XIV. ADAM DE PARIS , lieu de sa naissance
ADAM
ADAM
florissait dans la dernière moitié du xi" siècle, entreprit le voyage d'Athènes. Il fut reçu avec lionneur à Spalatro, en Dalmatie, par Tarchevèque Laurent, qui l'engagea à mettre en meilleur style les actes des samts martyrs Domnié et Anastase. Adam s'y prêta volontiers, et composa ensuite des hymnes ; il mit en vers particulièrement tout ce qui se chantait en musique dans l'office de saint Domnié. Les actes de ce dernier ont été publiés par le P. Henschenius au 11« jour d'avril, avec des observations préliminaii'es et quelques notes. Voy. dom Rivet, Hi.ft. liti. do h France, tom. VII, p. 510-511.
XV. ADAM DE PERSEIGNE, abbé du monastère de l'Ordre de Cîteaux dans le Maine, vivait au xii" siècle. On a de lui : Opus sermonum ad suos fralres in capUulo conyregnios , et plusieurs lettres remarquables. Voy. de Visch, Biblioth. Cisterc, p. 4.ïrithème, cap. CCCXLIII. Richard et Giraud.
XVI. ADAM HEMLINGTON, carme anglais • et docteur d'Oxford, a vécu au xv<= siècle. Il a
laissé un ouvrage : Quœstioncs ordinariœ, etc. Voy. Leland et Pitseus, de Script. Angl.
aVII. ADAM {Jean), jésuite limousin du xvii« siècle. Il a traduit les psaumes, les hymnes et les prières de l'office de l'Église; il a composé en outre : Calvin défait par lui-même et par saint Auç/mUn; — le Triomphe de l'Eucharistie, contre le ministre Claude, etc.
XVIII. ADAM L'ANCIEN , religieux de l'ordre de Citeaux, vivait dans le monastère de Killosen, en Ecosse. Il a laissé quelques traités de piété et un volume de sermons. Voy. Marcius, in Biblioth. Mariun. Melchior.
XIX. ADAM LE CHARTREUX, Anglais, de l'ordre des Chartreux , vivait au xiv« siècle , et composa quelques traités : de Sumptione Eucharistiœ, de Patientia Irilmlationum, etc. Voy. Petreius, Biblioth. Carthus. Vossius, Hist. latin.
XX. ADAM L'ÉCOSSAIS, de l'ordre de Prémontré, mourut en 1180. On a de lui : 1» un Commentaire sur la règle de saint Augustin; — 2" un Traité du triple Tabernacle de Moïse, etc.; Anvers, 16.50, in-fol.
XXI. ADAM LE MAÎTRE, chanoine de Brème, vivait dans le xi" siècle. On a de lui V Histoire des églises du Nord , et celle des évoques de Brème et de Hambourg en particulier. Voy. Vossius, rfe Hist. lat., lib. II, p. 386. Dom Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XXII, p. 1 et suiv. Richard et Giraud.
XXII. ADAM MELCHIOR, né à Grotkaw en Silésie, était calviniste, et mourut en 1622. On a de lui : Virorum illustrium Vitœ; — un ouvrage allemand intitulé : Apprenez à mourir, et plusieurs autres , mais purement littéraires. Les îutliériens l'accusent d'avoir insulté par esprit de pai-ti des chrétiens recommandables.
XXIII. ADAM SAXLINGHAM, carme de Norwich en Angleterre , vivait au xiv" siècle. Il a laissé des traités -sur la chaire et sur la dispute des écoles. Voy. Alègre, in Paradis. Carmel.
I. ADAMA, une des cinq villes criminelles qui furent détruites par le feu du ciel et ensevelies sous la mer Morte, l'oi/. Genèse, x, 19; XIV, 2, 8; XIX, 25. Deutérom.', xxix, 33. Osée, XI, 8.
IL ADAMA, selon le texte hébreu, Armaith ou Adami, suivant les Septante , Édéma. d'après la Vulgate, était une ville de la tribu do Nephthali. Voy. Josué, xix, 36.
