XIV. CLAUDE D'ESPENCE. Voy. Espence
L CLAUDIA ou CLAUDIE, dame romaine qui
CLAU
CLAZ
fut convertie pai- saint Paul. Voij. II Timoth., IV, "24.
H. CLAUDIA, une des sept villes de Mélitène, dans lArménie Mineure, qui furent ruinées au xni* siècle. Elle a eu deux évèques que l'on connaisse : le premier, nommé Thomas, siégeait au xi« siècle, et le second, Denis, au xiiie. Foy. Ri-
CLAUDIANI5TES (Claudianistœ), nom donné à certains Donatistes qui se séparèrent des autres; ils étaient sectateurs de Claude de Turin. i'o>/. saint August., sur le Psaume xxxvi. Richard et Giraud.
CLAUDIE. Vot/. Claudia, noi.
CLAUDIEN-MAMERT. Voy. Mamert, n» II.
I. CLAUDIOPOLIS, ville épisc. et métropole de IHonoriade Poutique, qu'on croit être le village nommé aujourd'hui Custrumina . vers la mer Noire. Mais comme elle fut ruinée par les barbares, on transporta, au xiii'= siècle, sa dignité à Ponto-Héraclée.Une lettre de la province Floiioriade à l'empereur Léon nous apprend que ce siège était métropolitain au temps du concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 568. De Commanville, /""« Table alphabet., p. 73. Richard et Giraud.
II. CLAUDIOPOLIS , ville épisc. de la province disaurie, au diocèse d'Antioche, érigée au iv« siècle sous la métropole de Séleucie. Les Notices et les Actes des conciles la placent dans la Nouvelle-Isaurie, ayant été auparavant du diocèse du Pont. Son premier évèque, Êtésius, assista au concile de Nicée. Voy. Lequien, Ortens Christ., tom. II, p. 1028. Ûe Commanville , ibid. Richard et Giraud.
CLAUSE (Cuput, claumlQj conditio), se dit des conditions et de certaines expressions insérées dans les bulles et les autres titres. On appelle ces clauses opostolicœ, pour les distinguer des autres qu'on nomme claiisulœ communes. On croit qu'Innocent IV s'est servi le premiei-, l'an 1235, de la clause Non obstantibus , et on rapporte à Boni face IX celle De motu proprio. Les canons comptent plus de W clauses apostolirpies. Régulièrement, les clauses mises à la lin des rescrits se rapportent aux clauses qui les pi'écédent. Les clauses superflues n'altèrent pas la validité de l'expédition. Une clause qu'on a coutume d'insérer dans un rescrit est toujours sousentendue, et son omission ne rend pas ce rescrit nul. Une clause odieuse insérée dans un rescrit est censée produire un effet supérieur au droit commun ; mais une clause nouvelle et insolite y fait présumer la fraude. Enfin la nullité du rescrit ou de la grâce principale emporte la nullité de toutes les clauses qui l'accompagnent. Voy. Fagnan, iri cap. Accepimus , de œtate et (fualit., n. 5iJ; in cap. yuÛi , de Beb. Eccles. atien., n. 14. Richard et Giraud. L. Ferraris, lliblioth. Prompta, etc., où la matière est ti'aitée fort au long.
CLAUSEL DE MONTALS(Claude-Hippolyte), évèque de Chartres, né l'an 1769, mort en 1857, après s'être démis de son évèché en 1851. Élève de Saint -Sulpice lorsque éclata la révolution, il s« réfugia chez son père dans le Rouergue; mais il fut jeté en prison. Il commença à prêcher sous l'Empire, et il acquit une juste réputation , rehaussée encore par une profonde instruction, des principes inflexibles et un zèle vraiment apostolique. Nommé, en 1819, aumônier de la duchesse d'Angouléme , il prononça launée suivante l'éloge funèbre du duc de Berry; et, l'an l»i4, il fut promu à l'évèché de Char- Ires, dont il se démit en 1851. Ses principaux ouvrages sont : 1" le Concordat justifié, ou Exa-
men des réclamations contenues dans quelques écrits qui ont paru contre le Concordat; Paris, 1818, in-8o; — 2° Coup d'œil sur l'Église de France, ou Observations adressées aux catholiques sur l'état présent de la religion dans le royaume : Paris, 1818, in-8»; — 3» Lettre à un de ses diocésains sur un écrit de M. de Lamennais ; ibid., 1826, in-S"; — 4° la Religion prouvéepar la révolution , ou Exposition des préjugés décisifs qui résultent en faveur du christianisme , de la révolution, de ses causes et de ses effets; ibid., 1818, in-8», 3« édit. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
CLA.JJST'RAL(Claiu>tralis, cœnobiticus), ce qui appartient au cloître. Un prieur claustral est le régulier qui gouverne le monastère, à la différence du prieur commendataire, qui n'a point de juridiction sur les religieux. Dans les anciennes abbayes, les offices claustraux étaient certaines charges auxquelles les abbés nommaient les religieux à leur gré, comme les charges d'aumônier, de chambrier, de sacristain, etc.; plus tard ces offices devinrent des titres de bénéfices.
CLAUZONNE (C/au.so««fl) , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit en Dauphiné, au diocèse de Gap. L'abbé de Clauzonne était grand vicaire-né de l'évêque de Gap. Voy. d'Expilly, Diction. géqgr.
CLAVASIO. Voy. Ange, n» IV.
CLAVENAU (Ignace), bénédictin, né à Graez l'an 1653, mort l an 1701, se livra à l'enseignement. Il a laissé, entre autres traités : 1° Vita Benedicti moraliter exposita ; — 2° Elucidarium in regulam ejusdem et in formulant professionis benedictinœ ; — 3° de Begendo homine exteriore; — 4» Tractatus de arte rhetorica , cum appendice de eloquentia sacra pro concionaloribus. Plusieurs années après sa mort, ses œuvres ont paru d'après l'ordre de ses supérieurs, et ont été imprimées sous ce titre : Ascesis posthuma rev. religiosi ac doctissimi P. Ignatii Clavenau; Salzbourg, 1721, in -4". Voy. Ziegelbauer, Histor. litter. Ord. Sancti Bened. La Nouv. Biogr. génér.
CLAVIGNY (Jacques de la Mariouse de), chanoine de Bayeux, mort l'an 1702, a laissé : 1* Prières tirées des psaumes aue David a faits pour lui comme roi';, 1690, in-'12; — 2* l'Esprit des psaumes dont l'Eglise se sert aux vêpres du dimanche; in-12; — 3" du Luxe, selon les sentiments de Tertullien, saint Basile et saint Augustin: in-12; — 4" un ouvrage d'histoire. Voy. liloréri , édit. de 1759.
CLAVIUS (Christophe), jésuite, né à Bamberg l'an 1537, mort à Rome l'an 1612, fut un des mathématiciens les plus distingués de son temps. On a de lui , entre autres ouvrages : i." Calendarii romani gregoriani explicatio,jussu démentis VIII: Rome, 1603, in-fol.; — 2" Cornputus ecclesiasiicus per digitorum articulas et tabulas tradttus; ibid., 1603. Voy. Vossius, de Scient. Math. Alegambe , de Script. Societ. Jesu.
CLAY. Voij. Clajus.
CLAYTON ou CLEYTON (Robert), théologien anglican, né à Dublin l'an 1695, mort l'an 1758, devint successivement évèque de Killala, de Cork et de Clogher. Ses ouvrages théologiques sont : 1" Défense de la chronologie de la Bible hébraïque: il il, in-4"; — 2" Dissertation sur les
1757. Voi/. la Nouv. Biogr. génér.
CLAZÔM£N£, ville épisc. de la province et du diocèse d'Asie sous la métropole d'Ephése. On connaît deux évèques de Clazomène: Eusebe, qui assista au l*"^ concile d'Éphèse, et 20 ans après
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à celui de Chalcédoine, etMacaire, qui se trouva au huitième concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I,p. 729.
CLÉDONISME (Cledonismus) , mot dérivé du grec, et qui signifie rumeur, bruit: c'était une espèce de divination que les anciens tiraient de la prononciation de certaines paroles , croyant qu'elles portaient malheur. Voy. Cicéron, de Divinat., 1. I.
