort en 1072, est honoré le 13 novembre sous le titre de vénérable.
V. ADALBERON (saint), évêque de Wursbourg, est mort en 1090. On célèbre sa fête le 6 octobre.
I. ADALBERT (saint), fut élevé dans le monastère de Saint -Maximin de Trêves, sacré évêque des Rugiens (/{«m), puis nommé arche* vêque de Magdebourg aès que cette ville fut érigée en archevêché par le pape Jean XII. Il mourut dans le cours ae ses visites pastorales . en 98 1 .
II. ADALBERT (saint), apôtre du Nord et patron de la Pologne (son nom de famille était
Woyciech, c.-à-d. la joie des armées, consolntor armorum), naquit en 950, à Lubnik en Bohême. Pendant une cruelle maladie qu'il lit, ses parents le vouèrent à la sainte Vierge. De son côté, il promit de se vouer au service de l'Église s'il guérissait. Après donc qu'il fut entièrement rétabli , il se rendit à Magdebourg pour y achever ses études. L'archevêque Adalbert ( Voy. l'article précédent) lui conféra les ordres jusqu'au sous-diaconat inclusivement, et lui donna son nom. Revenu à Prague, il succéda à l'évêque, qui mourut en 983. Mais les efforts inou'is de son zèle pour la conversion de son troupeau ne produisant aucun effet , il se retira dans le monastère de Saint-Boniface à Rome. Revenu de nouveau et trouvant le même endurcissement , il alla prêcher la foi dans la Prusse, où il souffrit le martyre , en 997. Dans un voyage qu'il lit en Pologne, il composa en langue slave un chant en l'honneur de la sainte Vierge ; ce chant , appelé Boyu-rodzica , est devenu célèbre dans les fastes de la Pologne ; c'était l'hymne héroïque que les guerriers entonnaient sur les champs de bataille pour animer leur courage. Les martyrologes font mention de saint Adalbert au 23 d'avril. Voi/. Enci/clopédie catholique. tom.I»'-, p. .3;î2, 333.
III. ADALBERT ou ADELBERT et ALDE- BERT, imposteur né en Gaule au commencement du viii-' siècle. Il se vantait d'avoir reyu d'un ange , sous figure humaine , des reliques par lesquelles il obtenait de Dieu tout ce qu'il lui demandait. Il attira ainsi à sa suite une foule Ignorante et crédule. Des évêques qu'il avait séduits ou gagnés lui conférèrent l'épiscopat; ce qui lui inspira tant d'orgueil , qu'au lieu de
ADAM
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consacrer des éi,'li5.es aux apôtres et aux martyrs, il ne voulait plus les consacrer qu'à luimême. Il avait composé son histoire, qui n'était qu'un tissu d'impostures. Un autre de ses écrits était une lettre qu'il attribuait à Jésus- Christ. Sur la notion que nous donne de cet écrit le concile de Rome, tenu contre Adalbert, sous le pape Zacharie, cette, lettre parait être la même que Bahize a insérée dans son appendice aux Capitulai ret des rois de France. Il existe encore une pièce composée par xVdalbert à l'usage de ses sectateurs. Saint Boniface lit condamner cet imposteur dans le concile de Boissons en 74i. Le Pape le condamna aussi dans un concile tenu en lUy ou 7i8. Il fut enfermé par saint Boniface, d'après l'ordre des princes Pépin et Carloman.
IV. ADALBERT, moine de Fleury, mort en odeur de sainteté en 853. On a de lui une histoire de la translation du corps de saint Benoit du Mont-Cassin en France. Après avoir brièvement mentionné la destruction de l'abbaye du Mont- Classin, il donne en abrégé l'histoire de la fondation du monastère de Fleury. Cette histoire se trouve à la tète de la Bihlioth.de Fleury, imprimée à Lyon en 1604, in-8°, et dans le Recueil des BoHandittes , 21 mars, p. 300 et 305. Dom Mabillon en adonné une nouvelle édition, .4o^ S^:.. tom. II. p.337-X>9. Plusieurs écrivains ont confondu Adalbert de Fleury avec Adreval, autre moine du même monastère. Voy. dom Rivet, Hixt. Ittfrr. de la France. Moréri, édit. delT.'jy.
AOALGISE, moine du monastère de Saint- Théodoric, dans le diocèse de Reims, vivait au commencement du xi* siècle. Il écrivit vers l'an 1O30 un ouvrage sur les miracles de saint Théodoric ou Thierry, abbé. Le P. Mabillon nous l'a donné dans fe premier siècle des Bénédictins.
ADALHARD. Voy. Adelard.
ADALI , père d'Amasa , et un des principaux de la tribu d'Ephraïm, sur les exhortations du îrophète Oded, demanda aux Israélites de reâcher leurs frères de Juda qu'ils avaient faits prisonniers dans une bataille. Vo». II Paralip.. xxvni.12.
ADALIA, cinquième fils d'Aman, qui fut tué avec tous ses frères par l'ordre d'Assuérus. Voy. Esther, ix , 8.
