V. CLARKE (SamueH, théologien anghcan
né Fan 1627, mort Fan 1701, se livra à l'étude des livres saints. Son principal ouvrage est : Annotations on the Bible; 1690, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
VI. CLARKE ^(Samuel), philosophe, né à Norwich Fan 1675, mort Fan 1729, docteur en théologie, ministre de l'égUse de Saint- James de Westminster et chapelain du roi, savait parfaitement le latin et le grec, et était fort versé dans la critique. Ses principaux ouvrages sont ; 1" A Démonstration of the being and attrihutes of God; Londres , 1705 , trad. en français ; Amsterdam , 1727, 3 vol. in-8'' ; — 2" Verity and certitude of natural and revealed religion ; honàres , 1705; — 3° Paraphrases sur les quatre Evangiles ;
— 4" trois Essais pratiques sur le baptême , lu confirmation et la pénitence ; — 5° Lettre sur l'immortalité de l'âme. Voy. le Journal des savants. 1709, 1711, 1713, 1714, 1717, 1721. Mercure de France, novembre 1729. Feller, Bibliogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.
CLARKSON (David), né dans la province d'York en 1621, mort l'an 1687, fut ministre non conformiste à Londres. 11 s'appliqua particulièrement à l'étude des antiquités ecclésiastiques. On a de lui en anglais : 1" un traité sur l'état pnmitif de fépiscopat; — 2*» un autre traité mr les liturgies, traduit en français; Rotterdam, 1716. Feller dit avec raison qu'on ne doit pas s'attendre à des notions exactes sur cette matière de la part d'un protestant.
CLAU
CLAU
CLARO. Voy. Clario.
CLAROMONS. Voy. Clermont , n» I.
CLARS,.. Voy. Clair (saint), n» II.
CLARTE (Ciaritax). Par rapport à la résurrection future, la clarté sera une qualité surnaturelle qui rejaillira de l'âme sur le corps du bienheureux et qui le rendra lumineux; cette qualité brillera surtout sur son visage et sur les organes de son corps qui auront soulïert pour Dieu. Voy. Philipp., m, 21.
CLARÙS FONS. Voy. Claire - Fontaine.
CLARUSMONS. Voy. Clermont, n»» I et IL
I. CLAUDE , empereur romain dont il est question dans le Nouveau Testament, donna toute la Judée à Agrippa, et le royaume de Chalcide à Hérode, son frère. Ce fut sous son règne qu'arriva la famine prédite par le prophète Agabus. Claude lit chasser de Rome les Juifs et les chrétiens. Voy. Act., XI , 28; XVIII, 2. Joseph, Antiq., 1. XIX, e. rv; 1. XX, c. i, m, iv. De Rello Jud., 1. II, c. XVIII. Dion Cassius, Hist. Rom., 1. LX. Sueton., Vie des douze Césars, l. V, c. xxv.
II. CLAUDE FÉLIX, qui succéda à Cumanus dans l'intendance de la Judée , et qui eut pour successeur Porcius Festus, lit tuer le grand prêtre Jonathas, qui le rappelait quelquefois à l'observation de ses devoirs; dissipa une troupe de 3,000 hommes qu'un Égyptien, faux prophète, avait assemblée sur le mont des Oliviers. Enfin saint Paul ayant été amené à Césarée, il eut des égards pour lui. Voy. Actes, xxiii, 26 et suiv.; XXIV, 1 et suiv. Joseph, Antiq., 1. XX, c. v, vi, vu.
III. CLAUDE LYSIAS, tribun des troupes romaines qui faisaient la garde au temple de Jérusalem , tira saint Paul des mains des Juifs f^ui voulaient le mettre à mort. Voyant qu'ils persistaient dans leur dessein , il le tit conduii-e à Césarée sous une bonne escorte. Voy. Actes, xxi-
ly. CLAUDE (saint), martyr, né à Ege ou Egée en Cilicie , mort le 23 août 285 , fut , ainsi que ses frères Astère et Néron, dénoncé comme chrétien par sa belle-mère, qui voulait garder leurs biens. Claude et ses frères rendirent témoignage à Jésus -Christ; et, après avoir subi mille toi'tures, ils furent crucifiés hors de la ville. Voy. Baronius, Annales, aim. 285. Surius, Recueil des vies des saints. D. Th. Ruinart, Act. sine, des mart.
"Vv CLAUDE (saint), compagnon de saint Nicostrate. Castor, Victorin et Symphorien, était geôlier. 11 dut sa conversion à saint Nicostrate, qui le fit baptiser, ainsi que sa femme et ses deux fils. Claude souflrit le martyre avec ses compagnons l'an 286. Compar. Castor, n" I, et Nicostrate.