CLEF (Clavis). Clefs de l'Église ou puissance des clefs se prend, dans un sens métaphorique, pour désigner le pouvoir spirituel de lier et de délier, d'ouvrir et de fermer le ciel , de gouverner l'Église. C'est Jésus- Christ lui-même qui donna à saint Pierre les clefs de l'Église. Voy. Matth., XVI, 49. Bellarm., de Rom. Pont., 1. 1, c. xiii, p. 302. LupolijVwm ecclesiastici Prœlect., t. I, p. 106. Devoti, Jus canontc. univers., t. I, p. ^. Bergier, Diction, de the'ol. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
CLÉMANGIS ou CLAMENGES, CLAMINGES (Nicolas de), docteur de Sorbonne, recteur de l'université de Paris, né dans le village de Clamenges, près de Châlons en Champagne , mort vers 1430, ou, selon d'autres, en 1440, fut secrétaire de l'antipape Benoit XIII. On peut voir dans Richard et Giraud, ainsi que dans la Nouv. Biogr. génér., la liste de ses ouvrages, qui ont été recueillis et publiés par Martin Lydius; Leyde, 1613, in -4", à l'exception de quelques opuscules imprimés dans diverses compilations ecclésiastiques, et plusieurs écrits inédits indiqués dans Fabricius, Biblioth. latina mediœ œtatis. Ajoutons que dans son Spicilegium, tom. 1 , d'Achéry a inséré 137 lettres et le traité rfe Studio theologico de Clémangis ; disons aussi que ses ouvrages ont été mis à Ylndex du concile de Trente, avec la clause : Donec corrigantur.
I. CLÉMENCE (Clementia), vertu qui porte à pardonner les offenses et à modérer les châtiments autant que la raison peut le permettre. La clémence se dit proprement de Dieu, des souverains et des supérieurs. La cruauté est opposée à la clémence par défaut, et la trop grande douceur par excès. Voy. Gregor. Nazianz., Orat. ad cives Nanzianzenos, tom. I. Saint Thomas, 2, 2, q. 157. S. Antoninus, Sum. theolog., part. IV, tit. IV, c. IX. Joseph Langius, in Polyunthea. Léonard. Lessius, de JustitiaetJure, 1. IV. Bergier, Diction, de théoL, à l'art. Miséricorde.
II. CLÉMENCE (Joseph -Guillaume), grand vicaire de Poitiers et prieur commendataire de Saint-Martin de Machecoult, né au Havre l'an 1717, mort l'an 1792, a laissé : 1» Défense des livres de l'Ancien Testament contre la philosophie de r histoire de Voltaire; Paris, 1768 et 1776 , 2 vol. in-8"; — 2» les Caractères du Messie vérifiés en Jésus -Christ de Nazareth; ibid., 1776, 2 vol. in-S»; — 3° r Authenticité des livres tant du Nouveau que de l'Ancien Testament démontrée, et leur véridicité défendue spécialement contre l'auteur de la Bible enfin expliquée par les aumôniers du roi de Prusse (c'est-à-dire par Voltaire); ibid., 1782, in-B"; ouvrage réimprimé sous le titre de Réfutation de la Bible enfin expliquée de Voltaire, mise dans un nouvel ordre et augmentée d'une foule de preuves contre les attaques d'autres auteurs impies, par l'abbé Marquet; Nancy, 1826, in -12. Voy. Richard et Giraud. Quérard, la France littéraire.
GLÉMENCET (D. Charles), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Painblanc l'an 1703, mort l'an 1778, fut chargé de la continuation des Décrétâtes des Papes; il a collaboré aussi à l'Art de vérifier les dates. Il a laissé, en
outre : 1° Histoires des vies et des écrits de saint Bernard et de Pierre le Vénérable; Paris, 1773, in-4° ; — 2» S. Gregorii vulgo Nazianzeni opéra omnia; 1778, in-fol.; — 3" quelques ouvrages historiques qui n'ont pas un rapport direct avec les sciences ecclésiastiques. D. Clémencet était un écrivain érudit, mais tellement attaché à ses opinions, qu'il ne soulfrait pas qu'on les combattit. Son amour pour Port-Royal et sa passion contre les Jésuites l'ont porté à des excès peu dignes d'un écrivain impartial, et surtout d'un religieux. « Il ne fallait pas dire en sa présence ni du mal de MM. de Port-Royal , ni du bien des Jésuites. » C'est le propre mot de son confrère D. Chaudon, cité par Feller, dont l'article mérite d'être lu.
* CLÉMENT. Ce nom étant commun à un certain nombre de papes et à d'autres personnages, nous avons placé d'abord les premiers , en observant l'ordre chronologique , puis ces autres personnages, en les rangeant d'après leurs prénoms.
I. CLÉMENT I" (saint). Il règne beaucoup d'incertitude, tant sur la personne de ce saint pape que sur les écrits qui lui sont attribués. On pense assez communément qu'il est né à Rome vers l'an 30 de notre ère , mort la 3« année du règne de Trajan , qu'il fut converti par les apôtres, qu'il les suivit pour les aider dans le ministère évangélique, qu'enfin c'est ce même Clément que saint Paul appelle son coopérateur, et dont il dit que le nom est inscrit dans le livre de vie (Philipp., iv, 3). Il succéda à saint Lin, selon les uns, et à saint Clet ou Anaclet, suivant les autres; Tertullien semble dire qu'il fut le successeur immédiat de saint Pierre; et saint Jérôme dit que c'était l'opinion de la majorité des Latins. A la vérité le savant Père ne la suit pas dans son Catahgus; mais il paraît l'avoir adoptée dans son Commentaire sur Isaïe. Quant aux divers écrits qu'on attribue à saint Clément, il paraît certain qu'il n'a réellement écrit que l'Épître aux Corinthiens qui porte son nom. Les Latins célèbrent sa fête le 23 novembre, et les Grecs le 24 du même mois. Voy. saint Irénée, 1. III, c. m. TertuU., de Prœscript., c. xxxii. Origène, de Principiis , 1. II, c. m, n.6. Clément d^Alexandr., Strom., 1. IV, c. xvii. Eusèbe, Hist. ecclés., 1. III, c. xv et xxxiv; 1. IV, c. VI. S. Jérôme, in Catalog., xv, et in Jes., c. LU. S. Epiphan., Hœres. xxvii, c. vi. Bolland., Indiculus Rom. Pontificum. Propyl. Maji. Tillemont, Mémoires, tom. IL D. Ceillier, tom. I»"", p. 598 et suiv. Richard et Giraud. Feller. Héfélé, Dissert, sur l'Épitre de saint Clément; Rome, 1842, et le Diction, encyclop. delà théol. cathol., où le savant critique examine et discute dans tous leurs détails les différents points de la question. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 25,26.
IL CLÉMENT II, pape, nomme auparavant Suidger, Singer ou Swidger, né en Saxe, mort l'an 1047, était évêque de Bamberg lorsqu'il fut élevé au trône pontifical par le concile de Sutri, l'an 1046, en remplacement de Grégoire VI. L'événement le plus important de son pontificat est un concile tenu à Rome contre les simoniaques. On lui attribue une Lettre adressée à Jean, archevêque de Salerne. Benoît IX lui succéda. Voy. Léon d'Ostie, 1. II, c. lxxxi. Baronius, ann. 1046 et 1047. S. Antonin. Volaterran. Ciaconius. Mansi, tom. XIX, p. 619-628. Léon d'Ostie, 1. II, c. viii. Moréri, Diction, histor. Artaud de Montor, Histoire des Souverains Pontifes, tom. II, p. 1:33. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 26.