ADAMjCUS (Théodoric), écrivain allemand, né vers 1470 dans le comté de Lippe , et mort en 1540. On a de lui entre autres ouvrages : 1" de Christiani orbis Concordia; Paris, 1532,
in-i"- c'est un discours adiessé à Charles-Quint et à François I«^; — 2" de Insula Rhofloet mtlitarium ordinum institufione ; Paris, 15db, m-8».
ADAMAN ou ADAMNAN , moine écossais qui vivait dans la dernière moitié du yii« siècle. Il fut abbé du monastère de Hi en Ecosse, où il succéda à l'abbé Failbée , en 679. Envoyé en ambassade par sa nation, en 701 , vers Alfred, roi de Northumberland, il travailla à son retour, quoique sans succès, à introduire parmi les siens la manière de célébrer la pâque a la romaine. Il réussit mieux en Irlande , et mourut en octobre 704, un an après son retour dans son monastère, selon Warseus , de Script. Hibem.^ Hb. I, cap. m, p. 35. Le même "Waraeus lui attribue un traité de Paschate legitimo, et Quelques règlements, canones. On a de lui : 1" la Vie de saint Colomhan, premier abbé de Hi, publiée par Canisius, Lect. antiq. , tom. V, part. II, p. 502; — 2» une description des lieux saints, de Locis Terrœ Snnctœ, lib. III, écrite d'après la relation d'Arculphe , évéque gaulois , qui avait fait le voyage de la Terre Sainte, et publiée par dom Mabillon , siècle m des Saints de l'Ordre de Saint-Benoit, tom. II, p. 502. Bède en a non-seulement inséré un précis dans son Hist. ecclés., ch. xvii et xviii, mais il en a aussi tiré le fond de son petit traité de Locis sanctis.
I. ADAMI, comme portent l'hébreu et la Vulgate, on Armé, selon les Septante, ville de la tribu de Nephthali. Voy. Josué, xix, 33.
IL ADAMI (André), maître de la chapelle pontificale au commencement du xviii« siècle, a publié : Osservazioni per ben regolare il coro dei cantori délia capella pontificia, fanto nelle funzioni ordinarie che straordinarie ; 1777, in -4».
III. ADAMI (Annibal), jésuite italien né à Fermo en 1626, professa longtemps la rhétorique et les belles-lettres à Rome. Il a laissé parmi plusieurs autres ouvrages : 1" Seminarii Romani Pallas purpurata , sive S. R. E. cardinales qui e seminnrio Romano prodiere ; Romae , 1659, m-foL; — 2" une traduction latine du livre italien de Sperelle, intitulé Episcopus ; l^omx , 1670, in-fol.; — 3" une traduction italienne des sermons en portugais du P. Ant. Vieyra ; Rome, 1683, in-4''.
IV. ADAMI (Antoine -Philippe), littérateur italien, né vers 1720 à Florence, mort en 1761. Ses écrits religieux sont : 1» / Cantici hiblichi ed ait ri salmi délia sacra Scrittura. con i treni di Geremia, esposti in versi Toscam; Florence, ITi'B, in-4''; — 2" Dimostrazione dell' essistetiza di Dio, provata con quella délia contingenza délia materia; Livourne, 1753, in-8».
V. ADAMI {Ernest- Daniel)., musicien et pasteur, né à Idung en 1716, et mort vers 177l), a laissé en allemand des Dissertations sur /ps beautés sublimes du chant dans les cantiques du service divin ; Leipzig, 1755, in-B".
ADAMITES, hérétiques du w siècle, ainsi nommés parce qu'ils prétendaient avoir l'innocence d'Adam, dont ils imitaient la nudité dans leurs églises, appelées par eux Paradis. Ils condamnaient le mariage, faisaient semblant de garder la continence , et admettaient pourtant la communauté des femmes. Cette hei'ésie a eu pour auteur Prodias, disciple de Carpocrate. Elle a été renouvelée par le flamand Picard, qui la répandit en Bohème, en Pologne et en Angleterre. Voy. Epiphan., Hœres. 52. Théodoret, Hœretic. fabul., tom. l"', c. vi. Augustin, de Hœresib. Natal. Alex., in sœcul. xv, xvi, Bergier, Diction, de théologie. Gaet. Mo-
ÂDAR
ADÉL
roni, Dizion. di erudiztone storico ecclesiastico. vol. I". p. 84, 85.
