IV. CHRÉTIENS DE LA CEINTURE. Voy
Ceinture, n" III.
V. CHRÉTIENS DE SAINT THOMAS ou DE SAN THOMÉ, anciens chrétiens de la presqu'île de l'Inde où, suivant la tradition du pays, l'apôtre saint Thomas a porté la foi. Ils sont Nestoriens, et ont leur patriarche à Babylone. Depuis l'établissement des Portugais dans les Indes, les Papes ont souvent envoyé des missionnaires à ces chrétiens;, celui qui a le plus travaillé à les réunir à l'Église romaine est Alexis de Ménèzes, archevêque de Goa et primat de l'Orient. Il assembla un synode l'an 1599, et, ayant gagné plusieurs prêtres nestoriens, il les fit renoncer au nestorianisme ; il régla aussi la discipline et les rites sur la pratique de l'Église romaine. Voy. Maffée, Hist. indic, 1. I, II, VI, viii. Bouhours, Vie de saint François Xavier, 1. I et III. Moni, Hist. de la croyance et des contrées des nations du Levant. Hist. orient, des progrès d'Al. Me'nèses , en la réduct. des chre't. de Saint - Thomas ; Bruxelles, 1609, in-g».
I. CHRÉTIENTÉ, terme générique qui comprend tous les chrétiens répandus sur la surface de la terre, et considérés comme professant la religion de Jésus- Christ, sans aucun égard aux difiérentes opinions qui peuvent les diviser. Mais dans les premiers siècles de l'Église on ne regardait pas les hérétiques comme faisant partie de la chrétienté, puisque Tertullien , saint Jérôme , saint Athanase , Lactance , deux édits : l'un de Constantin, l'autre de Théodose, et le concile de Sardique, leur refusent le titre de chrétien. Voy. Bergier, Diction, de théologie.
II. CHRÉTIENTÉ signifiait autrefois le clergé; on appelait cour de chrétienté une juridiction ecclésiastique et le lieu où elle se tenait. 11 y a encore des diocèses où les doyens ruraux se nomment doyens de chrétienté.
CHRISMAL (Chrismale), vaisseau dans lequel les anciens moines portaient sur eux de l'huile bénite pour en oindre les malades quand ils sortaient. Ces moines nommaient aussi chrismal le vaisseau dans lequel ils portaient l'Eucharistie; car ils la portaient en voyage. Chrismal signifiait aussi quelquefois un reliquaire; il se prenait même dans le sens de chrémeau. Voy. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés., tom. XVII, p. 477. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Chrismale.
CHRISMATION (Chrùmatio), action d'imposer le saint chrême , cérémonie par laquelle le ministre de l'Église applique le saint chrême à ceux qu'il baptise ou qu'il confirme. La chrismation ne se dit que du baptême et de la confirmation ; on dit onction pour l'Ordre et l'Extrême-Onction. Voy. Confirmation, Matière de la Confirmation.
I. CHRIST (Christus), nom dérivé du grec, et qui signifie oint. Les Juifs attendaient leur libé-
rateur sous le nom de VOint, ou du Messie, par excellence, témoignant par là qu'il devait réunir dans sa personne les qualités de roi, de prophète et de grand prêtre , parce qu'on donnait l'Onction sainte aux rois, aux prophètes et aux grands prêtres. Voy. Jésus - Christ, Messie.
II. CHRIST (Christi crucifixi effigies, imago), crucifix, image de Jésus -Christ crucifié. Voy. Crucifix.
III. CHRIST, Ordre militaire de Livonie fondé l'an 1205 par Albert, évêque de Riga, pour mettre les nouveaux chrétiens à l'abri des attaques des païens. Ils firent donc entre les mains de cet évêque les vœux de chasteté, de pauvreté, d'obéissance, et celui de poursuivre les infidèles de Livonie. Le pape Innocent III confirma cet Ordre. Voy. Longin , Hist. polon., 1. VIII. Hermant, Hist. des religions ou Ordres militaires de l'Église et des Ordres de chevalerie, p. 139 et suiv.