III. CLÉMENT III , nommé auparavant Paulin ou Paul Scholari, ne à Rome, mort l'an 11 IH,
CLÉM
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était cardinal et évèque de Préneste lorsqu'il succéda à Grégoire \'1II, l'an 1187. 11 fit publier une croisade contre les Sarrasins, qui venaient de prendre Jérusalem, et travailla à calmer les dissensions qui s'étaient élevées en Sicile après la mort du,roi Guillaume. On attribue à ce pape quelques Épitres, et plusieurs autres écrits qu"on trouve dans Mansi (tom. XXII, p. 543-574). Il eut pour successeur Célestin III. Il ne faut pas confondre ce pape avec l'antipape Guibert, archevêque de Ravenne, qui avait pris le nom de Clément III. Voy. Baronius, ann. 1188, 119^1. Du Chêne. Louis Jacob, Biblioth. Pontif. Artaud de Montor, Hist. def Sauver. Pontifes, tom. II, p. t>92. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 26.27.
IV. CLÉMENT IV (Guido Fulcodi ou Guy- Foulques ou Fouquet), né à Saint-Gilles sur le Rhône, mort à Viterbe lau 1268, fut successivement militaire, jurisconsulte et secrétaire de Louis IX. .\près la mort de sa femme il entra dans l'état ecclésiastique , et devint évêque du Puy, archevêque de Narbonne et cardinal. Appelé à succéder à Urbain IV l'an 1265 , son élévation n'altéra point sa douceur, sa modestie et son désintéressement. Il donna l'investiture du royaume de Sicile à Charles d'Anjou, et mit un terme aux ditïérends qui s'étaient élevés entre les cours de Rome et de France. 11 a laissé divers ouvrages, tels que : i° Quœstiones juris : — 2° de Recipiendarum causorum rutione; — 3" Epistolarum volupieii. Grégoii'e X lui succéda. Voij. S. Antonin, Ép. III, tit. XX, c. i. Génébrard et Onuphre, Chronique. Platina.Ciaconius.Sponde, ann. 1265. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. I. p. 385, et tom. III, p. 9^17. Wading, Annal. Ord. Minor.. tom. II. Bzovius, contra Annal. Baronii, ad ann. 1266, 1267, 1238. Mansi, tom. XXIII, p. 1223. 1228. Martène , Thesaur. Anecdot., t. II. Le P. Claude Clément, jésuite, de Eruditione, vitœ sanctimonia, rentra gestai^m gloria et pontificatu démentis IV; Lyon, 1628. Louis Jacob, Biblioth. Pontif. Fabricius, Biblioth. lut. med. œtat. Platina. Hist. de vit. Pontif. Sainte-Marthe, Gall. Christ. Gaet. Moroni, v. XIV, p. 28 et suiv.
V. CLÉMENT V (Bertrand de Goth), né à Uzès, dans le territoire de Bazas, vers l'an 1264, mort l'an 1314, fut successivement chanoine de Bordeaux , évêque de Comminges et archevêque de Bordeaux. Il succéda à Benoit XI l'an 13U5 , et se montra tout dévoué à la politique de Philippe le Bel. Dans un concile général tenu à Vienne en Dauphiné, l'an 1311, il condamna les hérétiques Béguards, abolit l'Ordre des Tem-
tdiers, réforma la discipline de l'Église, et résout la guerre sainte. Il transféra le Saint-Siège de Rome à Avignon. Il fit faire une compilation des décrets du concile de Vienne, qui parut sous son successeur Jean XXII , et que l'on intitula Clémentines. Voy. Villani, liv. VIII, ch. lxxx. Sponde. Bzovius. Raynaldi, in Annalib. Trithème. Possevin. Du Chêne. Gaet. Moroni , vol. XIV, p. 30 et suiv. Baluze a donné la Vie de Clément V dans Vitœ Paparum Avenionensium , tom. I et II; mais ces volumes ont été condamnés par la S. Congr. de Y Index le 22 décembre
VI. CLÉMENT VI (Pierre-Roger), né dans le Limousin, mort l'an 1352, fut d'abord religieux de la Chaise-Dieu, docteur de Paris, prieur de Saint-Bàle, abbé de Fescan , évêque d'Arras, archevêque de Rouen et de Sens , cardinal ; et il monta sur le trône pontifical l'an 1342. Ce pontife montra le plus grand zèle pour la réunion des Grecs et des Arméniens, et mit tout en œuvre pour délivrer l'Italie du joug de Louis de Bavière. Il réduisit le jubilé de l'année suinte
de cinquante en cinquante ans. On lui attribue des Sermons et un Discours sur la canonisation de saint Yves. Innocent VI lui succéda. Feller remarque avec raison que Fleury (tom. XX, 1. XCIII, n. 13) a tracé un portrait peu favorable de ce pape sur la seule autorité de Matthieu Villani, historien passionné, créature de Louis de Bavière, d'autant plus suspect sur le compte de Clément, qu'il ne voit rien en lui que d'odieux. Voy. Sponde. Ciaconius. Possevin. Mansi, tom. XXV, p. 1153-1156. Bzovius, ad ann. 1342. Wading, Annal. Ord. Minor., tom. III, IV. Mu- Tatori,Script. rerum. //a/. Platina , Hist. de Vit. Pontif. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 34 et suiv.
VII. CLÉMENT VII, lils posthume de Julien de Médicis et cousin de Léon X, né à Florence, mort l'an 1534, fut d'abord clievalier de Malte, grand prieur de Capoue, archevêque de Florence, cardinal et chancelier de l'Église romaine. Il succéda à Adrien VI l'an 15^, et célébra le jubilé cette année même. Son pontificat fut signalé par une longue suite de malheurs : les erreurs de Luther agitèrent l'Allemagne, le schisme de Henri VIU détacha l'Angleterre de l'obéissance due au Saint-Siège, et Rome fut prise et pillée par les troupes de Charles-Qiiinl. Ce pontife a laissé 41 Lettres ou Constitutions , insérées dans le liullarium Roman., tom. 1, édit. de Lyon, 1692. Paul III fut son successeur. Il y a eu "un antipape sous le nom de Clément VU; c'est Robert de Genève, qui, de 1378 à 1394, s'opposa dans Avignon aux papes légitimes Urbain VI et Boniface IX. Voy. Paul Jove, Eloges. Ciaconius. Onuphre. Génébrard, Chron. Sponde, a J ann. 1523, 1534. Ranke, Geschichte des Papslthum. Gaet. Moroni. vol. XIV, p. 37 et suiv.
VIII. CLÉMENT VIII (Ilippolyte Aldobrandini), né à Fano l'an 1536, mort l'an 1605, fut auditeur de rote et référendaire de Sixte V, qui le promut au cardinalat. Il succéda à Lniocent IX l'an 1592; il travailla à réformer le clergé, fit une constitution contre les duels, réconcilia Henri IV avec l'Église, s'appliqua à réconcilier les princes chrétiens, fit conclure la paix de Vervins, réunit au Saint-Siège le duché de Ferrare, célébra le jubilé de l'an 1600, donna des preuves de sa charité à plus de 300,000 pèlerins, et eut la joie de voir la conversion d'un grand nombre d'hérétiques. C'est sous son pontificat que commencèrent les fameuses congrégations de Auxiliis, touchant la grâce et le librearbitre'. Il adressa aux évèques de France des Lettres fort touchantes pour l'extirpation des hérésies. Clément VIII fit de plus corriger la Vulgate, le Bréviaire romain , d'autres livres liturgiques, le Cérémonial et le Pontifical. C'est aussi par ses soins que fut publiée une nouvelle édition plus considérable de VIndex librorum prohibitorum. Enfin c'est lui qui éleva au cardinalat Baronius, Bellarmin, Tolet, d'Ossat, Du Perron, et plusieurs autres grands hommes. Léon XI lui succéda. Il y a eu un antipape sous le nom de Clément VIII; c'est Mugnos ou Munos (Gilles). Voy. Mlgnos. Sponde , 1392-1605. Ciaconius, in Suppletn. Feller. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 43 et suiv.