ÂDÂMS (Guillaume) , tliéologien anglican, né à Shrewsbury en 1707, mort en 1789, a composé un volume de Sermons. 1777, et une réponse à Hume sur son essai touchant les miracles, 1752, in-8".
. ADAMSON (Patrick), né en loi3 à Perth en Ecosse. Après aroii fait ses études en France, il retourna en Ecosse, se maria, devint archevêque de Saint- André, et mourut en 1591, selon les uns, et 1619 suivant les autres. 11 a laissé, outre des Poésies latines , un traité de SfiCfO postons Ufficio: Londres, 1G19, in-S». Ses Rétractations avec sa Vie se trouvent à la suite d'^»ia/vini Musœ. 1620 , in-i'\
âDÂN, dont un des descendants, Abed, revint de la captivité de Babylone avec cinquante hommes. Voij. I Esdras, vin, 6.
I. ADANA, ville épisc. du diocèse d'Antioche, dans la première Cilicie ; elle avait Tarse pour métropole. Voi/. Procope, des Edifices de Jtistinien. 1. V. C'est aujourd'hui un titre d'archevêque j« portions, sans sufTragants.
II. ADANA, ville épisc. en Arménie. Il s'y est tenu deux conciles : l'un en i;il6 sur la réunion, l'autre pour c^nlirmer le concile de Sis.
ADANSONIA. Voy. Baobab.
1. ADAR, fils et successeur d'Achobor, roi dldumée. Voy. Gen., xxxvi, .'J9.
H. ADAR, 12* mois de l'année sainte des Hélireux. et 6* de l'année civile, commence d'après les rabbins à la nouvelle lune de février, mais il paraît plus probable (lue c'est à la nouvelle lune de mars. Voy. J.-D. Michaelis, Supplem. ad lexica hehrnica. et Commentât, de me>mbus het)r. Voy. I Esdras, vi, 15. Esther, m, 7, etc. L'année lunaire que les Juifs suivent dans leur calcul étant plus courte de 11 jours que l'année solaire, et ces 11 jours faisant un mois au bout de 3 ans, ils intercalent un 13* mois qu'ils appellent vendar. à la XeWre^el adnr, c'est-à-dire second Adar. Toy. A^^"ÉE, et Léon de Modène. écrivain juif. Cérémonies et coutumes des Juifi, m* part., ch. xi.
III. ADAR, villafre sur la frontière méridionale de la tiibu de.luda. Voy. Nombr., xxxiv, 4.
ADARÉZER, roi de la Syrie de Soba, lequel fut \aincu plusieurs fois par David. Vny. II Rois, vin, 3; X, 16. 1 Paralip., xix, 1 et suiv. Le texte hébreu porte (II Rois, vin, 3) Adadézer. qui est peut-être la vraie leçon, d'autant qu'il y a des manuscrits latins qui lisent ainsi partout où les éditions portent Adnrézer, et que d'un autre côté plusieurs rois de Syrie ont été appelés Adnd. Vriif. Adap, n<" IV Vt V.
ADARKONIM ou DARKEMONIM (plur.hébr.
de Adarkon. Darkei/ion). sont très -probablement les doriques dont les Juifs firent grand usage pendant tout le temps qu'ils furent assujettis à l'empire des Perses. Il est vrai que l'auteur du !»■■ livre des Pai-alipomènes en parle comme existant déjà du temps de David ; mais, ainsi que nous lavons remarqué ailleurs { /ntrod. hist. et crit.. etc., tom. II, p. 194, 1V>5, 3* édit.), cet écrivain, qui vécut après la captivité de Babylone, a pu parfaitement exprimer en monnaie pei-se et évaluer en dariques le darkemon . qui n'était chez les Juifs qu'un poids ou qu'une pièce do métal non marquée. Voij. Dariuies.