IV. CHRIST (ORDRE DU), Ordre militaire fondé sur les ruines de celui des Templiers, l'an 1318, par Denis I", roi de Portugal, pour défendre ses États contre Tes Maures. Jean XXII confirma cet Ordre l'an 1319, et lui donna la règle de Saint-Benoît avec les constitutions de Citeaux. Il y a en Italie un ordre militaire du même nom; il a été institué par Jean XXII, et agrégé à celui de Portugal. Voy. Angel. Manriq.. Annal. Ord. Cisterc. Chrysost. Henriq. , Régal, const. Ord. Cisterc. Andréas Mendo, de Ordin. milit. Carvalho, Elucidât. Ordin. lusitan. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VI, p. 72. Hermant, ihid., p. 223 et suiv. '
I. CHRISTIANISME (Le). La doctrine que Jésus-Christ a donnée à ses apôtres , qu'ils ont eux-mêmes transmise à leurs successeurs et à leurs disciples, l'Évangile , en un mot, les vérités saintes qu'il contient et le culte qu'il prescrit, est ce qu'on appelle le christianisme ou la religion chrétienne : religion divine dans sa préparation, dans ses bases , dans son auteur, dans ses témoins, dans son établissement, dans sa durée , dans sa perpétuité, dans sa morale, dans sa conduite, dans ses effets ; religion par conséquent la seule véritable. L'existence de Dieu, la création du monde dans le temps, l'immortalité de l'âme , le péché originel , la promesse d'un libérateur annoncé à un peuple choisi de Dieu, la révélation faite à ce peuple et contenue dans les Livres saints, les miracles de Moïse, les prophéties, la venue du Messie, sa divinité, ses prédications, sa mort, sa résurrection, l'accomplissement de ses promesses, l'établissement de son Église, sont comme les fondements du christianisme, qui perfectionne la religion naturelle et affranchit l'homme du joug des cérémonies que la loi ou la religion judaïque lui imposait, sans pouvoir le conduire par elle-même au salut. Voy., dans les théologiens, le Traité de la religion. Bergier, Diction, de théol. L'abbé J. Barthélémy, qui dans VEncyclop. cathol. donne un excellent résumé du christianisme, présente, sans négliger aucune partie, son dogme, sa morale , sa liturgie , ses bienfaits ou son histoire, repousse les attaques anciennes et nouvelles dirigées contre lui, montre que, de même qu'il a suffi à tous les besoins du passé, il suffira encore à tous les besoins de l'avenir, et termine son article par une longue liste d'apologistes de la religion chrétienne, liste qui commence à TertuUien et finit à Droz , l'auteur des Pensées sur le christianisme.
IL CHRISTIANISME RATIONNEL, espèce de déisme né en Angleterre, et dont les principaux fauteurs furent Kippis, Pringle , Hopkins,
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Enfield et Toulmin. David Williams, qui s'intitula prêtre de la nature, ouvrit à Londres sa chapelle, où il se déchaîna contre toutes les institutions religieuses qui ont la révélation pour base. Mais après quatre ans seulement d'existence cette secte disparut, parce qu'un assez fjrand nombre de ses partisans arrivant graduellement du déisme à 1 athéisme, quittèrent une institution devenue pour eux sans objet. Voy. Uergier, Diction, de f/ie'oL
CHRISTIANOC ATÉGORE ( Christianocategorus), nom que saint Jean Damascène donne à certains hérétiques qui adoraient les images de la sainte Vierge et des saints; ce mot signilie acat-mieurs de r/irêtiens.
CHRISTIANOPOLIS, autrefois Mégalopolis,et aujourd'hui Leondori , ancien siège épisc. dans la Laconie, près du fleuve Alphée; il est éloigné environ de quarante milles de Lacédémone. Gérard . son premier évéque , mourut l'an il^. Ko//. Richard et Giraud.
CHRISTIANS. Voy. Chrétiens, n" II.