IX. CLEMENT IX (Jules de Rospigliosi), né à Pistoie l'an 1599, mort l'an 1669, fut auditeur de la légation de France , nonce en Espagne et cardinal. Il succéda à Alexandre VII l'an 1667, déchargea ses peuples des tailles et des subsides, donna des évèques au Portugal, ménagea la paix d'Aix-la-Chapelle l'an 1(168, fit la réconciliation appelée Paix de Clément IX touchant la condamnation du livre et des propositions de Jansénius , et canonisa saint Pierre d'Alcantai-a,
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■ainsi que sainte Madeleine de Pazzi. On trouve dans le Bullar. Roman., tom. VI, 40 Constitutions de ce pape, et une autre dans le Bullar. Roman. co7itinuat., p. 4. Clément X lui succéda. Voy. Cicarella, ae Vita démentis VIII. Feller, qui fait de justes réflexions sur la prétendue Paix de Clément IX. Gaet. Moroni. vol. XIV, p. 5i et suiv.
X. CLÉMENT X (Jean-Baptiste-Émile Altieri), né à Rome l'an 1590, mort l'an 4676, monta sur le trône pontifical l'an 1670. Il érigea en évêché l'Église de Québec. Sous son pontilicat, les rois de Monomotapa et de Congo embrassèrent le christianisme, et la mission de Ceylan prospéra. On trouve de ce pape 61 Constitutions dans le Bullar. Roman., tom. VI; un Bref dans le Bullar. Roman, continuât., et 104 Constitutions dans ce même Bullar. contin., p. 5. Innocent XI lui succéda. Voy. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 56 et suiv.
XI. CLÉMENT XI ( Jean - François Albani), né à Pesaro l'an 1649, mort l'an 1721, fut d'abord chanoine de Saint -Laurent in Damaso, puis vicaire de Saint-Pierre, gouverneur de Riéti et d'Orviéto , secrétaire des brefs , cardinal , et monta sur le trône pontifical l'an 1700. Outre des désagréments qu'il éprouva de la part des princes de l'Europe, il vit son pontificat troublé
Ïar les querelles du jansénisme. Il donna en 705 la bulle Vineatn Domini sabaoth contre ceux qui soutenaient les cinq fameuses propositions, et qui prétendaient qu'on satisfaisait par le silence respectueux à la soumission due aux bulles apostoliques ; et l'an 1723 il publia la bulle Vnigenitus contre le Nouveau Testament du P. Quesnel. Il a laissé des Discours, des Homélies, des Brefs, des Lettres et des Bulles; Rome et Francfort, 1729, 2 vol. in -fol. Innocent XIII lui succéda. La Vie de Clément XI a été écrite par Polidoro ; Urbin , 1717, in-4« : par Lafiteau; Padoue, 1752, 2 vol. : par Reboulet; Avignon , 1752 , 2 vol., et par le protestant Chr.- Théoph. Buder, dont le livre est intitulé : Vie du sage et célèbre pape Clément XI; Francfort, 1720, in-8o, et avec un supplément, 1721. Voy. le Diction, de la ihéol. cathol. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 59 et suiv.
XII. CLÉMENT XII (Laurent Gorsini), né à Florence l'an 1652 , mort l'an 1740, fut nonce apostolique à la cour de Vienne, archevêque de Nicoméaie et cardinal. Il succéda à Benoit XIII l'an 1730, fit célébrer un jubilé universel et publia plusieurs bulles sur les affaires de la Chine, et une autre en faveur de la doctrine de saint Thomas. Benoît XIV lui succéda. Clément XII a laissé dans le Bullar. Roman, continuât., p, viii et p. IX, édit. du Luxemb., 277 Constitutions. Voy. le Diction, de In ihéol. cathol. Gaet. Moroni.
XIII. CLÉMENT XIII (Charles Rezzonico), né à Venise l'an 1693, mort l'an 1709, d'abord évêque de Padoue et cardinal, monta sur le trône pontifical l'an 1758. Il continua les travaux d'embellissement et d'assainissement entrepris par Benoit XIV, et montra sa charité pendant la disette de l'année 1764. Il condamna V Histoire du peuple de Dieu , par le P. Berruyer, jésuite; le livre de Y Esprit, par Helvétius, et VÉmile, de Jean -Jacques Rousseau. En 1768 il publia un bref en forme de monitoire contre des règlements de l'infant duc de Parme , et les déclara attentatoires à la liberté de l'Église, à la cause de Dieu et aux droits du Saint-Siège. Ce bref fut supprimé par le duc de Parme et quelques autres souverains; la France s'empara d'Avignon , et le roi de Naples , 'de Bénévent. Voulant remédier au mal, il indiqua, pour le 3 février 1769, un consistoire; mais il mourut
dans la nuit même. Voy. Artaud de Montor, Hist. des souverains Pontifes. Gaet. Moroni , vol. XIV, p. 76 et suiv. Le P. de Ravignan , Clément XIII.
XIV. CLÉMENT XIV (Antoine Ganganelli), né à Saint -Archangelo, près de Rimini , l'an 1705, mort l'an 1774, entra dans l'Ordre des Mineurs conventuels, et professa la théologie dans plusieurs villes d'Italie. La finesse de son esprit et sa gaieté le firent aimer de Benoît XIV, qui le nomma consulteur du saint-office. Il succéda à Clément XIII l'an 1769, et son premier soin fut de se concilier les souverains. Il envoya un nonce à Lisbonne, et, par un bref daté du 21 juillet 1773, il supprima la compagnie de Jésus. La soumission absolue avec laquelle cette illustre société de Jésus accepta l'arrêt qui la frappait est pour elle un éloge très-flatteur ; en sorte que sa chute, loin de lui imprimer le cachet de la honte , lui donna un nouveau titre de gloire. On a publié à Paris, en 1852, un ouvrage intitulé : démentis XIV pont. max. Epistolœ et hrevia selectiora ac nonnulla alia acta pontificatus illustrantia. Il serait presque superflu de dire que le roman intitulé : Lettres de Ganganelli , publiées par le marquis Louis- Antoine Caraccioli , n'ont rien d'authentique , et qu'on peut avec toute vraisemblance les regarder comme l'œuvre de ce marquis, qui a donné d'ailleurs une Vie dupape Clément XIV, laquelle, selon Feller, n'est qu'une compilation des gazettes du temps. Beaucoup d'autres auteurs ont écrit sur la personne de ce pontife célèbre et sur les faits qui le concernent; nous citerons, entre autres : Vie du pape Clément XIV; Berlin et Leipzig , 1774, 3 vol. in-8», Saint-Priest, Histoire de la chute des jésuites; Paris, 1840, 2* édit. Crétineau-Joly , Clément XIV et les jésuites. Le livre intitulé : Ganganelli, le pape Clément XIV, ses lettres et son temps; Berlin, 1847. August. Theiner, prêtre de l'Oratoire, Histoire du pontificat de dément XIV, d'après les documents inédits des archives secrètes du Vatican, trad. de l'allemand par le P. de Geslin • Paris , 1852 , 3 vol. in-8o. Le P. de Ravignan, Clément XIV.
XV. CLÉMENT ( Augustin - Jean - Charles ) , évêque de Versailles, né à Creteil l'an 1717, mort l'an 1804, se montra très-attaché aux opinions de Port-Royal, et entreprit plusieurs voyages dansl'intérêt de ses idéesreligieuses. Nommé évêque par les ecclésiastiques constitutionnels, il donna sa démission lors du concordat. Ses principaux ouvrages sont : 1» Mémoire sur le rang que tiennent les chapitres dans l'ordre ecclésiastique; 1779, in-8o ; — 2* Formes canoniques du gouvernement ecclésiastique ; Paris, 1790, in-S* ; — 3" Principes de l'unité du culte public; ibid., 1790, in -8". Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste de ses autres écrits.
XVI. CLÉMENT (Claude), jésuite, né en Franche-Comté, mort à Madrid l'an 1642, professa à Lyon, à Dôle, puis à Madrid, où il acquit une certaine réputation. Ses principaux ouvrages sont : l» Clemens IV, eruditione, vitœ sanctimonia , rerum gestarum gloria etpontificatu maximus ; Lyon, 1623 et 1624, in-12; — 2» Ecclesiœ Lugdunensis christiana simul ac humana majestas; ibid., 1628, in -8»; — 3» Machiavelismus jugulatus a christiana sapientia, hispanica et austriaca dissertatio christiano - politica , ad Philippum IV, regem cathol.; 1637, in -4"; dissertation qui a été traduite en espagnol et imprimée plusieurs fois. Voy. Alegambe, Biblioth. Societ. Jesu. Le P. Colonia, Hist. littér. de Lyon, tom. II, p. 330. Le Mire, deScriptor. sceculiXVII. Feller , Biogr. univei's. La Nouv. Biogr. génér.