I. ADAM, nom propre du premier homme qui a été la tige de tout le genre humain, et que Dieu créa dans le paradis terrestre. La création d'Adam , la loi que Dieu lui imposa , sa désobéissance , la peine à laquelle il fut condamné , sont décrits dans les premiers chapitres de la Genèse. Cette narration, qui est fort courte, a fourni une ample matière aux conjectures des commentateurs, aux disputes des théologiens , aux fables des rabbins et des musulmans, etc., aux erreurs des hérétiques et aux objections insensées pour la plupart des incrédules . des rationalistes et des mythologues modernes. Les Grecs honorent Adam et Eve avec tous les justes de l'Ancien Testament, le dimanche qui précède immédiatement la fête de Noël , et quelques martvroloires latins en font commémoration le 24 avril. Voy. dom Calmet, Diction, de la Bible, tom. I", p. 46 et suiv. Bergier, Diction, de théologie, tom. I", p. 23 et suiv.; Lille, 1844. .T.-B. Glaire, les Livres saints venges, etc., tom. I", p. 89 et suiv. Voy. aussi les mots Création, Espèce hu.maine, Homme. Les expressions le premier, le vieil, l'ancien Adam signifient, dans un sens littéral, le premier homme considéré après sa chute, et, dans un sens figuré , les vices , les passions déréglées
et tout ce que produit la nature dépravée par le péché d'Adam. Au contraire, les mots le second, le nouvel .idum . servent à désigner Jésus-Christ, l'Homme-Dieu, le Saint par essence, par opposition à l'homme pécheur, au vieil Adam; et on les emploie aussi à exprimer la justice et les autres vertus d'une âme vraiment chrétienne.
II. ADAM , abbé de Perseigne, vivait dans le xi« siècle. Il a composé des homélies et quelques commentaires sur l'Écriture, dont Trithème fait mention.C'est peut-être le même qu'Adam n" XV.
III. ADAM, religieux du monastère d'Alderspac, en Bavière, de l'ordre de Citeaux, vivait au xiii" siècle. On a de lui un Traité de théologie morale , en vers. Voy. Carol. de Visch, Biblioth. Cisterciens.
IV. ADAM, .Vnglais, de l'ordre de Citeaux et docteur de l'université d'Oxford , vivait vers 13(i8. Il a écrit plusieurs traités : de Cavendo ab hœresi; — de Ordine Aîonastic. Voy. Carol. de Visch , ihid.
V. Adam , archimandrite , supérieur d'un monastère de moines chaldéens. et archidiacre d'Élie, patriarche de Babylone, vivait au xvii» siècle. On a de lui trois sermons sur la foi. Le premier est conforme à l'opinion des Nestoriens, et les deux autres sont catholiques. Voy. Assémani, Bif/lioth. Orient., tom. I*"", p. 54U. Louis Jacob, Biblioth. Pont if., p. 2;i9.
VI. ADAM ou ADAMANTIO, religieux augustin de Florence, mourut le I."» janvier 1.581, en traduisant le Taimud. Voy. Cornélius Curtius. in Elinf. rir. ilht.-itr. Ordin. Erem S. Ag.
VII. ADAM D'ARRAS, archidiacre de Paris, fut évêque de Térouanne l'an 4213. Il a laissé l'Histoire de Clairvau.c , où il est mort en odeur de sainteté. Voy. Gazet, Hist. ecclés. des Pays- Bas. Sainte-Marthe, (iall. christ.
VIII. ADAM DE BARKINGE, Anglais, docteur d'Oxford et religieux de Citeaux, vivait au xiiie siècle. Il écrivit sur l'Ancien et le Nouveau Testament, lo.y. .Sixte de Sienne, /^iWio//j. Sanct., 1. IV. Pitseus, De i/lustr. Analiœ Scripior.
IX. ADAM DE CORLANDON, chanoine et doyen de Laon, vivait du xii'' au xiii» siècle. Il a composé pour l'usage du chapitre de Laon : Ordinarius ecclesiœ, sive Ordo divini officii in ecclesia Laudunensi; Paris, 1G02, 2 vol. in-fol. Adam a écrit en outre : Solutions de diverses questions sur l'Écriture sainte; manuscrit formant 3 vol. in-fol.
X. ADAM DE DOMERSHAM, Anglais, moine du monastère de Glaslon vers 1272. Il a écrit l'histoire des disputes qui se sont élevées entre les évêques de Bath et les moines de Glaston. Son ouvrage a été réimprimé dans le tome l" de VAnglia sacra, publiée par H. Warton.
XI. ADAM DE MARISGO, Anglais, docteur d'Oxford et religieux de l'ordre de Saint-François, vivait au xiii<^ siècle. Il a écrit sur le Cantique des cantiques , sur saint Denis l'Aréopagite, etc. Voy. Wading, in .innal. Ord. Minor. Sixte de Sienne.
XII. ADAM D'EVESHAM , de l'ordre de Saint- Benoit ou de Citeaux , abbé du monastère d'Evesham , en Angleterre , vivait au milieu du xii« siècle. Il a laissé im volume de sermons et un autre d'épîtres. Voy. Pitseus, de Scriptorib. Angl.Vo^aexm, in Ap)iarat. Sacr.
XIII. ADAM DE MUREMUTH, Anglais, chanoine de l'église de Saint -Paul de Londres, vivait au xiv« siècle. Il a composé une Histoire de son temps. Voy. l'auteur des Antiquités de la Grande-Bretaqne . et Nicolas Harpsfeld.