ADARSA ou ADAZER, selon la Vultrate, ADASA, suivant les Sept., et ADASA et ÀKE- DOSAdaprèsJoseph: ville de la tribu d'Ephraïm, près de Béthoron. et pas loin de Gophna. C'est à Adaisa qu'était campé Judas Machabée lors-
qu'avec 3,000 honmies il défit Nicanor, qui en avait 35,000. Voy. I Machab., vu, 39, 40, 45. Joseph. Antiq., I. XII, c. xvii; de Bello, 1. I, c. I. Euseb., Onomast. ad voc. Gophna.
ADATHA. Voy. Adithaïm.
I. ADAUCTE, intendant des finances du domaine impérial dans une ville de Phngie, périt, vers l'an 303, sous la persécution de Dioctétien. On célèbre sa mémoire et celle de ses compagnons le 7 février. Voy. Euseb., liv. VIII, c. XI.
IL ADAUCTE ou AUDACTE, compagnon de Félix, évéque d'.Virique, fut martyrisé avec lui au commencement du iv* siècle.
ADBÉEL, troisième fils d'Ismaël et chef d'une des tribus des Ismaélites. Voy. Genèse, xxv, 13.
I. ADDAR, fils de Balé et petit-fils de Benjamin. Voi/. I Paralip., vin, 3.
IL ADDAR, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué. XV. 3.
ADDEBOURN, en Angleterre. Il y a eu un concile l'an 705. Voy. Labhe, tom. \L Hard., tom. III.
ADDI, fils de Cosan et père de Melchi. Saint Luc ( m, 28) le compte parmi les aïeux de Jésus-Clirist.
ADDINGTON (Etienne^, Anglais, prêtre non conformiste qui vivait dans le xviii* siècle, a publié, outre une Grammaire grecque, une Vie de saint Paul . in-8".
I. ADDISON (Joseph), célèbre poète anglais, né en 1672 à Milslon, en Angleterre, et mort l'an 1719, a laissé parmi beaucoup d'autres écrits une Défense de la reliyion chrétienne , traduite par G. Seigneuxde Correvon, et imprimée avec de nombreuses notes à Genève , en 1772, 3 part. in-8».
IL ADDISON {ÎAincelot), ecclésiast. anglais, né en lti32 dans le Westmoreland , et mort en 1703, après avoir passé par plusieurs dignités, a composé quelques ouvrages de controverse et de théologie , et deux traités curieux , l'un sur les révolutions des royaumes de Fez et de Maroc, avec le détail des coutumes de ces pays; Oxford, 1671 , in-8"; et l'autre sur l'état présent des Juifs, principalement en Barbarie, contenant aussi un détail exact de leurs coutumes sacrées et profanes: Londres, 1075, in-S».
I. ADDO, fils de Zara, et descendant de Lévi et d'.\aron. Voy. I Paralip., vi, 21.
IL ADDO, père d'Abinadab, à qui Salomon donna l'intendance de Manaïm. Voy. III Rois, IV, 14.
III. ADDO, prophète du royaume de Juda qui écrivit les actions des règnes de Roboam et d'Abia. Voy. II Paralip., xn, 15; xiii, 22.
IV. ADDO, père de Barachie et aieul du prophète Zacharie. Voy. Zachar., i, 1. Dans I Edr., v, i; VI, 14, Zacharie est nommé fils.d'Addo; mais personne n'ignore que, dans rÉcriture, le mot fils se prend très-souvent pour petit-fils, et même descendant en général.
ADDUS, ville de Juda où Simon Machabée disputa l'entrée du pays à Try phon , qui avait arrêté traîtreusement à Ptoléraaide Jonathas Machabée, son frère. Voy. I Machab., xiii, 13. On croit que c'est la même (\vi!Adiada (I Machab., xji, ;58).
I. ADÉLAÏDE (sainte), fille de Men^endose, comte de Gueldre, morte en 1015 à Cologne, au monastère de Notre-Dame, dont elle fut abbesse. Voif. Arta Sanctoruin.
IL ADÉLAÏDE, fille de Rodolphe, roi de la Bourgogne Transjurane, au delà le Mont-Joui, née fan 931 , mariée en premières noces à Lothaire , roi d'Italie , mort l'an 950. Elle épousa