CLÉAI
CLEO
XVII. CLÉMENT (Denis-Xavier), do(;teur en théologie et abbé de Mai'cheroux, né à Dijon Tan 1706. mort l'an 1771 , fut prédicateur ordinaire de Stanislas, roi de Pologne. Il a laissé : 4° Entretiens de l'âme avec Dieu, tirés des paroles de saint Augustin dans ses Méditations, ses Soliloques et son Manuel: Paris, 1740, in-8"; Lille, 1817, in-24; Mais. 1826, in-lS; — 2« Exercices de l'âme pour se aisfjoser aux sacreinerds de Pénitence et d'Eucharistie: Paris, 1751 etl82'2, in-12; Toulouse, 1811, in-12; Avignon, 1822, in-12; Lyon, 1822 et 1825, in-12; — 3" Heures et prières pour remplir saintement les principaux devoirs du christianisme : Paris, 1756, in-12; — 4° Élévation de l'âme à Dieu, ou P)ières tirées de la sainte Écriture; Paiis, 1754; Saint-Brieuc, 1818; Avignon, 1820; — 5» Avis à une personne engagée dans le monde, ou Règles certaines pour assurer une conscience scrupuleuse , etc.; Paris, 1759; — 6" Méditations sur la Passion de Jésus- Christ; Paris, 1762-1763, 3vol. in-12; — 7" des Sermons et des Panégyriques. Tof/.le Diction, des Prédic, au mot Clément. Richard et Giraud. Quérard, lu France littéraire. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.
XVIII. CLÉMENT (Laurent), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Ornans, mort à Prague ranl67û, a donné en latin la Vie de sainte Gertntde, ahhesse rf'f/pjrfj'e/Saltzbourg, 1662, iA-12. Voi/. D. Calmet, Bibiioth. Lorraine.
XIX. CLÉMENT (^'icolasj, bibliothécaire, né à Toul l'an 1651, mort à Paris l'an 1716, a laissé : Défense de f antiquité de la ville et du siège épiscopal de Tord; Paris, 1702, in-8". Voy. D. Bernard de Mautfaucon, Éloge de Clément, à la tète des Hexaples d' Origène. D. Calmet, Bibiioth. Lorraine. Richard et Giraud.
XX. CLÉMENT D'ALEXANDRIE (Titus Flavius), né à Alexandrie, ou, selon d'autres, à Athènes, vers l'an 160, mort vers l'an 217, fut disciple de saint Pantène, à qui il succéda dans remploi de maître ou de recteur de la célèbre école d'Alexandrie, vers l'an 189. Il eut pour disciples Origène et saint Alexandre, évéque de Jérusalem et martyr. La persécution qui s'éleva sous l'empereur Sévère lobligea de quitter Alexandrie. Le reste de sa vIq est peu connu. Quelques auteurs le comptent à tort pamni les saints; Benoit XIV explique au long les motifs pour lesquels il nappartient pas à la liste des saints de l'Église, et pour lesquels il n'a pas été inséré dans le Martyrologe romain. On a de lui : X" Exhortation aux Gentils; — 2° les Stromates; — 3° Quel est le riche qui se sauve ? — 4" le Pédagogue. Les autres ouvrages de Clément ne nous sont pas parvenus. La meilleure édition et la plus complète de toutes est celle que le savant .1. Potter a donnée à Oxford l'an 1715, in-fol., avec des notes et un commentaire de Gentianus Hervetus. Cette édition a été réimprimée à Venise; 1757, 2 vol. in-fol. Voy. Eusèbe, Hist. ecclés., 1. I, c. u; 1. II, c. I, IX, XV ; 1. VI, c. xiv. Photius. Baronius. Possevin. D. Geillier, t. III, p. 244 et suiv. Nicolas Le ÎSourry, Apparatusad Bibliothecam maximum veterum Patrum, tom. I, 1. III, p. 665 et seq., p. 904 et seq. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., et surtout l'excellent art. de VEncyclop. cathol., emprunté à J,-A. Mœhler.
XXI. CLÉMENT DE BOISSY (Athanase- Alexandre), juiisc, né à Greteil l'an 1716, mort à Sainte-Palaye l'an 1793, a laissé : 1" rfe la Grâce de Dieu et de la prédestination ; Paris, 1787, in- 42; — 2« Abrégé de l'Ancien et du Nouveau Testament; ibid., 4788, 2 vol. in-42; — 3» Jésus-
Christ, notre amour ;ihid., 1788; — 4" ^ra j7e de la prière: ibid . ; — 5o Manuel des saintes Ecritures'; ibid., 1789, 3 vol. in-12; — 6» de l'Élection de-i évéques et nomination des curés, d'après lesmi>numents de THistoire ecclésiastique ; ihid., 1791, in-8»; — 7» le Mépris des choses humaines: ibid., in-12; — 8° V Imitation de Jésus-Christ, mise par ordre de matières; ibid., 1792, in-12- — 9<> des ouvrages sur la grammaire latine, Ihistoire naturelle et la jurisprudence. Voy. Quérard, la France littéraire. La Soui:. Binqr. qénér.
XXU. CLÉMENT DE METZ (SAINT-), SanctusClemens Metensis. abbaye de lOrdrede Saint* Benoit, de la congrégation de Saint- Vannes, située autrefois hors de la ville de Metz; la tradition porte que ce ne fut d'abord qu'une simple chapelle que fit bâtir saint Clément, premier évéque de Metz. Considérablement augmentée par Urbicius, cette abbaye fut desservie par des chanoines séculiers jusque vers l'an 938, époque à laquelle elle fut occupée par des religieux bénédictins du monastère de Luxeuil. Voy. liGall. Christ., tom. III, vet. edit.
XXIII. CLÉMENT L'ÉCOSSAIS, qui vivait au viii« siècle, rejetait les canons, les conciles, les traités des Pères et les autres explications de rÉcriture, et il prétendait qu'à l'exemple des juifs les chrétiens devaient épouser la veuve de leur frère. S. Boniface, archevêque de Mayence et légat du Saint-Siéi;i' , le déféra au pape Zacharie, et il fut condamné dans un concile tenu à Leptine l'an 743, et dans un autre concile tenu à Rome l'an 745. Voy. Zacharie, Epistola IX. Baronius. ad ann. 742 et 745.
CLËMENTIN est, dans l'Ordre des Augustins, un religieux qui vit particulier après neuf ans de supériorité, parce qu'un pape appelé Clément défendit par une bulle qu'un religieux augustin fût supérieur plus de neuf années de suite.
CLEMENTINE, se dit en général d'une bulle publiée par un pape du nom de Clément, et en particulier de la bulle de Clément IV qui est relative aux règlements de l'Ordre de Cileaux.
CLÉMENTINES (Clementinœ), partie du droit canon qui renferme les décrétalesde Clément V et les canons du concile de Vienne, publiée l'an 1317 par l'autorité de Jean XXII. On nomme aussi Clémentines un recueil de pièces ancienne* faussement attribuées au pape saint Clément , et qui contiennent une multitude de fables et de pièces apocryphes. Cotelier a donné ce recueil dans son ouvrage sur les anciens monuments de l'Église intitulé ; Patres apostolici, t. Ij p. 611 et seq.
CLÉMENTINS, prêtres parmi les anticoncordataires qui prirent ce nom parce qu'ils révoquaient en doute la légitimité des papes depuis saint Clément, auquel ils prétendirent se rattacher pour rentrer dans l'ordre légitime de lu succession apostolique.
CLEMM (D. Henri-Guillaume), protestant, théologien, philosophe et mathématicien distingué, né à Hohen-Asperg, dans le royamne de ^Vurtemberg, l'an 1725, mort l'an 1775, a laissé, entre auties ouvrages : l» Amœriiiates ucadeniicœ, sivesylloge thematum theologico-philosophicohistoricorum m fasciculi ; Stuttgard, 1758, in-S»; — 2» Observations dogmatiques sur la mort de l'homme et son état après la mort, en allemand : ibid., 1761 , in-S»; — 3» des Forces de l'âme humaine, en allemand; ibid., 1767, ia-B». Voy- 1» Nouv. Biogr. génér.
