II. CHOSES SACRÉES chez les Hébreux
Comme les chrétiens , les Hébreux regïirdaient
comme choses sacrées toutes les choses données et consacrées à Dieu, et il n'était pas permis d'y toucher sans commettre un sacrilège. Parmi ces choses , on distingue surtout les sacrifices, les premiers-nés, les prémices et les" dîmes , le serment , les vœux , les prières et la liturgie. Voy. tous les auteurs qui ont traité des antiquités des Hébreux. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. IL
CHOUETTE. Voy. Hmou.
CHOU-KING, livre sacré des Chinois et le plus vénéré parmi eux, et dont l'auteur est Confucius. On l'a allégué pour détruire l'autorité de la chronologie de la Genèse. Voy. Chine.
I. CHRÊME (Sacrum Chrisma), huile consacrée par lévêque le Jeudi saint pour administrer certains sacrements* il y en a de deux sortes : l'un fait avec de l'huile et du baume , et qui sert au Baptême, à la Confirmation et ;i l'Ordre; l'autre est de l'huile consacrée : elle sert pour administrer l'Extrême-Onction. Les curés sont obligés de se pourvoir tous les ans du chrême qui a été nouvellement consacré le Jeudi saint par l'évêque, et ils doivent brûler l'ancien. Voy., pour les diverses questions relatives au saint Chrême, Décrétâtes, l. III, tit. 4't. Fabianus, in Can. litteris 18, de consecr., dist. 3, au mot Chrisma. D. Macri Hierolexicon. Zerola, Praxis episcopalis. L. Ferraris, Prompta Biblioth. Jacobus de Graffius, Consil., tom. I, 1. I. Constantinus, in Cetisura Orient, ecclés. Petrns Canisius, in Opère Catechist. Richard et Giraud. Bergier, qui, dans son Diction, de tliéol., réfute l'erreur de La Croze sur le sens que les Arméniens attachent au saint Chrême. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.
IL CHRÊME DE BOURGES, nom que l'on a donné à Bourges â la juridiction spirituelle de l'archevêque, dans la circonscription de laquelle il a droit de distribuer le saint Chrême aux curés.
CHRÉMEAU {Chrismale, Fascia), petit bonnet qu'on met sur la tête des enfants que l'on baptise, après qu'on leur a appliqué le saint Chrême. Voy. Bergier, Diction, de théolog. D. Macri Hierolexicon. ad voc. Chrismale.
CHRÉTIEN. Ce mot, pris adjectivement, se dit de ce qui est conforme à la loi de Jésus- Christ. Les rois de France portaient le titre de rois très-chrétiens , prérogative dont on fait remonter l'origine jusqu'à Childebert.
I. CHRÉTIENS (Christiani), ceux qui, étant baptisés, font profession de suivre la doctrine de Jésus -Christ. Saint Luc nous apprend que ce nom fut donné pour la première fois dans Antioche aux disciples de Jésus-Christ, l'an 43 (.\ct. des Apôtr., xi,26). Avant ce temps on les avait appelés ceux de la voie, ou simplement disciples. On les appelait encore Nazaréens, parce que Jésus-Christ était de Nazareth. Voy. tous \es apologistes de la religion chrétienne. D. Macri Hierolexicon , ad voc. ChristiA5I. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théolog. UEncyclop. cathol., où on discute et réfute lès objections des rationalistes du jonur contre les chrétiens.
IL CHRÉTIENS ou CHRISTIANS, secte de la famille baptiste qui prit naissance vers 1804, à Portsmouth dans le New-Hampshire, aux États-Unis , par suite de la prédication do ministre baptiste Elias Smith. Ces sectaires ne veulent prendre d'antre titre que celui de^chrétiens proprement dits, et ils n'exigent d'autre preuve de foi qu'une déclaration d'adhésion a la religion chrétienne. Ils rejettent la plupart des dogmes, notamment la Tnnité; ils ne baptisent
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aue les adultes, et sont entièrement indépenants de toute autorité, sauf la juridiction ofllcieuse d'une assemblée officieuse.
III. CHRÉTIENS DE SAINT-JEAN, secte de ■chrétiens répandue à Balsara et dans les villes voisines. On croit qu'ils ont d'abord habité le long du Jourdain, où saint Jean baptisait. Ils célèbrent une fête qui dure cinq jours, et pendant laquelle on baptise dans les rivières ceux qui sont à baptiser. Ils ne reconnaissent pas le mystère de la sainte Trinité ; ils observent le dimanche, n'ont ni jeûne ni pénitence, et croient qu'ils seront tous sauvés. Voy. Tavernier, Voyages, tom.I".