VI. CLAUDE (saint), évêque de Besançon, puis abbé de Condat ou Saint-Ouyan-de-Joux , aujourd'hui Saint-Claude, mort l'an 696. A l'âge de vingt ans, il était chanoine de la cathédrale de Besançon; il remplissait ses devoirs avec la plus scrupuleuse exactitude, et était un modèle d'humilité. A la mort de l'évêque de Besançon, on pensa à lui pour occuper ce siège; mais Claude prit la fuite pour se soustraire à cet honneur. On le nomma cependant évêque , et il gouverna son diocèse pendant sept ans, au bout desquels il alla s'enferrnerdans l'abbaye deSaint- Ouyan, qui plus tard prit le nom de Saint-Claude en son honneur. On l'honore le 6 juin. Voy. Henschenius. D. Mabillon,i4c^ ie'werf.BoUandus, au 6 juin. Dunod, Hist. ae l'Egl. de Besançon, p. 65.
VII. CLAUDE (SAINT-), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît située en Franche- Comté et dans la ville qui porte son nom. Elle
fut fondée au v* siècle, établie dans Un lieu nommé Condat, et occupée par des solitaires auxquels saint Ouyan {Angenus) fit embrasser la vie cénobitiçjue. 11 fut le premier abbé de ce monastère, qui, au vi« siècle, prit son nom; plus tard cette abbaye prit le nom de Saint-Claude, en l'honneur du pieux évêque de Besançon, qui y mourut après s'être démis de son évêché. L'an 1741 l'abbaye de Saint- Claude a été érigée en évêché. Voy. D. Vaissette, Ge'ogr. histor., t. VIII, p. 132.
VIII. CLAUDE (sainte), est l'une des sept vierges que l'on martyrisa en Galatie avec saint Théodote d'Ancyre, au iv* siècle. Compar. Théo- DOTE, n« I.
IX. CLAUDE (Clément), évêque de Turin, né en Espagne, mort l'an 839, fut chapelain de Louis le Débonnaire. Il embrassa l'erreur des iconoclastes, et l'on croit même que dans ses derniers ouvrages il avait défendu l'arianisme. Il avait écrit des Commentaires sur l'Écriture sainte ; mais le seul de ses ouvrages qui ait été publié est intitulé : Exposition de l'Èpitre aux (i«/fl /es; Paris, 1542. Son nom se trouve dans YIndex de Clément VIII. Voy. Mabillon, inAnu' lect., p. 90 et suiv. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés., tom. XVIII, p. 572 et suiv. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr^ génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
X. CLAUDE, frère célestin, qui vivait sous le règne de Charles VI, au commencement du xv^ siècle, a laissé un ouvrage philosophique en latin , remarquable surtout pour l'époque où il a été composé. Cet ouvrage, intitulé rfe.9£'rreMr* de 710S sensations et des influences célestes sur la terre, est dirigé contre l'astrologie judiciaire. Oronce Fine en a publié une 2« édition sous le titre de De his quœ mundo mirabiliter eveniunt; 1542. Voy. Feller, Biogr. univers.
XL CLAUDE (Jean), ministre de Charentoni né à Sauvetat l'an 1619, mort à la Haye l'an 1687, fut un des plus savants hommes de sa secte. Il professa à Nimes, et exerça les fonctions de ministre à Montauban et à Charenton. Ses principaux ouvrages sont : 1» Réponse aux deux traités intitulés: la Perpétuité de la foi de l'Église catholique touchant l Eucharistie ; 1666; — 2" Défense de la Réforme ou Réponse au livre de Nicole intitulé : Préjugés légitimes contre les Calvinistes ; \163; — 3» Lettre touchant l'épiscopat; 1680; — 4" Réponse au livre de Bossuet intitulé : Conférence avec M. Claude; 1683. Voy. Ladevèze, Abrégé de la vie de J. Claude; Amsterdam, 1687, in -12. On trouve une liste des autres ouvrages de Claude dans Nicéron , Mémoires, tom. IV. Richard et Giraud, et dans la Nouv. Biogr. génér. Il faut remarquer que déjà condamnés d'une manière générale par la règle 11" de l'Index du concile de Trente, tous ces écrits l'ont été par un décret particulier de la S. Congrégation, daté du 10 mai 1757.
XII. CLAUDE D'ABBEVILLE (Clément Foul- LON, plus connu sous le nom de Père), capucin, mort à Paris l'an 1632, fut un des quatre missionnaires qui , l'an 1612 , partirent pour aller fonder un établissement au Brésil. C'est lui qui fit construire à Abbeville le couvent des Capucins. Il a laissé : 1» Histoire de la mission des PP. Capucins à l'Ile de Maragnon, etc.; Paris ^ 1614, in-12; — 2» Histoire chronologique de la bienheureuse Colette, vierge, de l'Ordre de Sainte- Claire; ibid., 1619, in-12, et 1628, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. génér.