CLÉOBIENS (Cleobiani), héréUques, sectateurs de Cléobius. Voy. Bergier, Ihctton. de théul.
CLER
CLER
CLÉOBIUS ou CLÉOBULE, hérétique du i" siècle; il était disciple d'im nommé Thébutes, et compagnon de Simon le Magicien. 11 niait l'autorité des prophètes, la toute-puissance de Dieu et la résurrection ; il attribuait la création aux anges, et prétendait que Jésus-Christ n'était pas né d'une vierge. VoyAes Const. apost.,\. VI, c. VIII, Prcef. Hégësippe, dans Eusèbe. Hist. ecclés., 1. IV, c. XXII. Théodoret, Hœret. fabuL, 1. II. Nicéphore, Hist. ecclés., 1. IV, c. vu.
CLÉOBULE. Voy. Cléobius.
CLÉONIQUE (saint), martyr, mort l'an 306, était compagnon de saint Basilisque le Soldat, qui souffrit à Comanes, dans la province de Pont. Voi/. Basilisque, n" II.
CLÉOPATRE. Quatre princesses appartenant à l'histoire juive ont porté ce nom : 1° Cléo- PATRE , fille d'Antiochus le Grand et femme de Ptolémée Épiphane , roi d'Egypte ; c'est celle qui est désignée dans Daniel (xi, 17) par l'expression : // (Antiochus) donnera sa fille en mariage au roi du Midi (d'Egypte), etc. Voy. Hieroiiym., in Dan., xi, 47. Appian., Syriac, p. 88;
— 2" Cléopatre, fille de la précédente, et qui est expressément nommée dans Esther (xi, 1);
— 3° Cléopatre, fille de Ptolémée, qui épousa d'abord Alexandre Balas, roi de Syrie, puis Démétrius Nicanor, et enfin Antiochus Sidètes, frère de Démétrius Nicanor. Voy. Justin, 1. XXXIX, ch. II. Appian., Syriac, pag. 132; — 40 Cléopatre, nièce et femme de Ptolémée Physcon , qui en mourant lui laissa la royauté d'Egypte, et deux fils, avec la liberté de s'associer celui qu'elle voudrait. Cléopatre choisit le
F lus jeune; mais les grands de son royaume obligèrent à prendre Lathyre, l'aîné, qu'elle traita de manière à ce qu'il se vît forcé de se retirer en Chypre. Elle le rappela; mais c'était pour chercher à le détruire. Lathyre ayant connu son dessein, la fit assassiner. Voy. Justin, 1. XXXIX, c. IV. Joseph, Antiq., 1. XllI,
c. XVIII.
CLÉOPATRIS, aujourd'hui Sersia ou Sercenia, ville épisc. de la première Egypte érigée, au V* siècle, sous le patriarche d'.\lexandrie.On en connaît cinq évêques, dont le premier, Isaac Mélétien, se joignit aux Eusébiens contre saint Athanase. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 527. Richard et Giraud.
CLÉOPHAS, oncle et disciple de Notre-Seigneur, était frère de saint Joseph , époux de la sainte Vierge, dont il épousa la sœur, nommée aussi Marie. Les Latins honorent Cléophas comme un apôtre le 25 septembre , et les Grecs le 30 octobre. Compar. Alphée, n° I, et Voy. Luc, XXIV, 18. Jean, xxix, 25. Epiph., Hœres. Lxxviii, c. VIII. Eusèbe, Hist., 1. 111. Tillemont, Mém. ecclés., tom. I , art. 11 , not. 2. Richard et Giraud.
CLER. Voy. Clair (saint), n° IV.
CLERA, ville épisc. de la Phrygie salutaire dans l'exarchat d'Asie, érigée, au ix« siècle, sous la métropole deSynnade. Fow.De Commanville, II' part., p. 239.
CLERAC (Clariacum) , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint- Benoît située dans la ville du même nom, au diocèse d'Agen. On ne sait par qui elle fut fondée. Désolée par les Albigeois au XIII* siècle, elle fut renversée au xvi* par les calvinistes. Depuis cette époque elle ne s'est jamais relevée. Voy. le Dictionn. univers, de la France. La Gall. Christ., tom. II, col. 941. Richard et Giraud.
I. CLERC (Clericus), mot dérivé du grec, et qui signifie sort, partage , héritage. Lorsqu'on fit aux Israélites le partage de la terre promise,
Dieu dit à Aaron, aux prêtres et aux lévites, qu'ils ne partageraient pas avec les autres, parce qu'il serait leur portion, leur héritage, comme ils seraient de leur côté le partage , le sort du Seigneur. C'est de là que les clercs de la nouvelle loi ont pris leur nom, parce que le Seigneur est leur partage et qu'ils sont le partage du Seigneur, au service duquel ils se consacrent exclusivement. Le mot clerc se prenait autrefois pour savant, docteur; mais aujourd'hui on comprend sous cette dénomination tous les ecclésiastiques en général ; il est opposé à Idique ou lai. Il se prend aussi plus particulièrement pour celui qui n'a que les ordres mineurs, et dans ce sens il est opposé à celui qui a les ordres sacrés. Foj/. Nombr., xviii, 20. Deutéron., xviii, etc. Quant à la dignité, aux devoirs et à toutes les autres questions qui se rattachent au clerc, Voy. Chrysostome, de Sacerdotio. Am bros., de Fiiga sœculi , c. 11. Hieronym., ad Nepotianum Epist. XXXIV. Conc. Carth. IV, c. xv. Conc. Trid., sess. XIV, de Reformat.; sess. XXII, c. XXI, de Reformât.; sess. XXV, c. l, de Reformât. Conc. Mediolan. I, c.xxiii. Conc. Aquense, an. 1585. Conc. Mechliniense , 1607. Conc. Narbonense, 1609. L. Ferraris, Promptu Biblioth. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol.XIV, p. 181 et suiv., art. Chiericato, Chierici. Fabiani Justiniani , Index universalis alphaheticm, art. Clericus; ouvrage où est indiqué un trèsgrand nombre d'autorités à consulter sur la matière.
II. CLERC, nom propre de plusieurs personnages. Voy. après Clercs.
I. CLERCS ACÉPHALES, nom donné aux clercs qui ne voulurent plus vivre en commun avec l'évëque, comme ils y vivaient auparavant, par opposition aux clercs chanoines qui continuèrent la vie commune avec l'évëque.
II. CLERCS DÉ CHAMBRE. C'est le nom qu'on donne à certains officiers de la chambre apostohque.
III. CLERCS DE LA CHAPELLE , nom donné aux ecclésiastiques qui, dans la maison des rois ou des princes, servent l'aumônier ou le chapelain à la messe, et qui ont soin de décorer la chapelle.
IV. CLERCS DE LA VIE COMMUNE ou frères de la vie commune, congrégation de clercs ou de chanoines réguliers institués par Gérard Groot ou le Grand vers la fin du xiv* siècle. Après sa mort , ces clercs se répandirent dans la Frise , la Westphalie , la Flandre , etc. ; Eugène IV et Pie II leur accordèrent beaucoup de privilèges. Depuis un grand nombre de leurs maisons ont été changées en séminaires. Voy. Jean Busch., Chronic.canonic. Reg. capituli vindesim. Le Mire, Regul. et constit. clericor. in congregat. vivent. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. II, p. 339. Richard et Giraud.
. V. CLERCS DU REGISTRE. On appelle ainsi certains officiers de la daterie de Rome.
VI. CLERCS RÉGULIERS, sociétés ou congrégations d'ecclésiastiques vivant en communauté, comme les Théatins, les Jésuites, les Barnabites ou Clercs de Saint-Paul , les Oratoriens, les Lazaristes. Les unes exigent des vœux solennels, les autres des vœux simples. Les Théatins, institués l'an 1524, ont été les premiers clercs réguliers. Voy. Richard et Giraud.
I. CLERC (Antoine LE), sieur de la Forest, né à Auxerre l'an 1563, mort l'an 1628, se montra d'abord zélé calviniste; mais il rentra dans le sein de l'Église l'an 1595, et devint non moins distingué par sa science que par sa piété. 11 était fort lié aveu saint François de Sales et saint
CLER
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Vincent de Paul. Il a laissé : 1" Explication de quelques endroits de l'Écnture sainte, que l'on a cru être : de Mundi Opère divinâ solertia perfeclo; 1618, in-8"; — 1° Lettres de piété à des ecclésiastiques; 1644 •■ — 3" plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud. Voy. l'abbé Lebœuf, Mém. concern. l'hist ecclés. et civile d'Auxerre, tom. Il, p. 508 et suiv.
II. CLERC (David LE), ministre et professeur d'hébreu à Genève, mourut en cette ville l'an 1635 , à l'âge de soixante-quatre ans. On a de lui des questions sur la sainte Écriture , avec des additions d'Etienne, son frère , et de Jean , son neveu, sous ce titre : Quœstiones sacrœ, in quitus multa Scripturœ loca explicantur. Accesserunt Diatrihœ Stephani Clerici, et Annotationes Jo. Clerici; 1685 et 1687, 2 vol. in-S». Cet ouvrage a été condamné par la S. Congr. de Vlndex (Decr. 29 maii 1690).
III. CLERC (Jacques LE), a laissé un Traité du purgatoire contre les hérétiques; Paris, 1629.
IV. CLERC (Jean LE), professeur d'hébreu et de philosophie à Amsterdam , né à Genève l'an 1657, mort l'an 1736, possédait une vaste érudition; il fut un des critiques le plus laborieux de son siècle. Cependant la précipitation avec iaquelle il écrivait, ses préventions et l'hétérodoxie de ses sentiments rendent ses ouvrages peu recommandables. Il a laissé une multitude d'écrits, dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Pour nous, nous ferons remarquer que tous ses écrits ont été condamnés par la S. Congrégation de YIndex, savoir : son Ars cintica, le 12 mars 1703; son édition de Veritate religionis christianœ. le 15 janvier 1714; ses œuvres philosophiques, en 4 vol., le 5 juillet 1728; enfin, tous ses autres ouvrages, le 17 mai 1734. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
V. CLERC (Joseph LE), capucin, né à Paris , vivait au xvii« siècle. On lui doit : l» Introduction à la vie spirituelle ; Poitiers, 1616, et Paris, 1630; — 2" Pratique intérieure des principaux exercices de la vie chrétienne; Paris, 1626; — 3" Calvaire; ce sont soixante exhortations composées pour des religieuses bénédictines ; ibid.;
— 4" Traité de la perfection séraphique ; ibid.
VI. CLERC (Laurent Josse LE), sulpicien, né à Paris l'an 1677, mort à Lyon l'an 1736, professa la théologie à Tulle et àOrléans. Il a laissé, outre quelques ouvrages de critique littéraire : 1° Dissertation sur l'auteur du symbole Quicl'M- QUE; iu-12; — 2° Apologie de saint Fauste de liiez et de saint Césaire d'Arles, insérée dans les Mém. de JreuoMX, juillet 1736, ii« partie. Voy. Moréri, édit. de 1759.
Vil. CLERC (Paul LE), jésuite, né à Orléans l'an 1657, mort à Pans l'an 1740, a laissé: 1° Vie d'Antoine-Marie Ubaldin; La Flèche,1686;
— 2° Réflexions sur les quatre fins dernières; — 3" Réflexions sur les moyens et obstacles du salut; in-16; — 4» Considérations chrétiennes pour tous les jours du mois; in-16; — 5» Vérités et pratiques chrétiennes, etc.; — 6» Véritables motifs de confiance que doivent avoir les fidèles en la protection de la sainte Vierge; — 7» Abrégé de la vie de saint François Régis. Les six derniers ouvrages ont été im'primés à Paris et ailleurs. Voy. Moréri, édit. de 1759.
yiU. CLERC DE BEAUBERON (Nicolas-François LE), né à Condé-sur-Noireau en 1714, mort l'an 1790, devint professeur de théologie àCaen, et l'enseigna pendant cinquante ans. Son principal ouvrage est : Tmctatus theologico - dogmcticus de homine lapso et repuruto; 1777, 2 vol.
in-8». On dit qu'il avait composé des Traités sur la pénitence, le mariage , l'Église , les lois, la restitution, et l'Écriture sainte. Voy. Feller, Biogr. univers.
CLERCQ (Le P. Chrétien LE), missionnaire récollet de la province de Saint-Antoine-de- Pade en Artois, vivait au xvii» siècle. On a de lui : 1" Premier établissement de la foi dans lu Nouvel le- France , etc.; 1690, in-12; — 2° Nouvelle relation de la Gaspésie, contenant les mœurs et la religion des sauvages gaspésiens , etc., in-12 :
— 3° Dictionnaire de la langue des Gaspésiens , composé pour l'instruction des religieux de son Ordre.
CLERGÉ (Clerus, Cleri sacer ordo), corps des ecclésiastiques, tant séculiers que réguliers. Or ce corps s'entend ou de tous les ecclésiastiques en général de l'Église universelle, ou seulement de ceux d'un Éta,t particulier, d'un diocèse, d'une ville, d'une paroisse. Le clergé formait autrefois en France le premier corps de l'État; et, en cette qualité , il jouissait de privilèges particuliers, qu'il a perdus depuis les troubles civils de 1789. Voy. les Mémoires du clergé, tom. VI et VIII. Bergier, qui dans un article assez étendu de son Diction, de théol., réfute d'injustes attaques dirigées contre le clergé. Paulin de Puymirol, qui, dans V Encyclop. cathol.. a fait un article remarquable sur le clergé.
CLÉRI (Michel), de l'Ordre de Saint-François , de la province d'Ultonie en Irlande , fournit au P. Hugues Ward les matériaux nécessaires à la publication de l'ouvrage intitulé : Acta Sunctorum Hiberniœ. Il a laissé, en outre, les Annales de Donnegale ou Annales des quatre Maîtres , à cause des quatre auteurs qui y ont travaillé ; 2 vol. in-4''. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.
CLÉRICATURE , engagement dans l'Église et la profession ecclésiastique. Le premier état de la cléricature est l'état de simple tonsuré ; puis viennent les quatre ordres mineurs : portiers , lecteurs, exorcistes et acolytes. Au-dessus sont les ordres sacrés ou majeurs: sous-diaconat, diaconat et prêtrise. L'épiscopat et les autres dignités ecclésiastiques sont encore des degrés supérieurs. Ces divers degrés composent ce qu'on appelle la hiérarchie ecclésiastique. Voy., pour les privilèges qui étaient autrefois attachés à la cléricature, le Diction, ecclés. et canon, portatif.
I. CLERK(Jean), évêque de Bath et de Wells, docteur en théologie de Cambridge, mort en 1540, étudia le droit canon à Bologne. Henri VIII le chargea d'aller présenter à Léon son ouvrage contre Luther. Clerk prononça à cette occasion, en plein consistoire , un éloquent discours qui a été imprimé avec l'ouvrage. On a de ce prélat : 1" Défense du divorce de Henri VIII avec Catherine d'Aragoti; — 2° Recueil de lettres écrites de Rome pendant son ambassade en cette cour;
— 3° . Harangues et Discours prononcés en différentes occasions. Voy. Feller, Biogr. univers. L" Encyclop. cathol.
II. CLERK (Jean), d'une famille différente du précédent , voyagea sur le continent , où il étudia les langues modernes, et surtout le français. Il fut persécuté à cause de son attachement et de son zèle pour la religion catholique, sous les règnes de Henri VllI et d'Edouard VI. Il fut remis en prison , et on le trouva étranglé avec sa fille le 10 mai 1552. Ses principaux ouvrages sont : 1» Opusculum plane divinum de mortuorum resurrectione et extremo judicio, in quatuor libris succincte conscriptum. latine, anglice, italicè, gallicè; Londres, 1545, in-4»; — 2» Décla-'
CLID
CLOC
ration de certains articles, avec l'exposition des erreurs capitales sur la même question; ibid., 15i<3, in-8"; — 3° Méditations sur la mort. Voy. Feller, Bioi/r. univers. L'Encyclop. cathol. CLERMÀRES. Voy. Clair'marais.
I. GLERMONT (Claromons on Clarusmons), autrefois Gergovia, Augustanemetum, Arvernum, Arvernia, Arverna civitas , d'où vient le nom A' Auvergne; ville épiscop. érigée, au m* siècle, sous la métropole de Bourges. On y a tenu seize conciles jusqu'en 1295, dont les plus importants sont le deuxième, tenu en 535, et le huitième, qui eut lieu l'an 1095. Voy. Sainte-Marthe, Gallia Christ., tom. 11, p. 230; tom. III, p. 354,495; tom. IV, p. 519; tom. "VI, p. 48. Baluze, Miscellan., tom. VII. i{e^., tom. XI, XIII, XXVI. Labbe, tom. IV, V, X. Hardouin, tom. II, III, VI, VII. Martène, Thesaur.. tom. IV. Richard etGiraud, tom. XXVIII. p. 245etsuiv.
II. GLERMONT (Clarusmons), abbaye de l'Ordre de Citeaux dans le Maine , située au diocèse du Mans , à trois lieues de Laval. Elle fut fondée Tan 1230. Vo?^. La Martinière, Diction, géogr.
III. GLERMONT-TONNERRE (François de), évéque de Noyon et membre de l'Académie française , mort l'an 1701 , a laissé : 1" Ordonnances synodales de V Église et diocèse de Noyon; 1698; — 2" des Mandements, des Instructions, des Harangues et des Sermons, dont on peut voir les titres dans Richard et Gii^aud.
CLEROMANGIE (Cleromantia), mot dérivé du grec, et qui signilie sort et divination: mode de divination qui était en usage à Bura en Achaïe. Ceux qui voulaient consulter l'oracle jetaient
auatre dés, et le prêtre, après en avoir consiéré les points, annonçait ce qu'il croyait devoir arriver.
CLET (saint), pape, mort le 26 avril 83, monta sur le siège pontifical l'an 77. Saint Anaclet lui succéda, bien que plusieurs écrivains ne fassent des deux qu'un seul et même personnage. Voy. Anaclet, n» I.
GLÉTY, bénédictin du xvni« siècle, a laissé : 1" Dissertation Idstorique et critique sur l'origine et r ancienneté de l'abbaye de Saint-Bertin, et sur la supériorité qu'elle avait auti^efois sur l'Eglise de Saint "Orner; Paris, 1737, in-12, sans nom d'auteur; — 2° Réponse aux Observât, générales sur l'écrit intitulé: Dissertation, etc.; 1737; cette réponse est également anonyme. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
GLEYTON. Voy. Clayton.
CLICHY (Clipiacum), petit village situé près de Paris, où l'on a tenu plusieurs conciles. Voy. Hardouin, tom. III. Le Cointe, Annal, franc., ann. 659.
CLIGTHOUE ou GLICHTOVE (Josse), en latin Jodocui Clicthoveus, né à Nieuport, mort à Chartres l'an 1543, controversiste très-célèbre, avait commencé ses études à Louvain ; il les termina à Paris, où il prit le bonnet de docteur en 1506. Il est un des premiers théologiens de Paris qui aient écrit contre Luther. Ses principaux ouvrages sont : 1» Anti-Lutherus ; Paris , 1523, et Cologne, 1525, in-fol.; — 2° de Sacramento Eucharisties; Paris, 1526, in-S"; — 3° Propugnaculum Ecclesiœ adversus lutheranos; ibid., 1526, in-fol.; — 40 Traité pour la défense de l'ancien usage de célébrer la messe, de la continence et du célibat des prêtres, de la loi de V abstinence et des jeûnes; ibid. Voy. Sponde, in Annalib. Valère-Ândré, Biblioth. Belg. Possevin, in Appar. Le Mire, Elog. Belg. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.
GLIDOMANGIE (C/zrfowa«ùa), mot dérivé du grec, et qui signifie clefeX divination, parce que
c'était un genre de divination qui se faisait à l'aide de clefs.
GLIMAQUE. Foy. Jean Climaque.
GLIMATERIQUE (climaiericus, scansilis), vient du mot |;Tec klimax, qui signifie échelle ou degré, et se dit de l'année. Or l'année climatérique est une année qui se compte de 7 en 7 ans ou de 9 en 9 ans. On dit que les années climatériques sont fatales aux hommes et aux États ; c'est une double erreur superstitieuse, que îa raison condamne aussi bien que la religion. Les anciens qui ont écrit sur les années climatériques sont Platon, Gicéron. Macrobe, Aulu-Gelle, et les modernes Magin, Argolin, Saumatse. Voy. Richard et Giraud.
GLING, en latin Clingius ou Klingius (Conrad), de l'Ordre des Frères-Mineurs, vivait au xvi« siècle. Il a laissé : 1" Djcorum communium sacrm theologiœ sylva ; Cologne, 1552, et Pari^, 1553; — 2° de Securitate conscientiœ; Cologne, 1563; — 3" Catéchisme ?"omaw; ibid., 1570. ITous les ouvrages de Cling ont été mis à VIndex du concile de Trente, avec la clause ; Donec corrfgantur. Voy. le P. Jean de Saint-x\ntoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I, p. 275. Le Mire. Scriptor. vcrculi xvi. Moréri, Diction, histor.
GLINIQUE (Clinicus), mot dérivé du grec, et qui signilie lit. On donnait autrefois ce nom à ceux qui étaient baptisés dans leur lit et en état de maladie. Quelques-uns différaient par humilité de recevoir le baptême jusqu'à l'article de la mort, d'autres le faisaient pour pécher plus librement. Les Pères de l'Église se sont élevés contre cet abus, et le concile de Néocésarée (canon XII) déclare les cliniques irréguliers pour les ordres sacrés. Les cliniques étaient aussi appelés grabataires pour la même raison. Voy. Cyprien, Epist. LXXVI ad Magnum. Bergier, Diction, de théol.
GLIPSTON (Jean), carme anglais , mort l'an 1378, a laissé : l» Expositorium sucrorum bilAiorum; — 2° Exempta sacrœ Scripturœ; — ^"Quo;stiones in Magistrum Sententiarum ; — 4° Sermones. Voy. Lucius, m Biblioth. Cai'm. Pitseus, de Scriptor. Angl.
CLOCERIA. Voy. Clocher.
GLOCHE {Campana, Nota). Les cloches servent principalement à appeler les chrétiens à l'église. Comme tout ce qui a quelque rapport au culte divin doit être consacré par des cérémonies , on bénit les cloches nouvelles ; et comme, d'un autre côté, ces cloches sont présentées à l'égUse, de même que les enfants nouveau-nés, auxquels on donne un parrain et une marraine en leur imposant des noms, on appelle cette bénédiction baptême. Alcuin, disciple de Bède et précepteur de Charlemagne, parle de cet usage comme antérieur à l'an 701. La forme de cette bénédiction se trouve danè le pontifical romain et dans les rituels. Reiffenstuel, Barbosa, Marc -Antoine et plusieurs autres canonistes enseignent que le pouvoir de bériir les cloches appartient tellement à l'évèque, qu'il ne peut être confié à un simple prêtre ; d'où ils concluent que le simple prêtre a besoin pour cela d'un induit du Pape. De plus, le concile de Toulouse de l'an 1590 (part. III, cap. i) défend qu'on se serve de cloches dans les églises avant qu'elles aient été bénites par l'évêque. Enfin la congrégation des Rites a déclaré , le 19 avril i681, que l'évêque ne peut pas déléguer pour bénir les cloches quelqu'un qui n'a pas le caractère épiscopal (Collect. Décret. «» 2985). Voy., sur les questions qui se rattachent aux cloches, Bède, Hist., I, 4^ c. xxiii. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 364. L. Ferraris, Prompta bi'
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